Archive | juin 2015

Mort de Charles Pasqua, gaulliste et ancien premier flic de France

L’ex-ministre Charles Pasqua, 88 ans, pilier de la famille gaulliste et parrain politique de Jacques Chirac, avec lequel il avait fini par rompre, mais aussi de Nicolas Sarkozy, est décédé ce lundi, a-t-on appris de sources politiques concordantes.

Ancien ministre de l’Intérieur, ex-sénateur des Hauts-de-Seine, il avait mis un terme en 2011 à sa carrière politique, marquée par une part d’ombre liée à ses activités au sein de services d’ordre parallèles, ses réseaux africains et ses démêlés judiciaires. M. Pasqua était apparu la dernière fois en public le 30 mai pour le congrès fondateur des Républicains.

M. Pasqua est décédé lundi à l’hôpital Foch de Suresnes, a précisé dans un communiqué le président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian (Les Républicains).

Cité dans près d’une dizaine d’affaires (financement politique, vente d’armes à l’Angola), il avait été condamné définitivement en 2010 dans deux dossiers: à 18 mois de prison avec sursis pour le financement illégal de sa campagne européenne de 1999, via la vente du casino d’Annemasse (Haute-Savoie), et à un an avec sursis par la Cour de justice de la République (CJR) dans l’affaire des détournements de fonds au préjudice de la Sofremi (exportation de matériel de sécurité).

Il avait encore eu maille à partir avec la justice en mai dernier, avec le procès en appel de détournement de fonds publics dans la fondation d’art Hamon.

Né le 18 avril 1927 à Grasse (Alpes-Maritimes), Charles Pasqua, petit-fils de berger corse, s’était engagé à 16 ans dans la résistance et, gaulliste convaincu, il avait adhéré dès 1947 au Rassemblement du peuple français (RPF). Il avait fait carrière dans la société Pernod-Ricard.

– ‘trahison’ de 1995 –

Pièce maîtresse de l’équipe de Jacques Chirac dans les années 80, M. Pasqua était devenu ministre de l’Intérieur en 1986-1988 dans le gouvernement Chirac. Il avait à nouveau occupé cette fonction avec rang de ministre d’Etat en 1993-1995 dans le gouvernement d’Edouard Balladur, qu’il avait d’ailleurs préféré à M. Chirac lors de la présidentielle de 1995.

Les blessures, liées à l’Europe mais surtout à la « trahison » de 1995, étaient restées vives entre les deux hommes et Jacques Chirac et Charles Pasqua ne s’étaient jamais réconciliés. Au point que M. Pasqua avait même publiquement mis en cause son ancien mentor lors d’une conférence de presse.

Pilier des Hauts-de-Seine, département qu’il a présidé de 1973 à 1976 et de 1988 à 2004, ancien député et ancien sénateur, il s’était fait souffler la mairie de Neuilly-sur-Seine en 1983 par un jeune et ambitieux Nicolas Sarkozy, dont il avait contribué à l’ascension et dont il était redevenu proche par la suite.

Il avait claqué la porte du RPR en 1999 pour fonder et présider un temps le Rassemblement pour la France (RPF), parti souverainiste, à la tête duquel, associé avec Philippe de Villiers, il avait fait un meilleur score que la liste RPR-DL de Nicolas Sarkozy.

Connu pour ses formules choc -« il faut terroriser les terroristes » avait-il lancé place Beauvau- il restera lié aussi au Service d’action civique (SAC), sorte de police secrète créée à la fin des années 1950 et à une législation restreignant le droit d’asile en juin 1993. Son nom est aussi associé à la mort, en 1986, d’un jeune homme d’origine marocaine, Malik Oussekine, décédé sous les coups de la police pendant une manifestation étudiante à Paris pendant qu’il était ministre de l’Intérieur.

La mort de son fils unique, Pierre Philippe, en février dernier l’avait très profondément affecté et avait accéléré son affaiblissement physique, constaté ces dernières années.

« La France perd l’un de ses plus grands serviteurs », a aussitôt réagi Nicolas Sarkozy. « Nous avons aux côtés de J. Chirac mené bien des combats ensemble. Puis nos routes ont divergé. Mais sa personnalité m’impressionnait », a réagi sur Twitter Alain Juppé.

Il a « inlassablement terrorisé la pensée unique », a salué Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) tandis que le numéro deux du FN, Florian Philippot, a rendu hommage à « un grand patriote ».

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a salué « la mémoire », dans un bref communiqué rappelant que la carrière politique de M. Pasqua « fut notamment marquée par deux passages au ministère de l’Intérieur ».

« Même si son action fut controversée, je veux saluer le résistant attaché à la République », a tweeté Bruno Le Roux (PS). Seule à ne pas le saluer, Emmanuelle Cosse (EELV) a lancé: « On évoque le résistant (…) Et moi je pense a Malik Oussekine… ».

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Alain de Greef : Mort de l’ex-directeur des programmes de Canal+

C’est un grand homme de la télévision qui s’est éteint ce lundi 29 juin. Le pionnier de Canal+ Alain de Greef s’est éteint à l’âge de 68 ans, comme l’ont confirmé nos confrères de BFM en milieu de soirée, citant l’entourage familial du défunt. Ancien directeur des programmes, Alain de Greef est celui qui a initié la notion de ce qu’on continue d’appeler « l’esprit Canal« , cet humour propre à la chaîne cryptée qu’il a su insuffler avec génie. On lui doit notamment la mise à l’antenne de Canal+ d’émissions devenues cultes comme Nulle Part Ailleurs, Les Nuls l’émission, Les Guignols de l’Info ou encore Groland.

Né en 1947 à Boulogne-Billancourt, près de Paris, Alain de Greff commence sa carrière au début des années 1970 à l’ORTF. A l’époque, il est simple chef-monteur. C’est en 1980, avec l’arrivée d’Antenne 2, qu’il prend du galon : après quatre années de service sur la chaîne, il est promu chef d’atelier de production. Il lance alors Les Enfants du rock, émission devenue culte qui restera à l’antenne pendant six années.

Avide de nouvelles expériences professionnelles, Alain de Greff prend part au pari fou de la télévision payante : en 1984, il embarque dans l’aventure Canal+. Il y est nommé directeur de production avant de devenir directeur des programmes deux ans plus tard. Alain occupera ce poste jusqu’en 1994. Alors que Canal+ fête ses 10 ans, la chaîne n’a jamais compté autant d’abonnés et Alain de Greef n’y est pas pour rien : c’est logiquement qu’il devient alors directeur général de la première chaîne à péage de France. Poste qu’il occupera jusqu’à la fin des années 2000.

En 2001, s’il n’est plus directeur des programmes de la chaîne, il demeure haut placé dans la hiérarchie du groupe Canal. C’est ainsi qu’il se lance dans un ambitieux chantier : pour contrer la montée en puissance de LCI (groupe TF1), il modernise i-Télévision, chaîne info rebaptisée i-TÉLÉ tout en militant pour l’arrivée de cette antenne sur la TNT. Pas le temps de mener à bien son projet puisqu’à l’instar de Pierre Lescure, il fait partie des personnalités mises à la porte au moment du rachat par le Vivendi de Jean-Marie Messier. Il est alors âgé de 54 ans, sa carrière s’achève ainsi.

D’autant que rapidement après, son état de santé se dégrade. « Je vis au rythme de mes maladies diverses et variées. J’ai été opéré d’un cancer de la mâchoire« , confiait pudiquement à Satellifax fin 2014. « J’ai recentré ma vie autour du jazz et des arts plastiques. Je me suis retranché dans les murs de la musique et le silence des musées. » C’est donc l’art, sous toutes ses formes, qu’il aimait tant qui a égayé les derniers mois, souvent difficiles, de cette vie au service du petit écran.

 

Que faire en Bourgogne ce week-end

Jeudi 25 à Dijon (21)

Profiter d’un avant-goût de l’Oenomusic festival
grâce à un showcase de deux groupes locaux.

Plus d’infos ici 

 


Vendredi 26 à Pougues-les-Eaux (58)

Passer une soirée festive
à l’occasion des Pouguestivales.

Plus d’infos ici 


Vendredi 26 et samedi 27 à Flavigny-sur-Ozerain (21)

Découvrir le village et ses lieux phares
en musique lors du Festival de Pimpinella.

Plus d’infos ici 

 


Samedi 27 à Mâcon (71)

Passer une journée dans une atmosphère atypique
lors de l’évènement The color of time.

Plus d’infos ici


Samedi 27 à Brion (89)

Passer une soirée authentique
lors du 4ème festival de la Fourch’bri.

Plus d’infos ici 

 

Samedi 27 à Mailly-la-Ville (89)

S’amuser sur différents styles de musique
à l’occasion de la 7ème édition du Musikamailly.

Plus d’infos ici 

Samedi 27 à Pouilly-sur-Loire (58)

Découvrir des trucs et astuces 100% écologique
lors de l’atelier peinture à l’ocre.

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Tout le week-end à Semur-en-Auxois (21)

S’émerveiller devant les acrobaties et
les numéros du Cirque Claudio Zavatta

Plus d’infos ici

QFEBCWE:-20

Tout le week-end à Beaune (21)

(Re)découvrir les Caves Patriarche
en bénéficiant le leur offre exceptionnelle.

Plus d’infos ici


Tout le week-end à Givry (71)

Passer un week-end festif
lors des Musicaves.

Plus d’infos ici 

Patrick Macnee, star de la série « Chapeau melon et bottes de cuir », est mort à 93 ans

John Steed est mort. Patrick Macnee, l’acteur qui interprétait l’agent secret britannique dans la série Chapeau melon et bottes de cuir, est mort à l’âge de 93 ans à son domicile de Rancho Mirage en Californie (Etats-Unis), indique son fils, Rupert, cité dans un communiqué publié sur le site de l’acteur (en anglais), jeudi 25 juin.

Daniel Patrick Macnee a acquis une renommée mondiale grâce au rôle du flegmatique et élégant agent secret John Steed dans la série culte des années 60, aux côtés notamment de Emma Peel (incarnée par Diana Rigg) puis de Joanna Lumley qui jouait Purdey. Il est aussi apparu dans d’autres séries à succès comme Magnum, Pour l’amour du risque ou Frazier.