Archive | 6 mai 2011

Nuits-st-Georges (21) : Recherche talents pour des soirées « Scène ouverte » en juillet et en août !

Dans un communiqué reçu le 04 mai 2011, la Ville de Nuits-saint-Georges informe organiser avec l’office de tourisme de Nuits, les soirées « Scène Ouverte », qui se dérouleront du 15 juillet au 13 août 2011 au centre ville, sur une scène à l’extérieur. Dans ce cadre, la Ville précise qu’elle recherche des « talents » souhaitant se produire sur scène… 

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous. 

« Scène Ouverte à Nuits-Saint-Georges : En avant les talents !

Vous êtes musicien, chanteur, magicien, danseur, rappeur, slammeur, comique, conteur, clown, jongleur, acrobate….vous avez un talent, en solo ou en groupe et vous avez envie de vous produire sur scène ? Nous vous offrons cette chance sur une scène ouverte, installée devant le Beffroi de Nuits-Saint-Georges du 15 juillet au 13 août 2011.

Si cette proposition vous intéresse, adressez sans attendre votre candidature à : Nathalie Loizelet, service des Animations de la Ville qui procédera aux sélections.

Mairie de Nuits-Saint-Georges
Service des Animations
Place d’Argentine
21700 Nuits-Saint-Georges
Tél. : 03.80.62.01.48 / nathalie.loizelet@nuitsstgeorges.com »

Aéroport Dijon-Bourgogne : Une nouvelle ligne en direction du sud de l’Angleterre !

Le directeur de l’aéroport Dijon-Bourgogne, Daniel Lefèbvre, l’annonçait déjà en mars 2011 : la création d’une ligne Dijon-Southampton d’ici le mois de juin (Lire ici notre article). La nouvelle est désormais confirmée : dans communiqué de presse reçu mercredi 04 mai 2011, la compagnie aérienne britannique Eastern airways, spécialisée dans les vols régionaux, informe qu’elle « lancera un nouveau service d’été au départ de sa base de Dijon, vers l’aéroport international de Southampton. Depuis la capitale bourguignonne, Eastern Airways dessert déjà Bordeaux et Toulouse, ainsi que Nantes à partir du 16 mai prochain ».

Pour en savoir plus, lire la suite du communiqué ci-dessous. 

« Dijon se prépare un été londonien, avec le nouveau vol d’Eastern airways vers Southampton 

Le transporteur britannique commencera ce nouveau service régional à partir du lundi 06 juin 2011, avec un avion Jetstream 41 de 29 places, à raison de trois vols hebdomadaires, les lundis, vendredis et dimanches. Les prix du billet débutent à 85 euros l’aller simple, taxes comprises, et les billets peuvent être réservés sur le site web www.easternairways.fr, ou en agences de voyages.

> Les lundis, le vol décollera de Dijon à 11h30 pour arriver à Southampton à 12h20 heure locale. Le vol du retour repartira de Southampton à 12h50, pour arriver à Dijon à 15h40 heure locale.

> Les vols du vendredi partiront de Dijon à 12h30 pour un atterrissage prévu à 13h20 heure locale, et repartiront de Southampton à 13h50, pour atteindre Dijon à 16h40.

Enfin le dimanche, le décollage est prévu à 12h20 depuis Dijon pour rejoindre Southampton à 13h10 heure locale. Le service quittera Southampton à 13h40, pour une arrivée prévue à Dijon à 16h30.

Ce nouveau vol est une grande nouvelle pour les habitants de Bourgogne souhaitant se rendre en Grande-Bretagne, qu’il s’agisse de trafic affaires ou de trafic touristique. Une liaison ferroviaire directe permet de rejoindre en une heure la gare de Waterloo, au cœur de Londres, depuis l’aéroport de Southampton. De plus, grâce au réseau de vols régionaux d’Eastern Airways, le vol en provenance de Dijon sera connecté aux vols vers Durham Tees Valley, Leeds-Bradford, Liverpool et Aberdeen, en Ecosse.

Ces connexions offriront un accès plus aisé vers certaines régions de Grande-Bretagne depuis Dijon pour les passagers de Bourgogne ou du Grand-Est, mais aussi pour le tourisme britannique vers la Bourgogne.

Ce nouveau vol est annoncé un mois après la décision d’Eastern Airways d’ouvrir un vol quotidien (sauf samedi) Dijon/Nantes à partir du 16 mai 2011.

«Nous sommes spécialisés dans les vols domestiques réguliers au Royaume-Uni depuis plus de 13 ans», explique Chris Holliday, Directeur des opérations d’Eastern Airways. «Ce nouveau projet nous permet d’utiliser notre expertise établie à Southampton depuis 8 ans. Cette liaison express est notre premier service international établi à Dijon, qui succède à notre récente décision de servir Nantes, partie prenante de notre développement en Bourgogne. La connexion vers Londres via Southampton aidera les passagers Affaires et Loisirs à gagner un temps précieux entre le sud de l’Angleterre et le centre de la France».

Encouragé par le succès de ses vols bi-quotidiens lancés en septembre 2010 entre Dijon et Bordeaux d’une part et Dijon et Toulouse d’autre part, Eastern Airways poursuit ainsi l’expansion de sa base hexagonale à l’aéroport Dijon Bourgogne. « Cette nouvelle liaison est une grande nouvelle, qui conforte la réussite du projet Renaissance de relance de l’aéroport de Dijon-Bourgogne », se réjouit Jean-François Damongeot, un des directeurs de la CCI Côte d’Or et responsable de l’aéroport Dijon Bourgogne.

L’Enseignement supérieur est l’autre grand gagnant de cet événement : en effet, l’ESC Bourgogne (Ecole Supérieure de Commerce) et l’Oxford Brookes University Business School ont signé, le 25 mars dernier, un accord de partenariat unique dans le monde de l’enseignement supérieur international. L’aéroport de Southampton étant relié par une liaison ferroviaire directe d’une heure avec Oxford, nul doute que les étudiants et les chercheurs des deux prestigieuses écoles emprunteront cette nouvelle ligne d’Eastern Airways.

Tous les passagers d’Eastern Airways voyageant depuis Southampton bénéficieront d’un accès dédié, permettant d’éviter les files d’attente des contrôles de sécurité. A l’embarquement, les passagers seront chaleureusement accueillis par un équipage offrant un service efficace, avec des boissons chaudes et froides et des snacks gratuits. Aucun coût supplémentaire ne sera demandé pour l’enregistrement, les bagages à mains ou le choix des sièges, Eastern Airways offrant un service tout inclus.

Créée en 1997, Eastern Airways a initialement construit un réseau de vols réguliers autour de l’industrie offshore de la mer du Nord, avec des vols vers la côte est d’Angleterre jusqu’à Aberdeen. La compagnie aérienne exploite maintenant plus de vols au départ d’Aberdeen que tout autre transporteur, et possède d’autres bases-clés à Newcastle et Southampton. Les services intérieurs à travers le pays comprennent également Newcastle-Cardiff, Liverpool-Aberdeen et Southampton-Leeds Bradford. La compagnie aérienne offre aussi des services norvégiens, vers Stavanger et Bergen, en Norvège, au départ de Newcastle et Aberdeen. La compagnie est le second transporteur régional en Grande-Bretagne, avec une flotte de 30 appareils opérant depuis 21 aéroports au Royaume-Uni, en Irlande, en Norvège et en France.

A propos d’Eastern Airways :

• Eastern Airways exploite plus de 800 vols par semaine depuis les aéroports d’Aberdeen, Bergen (Norvège), Birmingham, Bordeaux, Bristol, Cardiff, Dijon, Donegal, Durham Tees Valley, East Midlands, Humberside, Leeds Bradford, Liverpool, Newcastle, Norwich, Scatsta, Southampton, Stavanger (Norvège), Stornoway, Toulouse et Wick.

• Eastern Airways a été élue compagnie aérienne régionale n° 1 en Europe en 2006/2007, le jeudi 28 septembre 2006, devant 65 autres compagnies aériennes, au cours d’une cérémonie de remise des prix à Barcelone. La compagnie aérienne a gagné le prix de la compagnie aérienne en or de l’année, décerné par l’European Regions Airlines Associations (ERA). Des prix d’argent ont aussi été attribués à la compagnie aérienne en 2003/2004 et 2004/2005.

• La flotte d’avions comprend des Saab 2000 de 50 places, des Embraer 135 de 37 places et des Jetstream 41 de 29 places de British Aerospace. En plus de ses services réguliers, Eastern Airways offre un service charter sur commande au Royaume-Uni et sur le continent pour les clients privés et ceux d’entreprise.

• Pour tous renseignements complémentaires sur les opérations d’Eastern Airways au Royaume-Uni, visitez le site www.EasternAirways.com »

Bourgogne : Économie, emploi… Tout va mieux en 2010 !

L’Institut national de la statistique et des études économiques Bourgogne (Insee) a présenté jeudi 05 mai 2011 le bilan de l’année 2010, décrit comme  »contrasté avec une reprise hésitante »…

  • Exportations 

L’activité industrielle en Bourgogne s’améliore en début d’année 2010 et marque le pas au second trimestre pour rebondir en fin d’année, contrairement aux exportations qui stagnent.  »Nous avons une évolution pour la région au niveau des exportations, qui est de – 2,7% alors qu’au niveau national, on enregistre une progression de 13,3%. Les entreprises bourguignonnes ont réalisé un volume de 7,6 milliards d’euros d’exportations, qui représente 2% des exportations nationales », explique Christine Lecrenais de l’Insee Bourgogne. 

Les trois-quarts des exportations régionales sont réalisées sur cinq secteurs industriels : l’industrie mécanique, l’industrie électrique, électronique et informatique, l’industrie métallurgique et métallique, les industries agroalimentaires, les matériels de transport et la chimie. Les ventes de la région se font principalement à destination de l’Europe (70%) et sont en baisse de 2% par rapport à l’année précédente. Les premiers clients de la région sont l’Allemagne et le Royaume Uni.

  • BTP

Le nombre de logements ordinaires mis en chantier baisse de 22%. Avant la crise en 2007, le nombre moyen de logements mis en chantier par an était de 8.300 ; en 2010, ce chiffre descend à 5.800 logements pour la Bourgogne. Selon l’avis des professionnels, il s’agit  »d’une année très moyenne » en ce qui concerne les travaux publics.

  • Agriculture

Une amélioration dans l’agriculture est remarquée : les rendements des végétaux sont proches de la moyenne des cinq dernières années et les cours repartent à la hausse.

  • Transport

Pour le transport, 2009 était une année avec des difficultés qui persistent en 2010, renforcées par la hausse des prix du carburant. Une baisse du nombre d’entreprises inscrites au registre des transporteurs a été constatée.

  • Tertiaire

Le secteur tertiaire a globalement progressé.  »Dans le tourisme, nous sommes sur une bonne année pour l’activité hôtelière. Nous avons une progression du nombre de nuitées de 5,2 %. La clientèle étrangère revient et la fréquentation de clientèle française augmente. Les étrangers ont privilégié les hôtels de trois et quatre étoiles contrairement aux Français, qui ont choisi les hôtels de classe économique », explique Christine Lecrenais.

  • Entreprises

Le nombre d’entreprises créées est en légère baisse. Les secteurs de la construction et de l’immobilier ont marqué une hausse contrairement aux activités financières et aux transports. 

Les crédits bancaires accordés à l’économie ont augmenté de 4,3% au cours de l’année 2010.  »Les crédits à court terme, qui financent l’activité d’entreprises à long terme, sont plutôt en augmentation parce que le niveau d’activité des entreprises dans la région est loin d’avoir atteint celui qu’il avait avant la crise. Les crédits bancaires progressent surtout pour l’habitat et les particuliers ; pour les entreprises, ils progressent très doucement et les petites entreprises n’ont pas été considérablement freinées dans leurs accès aux crédits », précise Pierre du Peloux de Saint-Romain, directeur régional de la Banque de France.

  • Emploi

L’emploi progresse faiblement, avec 1.400 emplois supplémentaires par rapport à 2009.  »Nous avons un léger repli du taux de chômage : il s’est établi à 8,3% de la population active, avec 0,4 points en moins par rapport au quatrième trimestre 2009. Il garde un niveau fortement supérieur à celui qui a été constaté avant la crise – au premier trimestre 2008, le taux de chômage était de 6,2%. Nous avons quelques difficultés sur le marché du travail ; la demande d’emploi augmente encore en 2010, mais moins qu’en 2009. Elle progresse de 4,9% en 2010 alors qu’elle était de 19,6% en 2009 », expose Christine Lecrenais. 

Nicole Katzer de Direccte Bourgogne précise que la demande d’emploi de longue durée continue d’augmenter :  »Ce sont surtout les hommes qui profitent d’opportunités d’embauches et d’intérims. Néanmoins, les seniors présentent, avec 29%, une forte demande de travail  ».

  • Bilan national

Moïse Mayo, directeur régional de l’Insee Bourgogne, résume les résultats nationaux du premier trimestre 2011 :  »Le climats des affaires continue de progresser, l’emploi marchant continue de s’améliorer et le taux de chômage recule légèrement ».

Côte-d’Or : Une nouvelle prison à Chenôve en 2016 ?

Le Garde des Sceaux Michel Mercier a présenté à la presse, jeudi 05 mai 2011, son nouveau programme immobilier pénitentiaire. Alors qu’en juillet 2011, Michèle Alliot-Marie s’était attirée les foudres de la profession, son successeur a annoncé la construction de vingt-cinq établissements et de sept extensions de capacité, le maintien et la rénovation de quinze établissements supplémentaires par rapport aux annonces de juillet 2010 et la fermeture de 36 établissements. Comme prévu, la prison historique de Dijon devrait fermer ses portes pour laisser place en 2016 à un nouveau centre.

Objectif 70.000 places

Au 1er avril 2011 en France, 64.148 personnes étaient incarcérées en France selon le ministère de la Justice. Avec ce nouveau plan, 7.577 nouvelles places de prison supplémentaires devraient être créées – 13.365 créations pures et 1.039 créations par une extension de capacité moins 6.827 suppressions. Dans son communiqué de presse, le ministère précise que « l’achèvement du programme immobilier pénitentiaire  engagé en 2002 – 13.200 places – et la réforme annoncée permettront de disposer en 2018 de plus de 70.000 places de prison, contre 56.500 aujourd’hui ». De plus, la réalisation des nouveaux établissements se fera sous forme de partenariat public-privé, le coût de la construction étant estimé à  5,844 milliards d’euros !

Au sein de la Direction interrégionale des services pénitentiaires de Dijon, quatre prisons devraient fermés leurs portes : Orléans et ses 105 places, Troyes et ses 113 places, Chartres et ses 112 places et enfin Dijon. Mais ces fermetures sont accompagnées de nouvelles créations. Ainsi, à Orléans et à Troyes, respectivement 770 et 514 places seront créées tandis qu’à Dijon, 476 places devraient voir le jour en 2016 – contre 188 actuellement.

Le ministère précise même l’emplacement de cette nouvelle construction : « A la suite de recherches foncières, la ville de Dijon a identifié deux sites à Dijon en périphérie de ville : Europa sud à Chenôve et Mont-Blanc à Mirande ». L’administration privilégie aujourd’hui le site de Chenôve, « possédant d’un accès direct par 2×2 voies desservant l’Est de Dijon et proche du tribunal de grande instance et de l’hôpital. Il est correctement desservi par les transports en commun ».

Dijon : Confessions d’une actrice classée X…

Elle a tourné dans deux films X et jure qu’on ne l’y reprendra plus… Chloë*, 28 ans, vit et travaille aujourd’hui à Dijon. A l’occasion du lancement de la série télévisée « Xanadu » par Arte, consacrée à une grande famille de l’industrie du X, elle évoque pour dijOnscOpe son parcours en coulisses, ses déceptions et la bêtise des réactions suscitées par l’étiquette « d’actrice porno »…

Chloë, bonjour. Comment en êtes-vous venue au monde du X ?

« Par un concours de circonstances. Je ne suis jamais dit : « Tiens, je veux faire ça plus tard ! »… Tout a commencé par des séances photos simples, puis des clichés plus glamour, dénudée, et enfin des nus. Un été où je passais mes vacances dans le Sud avec des amis, nous avons rencontré le patron d’un mensuel libertin, Interconnexion, qui m’a proposé de participer à leur élection annuelle, Miss connexion, dont la gagnante représente le magazine pour l’année suivante. Je suis arrivée deuxième.

Un ami à moi se trouvait dans le jury comme acteur X : il est venu me voir car il tournait à ce moment-là Destination Cap d’Agde, un film-reportage dont le but était surtout de montrer des gens libertins, plus que de travailler à fond la mise en scène… Comme il savait que je n’étais pas du tout du milieu, qu’il fallait que je sois rassurée, il m’a proposé d’être sa partenaire dans le film. Donc j’ai réfléchi un peu, sachant que je le connaissais, que c’était l’été et que nous étions plus « libérés », que j’avais fait des photos avant… Finalement j’ai accepté. Je dirais que le film Destination Cap d’Agde est arrivé par hasard et, pour moi, comme les soirées imprévues, c’est toujours ce qui est le plus réussi.

Puis ce film a mené à un autre…

A l’origine, ce film était seulement une expérience parmi tant d’autres. Par la suite, le directeur du magazine Interconnexion m’a proposé un contrat en tant que présentatrice de sa chaîne libertine, ce que j’ai fait pendant trois ans à côté de mon travail. J’allais dans tous les clubs de France interviewer des stars… Là encore, j’ai pu découvrir des endroits totalement nouveaux et particuliers mais je ne voulais pas spécialement faire d’autre film. Je ne souhaitais pas en faire une carrière ni qu’on me voit comme une actrice X. J’avais donc toujours dit non aux propositions, surtout amateurs, car j’avais besoin de garder une image qui me correspondait.

Toutefois, au bout de deux années, mon patron – qui est devenu un ami – s’est mis d’accord avec Marc Dorcel (ndlr : réalisateur et producteur français de films X) pour faire un Story of…, c’est-à-dire un film centré sur une personne, qui raconte son parcours dans le X. J’ai accepté parce que c’était un Dorcel, le top du X français. J’ai imposé mes conditions à savoir que j’ai déterminé le nombre de jours de tournage et, surtout, j’ai voulu être toujours accompagnée sur le plateau. Sur ces bases, j’ai accepté.

Avec Marc Dorcel, vous avez souhaité imposer vos conditions. Quelles facettes de l’industrie du porno justifiaient cette prudence ?

C’est en tournant le Dorcel que j’ai vu ce qui ne me plaisait pas. Etre une actrice X est un métier, qui n’est pas le mien. C’est-à-dire que les filles doivent accepter beaucoup de choses que je n’accepte pas : nous sommes considérées comme des pantins que l’on pose là, qu’on maquille, qu’on coiffe, qu’on habille… On arrive à 9h du matin pour tourner finalement à 17h, on attend… Une actrice X est comme une poupée. Ça ne me va pas du tout. Il y a toujours une maquilleuse pour dégainer un pinceau de sa ceinture, qui te saute dessus. Tu embrasses quelqu’un et hop ! Elle te remaquille… Il n’y a rien de naturel ! Donc en faisant le film, j’ai su que ce premier Dorcel serait le dernier.

Mais je ne suis jamais contre une expérience : pour pouvoir dire que l’on ne veut pas, il faut essayer. Comme dans la vie, on ne dit pas « j’aime pas » sans goûter. Pour les hommes ? C’est un peu différent car c’est mécanique et souvent ils prennent quelque chose pour que ça marche… Le côté esthétique n’est pas non plus aussi appuyé qu’une femme. Aujourd’hui au moins, quand je regarde un film, je sais comment il est fait ! Pour moi c’est un plus. Mais je ne voulais pas continuer dans cette univers où tout est artificiel.

N’y-a-t-il donc aucune place pour le plaisir dans un film X ?

Non, c’est du commerce. Le sexe marchera toujours, c’est ce qui fait tourner le monde. Le fait de mettre en scène le sexe donne de l’excitation mais je ne suis pas sûre que les gens croient vraiment au plaisir. Parfois c’est un peu trop quand même, ça se voit. Et je pense surtout que les personnes qui regardent ce genre de films ne cherchent pas à savoir si l’homme est un prince charmant, s’ils sont amoureux… C’est l’acte sexuel qui fait que ça excite. Le corps d’une belle femme, la mise en scène… Pour répondre à votre question, je dirais qu’un film X est avant tout de l’excitation, plus que du plaisir. Je ne crois pas les filles qui disent qu’elle en prennent : on nous demande de simuler comme des comédiens.

Après, un film X peut être autre chose que du pur sexe. Chez Dorcel, par exemple, je trouve qu’il y a quand même une histoire. Dans les Story of… notamment, le but est vraiment de mettre le spectateur dans l’ambiance que veut créer la personne située au centre du film. Moi, en l’occurrence, je jouais quelqu’un qui ne connaissais rien, qui arrive dans un château et petit-à-petit enchaîne les découvertes… Les Dorcel ont leur propre style, leurs décors, leurs maquilleuses, leurs lieux – souvent des châteaux… C’est assez classe, ils recherchent beaucoup de luxe, mais toujours avec une histoire. Donc oui, il peut y avoir autre chose que du pur sexe dans le monde du X. Je pense d’ailleurs que les producteurs sont obligés de se démarquer aujourd’hui, avec toute l’industrie porno qui développe des films bateau, sans histoires, sans mise en scène…

Comment vit-on au quotidien l’étiquette « d’actrice porno », notamment dans une petite ville comme Dijon ?

Les conséquences du film m’ont totalement échapées. La façon dont il a été connu, vu… Je ne pensais pas qu’il prendrait cette ampleur. Si c’était à refaire, je prendrais sûrement plus de précautions après. Car mon but n’est pas de me faire connaître ! Mais vous savez, quand on tourne, on se dit : « De toute façon, qui va l’acheter ? ». En fait, on m’a expliqué que plus tu es rare, plus ton film est demandé. Et c’est ce qui s’est passé. D’abord parce que les gens me connaissaient en tant que présentatrice de la chaîne libertine et ensuite, sur Dijon, cela s’est très vite diffusé. C’est cela qui m’a échappé. Que le film soit vu dans le milieu X, peu m’importe, mais par ceux qui n’ont rien à voir là-dedans, j’ai été totalement dépassé et cela m’a porté préjudice.

De mon côté, j’ai toujours assumé cette expérience mais ce sont les personnes qui m’entourent qui n’assument pas ce que je suis. Elles n’arrivent pas à se positionner et se permettent de dire des choses sur moi alors que je le vis très bien. J’assume tout, et ça dérange. Parce que c’est tabou, peut-être aussi par jalousie de ne l’avoir pas fait… Les filles, tout de suite, ont peur que je leur saute dessus. Et parfois, certains hommes ont également peur sexuellement parce qu’ils pensent que je sais tout faire… Alors que non ! Dans un film on reçoit des ordres !

A ce sujet, je tiens surtout à préserver ma famille, qui ne le sait pas. Cela fait partie de ma vie privée, de mon équilibre personnel… Il faut donc faire attention à ce que ça ne soit pas plus diffusé que ça ne l’est – et c’est déjà trop pour moi.

Justement, quels préjugés sur les actrices et l’univers du X vous semblent injustifiés, vu des coulisses ?

Le fait d’avoir été actrice X m’a effectivement permis de voir que les acteurs étaient de vrais gens, avec de vrais problèmes et des raisons de faire ça… Après, je dirais qu’il y a beaucoup de curiosité autour de l’industrie du porno et qu’elle pousse à dire plein de choses, à se faire des idées… En ce qui me concerne, la curiosité peut aussi emmener beaucoup de jalousie. Quand on parle de moi, les gens qui n’apprécient pas vont dire : « De toute façon, c’est une actrice X… ». Est-ce que ça veut dire que je suis une fille facile ? Que je n’ai rien dans le cerveau ? Que je ne sais rien faire d’autre ? Je me défends toujours en répondant que je fais un autre travail, qui n’a rien à voir, avec un diplôme à Bac + 5. Il est là le préjugé : une actrice X, aux yeux de la majeure partie des gens, n’est rien d’autre qu’un pantin.

Vous dites que dans l’industrie de la pornographie, « les filles ne durent qu’un an »… N’y a-t-il pas de vie après le X ?

Oui, beaucoup se lancent dans le X car elles n’ont pas le choix, c’est leur gagne-pain et elles n’ont pas d’autre issue. Au début, le succès arrive tout de suite car elles sont nouvelles, font beaucoup de films… Mais à la fin, à force de voir tout le temps les mêmes, les gens se lassent et rebondissent sur d’autres nouvelles, qui commencent de plus en plus jeunes, sont étrangères… Ce sont des choses que j’ai pu remarquer en faisant des salons érotiques par la suite : on se voit, on connait les actualités, on sait qui tourne, qui ne tourne pas. J’ai une amie qui a commencé en même temps que moi et qui a continué : je me suis félicitée d’avoir arrêté car sa vie personnelle en a pâti. Elle partait tous les week-ends pendant un an, sa célébrité a grimpé en flèche et la retombée a été d’autant plus difficile.

La plupart des filles essaient de continuer tant bien que mal, font des salons, une marque de lingerie… Mais si elles n’ont pas de métier avant elles peinent à se reconvertir. De nos jours, il faut se former, faire des études, et elles n’en n’ont souvent ni les moyens ni l’envie. Car il est facile de rester dans le milieu en faisant des photos, des films amateurs, en trouvant un producteur pour partir à l’étranger… Personnellement je ne connais pas de fille qui ait trouvé un autre travail à côté. La vie, après le X, donne surtout des jeunes un peu paumés ».

*Par souci d’anonymat, l’identité a été modifiée.

 

 

SI TU ETAIS ………

Image du Blog chezmaminou.centerblog.net

Si tu étais près de moi je te ferais plein de bisous

Sur la peau douce de ton cou

Me baignerais dans le lagon de tes yeux

Me noierais dans ce monde merveilleux

                

Si tu étais près de moi je te ferais plein de caresses

Sur ton corps sans cesse jusqu’à l’ivresse

Je goûterais tes lèvres y prendrais tes secrets

Et les garderais pour mieux les savourer

               

Si tu étais près de moi je te dirais des jolis mots

Des phrases tendres répétées en écho

Avec plein de malice je les inventerais

Et à ton oreille viendrais les murmurer

            

Quand  tu seras près de moi

Nos coeurs prendront la même voie

Car notre amour a fait son choix

Et pour la vie je serais à toi


LA BOUTEILLE DE GIN…

C’est une religieuse qui entre dans un magasin SAQ . Elle achète une bouteille de gin dans un des rayons, puis passe à la caisse. La caissière la voyant avec sa bouteille de gin, la regarde d’une drôle de manière.
Se sentant dévisagée, la religieuse tente de se justifier:

– »C’est pour soigner la constipation de la Mère supérieure ».

La caissière hausse les épaules, et oublie vite cette excentrique religieuse. Une heure plus tard, alors que le magasin vient de fermer, la caissière croise la religieuse dans la rue, assise sur un banc, avec la bouteille vide à côté d’elle. Elle est complètement ivre

La caissière en la voyant dans cet état est outrée et lui dit:
– « Mais enfin, ma Soeur, vous m’aviez dit que cette bouteille était pour soigner la constipation de la mère supérieure! »

-« Mais, c’est la vérité ! » répond la soeur en ricanant:
« Ça va vraiment la faire chier lorsqu’elle me verra dans cet état! »