Bourgogne : Quand court-métrage deviendra grand…

Avec le soutien technique et humain de Nicéphore Cité, la chalonnaise Mathilde Regnault vient tout juste de finaliser son premier court-métrage d’animation « Journey of a Kitteh ». Une histoire de voyage et d’amitié entre un chat et un chien, empreinte de tendresse et de mélancolie. Après la présentation en avant-première mi-avril 2011 à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire, la jeune réalisatrice espère faire voyager son film à travers tous les festivals d’animation…

Du haut de ses 23 ans, Mathilde Regnault vient de sortir son premier film d’animation : Journey of a Kitteh, et a été présenté en avant-première le mercredi 13 avril 2011 à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire. D’une durée de 7’40 minutes, ce court métrage muet, tout public, met en scène un chat, Kitteh, qui voyage en train et qui se retrouve malgré lui à côté de Dogu, un chien qui n’arrête pas de lui parler au point de le rendre complétement fou. Les nerfs à vif, Kitteh finit par sauter du train. Et c’est Dogu le chien, qui lui sauvera finalement la vie… « C’est l’histoire d’une amitié, à laquelle on ne s’attend pas, qui commence mal mais qui se termine bien », raconte Mathilde.

« J’ai commencé le film à l’École des métiers du cinéma d’animation d’Angoulême, dans le cadre de ma formation d’assistant-réalisateur, qui s’est terminée en juillet 2010 », explique la jeune réalisatrice chalonnaise. Durant l’été qui a suivi, son diplôme en poche, Mathilde retourne chez ses parents, en Bourgogne. « Mon film n’étant pas terminé, je suis donc allée frapper à la porte de Nicéphore Cité. J’ai rencontré le directeur, Jean-Luc Belda, qui a proposé de m’accueillir dans le cadre d’une résidence, pour me permettre de terminer le film. »

Nicéphore Cité : Pôle d’excellence dédié aux technologies numériques

Rappelons que Nicéphore Cité – en hommage à Nicéphore Niépce, inventeur de la photographie – est un pôle de développement, de soutien et d’accompagnement de la filière image et son en Bourgogne, créé en 2005. Ses missions s’orientent autour de quatre axes : la formation, la recherche et développement, l’accompagnement d’entreprises innovantes et la délégation de service public.

Ainsi, dans le cadre de sa résidence, Mathilde Regnault a bénéficié d’un matériel de pointe dans le domaine de l’animation numérique : « J’ai travaillé à l’aide d’une tablette graphique sur un très grand écran, ce qui m’a permis d’avoir un rendu aquarelle, à l’ancienne, comme si les dessins étaient faits au crayon. J’ai également bénéficié d’un véritable espace de travail, choses que je n’avais pas chez moi ». Par ailleurs, la jeune diplômée a profité de l’expérience du personnel de Nicéphore Cité, notamment pour tout ce qui concerne la post-production. « Quentin Rigo a réalisé tout le sound design et le mixage ; Tony Gagniarre, avec qui je partageais le même bureau aux côtés du directeur adjoint Gabriel Bloch, m’a énormément aidée depuis septembre pour le montage vidéo. »

Plus de 5.000 dessins nécessaires

Après plus d’un an de travail, quelque 5.000 dessins et des milliers d’heures passées devant l’écran d’un ordinateur, Mathilde Regnault se voit bien évoluer dans des studios d’animation. « J’ai porté mon premier film de A à Z et même si on m’a beaucoup aidée, c’était un projet personnel, lourd et long. Après cela, je n’ai plus envie de travailler seule mais au contraire, je veux faire partie d’une équipe ! »

Dans les prochains mois, la jeune réalisatrice souhaiterait faire voyager son Journey of a Kitteh. « Le but de ma résidence avec Nicéphore Cité est également d’envoyer mon film dans les festivals, comme celui d’Annecy en 2012. J’aimerais participer à des grands rendez-vous à l’étranger, comme le Festival international du film d’animation de Bruxelles… »

En attendant, le grand public pourra découvrir l’œuvre de la Chalonnaise lors du Festival international des très courts, organisé par Nicéphore Cité, vendredi 6 mai 2011, à Chalon-sur-Saône (En savoir plus sur le festival ici).

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