Tout comme les casernes de la ville ou encore l’usine Amora, les grandes minoteries représentaient l’un des tous derniers témoins du patrimoine industriel dijonnais. Avec l’arrivée du tram, elles laisseront bientôt place à un eco-quartier flambant neuf car « les temps changent et l’urbanisme s’adapte aux évolutions nouvelles et aux enjeux actuels » comme le précisent les élus. Rappelons qu’encore en activité jusqu’en 2008, les grandes minoteries servaient principalement de fabrique de farine. Puisque ces bâtiments faisaient partie intégrante du paysage dijonnais, dijOnscOpe ne pouvait les laisser partir sans en conserver un dernier souvenir…
Archive | 18 avril 2011
Bourgogne : Quels enjeux énergétiques pour la région ?
Les ambitions de la région en matière d’énergies ne manquent pas d’envergure. Car force est de constater aujourd’hui que la production énergétique de la région Bourgogne est huit fois moins importante que sa consommation finale soit, toute énergie confondues, une consommation de 4,5 millions de tonnes-équivalent-pétrole en 2007. Or, dans son deuxième volet, le Grenelle de l’environnement ambitionne de diviser par un facteur 4 les émissions nationales de gaz à effet de serre du niveau de 1990 d’ici 2050 et de porter la part des énergies renouvelables à 23% de la consommation française. Un programme qui passe par l’échelle locale et l’élaboration d’un schéma régional…
Le schéma régional Climat Air Énergie : une obligation légale
Rappelons que la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 prévoit l’élaboration dans chaque région d’un schéma régional climat-air-énergie (SRCAE). Sa vocation ? Définir les grandes orientations et objectifs régionaux aux horizons 2020 et 2050 en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de maitrise de la demande d’énergie, de lutte contre la pollution de l’air et d’adaptation au changement climatique. Ainsi, au conseil régional de Bourgogne et à la préfecture de Côte-d’Or, s’est tenu vendredi 15 avril 2011 le premier séminaire de cadrage de ce schéma en présence de l’ensemble des acteurs bourguignons. Un « séminaire ouvert » afin que « l’ensemble des conclusions puissent être pleinement partagées par les acteurs », affirment Anne Boquet, préfète de la région Bourgogne, et François Patriat, président de la région Bourgogne.
A partir d’un état des lieux validé et à travers quatre ateliers – bâtiments résidentiels, déplacements et urbanisme, patrimoine public, énergies renouvelables -, l’objectif était de discuter des orientations les plus pertinentes de l’avenir de la région sur les thématiques du climat, de l’air et de l’énergie. Pour Pierre Radanne, expert en politiques énergétiques face au changement climatique, « le climat ne se définit pas dans l’espace local : le climat français se fait dans tous les autres pays, d’où la difficulté des négociations internationales ».
9,6 tonnes de CO2 par Bourguignon par an en moyenne
Pourtant, c’est bien cet échelon qui a été retenu par les autorités françaises. A l’échelle de la Bourgogne, les bâtiments représentent 46% de l’énergie consommée, les transports 36%, l’industrie 16% et l’agriculture 3%. Ces énergies sont à 46% issues de produits pétroliers et du gaz naturel, ou de l’électricité à 22%. « Aucun siècle n’a été aussi riche, avance Pierre Radanne. Mais aucun siècle n’a aussi laissé produire autant de négligence. L’humanité est capable du pire égoïsme mais peut aussi être d’une générosité extraordinaire lorsqu’on la contraint. » Un des objectifs du Grenelle est de diviser par un facteur 4 les émissions nationales de gaz à effet de serre du niveau de 1990 d’ici à 2050. A noter que chaque Bourguignon produisait en moyenne 9,6 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) en 2007, un chiffre un peu supérieur à la moyenne nationale de 8,3 tonnes.
Dans la région, l’agriculture représente 31% des émissions de gaz à effet de serre : un chiffre qui réserve quelques surprises car les émissions sont essentiellement liées à la digestion des animaux d’élevage (35%) et à la gestion des effluents d’élevage (17%). Parmi les pistes évoquées, la valorisation du biogaz, qui représente actuellement moins de 1% des énergies renouvelables produites en Bourgogne. En effet, il existe deux types de biogaz : ceux issus des déchets et ceux issus des effluents d’élevage. Tandis que 6,5 millions de tonnes de déjections seraient produites chaque année par les principaux élevages, une installation de 250 kW est en cours de réalisation sur une exploitation agricole à Devay (58) et d’autres sont d’ores et déjà en projet.
L’or vert est dans le pré ?
Ainsi à Créancey, aux portes de Pouilly-en-Auxois, en Côte-d’Or, un projet biogaz est en cours de réalisation. Autour d’Antoine Berthoux, agriculteur et éleveur laitier de la commune, cinq autres exploitants se sont réunis en association – Biogaz Créancey – et ambitionnent de créer une unité de méthanisation. Dans le courant avril 2011, le projet devrait prendre son envol avec la visite des constructeurs et même la venue d’Edgar Morin, que nous avons rencontré récemment (Lire notre article ici). Pour l’agriculteur, « l’objectif est bien sûr d’acquérir une certaine autonomie tout en garantissant une diversification des débouchés pour les cultures. Il s’agit également d’améliorer la gestion de l’azote et de la qualité de sols ou encore de réduire les odeurs ».
Mais pour Pierre Radanne, avant même l’initiative collective, c’est dans la sphère privée qu’il faut faire bouger les choses : « Il faut faire un bon démocratique ! C’est en obtenant l’adhésion des gens que les choses évolueront car la moitié des émissions sont d’ordre privé ». Vingt ans après le Sommet de Rio de 1992, la conférence des Nations unies sur le développement durable (CNUDD) aura lieu du 4 au 6 juin 2012 à Rio de Janeiro, au Brésil, soit un sommet entre les deux élections législatives et présidentielles.
Des potentiels encore inexploités
Pour le spécialiste, cette conférence internationale sera « l’occasion de lancer un grand débat sur les usages de l’énergie » : « La bonne nouvelle aujourd’hui, c’est qu’il reste la moitié des ressources en pétrole sur terre ; la mauvaise, c’est que nous avons tiré celui qui était le plus facile d’accès. Le pétrole est donc rare avant d’être cher ». Aujourd’hui, le taux de récupération du pétrole avoisine les 35% contre 25% dans les années 1970. Ce taux pourrait sans doute augmenter mais d’une façon minime. Alors, dès que le baril dépasse le seuil de cent dollars, l’usage d’énergies alternatives devient intéressant. Dans notre édition du 18 mars 2011, nous faisions d’ailleurs le point sur le potentiel bourguignon en matière d’énergie renouvelable (Lire notre article ici).
Lors de la soudure du premier rail du tramway dijonnais vendredi 11 mars 2011 (Lire notre article ici), François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, expliquait que le « projet d’équipement en panneaux photovoltaïques du futur dépôt du tramway était aujourd’hui remis en cause par la publication d’un nouveau cadre règlementaire organisant la filière photovoltaïque en France ». Les premiers panneaux ont été posés fin mars 2011 et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) considère pour sa part qu’équiper 10% des habitations et couvrir 5% des autres bâtiments en panneau photovoltaïque représenterait une production de plus de 310 GWh.
Dans la région, 7,9% des besoins d’énergie primaire étaient satisfait par des énergies renouvelables en 2007 (87,2% pour le bois, 3,5% par l’hydroélectricité ou 3,1% par la géothermie). L’éolien représente pour sa part 2,4% des énergies renouvelables. Si le premier parc a été inauguré en 2009, selon la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal Bourgogne), en décembre 2010, seuls deux parcs étaient en service en Bourgogne et en Côte-d’Or, à Saint-Seine-l’Abbaye et Beurey-Beaugay (Lire notre article ici). Trois sont d’ores et déjà en cours de construction : deux parcs dans l’Yonne – quatre éoliennes à Clérimois et 27 à Joux-la-Ville – et un en Côte-d’Or -23 éoliennes à Echalot. 5.000 emplois pourraient être créés dans le secteur (Lire notre article ici), qui dispose d’un potentiel à ce jour de 428 MW à égalité entre la Côte-d’Or et l’Yonne. Pierre Radanne de conclure qu’il est nécessaire d’ancrer les acteurs économiques comme les entreprises et les entreprises dans les projets aux moyens de cluster (Lire notre article ici).
- infOs pratiques
Différents séminaires vont être organisés avant d’entrer dans une seconde phase, celle des ateliers les 3,4, 9, 10 et 11 mai et les 6,7, 8, 14, 15 juin 2011. Une grande consultation sera lancée en septembre 2011.
SUBLIME MONICA BELLUCCI
Johnny Hallyday et Christian Audigier : Fâchés ? Pas du tout !
Depuis plusieurs mois, la rumeur selon laquelle le rockeur Johnny Hallyday, 67 ans, et son ami Christian Audigier, 52 ans, étaient en discorde pour des problèmes de licence de la marque Smet, était relayée par de nombreuses publications. Il n’en est rien – ou les tensions se sont semble-t-il dissipées – puisqu’il y a quelques jours, l’Idole des jeunes a été vu, décontracté et souriant, en compagnie du célèbre « self made man » à Los Angeles.
Depuis le retour aux États-Unis de l’interprète du nouveau clip La douceur de Vivre – après un séjour parisien de folie organisée dans le cadre de la sortie de son album Jamais Seul – ils se croisent à la salle de sport et sont très heureux de s’y retrouver.
Vendredi 15 avril, c’est avec plaisir qu’ils sont allés déjeuner dans le célèbre restaurant The Ivy, repaire de toutes les stars hollywoodiennes. Laeticia Hallyday, ravie de passer un moment avec celui qui a lancé la marque Smet – qui est le véritable nom de famille de Johnny et avait pour slogan Born on the street (né dans la rue) – s’est jointe à eux. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des monde entre le chanteur et le créateur français – c’est à l’occasion de l’anniversaire de Christian Audigier que le Taulier et Laeticia avaient passé un long moment avec le regretté Michael Jackson , ami du designer -, qui n’excluent pas l’idée de lancer ensemble une nouvelle collection !
A la fin du mois d’avril, le Taulier et son épouse – probablement accompagnés de leurs filles Jade et Joy – reprendront l’avion en direction de Paris, afin que la star entame les répétitions de sa pièce Le Paradis sur terre, qu’il jouera sur les planches du théâtre Edouard VII de septembre 2011 à janvier 2012. Du côté des ventes de Jamais Seul, si elles ont été excellentes la semaine suivant sa sortie, elles ont – comme cela se passe pour tous les disques – ensuite diminué mais restent bonnes. Il est toujours N°1 des ventes en deuxième semaine.
Serena Williams à la plage : Enorme ! Sa convalescence se chiffre en kilos !
Allongée sur un transat, à l’ombre d’un parasol, vue de loin, ça passe. Mais lorsqu’elle se lève, on voit combien (en kilos) les quelque neuf mois que Serena Williams a passés loin des courts lui pèsent !
De toute évidence, son retour à l’entraînement, pour, enfin, taper quelques balles et espérer retrouver le circuit WTA après en avoir été éloignée suite à une blessure au pied et une embolie pulmonaire, n’a pas encore porté ses fruits du côté de sa condition physique.
Certes, les nuages menaçants de sa période de dépression sont passés, et la tenniswoman de 29 ans, désormais classée au 10e rang mondial, se dirige vers un avenir radieux. Elle reprend en douceur et s’affichait il y a quelques heures sur les courts de Floride dans une combinaison intégrale ultra-moulante rose fluo tout droit venue de l’espace (et très résistante) ! Sans combi, c’est moins sexy ; cette seconde peau maquillait bien la réalité topographique…
Car, sur la plage de Miami, où l’ex-numéro un mondiale passe le plus clair de son temps et se détend, quand elle se déplie de sa chaise longue, la réalité en impose : Serena est colossale ! Déjà naturellement bien charpentée, la voilà encombrée par un postérieur monumental et des cuisses de rugbyman (plus qu’avant, oui), et son bas de maillot de bain, dont la survie ne tient qu’à un fil, hurle à chaque bouchée de crème glacée supplémentaire ! De quoi écraser en une seule fois les trois premières du classement mondial, littéralement.
Y a du boulot…













