Êtes-vous passionné de cinéma ? Professionnel ou amateur, vous possédez un caméscope, un téléphone portable, une webcam ou un appareil photo ? Si vous répondez oui à une seule de ces questions, alors vous êtes prêt pour vous inscrire et participer au festival Faire un film en 48 heures, qui se tiendra à Dijon à partir du vendredi 27 mai 2011. A la clé notamment : représenter Dijon et la Bourgogne à la finale internationale de Los Angeles, aux Etats-Unis, en mars 2012…
Dijon au festival de Cannes ?
Pour sa première édition en Bourgogne, l’organisation de ce festival international a été confié à la société de production audiovisuelle Petit Studio, qui prévoit notamment plusieurs événements sur Dijon. Tout d’abord, un séminaire aura lieu samedi 21 mai 2011, à la Fnac de Dijon, sur le thème – pas si évident : « Comment réussir un film en 48 heures ? ». Vendredi 27 mai 2011, à 19h30, les participants se rencontreront à la mairie de Dijon pour un tirage au sort. Et là, le défi commencera… »En 48 heures, ces équipes vont devoir imaginer, écrire, tourner et monter un film. Nous leurs imposons le genre du film, un personnage – soit un métier, soit un caractère -, une ligne de dialogue et un objet. Comme c’est la première fois que le festival 48 heures a lieu à Dijon, il faudra que dans le film, on identifie la ville ou la région. Il faudra qu’à un moment, on comprenne qu’on est soit à Dijon, soit en Bourgogne », explique Olivier Dussausse, manager général du Petit Studio.
Pour se qualifier, les équipes devront franchir la ligne d’arrivée au bar l’Hôtel Particulier à Dijon, dimanche 29 mai, et cela, avant 19h30. Le film qui gagnant représentera Dijon et la Bourgogne à la finale internationale qui se tiendra à Los Angeles, aux États-Unis, en mars 2012. Les dix premiers films de la finale internationale seront ensuite projetés au Short film corner et au Festival de Cannes de l’année suivante !
»Le point fort de ce festival est le fait que tous les films seront projetés au cinéma. Nous allons organiser le 17 juin 2011, au cinéma L’Olympia de Dijon, la projection des films tournés en Bourgogne. Ce soir-là, nous remettrons les prix pour les meilleurs réalisations – meilleur film, meilleur acteur, meilleure actrice, meilleur réalisateur, meilleur image, meilleur son, meilleur montage, meilleure utilisation de la ligne de dialogues, meilleure utilisation d’objets, meilleure utilisation des personnages », explique Olivier Dussausse.
Zéro limite d’âge !
Bien évidemment, les mineurs doivent avoir l’autorisation des parents. Les inscriptions se font sur internet et les frais sont de 90 euros pour les équipes professionnelles et amateurs et de 60 euros pour les étudiants. Les films doivent durer entre 4 et 7 minutes. Les droits sont partagés à hauteur de 50% pour le festival 48 heures et 50% pour le réalisateur pendant 2 ans après lesquels l’auteur reprend tout les droits.
Olivier Dussausse met en avant les avantages du festival et donne quelques conseils aux futurs participants : »C’est un moment fédérateur et formateur ! On doit apprendre presque deux ans d’expérience en deux jours. Il faut être efficace sinon on n’y arrive pas. C’est aussi une référence dans le métier : il faut être en même temps pragmatique et créatif et ne pas mettre la barre trop haut. »
Pour cette première année, les organisateurs prévoient entre 10 et 20 équipes participantes à Dijon. Les candidats auront la possibilités de gagner une place pour le festival Ptit clap, à Paris, ou des cadeaux tels que des appareils photos. A noter enfin que les organisateurs aideront à financer le voyage et le séjour aux États-Unis du gagnant.
Bientôt une compétition européenne ?
En 2001, aux États-Unis, Mark Ruppert, professeur de Sciences Politiques mais aussi passionné de cinéma, créé The 48 hour film project. Cette compétition a pour objectif de contribuer à l’évolution de la production et réalisation de courts-métrages, et d’encourager les réalisateurs et réalisatrices en herbe à se lancer dans l’aventure de la création d’un film. Petit à petit, le festival se développe dans diverses villes des États-Unis et commence rapidement à gagner le reste du monde : l’Australie, la Chine, l’Inde, le Vietnam, la Mongolie, l’Espagne, le Royaume Uni, la France.
En 10 ans d’existence, 150 villes ont participé au festival. Chaque année en moyenne, 90 villes font partie du projet. Les nouvelles villes inscrites cette année : Prague, Singapour, l’ensemble de l’ile de Chypre. rappelons que Paris était la première ville française à participer au festival et cela, depuis 2005. Cette année la production française est renforcée par deux nouvelles villes : Dijon et Nantes.
»Nous envisageons un projet pour 2012-2013 : nous aimerions faire une compétition spéciale Europe du festival 48 heures. Les dirigeants américains veulent internationaliser au maximum ce festival. Mark Ruppert, le créateur du festival a exprimé son désir d’organiser parfois la finale internationale hors des États-Unis et éventuellement de faire une édition en France », a annoncé Olivier Dussausse.