Dijon : Thomas Rabeisen, espoir de la natation Française ?

Un an après avoir accueilli la finale du natathlon, la piscine olympique de Dijon fait la part belle aux futurs espoirs de la natation française. La fine fleur de la discipline, de 14 à 20 ans, a en effet rendez-vous dans le grand bassin, du jeudi 14 au dimanche 17 avril 2011, pour la troisième édition des championnats de France jeunes. Plus de 200 clubs ont fait le déplacement pour une compétition qui devrait permettre aux meilleurs de se qualifier pour plusieurs compétitions d’envergure internationales. Parmi eux, le Dijonnais Thomas Rabeissen espère pouvoir se racheter ; après sa contre-performance aux championnats de France N1, il compte bien se dépasser dans son style de prédilection : la brasse…

Destination JO !

L’avantage aux locaux ? C’est sans conteste l’ambition qui se détachait mercredi 13 avril 2011 aux bords du bassin olympique de Dijon. Les lignes sont pleines et les entraineurs des quelques 210 clubs présents ménagent leurs montures. Pas moins de 671 nageurs – 365 filles et 308 garçons – vont s’affronter durant dix-sept courses individuelles, soit 2.050 engagements. Du côté de l’Alliance Dijon natation, les regards se tournent vers Morgane Rothon, médaillée de bronze en 800 mètres nage libre aux championnats de France Jeune en petit bassin à Paris et Thomas Rabeisen, vice-champion olympique au relais 4×100 mètres quatre nage aux Jeux Olympiques de la jeunesse de Singapour (Lire notre article ici) et champion de France en titre au 100 mètres brasse.

Suivant actuellement des études en licence de Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) à l’Université de Bourgogne afin de devenir kinésithérapeute ou préparateur physique, Thomas Rabeisen a débuté la natation dès l’âge de huit ans, déjà à l’Alliance Dijon natation : « Au début, je voulais juste apprendre à nager, explique-t-il mais très rapidement j’y ai pris goût et ai décidé de continuer »… De longueur en longueur, le jeune homme de 18 ans, vise aujourd’hui les Jeux Olympiques de 2016 et de 2020 comme la continuité de l’expérience acquise à Singapour en 2010.

La porte vers de nouvelles compétitions

En mars dernier, à la piscine de Schiltigheim, en Alsace, il a participé aux championnats de France élite aux côtés des plus grands. Si sa destinée n’est pour le moment pas la même que celle de Florent Manodou, frère de, âgé de 20 ans et qui vient de décrocher son billet pour les championnats du monde de Shanghai sur 50 m papillon au côté de Frédérick Bousquet, il a réalisé lors du deuxième jour sa meilleure performance de la saison sur 200 mètres brasse. La suite est plus morose puisqu’il subit quelques difficultés : « Je n’ai pas effectué le temps que je souhaitais », affirme celui qui reste globalement de sa prestation sur les terres de Lionel Horter, directeur des équipes de France.

Il compte donc bien se remettre à flot et pourquoi pas taper dans l’œil d’un éventuel sélectionneur. Mais au-delà même du titre national, la réussite aux différentes épreuves promet des élections en équipes de France pour les Euro juniors à Belgrade (Serbie), le Festival olympique d’été de la jeunesse européenne (FOJE) à Trabzon en Turquie, la coupe de la confédération méditerranéenne de la natation (Comen) à Chypre ou encore les Open du Canada. C’est d’ailleurs vers cette compétition que penche le cœur du nageur Dijonnais.

« Je veux tout déchirer ! »

« Je me sens assez bien, nous confie-t-il avant les première épreuves, il parait qu’il y a même un avantage à nager à domicile ! » Champion de France sur 100 mètres, vice-champion de France sur 50 mètres et troisième sur 200 mètres, Thomas Rabeisen est en somme le challenger parfait qui se dit même hâtif d’attaquer la compétition. Jeudi, sur 50 mètres papillon, il est arrivé sixième de la finale C et le programme pour les jours suivant est très relevé (Voir le programme entier ici). Sans appréhension particulière il se présentera sur les nouveaux plots, installés pour l’occasion afin d’optimiser les départs et retrouvera plusieurs nageurs qu’il a côtoyé en équipe de France.

« L’avantage avec la natation, c’est qu’il n’y a aucune adversité. On va se battre dans l’eau mais on est content pour l’autre s’il a effectué un bon temps. C’est une relation très forte. A Singapour, nous avons ramené huit médailles avec sept nageurs. Nous avons eu la chance de nager une semaine et donc de visiter le reste du temps. Un très très bon souvenir ». Au total, ils sont seize de l’ADN à participer au rassemblement, dans le cas de Thomas Rabeisen sous le contrôle de Sylvain Fréville et Patrice Millot.

Pour arriver à ses fins, il suit chaque semaine trente heures d’entrainement : « Je diversifie les activités, j’aime bien la course à pied et le vélo car nager en continue m’ennuie. Je pense qu’il faut améliorer ses autres aptitudes, musculaire par exemple, pour réussir ». Dans quelques jours, il suivra un stage aux côtés d’un certain Hugues Dubosq, le spécialiste français de la brasse. La première étape pour retrouver l’équipe de France ? Une chose est sûr, il l’affirme, « je veux tout déchirer » !

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