Pourquoi les femmes enceintes ont-elles envie de fraises ?

La légende veut que les femmes enceintes se retrouvent soudainement sous l’emprise d’une drogue puissante : la fraise. Une addiction en réalité loin d’être la seule, et que la science est parvenue à expliquer.

« Chérie, t’es enceinte ? » C’est la question que bon nombre de futurs pères de famille ont sans doute un jour posé à leur compagne prise la main dans le sac – ou plutôt dans la barquette – en pleine orgie fragiforme… Neuf mois avant la date de l’heureux évènement, les femmes enceintes entament en effet bien souvent un régime un peu particulier : une monodiète à base de fraises.

En coulis, en confiture ou sous sa forme brute, dans l’esprit des futures mamans, le faux-fruit est partout. Une véritable drogue, une envie irrépressible, un trouble obsessionnel… accompagné parfois d’un soupçon de chantilly ! C’est d’ailleurs en réalité bien souvent cette dernière qui prend le dessus. La légendaire fraise qui obnubilerait tant les femmes enceintes est – pour dire vrai – loin d’être le seul objet de leurs compulsions alimentaires. Quelle qu’en soit la forme, le sucre et les calories les attirent en général de manière incontrôlable.

Les hormones chamboulées

La grossesse induit en effet un profond bouleversement hormonal dans l’organisme féminin. À la clé : une potentielle hyperphagie (manger en trop grandes quantités) et des changements radicaux dans les habitudes alimentaires de la future maman, « qui peuvent être induites par les hormones sexuelles [appelées] œstrogène et progestérone, qui augmentent durant la grossesse »expliquent dans une publication des scientifiques néerlandais.

La principale responsable de la quasi-boulimie vécue temporairement par les femmes enceintes n’est autre que la progestérone. L’hormone induit en effet un mécanisme digne de l’instinct de survie, qui, en augmentant les apports alimentaires, assure une croissance et un développement optimaux du fœtus, puis du bébé. « La mère doit apporter des nutriments au fœtus sans mettre à mal son propre approvisionnement. De plus, elle doit établir un équilibre énergétique positif pendant la grossesse en prévision de la demande en énergie durant la lactation », précisent les scientifiques.

Les œstrogènes, en revanche, ont l’effet complètement inverse, capables qu’ils sont de couper l’appétit de la plus gourmande des femmes enceintes. « Cela se manifeste par exemple par le fait que les apports alimentaires changent au cours du cycle menstruel avec la variation des hormones sexuelles », illustrent les chercheurs.

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