Bourgogne : « Polytechnicum » ou les enjeux de la double culture ingénieur/manager…

Polytechnicum l’association des écoles d’ingénieurs et de management des régions Bourgogne et Franche-Comté, a organisé son premier colloque sur les enjeux de la double culture ingénieur/manager. Le manifestation a eu lieu lundi 09 mai 2011 au conseil régional de Bourgogne, en présence de nombreux participants : François Patriat, président du conseil régional de Bourgogne, Anne Vignot, vice présidente du conseil régional de Franche-Comté, Sophie Béjean, présidente du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur Bourgogne Franche-Comté (PRES), Bernard Cretin, directeur de l’École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques (ENSMM) Franche-Comté, Shahram Aivazzadeh, président du Polytechnicum Bourgogne Franche-Comté et autres dirigeants d’entreprises, académiques, scientifiques et jeunes.

Les dirigeants de l’association ont présenté les objectifs du Polytechnicum :  »Dans le temps qui suit nous allons travailler sur cinq axes : entrepreneuriat et management de l’innovation, renforcement de la double culture ingénieur/manager, actions à l’international, développement durable et développement des projets transversaux pour améliorer la visibilité du réseau et l’efficacité de son fonctionnement », explique Bernard Cretin, directeur de l’ENSMM Franche-Comté.

Les doubles compétences sont indispensables

Par ailleurs, une table ronde était animée par Arnaud Catinot, directeur du Polytechnicum Bourgogne Franche-Comté, afin de répondre aux questions suivantes : pourquoi avons-nous besoin de la double culture ingénieur/manager ? Naît-on manager ou le devient-on ? Quelles compétences doit avoir un bon ingénieur/manager ? Est-il indispensable de connaître l’anglais ?…

 »Aujourd’hui, un ingénieur doit travailler avec des fournisseurs, il doit maîtriser les délais. Les compétences techniques ne suffisent pas. Il doit également avoir des compétences en communication et savoir-être », expose Oussama Barakat, professeur à l’université de Franche-Comté.  »Les compétences pour manager, c’est un don. Mais ça s’apprend quand même et si on veut être bon, il faut pratiquer les outils pendant des années », souligne pour sa part François Regimbeau, délégué régional Bourgogne Franche-Comté aux mutations fournisseurs du groupe PSA.

Yves Menat, directeur général de General Electric Energy, mentionne ce problème courant chez les ingénieurs :  »Beaucoup d’experts ont des problèmes de communication. Ils ne savent pas parler !  ». Il explique que par rapport aux autres pays, notamment par rapport aux États-Unis, les Français ont mieux développé cette double culture ingénieur/manager.  »Mais les Français sont trop mauvais en présentation ! Les Américains commencent à apprendre comment présenter à l’âge de 4 ans ! Ils sont donc très bons en présentation mais nous sommes meilleurs en organisation d’équipes », précise-t-il.

Autre point faible des ingénieurs/managers : la connaissance de l’anglais.  »Dans les écoles d’ingénieurs, nous n’avons pas suffisamment d’enseignants d’anglais. Il nous faut une remise à niveau car cette lacune présente un vrai problème pour le recrutement », explique Alain Dovillaire, directeur du centre Arts et métiers ParisTech de Cluny.

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