Archive | 13 mai 2011

Heather Mills, l’ex de Paul McCartney, hospitalisée après une chute à ski !

L’ex-madame Paul McCartney avec laquelle l’ancien Beatles a divorcé avec fracas en 2008 (ce dernier va se remarier avec l’Américaine Nancy Shevell), a fait une chute à ski sur un glacier des Alpes autrichiennes, ce mercredi 11 mai dernier.

Sévèrement blessée, Heather Mills, 43 ans, a été évacuée par hélicoptère vers l’hôpital de la ville de Lienz, située dans la région du Tyrol. Le diagnostic fait état d’une fracture de l’épaule droite. Après immobilisation de son membre supérieur, l’ancien mannequin a pu rejoindre le nouveau domicile qu’il vient d’acquérir, dans le sud de l’Autriche.

Cet accident ne devrait pas remettre en cause l’entraînement qu’Heather Mills suit ardemment, en vue des prochains Jeux Paralympiques de 2014 qui se dérouleront à Sotchi, en Russie. Rappelons que l’ambassadrice des Nations Unies pour la lutte contre les mines anti-personnels s’était faite amputer de la jambe gauche, en 1993, suite à un accident de la route.

Sébastien Chabal très sévèrement sanctionné… Il va faire appel !

Sébastien Chabal était entendu jeudi par la Commission de discipline de la Ligue nationale de rugby (LNR). Le joueur du Racing-Métro comparaissait pour « atteinte aux intérêts supérieurs du rugby » pour avoir critiqué l’arbitrage dans son livre – Ma petite étoile, chez Flammarion – et à l’occasion d’une interview au Journal du Dimanche, le 24 avril. Le joueur a été suspendu à au moins 30 jours par la Commission et manquera par conséquent les phases finales du Top 14.

Dans son livre, puis dans cette interview du JDD, Chabal avait ouvertement critiqué l’arbitrage français : « Les arbitres du Top 14 sont nuls« , estimait-il dans cette interview ajoutant qu’ils favorisaient les clubs de Castres, dirigé entre 1989 et 2008 par l’actuel président de la LNR, Pierre-Yves Revol, et de Biarritz, présidé par son prédécesseur à la tête de la LNR, Serge Blanco.

Des explications, des précisions, Sébastien Chabal en a données, mais il ne s’est pas excusé. Son club, le Racing-Métro s’est désolidarisé et avait mis à pied le joueur jusqu’à ce que la Commission, saisie par Pierre-Yves Revol, ne se prononce. C’est désormais chose faite avec une peine de 60 jours (effective depuis jeudi), ramenée à 30 si Sébastien Chabal accepte d’accomplir des activités d’intérêt général. La Commission de discipline a indiqué que la peine sera ramenée à 30 jours si Chabal accepte « le suivi d’une formation à l’arbitrage suivant le programme de formation du Comité territorial d’Île de France » et également d' »arbitrer au moins trois rencontres de compétitions de jeunes (moins de 17 ans)« .

C’est une peine sévère pour Sébastien Chabal qui manquera la demi-finale du Top 14 du Racing-Métro, le 28 mai à Marseille contre le vainqueur du match de barrage entre Castres et Montpellier. Idem pour la finale du 4 juin en cas de victoire de son club. Sur TF1, le joueur réagit : « La série noire continue. C’est compliqué depuis quinze jours. Mais je ne peux pas commenter cette sanction puisque nous allons faire appel » devant la Commission d’appel fédéral. La star et son avocat reconnaissent le bien fondé d’une punition, mais il s’agit là d’une punition « très sévère » dont ils espèrent pouvoir discuter en début de semaine prochaine.

Par ailleurs, Sébastien Chabal ne fait pas partie des 32 joueurs sélectionnés par l’entraîneur Marc Lièvremont pour le Mondial-2011 en Nouvelle-Zélande. Son avocat regrette cette « quadruple peine » : « Il a été mis à pied par son club, il ne participera pas à la Coupe du monde, son image en a pris un coup et il ne peut pas jouer la fin du championnat. Ça fait beaucoup. » Si la peine n’est pas allégée en appel, la saison du rugbyman, un des sportifs préférés des Français, est terminée… et le bonheur de porter à nouveau le maillot de l’équipe de France aussi !

Dijon : Un récital trompette et orgue organisé au profit des sinistrés du Japon vendredi 13 mai

Dans un communiqué reçu mercredi 04 mai 2011, il est annoncé qu’un récital trompette et orgue est organisé vendredi 13 mai au profit des sinistrés du Japon. 

« Récital trompette et orgue 

> vendredi 13 mai, à 20h30

  • Au programme : œuvres de BACH, ALBINONI, TELEMANN, MOZART, LISZT, PROKOVIEV, COCHEREAU, TOMASI, EBEN, TCHAIKOVSKI

Tomoko OHNO, trompette : Après une Licence d’enseignement musical à l’Université de EHIME (Japon), elle a obtenu un Master de Trompette au Conservatoire Elizabeth de HIROSHIMA, dans la classe de Hiroki YAMASHIRO, élève de Maurice ANDRE. Elle poursuit depuis plusieurs années ses études auprès de Thierry CAENS au Conservatoire à Rayonnement Régional de Dijon, récompensées par le Diplôme d’Etudes Musicales (DEM) en 2006, puis le Diplôme de Perfectionnement en 2009 avec Mention Très Bien. Tomoko OHNO participe par ailleurs régulièrement à des master-classes en Europe.

Jean-Marie FRITZ, orgue : Parallèlement à des études littéraires (ENS Paris, Agrégation, Doctorat), Jean-Marie FRITZ a étudié l’orgue avec Pierre Vidal au Conservatoire de Strasbourg, puis avec Jean-Paul IMBERT à la Schola Cantorum de Paris. Il y obtient le Diplôme de Virtuosité puis, en 1987, le Diplôme de Concert à l’unanimité du jury. Il s’est également perfectionné auprès de Jean GUILLOU dans le cadre des Master Classes d’été de l’Alpe d’Huez et de Zürich de 1986 à 1988. Il a obtenu en 1991 le premier prix du concours de l’UFAM à Saint-Eustache à Paris. Il est organiste à l’église Saint-Bernard de Fontaine-lès-Dijon. J.M. Fritz est actuellement Professeur de littérature française à l’Université de Bourgogne. 

infOs pratiques 

Temple de l’Église réformée
14, bd de Brosses – Dijon »

Grand Dijon : Trois chances de trouver un emploi vendredi 13 mai 2011 !

Demandeurs d’emplois, réservez votre journée du vendredi 13 mai 2011 ! En effet, trois communiqués font état de nombreux forums et formations accessibles ce jour, ou dont la date d’inscription est proche…

Pour en savoir plus, lire les communiqués ci-dessous.

  • Communiqué du Moovijob Tour 2011, à Dijon vendredi 13 mai de 9h30 à 17h

« Le Moovijob Tour 2011, le plus grand salon de recrutement et de la formation aura lieu le 13 mai 2011 au Palais des Congrès de Dijon.

Le Moovijob Tour 2011, une option de job pour tout public du BEP, CAP à BAC + 5.

Durant cet événement de recrutement incontournable, les demandeurs d’emploi et salariés de Bourgogne souhaitant trouver un job ou un premier emploi, progresser ou évoluer dans leur carrière auront la possibilité de rencontrer les entreprises suivantes, entre autres :

Armée de Terre, Axa, Casino, Lidl, Groupama, ESC Dijon, Cuisine Schmidt/Cuisinella, Rexel, Flunch, Manpower, Cap2call…

Le salon sera en outre réparti en îlots thématiques :

  • métiers de la banque-assurance
  • métiers dans l’informatique
  • métiers de la défense
  • métiers du commerce et de la distribution
  • métiers de l’industrie

Les candidats ont la possibilité de s’inscrire directement sur le site Moovijob.comafin d’obtenir une invitation à l’évènement, ou de se présenter le 13 maià partir de 9h30 jusqu’à 17h00 au Palais des Congrès de Dijon, entrée libre.

Toutes les infos sur http://www.moovijob.com 

Facebook : http://www.facebook.com/moovijobtour ».

  • Communiqué du Forum de Chenôve, vendredi 13 mai de 9h à 12h à Chenôve

« La mairie de Chenôve, le Medef Côte-d’Or, l’Association ANJE et Pôle emploi se mobilisent pour les jeunes et organisent un forum de découverte des métiers et des entreprises le vendredi 13 mai de 9h à 12h à la salle des fêtes de l’Hôtel de ville de Chenôve, 2 rue Pierre Meunier.

Les jeunes du canton (Chenôve, Longvic, Marsannay, Ouges, Perrigny…) seront invités par Pôle emploi à rencontrer les entreprises mobilisées par le Medef Côte-d’Or, avec l’appui de la mairie de Chenôve et de l’ANJE.

Notre objectif partagé est de leur présenter les métiers porteurs ainsi que les formations qui conduisent à ces secteurs d’activité avec un retour à l’emploi durable, mais aussi les modalités de recherche d’emploi et les différentes formes de contrats, notamment en alternance ».

  • Communiqué du Centre de formation pour l’emploi et l’entreprise sur une action destinée aux femmes, du 16 mai au 25 juillet à Dijon

« Formation – Action destinée aux femmes demandeuses d’emploi, salariées et autres porteuses de projet de création ou reprise d’Entreprise. Cet accompagnement renforcera vos chances de réussite

FEMMES, DEVENIR CHEFS D’ENTREPRISE 

nous vous proposons une formation – action de 350 heures en partenariat avec la Boutique de Gestion de Dijon (Co-financement  Conseil Régional de Bourgogne et F.S.E).

Du 16 mai  au 25 juillet 2011 à Dijon : Action rémunérée pour les demandeuses d’emploi non indemnisées par le Pôle emploi.

Pour information : CENTRE de Formation pour l’Emploi et l’Entreprise. Votre contact : Catherine SICALIDOU : 03 80 31 85 33« .

GT Tour à Dijon-Prenois : « La Porsche est une voiture très formatrice ! »

Tous en piste sur le circuit Dijon-Prenois, qui accueille samedi 14 et dimanche 15 mai 2011, une nouvelle édition du Championnat de France des circuits, le tout nouvellement dénommé GT Tour ! Une nouvelle organisation qui promet plus de convivialité et plus de spectacles avec toujours les cinq courses faisant le succès de l’événement. Après avoir fait ses gammes en monoplace en France mais aussi à Shanghaï, en république populaire de Chine, le Dijonnais Benjamin Rouget relève désormais le défi de la Porsche Matmut Carrera Cup. L’occasion pour lui de faire ses preuves devant sa famille et sous ses nouvelles couleurs…

Un nouveau concept

Après le Gers, la troisième étape de la Porsche Matmut Carrera Cup se déroulera en Bourgogne ; des retrouvailles puisque depuis 2009, cette course avait déserté la piste régionale. Pourtant, voilà tout juste un an, le Dijonnais Benjamin Rouget était déjà dans les paddocks, au volant cette fois d’une Ferrari F430. En 2011, vous le retrouverez au volant d’une Porsche 997 GT3 ! Suite à une opportunité offerte par le célèbre pilote Dany Snobeck, il a en effet quitté l’équipe Luxury Racing pour rejoindre le partenaire technique de cette dernière, AS Event : « A la base, c’est un peu par défaut mais les meilleurs pilotes de Grand Tourisme (GT) sont des pilotes qui viennent de la Porsche Cup. C’est une voiture très formatrice et très juge de paix. Si on arrive à se sortir de cette catégorie, on peut dire qu’on a le niveau pour le haut niveau de la GT ! ».

Et pour son grand retour à Prenois, la Porsche Cup est partie intégrante du nouveau concept du GT Tour. « Il s’agit là d’un événement de très haut niveau », estime Yannick Morizot, président du circuit Dijon-Prenois. « Il est porté par Hugues de Chaunac et sa société Oreca, à qui l’on doit des talents aussi divers qu’Alain Prost et Jacques Laffite« . L’organisateur ne tarit d’ailleurs pas d’éloges sur son nouveau concept : « Le GT Tour rassemble les plus belles voitures, celles qui font rêver tout le monde ! Mais c’est surtout le plus beau plateau qui puisse exister ». L’évènement s’est donc offert un profond lifting : « Le Tour de France est l’événement sportif populaire par excellence : il était donc important de montrer ce côté dans le nouveau nom du championnat de France ».

Un beau plateau

Hugues de Chaunac a ainsi totalement revu la stratégie et l’aspect marketing de la compétition : « Pour que ce soit une véritable fête populaire, la piste sera ouverte à tous les spectateurs avant les départs afin qu’ils puissent rencontrer et voir les conducteurs. Nous avons aussi revu le plan média et la compétition est retransmise en directe sur internet ». Avec 45.000 connexions lors de la première étape, 80.000 pour la seconde, il espère atteindre les 100.000 à Dijon ! Et pour finir de convaincre la presse et les partenaires, réunis lundi 09 mai 2011 à Dijon, Hugues de Chaunac est même allé chercher l’appui d’Olivier Panis

Dernier Français à avoir remporté le grand prix de Formule 1 à Monaco, en 1996, ce dernier a retrouvé Dijon avec quelque émotion : « Cela fait très longtemps que je n’ai pas couru à Dijon. C’est un circuit incroyable, rapide et qui rappelle des courses mémorables comme le duel entre Villeneuve et Arnoux » (Lire ici). Cette figure du sport automobile ne sera pas le seul « VIP » à fouler le bitume : devraient aussi être présents Fabien Barthez, ancien gardien de l’équipe de France de football, ou encore le chanteur David Hallyday.

Benjamin Rouget, le challenger de retour aux pays

Actuellement quatorzième après deux étapes, le Dijonnais Benjamin Rouget espère faire un meilleur résultat : « Je n’ai pas eu beaucoup de roulages ni d’entrainements cet hiver donc mon premier objectif est de progresser comme je l’ai déjà fait avec les courses à Lédenon (Gard) les 09 et 10 avril, et Nogaro (Gers) les 23, 24 et 25 avril derniers ». S’il ambitionne d’entrer dans le top 3 avant le mois de septembre et donc de réaliser des podiums, il part avec un peu plus de pression : « Je vais retrouver cette fois-ci des sponsors qui m’ont soutenu les années précédentes ainsi que ma famille, donc je ne pourrais pas me focaliser complètement sur ce week-end. Je l’ai déjà fait deux fois lorsque j’étais en formule Renault et en Ferrari ».

Sur un circuit qu’il considère comme « mythique car il a accueilli la Formule 1, très rapide puisqu’on y enregistre la plus grosse vitesse de pointe de l’année et qui comporte de grandes courbes », cette étape est donc un véritable challenge. Pour l’occasion, le Dijonnais espère pouvoir utiliser le nouveau modèle de la Porsche 911 : « Il y a encore six pilotes, dont moi, qui courront avec cette voiture et on enregistre une différence de près de deux secondes. Sur le nouveau modèle, l’aileron arrière est plus imposant et aérodynamique, offrant donc plus de maniabilité sur les courbes ».

Après avoir évolué à Shanghaï, en république populaire de Chine, son rêve est d’intégrer le Grand Tourisme : « Je pense que la bonne solution est de persévérer deux années en Porsche Cup pour jouer le titre de champion de France l’année prochaine et envisager l’avenir avec sérénité ». Il pourrait aussi rebondir à l’Est, toujours en Porsche Cup, du côté de l’Asie et plus précisément en Malaisie, à Singapour et au GT3 du Japon.

Chenôve (21) : Bilan et perspectives d’une ville en mutation…

80% des engagements pris par l’équipe municipale de Chenôve, en mars 2008, auraient d’ores et déjà été tenus ! Arrivé à mi-mandat, Jean Esmonin a souhaité revenir sur trois ans de travaux, d’actions, d’innovations, d’investissements au service de la Ville, à l’occasion d’une conférence de presse organisée jeudi 12 mai 2011, à l’Escale Charcot. Un bilan suivi de perpectives : l’arrivée du tramway, la reconquête de la population, la mauvaise nouvelle de la possible implantation de la prison de l’agglomération…

Action man

« Ne ratez pas votre matinée de printemps », écrivait le philosophe Jankélévitch. Dans toute vie municipale, le temps de mi-mandat permet de savoir ce que l’on a semé », expose Jean Esmonin, « agriculteur politique ». Ainsi, la récolte est-elle bonne ? Depuis trois ans, la ville change petit à petit de visage. Avec le projet de renouvellement urbain, dont le budget est de 130 millions d’euros, c’est un nouveau coeur de ville qui se dessine. Les démolitions des immeubles Charcot et Rude permettent en effet de faire émerger la nouvelle centralité, entre le vieux bourg et les quartiers modernes. Par ailleurs, d’ici 2012, 600 logements nouveaux verront le jour partout sur la commune. Mais en dehors des questions relatives à l’urbanisme*, quelles actions sont menées à Chenôve ? 

  • Les actions menées 

Le recours à la thermographie aérienne par infrarouge afin de réaliser des diagnostics de consommation d’énergie (Lire ici notre article) ; la création de la Maison de la petite enfance et la rénovation des groupes scolaires Bourdenières et Grands Crus ; l’installation de l’Auberge du Clos du Roy sur la place Anne-Laprévote, où le « tout Dijon vient manger » selon le maire ; le Revenu minimum étudiant, qui enregistrera cette année son 2.000e bénéficiaire ; la création de l’office municipal des personnes âgées ; un nouveau terrain de football synthétique (Lire ici notre article) ; la participation à la candidature des climats du vignoble de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco (Lire ici notre article) ; la création et la prise en charge du nouveau Tremplin social, après que la CAF se soit retirée du centre social Armand-Thibaut (Lire ici notre article), etc. 

  • Les actions à venir 

La création d’un conseil consultatif de la jeunesse ; la création d’un centre culturel de 13 millions d’euros – il s’agira d’un immeuble de quatre étages, qui comportera 3.400 m2 consacrés à tous les domaines culturels (théâtre, cinéma, musique) et qui hébergera notamment le conservatoire de musique et l’orchestre de la Ville ; extension de la zone d’activité économique et commerciale à plus de 4.000 m2, etc. 

Une population à conquérir…

« La force de la ville, c’est d’abord ses habitants. Chenôve possède des citoyens très actifs, qui créent une véritable richesse culturelle, associative, sportive (ndlr : il existe 3.200 licenciés sportifs). En une journée, nous sommes capables de fédérer cent bénévoles pour mener une action ! », s’enthousiasme le maire. Aussi, pour renforcer cette « richesse », Jean Esmonin compte bien faire augmenter le nombre d’habitants de la commune. « Nous sommes décidés à atteindre 17.000 habitants d’ici 2020 environ. Pour le moment, nous comptons entre 15.500 et 16.000 habitants ». 

L’opération, appelée « reconquête de population », servira surtout à créer des bases fiscales qui puissent correspondre aux engagements financiers de la Ville. De nouveaux habitants donc mais de quelle sorte ? Jean Esmonin, qui relève que la faiblesse de la ville est due à une certain déséquilibre sociologique ayant fragilisé l’image de Chenôve, n’a pas peur de dire qu’il vise une population plus fortunée : « En 2006, il existait 58% de logements locatifs. Aujourd’hui, ce chiffre est descendu à 41% et nous souhaitons développer la filière de l’accès à la propriété… Je n’ai pas peur d’accueillir des habitants plus aisés ». 

« La prison, ce sera non »

Chenôve veut donc changer, surtout en terme d’image… Mais lorsque le Garde des Sceaux Michel Mercier présente à la presse son nouveau programme immobilier pénitentiaire, jeudi 05 mai 2011, une nouvelle vient tout remettre en question. Si, comme prévu, la prison historique de Dijon fermera bel et bien ses portes pour laisser place en 2016 à un nouveau centre, le ministère précise l’emplacement de cette nouvelle construction : « A la suite de recherches foncières, la ville de Dijon a identifié deux sites à Dijon en périphérie de ville : Europa sud à Chenôve et Mont-Blanc à Mirande ». L’administration privilégie aujourd’hui le site de Chenôve, « possédant d’un accès direct par 2×2 voies desservant l’Est de Dijon et proche du tribunal de grande instance et de l’hôpital. Il est correctement desservi par les transports en commun ».

« Cette nouvelle nous a abasourdis. Ni de près ni de loin nous n’avions été informés de cette hypothèse, regrette Jean Esmonin. C’est quand même un peu fort de café, les élus de Chenôve ont d’autres ambitions pour ses 35.000 m2. J’aurais voulu le Zénith ou l’hôpital privé mais non : pour nous, c’est l’établissement pénitentiaire. Alors ce sera non ».

Compétitions « sportives »… 

En tant qu’élu, le maire reconnaît avoir des déceptions quotidiennes, des ambitions contrariées : « Certains projets que nous souhaitons porter ne sont pas forcément compris. Aux yeux de certains, Chenôve devrait rester une ville bien sage, à sa place… ». Et d’ajouter : « Au Grand Dijon, où je suis vice-président, il faut bien dire que la coopération n’est pas toujours facile. Il y a de la compétition… Je regrette énormément que notre équipement sanitaire ferme ses portes. Mais là, c’est terminé, on ne peut plus rien faire ». 

Pour décrire son mandat mené jusqu’à aujourd’hui, ce dernier parle de « transparence » et « d’efficacité ». Mais entre victoires et regrets, Jean Esmonin retient une expression : « Chenôve change ». « J’en suis fier car c’est plus qu’une expression, c’est une ambition municipale ».

*La ville organise mercredi 18 mai 2011 à 19h, salle des fêtes de l’Hôtel de ville, une réunion d’information sur les réalisations et les aménagements du coeur de ville dans le cadre du projet urbain. « L’ensemble des habitants sont naturellement conviés ». 

Incendie du foyer Adoma à Dijon : Regards de professionnels du secours…

À l’image de l’accident de l’avenue Eiffel qui avait fait onze morts dans la nuit du 04 au 05 décembre 1999, l’incendie du foyer Adoma, situé dans le quartier de la Fontaine d’Ouche à Dijon, restera gravé dans les mémoires. Cette nuit du 14 novembre 2010, un feu de poubelle d’origine criminelle piège dans leur sommeil les 141 résidents du foyer : sept d’entre eux trouveront la mort et 134 seront blessés. Six mois après la catastrophe, les différents services de secours se sont réunis à Beaune afin de revenir sur leur expérience en compagnie de Frédéric Lapostolle, médecin urgentiste au Samu 93, et Claude Fuila, conseiller médical.

Des situations toutes particulières

En 2009, le ministère de l’Intérieur, s’appuyant sur des statistiques fournies par les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis 21) recensait en France 343.301 incendies – un chiffre en hausse de 10% par rapport à l’année précédente -, dont 84.753 concernaient des habitations, soit 24,7%. « Les incendies ne se ressemblent pas », considère Claude Fuilla, conseiller médical auprès du directeur de la sécurité civile au ministère de l’Intérieur. « Durant les premières minutes, les pompiers, dont la priorité est le sauvetage, n’ont pas de temps à consacrer aux médecins pour détailler l’intervention »… D’où l’importance pour les urgentistes de savoir quantifier la dangerosité et la gravité d’une situation d’incendie.

Selon le conseiller médical, plusieurs paramètres sont alors à prendre en compte alors que les opérations d’extinction, de sauvetage, de reconnaissance ou encore de soins doivent suivre leur cours : « Il faut dans un premier temps analyser la dominante du bâtiment – immeuble d’habitation ou de bureau -, le type, l’architecture et la disposition de l’édifice mais aussi les caractères sociaux et d’âge de la population ». Le nombre de victimes est toujours sous-estimé dans les premiers instants de l’intervention et pour pouvoir l’évaluer, il faut aussi suivre différentes étapes afin de déterminer l’origine du feu qui, quel que soit son foyer, monte toujours le long d’une façade ou d’une cage d’escalier, les circonstances dans lesquelles il se produit – la majorité des incendies ont lieu la nuit, prenant ainsi au piège les habitants -, ou encore l’analyse de l’environnement.

Une nécessaire analyse du terrain

Sur le site, le commandant des opérations de secours doit mettre en place deux organisations : une chaîne incendie sauvetage et une chaîne médicale, dont le Poste médical avancé (PMA) est le point central puisqu’obligatoire pour toutes les victimes. « Ce dernier est souvent inadapté, souligne Claude Fuilla. Les pompiers posent les victimes là où ils descendent afin de pouvoir remonter en chercher d’autres. Il faut donc le changer ». Là, les personnes sont « triées » et les premiers secours sont apportés. « Chronologiquement, on relève trois types de victimes : les défenestrés, les brûlés et les intoxiqués. Or si une personne reste dans une pièce avec une fenêtre et en fermant bien sa porte, il n’y a aucune raison qu’on ne la sauve pas. Au lieu de ça, les gens tentent de s’enfuir ».

Pour le docteur Frédéric Lapostolle, anesthésiste réanimateur au Samu de Bobigny (93) et spécialiste en cardiologie et toxicologie, les agressions dues aux fumées sont de trois types : traumatique – traumatisme lors d’une explosion, chute, défenestration -, thermique – brûlures internes et externes – et toxique. Lors de ces événements, il faut certes anticiper la montée en puissance des moyens mais aussi pouvoir répondre aux besoins médicaux. Ainsi, les lésions traumatiques sont facilement décelables mais celle toxiques moins : le traitement principal consiste en une oxygénothérapie par masque facial, c’est-à-dire un apport artificiel d’oxygène ; mais les intoxications par les cyanures sont très courantes et leur traitement est plus particulier.

Le cyanure, un gaz 25 fois plus toxique

En effet, sans forcément le savoir, le cyanure est présent dans la quasi-totalité des objets qui nous entourent : « La fumée est un milieu très complexe, explique le docteur Frédéric Lapostolle. Il suffit de faire brûler un peu de coton dans un milieu fermé pour observer le nombre de molécules toxiques que les fumées contiennent, puis rapporter la quantité de coton à une pièce normale ». Le cyanure, 25 fois plus toxique que le monoxyde de carbone, nécessite une combustion à 600°C de matériaux tels que la laine, la soie ou le polyuréthane que l’on trouve dans le lycra, les adhésifs et surtout les isolants.

« On a longtemps ignoré l’importance du cyanure or, lors de combustions de matières synthétiques, les patients sont plus souvent intoxiqués au cyanure ». Pour y pallier, le traitement doit être extrêmement rapide. En France, les Samu utilisent de plus en plus l’hydroxocobalamine ou vitamine B-12. Bien qu’aucune étude avec placébo n’ait été réalisée, il est administré à Paris de façon régulière pour prévenir toute intoxication liée au cyanure. S’appuyant sur une étude expliquant que l’utilisation du parachute n’a aucune justification rationnelle, des essais à l’aveugle n’ayant jamais été réalisés et 100% des personnes sautant sans parachute n’étant pas morte (Lire l’étude ici), il conclut qu’il faut tout de même prendre un parachute comme il faut équiper les Samu et Smur d’hydroxocobalamine – la moitié d’entre eux l’étant déjà.

Une logistique conséquente

Dans le cas de l’incendie du foyer Adoma, il a surtout fallu gérer de façon très rapide un flux très important de blessés, engendrant une logistique importante : 80 bouteilles d’oxygène, 5 hélicoptères, 16 ambulances, 90 hospitalisations sur sept sites différents. Bruno Boltz, commandant au Sdis de Côte-d’Or, se rappelle avoir été appelé « par les incendiaires eux-mêmes ». Dans notre édition du lundi 15 novembre 2010, ce même individu nous expliquait avoir en effet composé à plusieurs reprises le numéro du Transval : « Quand nous sommes arrivés sur les lieux de la catastrophe, il devait y avoir quatorze containers en feu. Le vent, à 10 kilomètres/heure, a plaqué les flammes sur la façade qui, par sa forme, à jouer le rôle de cheminée » (Lire notre article ici).

Ensuite, l’isolation du bâtiment – du polystyrène expansé, autrefois classé M1, c’est-à-dire non inflammable et déclassé depuis juillet 2010 (En savoir plus ici) – s’embrase et par le système de ventilation, chaque couloir est envahi. « On ne pouvait pas voir à dix centimètres », reconnait le commandant. Ce dernier montre alors deux photos de différentes chambres d’occupants : la première, à côté de la façade enflammée, est intacte car la porte est restée fermée ; la seconde est en revanche ravagée bien que plus éloignée du foyer car les occupants ont voulu la fuir…

A l’heure du bilan…

Pour le professeur Marc Freysz, directeur médical du Samu 21, cette opération a été un succès grâce à la rapidité et la réactivité du personnel : « Dès 02h30, les premières norias étaient mises en place avec l’hôpital général pour une première arrivée à 02h35. La première évacuation vers un caisson hyperbare a eu lieu à 05h25 et le CHU a très bien suivi en rappelant du personnel pour suivre cette montée en puissance ». Mais derrière cette efficacité se cachent également quelques faiblesses : « Nous ne pouvions pas répondre à tous les besoins, malgré une bonne articulation interservices », reconnaissent les deux responsables.

« Quand le premier véhicule est arrivé, à 01h38, une personne incitait les locataires à sauter de l’immeuble », ajoute Bruno Boltz. « Certains hommes ont été confrontés à de véritables cas de conscience quand il s’agissait de sauver des personnes ». À 02h57, le feu éteint, le ratissage du complet bâtiment débute pour une durée de deux heures. Sur la façade opposée, les traces noires témoignent de la violence de l’incendie. Par ailleurs, un élément laisse songeur : l’alarme générale n’était pas perceptible de tous…