Archive | 1 avril 2011

Dijon-Nevers en 31 minutes : Qui dit mieux ?…

Le vol inaugural de la nouvelle ligne Dijon-Nevers était célébré jeudi 31 mars 2011, à l’aéroport de Dijon-Longvic. « Nouvelle », pas tout à fait… Lancée fin 2005, la compagnie aérienne dijonnaise Air Mana avait finalement renoncé à la ligne hebdomadaire en 2007, ne laissant pas d’autre choix que des heures de route ou de train à tous ceux qui ont besoin de rallier les deux villes. Ces derniers peuvent donc se réjouir : dès aujourd’hui, la liaison reprend du service tous les jeudis !

 

Pas de quantitatif mais du qualitatif

Il n’aura pas été aisé de remettre en route la ligne Dijon-Nevers… « La Chambre de commerce (CCI) de la Nièvre a eu beaucoup de difficulté à trouver un opérateur aérien pour établir cette liaison, expose Daniel Lefèbvre, directeur de l’aéroport de Dijon-Longvic. Les compagnies pouvant présenter un certificat de transport aérien (CTA) leur permettant d’établir une ligne régulière entre deux points en France sont rares : il n’existe pas de compagnie aérienne avec des neuf sièges capables de mettre en place une ligne régulière, surtout deux fois par semaine… Dans le cas présent, nous avons la compagnie locale Air Mana, qui est « charterisée » : ce n’est donc pas une ligne régulière dans le sens où l’on ne peut pas la trouver dans les systèmes de distribution d’agences de voyages. Nous avons d’ailleurs dû mettre en place un site internet spécifique pour la vente de billets concernant cette ligne » (Consulter ici le site). 

Arrêtée début 2007, la ligne avait comptabilisé deux cents mouvements en 2006. « La compagnie Air Mana n’a plus voulu opérer cette ligne parce qu’elle était prise par ailleurs sur d’autres contrats. Du coup la CCI de Nevers a tout stoppé. Cela s’est fait de manière un peu chaotique : les annulations ont eu lieu du jour au lendemain… », raconte Daniel Lefèbvre, qui poursuit : « Ce qu’il faut bien comprendre avec cette ligne, c’est qu’il ne faut pas voir le côté quantitatif (ndlr : l’avion ne comporte en effet que huit sièges) mais qu’il s’agit vraiment de qualitatif. En 2006, nous avions par exemple un chirurgien pédiatrique du CHU de Dijon qui allait consulter à Nevers. Cela évitait à sept ou huit familles de prendre la journée pour venir consulter ici ce spécialiste. Le médecin ne l’aurait pas fait s’il avait dû prendre sa voiture… De même, des spécialistes en cancérologie nivernais ont besoin de venir au centre Leclerc pour discuter avec leurs homologues ». 

Un tarif unique de 120 euros A/R

La liaison s’effectue à partir d’un Merlin III, au tarif fixe de 120 euros l’aller et retour. « Il ne s’agit pas d’e-management qui consiste à changer les tarifs en fonction du remplissage, comme la SNCF le pratique », précise le directeur de l’aéroport, qui explique que « la volonté politique et économique existe plutôt du côté de Nevers que du notre ». D’ailleurs, la ligne serait plus empruntée par les Nivernais que par les Côte-d’Oriens… Néanmoins, des deux côtés du Morvan, chacun mettra la main à la poche pour financer la ligne : « Si l’avion est plein, le prix du billet paye l’ensemble des frais, précise le directeur de l’aéroport. Mais il arrive que cela ne soit pas le cas et du coup, l’équilibre budgétaire n’est pas bon ». 

Ce sont donc les collectivités – CCI de Nevers, CCI de Côte-d’Or, le conseil régional de Bourgogne – qui financeront en partie la liaison : la Chambre de commerce de la Côte-d’Or et la Chambre de commerce de la Nièvre financeront la ligne à hauteur de 10.000 euros et 15.000 euros chacun par an. « Nous espérons que le conseil régional de Bourgogne mette autant », confie Georges Grenier, élu de la CCI Côte-d’Or délégué aux transports. 

Où partir de Dijon en avion ? 

En lignes régulières, il existe désormais trois liaisons : Dijon-Nevers, depuis aujourd’hui, et des vols bi-quotidiens sur Bordeaux et Toulouse (sauf le samedi). La ligne Dijon-Nantes s’apprête à démarrer le 16 mai 2011. « Par ailleurs, le dossier est tellement que nous pouvons commencer à en parler : à partir du mois de juin 2011, apparaîtra une ligne South Hampton, situé dans le sud de l’Angleterre. Deux opérateurs sont d’accord pour y aller… De plus, je crois que la motivation de François Patriat (ndlr : président du conseil régional de Bourgogne) sur la question est vraiment entière. Nous voyons bien que l’Angleterre est un marché à développer pour le tourisme de la Bourgogne : nous pourrions en effet voir arriver une nouvelle clientèle par voie aérienne, qui n’existe pas aujourd’hui par voie ferroviaire à cause des ruptures de charge. D’autre part, deux notions intéressantes viennent d’apparaître : le lien qui existe désormais entre l’École de commerce (ESC) de Dijon et l’université Oxford Brooke, qui devrait générer un certain nombre d’échanges entre les deux institutions (Lire ici le communiqué sur le sujet). Enfin, le traité de défense signé en novembre 2010 entre la France et l’Angleterre – leur permettant de partager des équipements de simulation nucléaire sur le site du CEA de Valduc en Côte-d’Or – est perçu également comme une aubaine puisque le centre de recherche franco-britannique sera implanté à Aldermaston, dans le sud-est de l’Angleterre (Lire ici notre article sur le sujet). 

En ligne saisonnière, il existe depuis cinq ans, tous les samedis, un vol à destination de la Corse (Dijon/Figari – l’avion comporte cent sièges). « Désormais, tous les samedis également, il y aura un cent sièges qui partira en direction de Mayorque. Dijon/Palma, c’est la nouveauté de l’été 2011… Il se trouve qu’il devait y avoir une ligne sur Tunis, saisonnière, mais elle a dû être annulé parce que le marché tunisien a beaucoup de mal à repartir. Même de Lyon ou de Paris, les sièges des avions restent vides »… 

De nouvelles lignes annoncent de nouveaux clients, ce qui est certes de bonne augure pour l’aéroport mais pose néanmoins le problème du parking : déjà plein à craquer certains jours, il sera bientôt vraiment trop étroit. « Il y a un terrain en face  sur le Plan d’occupation des sols (POS), nous avons fait en sorte qu’il soit désigné comme une zone d’extension possible pour l’aéroport ». 

infOs pratiques 

Aller-retour Nevers /Dijon dans la journée : départ de Dijon à 07h45, arrivée à Nevers à 08h15 ; départ de Nevers à 18h40, arrivée à Dijon à 19h10. Aller-retour Nevers /Dijon dans la journée : départ de Nevers à 08h20, arrivée à Dijon à 08h50 ; départ de Dijon à 18h, arrivée à Nevers à 18h30. Les vols ont lieu tous les jeudis (sauf coupure estivale de mi-juillet à fin août, fêtes de fin d’année et jours fériés).

Conseil général de Côte-d’Or : François Sauvadet repart pour un tour

Avant de quitter ce siège que j’occupe provisoirement, je fais appel à candidature ». C’est par ces mots qu’Henri Julien, doyen de l’assemblée départementale, a lancé le scrutin pour élire le nouveau président du conseil général de Côte-d’Or. Suite logique des élections cantonales, qui avaient vu le camp de François Sauvadet sortir vainqueur, ce dernier a été réélu, jeudi 31 mars 2011, au poste de président du département, face à Roger Ganée, candidat de la coalition PS-PRG-DVG, qui était sorti vainqueur d’un duel l’opposant au Front national. Retour sur une session pour le moins houleuse…

François Sauvadet, assuré de « Ganée »

Jean-Claude Robert, chef de file des forces de progrès qui regroupe les élus de gauche, l’a martelé : « Nous sommes fiers d’avoir évité à la Côte-d’Or la honte du premier conseiller général d’extrême droite ». Deux des vingt-et-un candidats FN s’étaient en effet maintenus pour le second tour, dimanche 27 mars 2011 : l’un sur Beaune Nord, l’autre sur Saint-Jean-de-Losne (Lire notre article ici). « Personne n’a appelé clairement à voter Roger Ganée, contrairement à ce que nous avons fait pour le candidat de Beaune Nord », a-t-il rappelé avant de présenter la candidature de ce dernier, « au nom des valeurs républicaines ».

Si la dernière intronisation, en 2008, était restée dans les annales pour son aspect sensationnel – le candidat Modem, Marc Frot, ralliant à la dernière minute le groupe UMP-Nouveau centre – celle-ci n’a pas réservé de surprise. Soulignant le « succès d’un travail d’équipe », François-Xavier Dugourd, a plébiscité la candidature de François Sauvadet pour Initiatives Côte-d’Or. Assez logiquement, le patron du groupe Nouveau centre à l’Assemblée nationale a été réélu au poste de président après avoir conforté, au niveau départemental, sa majorité. Vint-trois des quarante-trois élus du conseil lui ont ainsi apporté leurs suffrages, contre vingt pour le candidat socialiste Roger Ganée. Henri Julien, fort de ses 77 ans, de lui céder son fauteuil, « avec un certain plaisir », pour laisser place au discours de politique générale, déterminant quatre priorités pour les trois prochaines années.

Une opposition ville/campagne ?

« Rien n’est pire que l’immobilisme quand tout bouge dans nos vies », a introduit le président de l’assemblée départementale. « Cette nouvelle étape, je l’aborde avec beaucoup d’esprit de responsabilité et avec la volonté d’assumer les engagements pris ». Pour cette nouvelle mandature, les présidents des cinq commissions n’auront pas de charges exécutives, « il n’y aura pas de cumul des fonctions », a commenté François Sauvadet, qui ajoute qu’en outre, la commission permanente sera composée de l’ensemble des élus, « une main tendue » à l’opposition… qui ne l’a pas entendu de cette oreille et s’est abstenue sur ce point. Mais revenant à sa feuille de route, François Sauvadet a dégagé quatre points : l’équilibre territorial, le développement économique et l’emploi, le soutien aux personnes les plus fragiles et la préservation de l’environnement et du cadre de vie.

« Nul ne souhaite l’affaiblissement de Dijon mais il faut reconnaitre la diversité des territoires de la Côte-d’Or comme une chance », a considéré le président du département. Un point de friction entre les deux groupes… « Nous prenons acte d’avoir perdu la bataille choisie par François Sauvadet : l’opposition ville/campagne », a commenté pour sa part Patrick Molinoz, élu PRG sur le canton de Venarey-Lès-Laumes. « Je m’inscris dans une opposition constructive, je ne laisserai plus dire ou faire ce qui affaiblit la ruralité », a poursuivi le président.

Une session sous pression

Si les deux partis ont semblé s’entendre au départ, une suspension de séance a finalement remis en cause cette douce « harmonie »… Prévue par le protocole, celle-ci doit permettre à chaque élu de regagner sa place et de retrouver son groupe politique. Au retour, Jean-Claude Robert prend la parole pour présenter ses félicitations à son adversaire politique et regretter l’absence de « ceux qui ont dû subir la dure loi du suffrage universel ». Selon lui, l’élection a été marquée par une trop forte abstention : « Nous déplorons un vote important en direction des extrêmes », pointant du doigt l’attitude de certains, même « au plus haut niveau de l’État », de ne pas faire barrage au Front national. « Juste après l’élection, poursuit-il, l’État annonce la suppression de 79 postes dans les écoles de Côte-d’Or. Ce n’est pas le meilleur moyen de défendre la ruralité ». Après quoi il a ajouté qu’avant d’être minoritaire au conseil général, le groupe des Forces de progrès a recueilli 57.700 voix au total (soit 54,24%), représentant 297.138 Côte-d’Oriens (soit 55,50% de la population).

« Monsieur 483 voix », entend-on alors dans l’assemblée lorsque Alain Houpert prend la parole : « Je suis heureux d’être à tes côtés », assure-t-il avant de revenir sur le contexte du suffrage : « Cette élection est celle de la vérité » et de souligner « le sang-froid perdu » par Jean-Claude Robert, allusion à un fait divers survenu la veille du second tour (Lire notre article ici). S’en est alors trop pour le conseiller général de Gevrey-Chambertin, qui quitte la salle avec l’ensemble du groupe. Retranché dans une salle, il sera rejoint quelques minutes plus tard par François Sauvadet, qui prendra « Jean-Claude » sous le bras pour discuter dans le couloir, puis à l’abri des oreilles des journalistes : »Nous ne rentrerons pas, nous ne transigerons pas ».

En coulisse, les âmes s’échauffent. Les élus des Forces de progrès reviennent même dans la salle des séances pour plier bagage, exigeant des excuses du sénateur DVD. Au bout d’une quarantaine de minutes, Alain Houpert reprendra la parole affirmant n’avoir voulu « blesser » personne à travers ses propos. Les émotions ont ensuite laissé place à l’ordre du jour, avec notamment l’élection des cinq commissions (Voir le détail ci-dessous). François-Xavier Dugourd de se réjouir : « La parité n’est pas parfaite mais je salue le fait que trois présidents de commissions sur cinq soient des femmes, c’est un signe fort pour notre département ». À noter : le conseil général compte quatre femmes et la moyenne d’âge des candidats fraîchement élus est d’environ 58 ans.

Commission permanente :

  • Président : François Sauvadet
  • Questeur : Henri Julien
  • Vice-présidents : Alain Houpert, François-Xavier Dugourd, Hubert Brigand, Jean-Pierre Rebourgeon, Anne-Catherine Loisier, Emmanuel Bichot (rapporteur du budget), Ludovic Rochette, marc Patriat, Claude Vinot, Gilbert Menut, Denis Thomas, Nicolas urbano
  • Secrétaire : Charles Barrière, Dominique Girard, Georges Morin, Laurent Thomas

Commissions intérieures :

  • Affaire financières, générales et ressources humaines : Martine Eap-Dupin (Présidente), marc Patriat (Vice-président), Emmanuel Bichot (Rapporteur du budget), Charles Barrières, Michel bachelard, Patrick Molinoz, Pierre-Alexandre Privolt, Jean-Claude Robert
  • Aménagement du territoire, économie, agriculture et développement durable : Marc Frot (Président), Denis Thomas (VP), Alain Houpert, Dominique Girard (secrétaire), Yves Courtot, Pierre Poillot, Paul Robinat, Roger Ganée
  • Infrastructures, transports, bâtiments et habitat : Joël Abbey (Président), Gilbert Menut (VP), Anne-Catherine Loisier (rapporteur), Hubert Brigand, Ludovic Rochette, Pierre Gobbo, Robert Grimpret, Gabriel Moulin, Gérard Leguay
  • Actions sociales et intergénérationnelles : Emmanuelle Coint (Présidente), Laurent thomas (VP), Georges Morin (secrétaire), Claude Vinot, Noël bernard, Jean Esmonin, Alain Millot, Colette Popard
  • Jeunesse, animation touristique, sportive et culturelle : Catherine Louis (Présidente), jean-Pierre Rebourgeon (VP), François-Xavier Dugourd, Nicolas Urbano, Jean-Paul Noret, Jean-Yves Pian, Roland Ponsâa, laurent Grandguilaume.

Commission des appels d’offres : Charles Barrière, Gilbert Menut, Catherine Louis (Denis thomas, Ludovic Rochette, Nicolas Urbano), Gabriel Moulin, Robert Grimpret (Yves Courtot, Pierre Poillot)

Conseil d’administration du SDIS : Jean-Pierre Rebourgeon (Hbert Brigand), Georges Morin (Laurent Thomas), Charles Barrière (Gilbert Menut), Claude Vinot (Alain Houpert), Emmanuel Bichot (D enis Thomas), Emmanuel Coint (Joël Abbey), Nicolas Urbano (Catherine Louis), Marc Frot (Henri Julien), François Sauvadet (Martine Ead-Dupin), Anne-Catherine Loisier (Marc Patriat), Pierre Gobbo, (yves Courtot) Noël Bernard (Patrick Molinoz), Jean-Claude Robert (Pierre-Alexandre Privolt).

Carré ViiiP : L’émission s’arrête immédiatement !

Jeudi 31 mars, 20h06, TF1 annonce par voie de communiqué l’arrêt prématuré de l’émission Carré ViiiP.

Voici le communiqué :

« Compte tenu de contre-performances d’audiences significatives et conformément à l’article 3.3 du protocole d’accord signé entre les diffuseurs, éditeurs et le SPM le 3 novembre 2003, TF1 modifie ses programmes à compter du vendredi 1er avril 2011 sera remplacé de la manière suivante »

Du lundi au vendredi à 18h15, « Carré ViiiP » sera remplacé par un épisode de la série Les Experts : Miami

Le dimanche à 17h55,  » Carré ViiiP  » sera remplacé par un épisode de la série Londres : Police Judiciaire

Le vendredi à 22h55,  » Carré ViiiP  » sera remplacé par les magazines suivants :

Vendredi 1er avril : Confessions intimes

Vendredi 8 avril : Confessions intimes

Vendredi 15 avril : C’est quoi l’amour ?

Vendredi 22 avril : Confessions intimes

Du lundi au vendredi à 11h05, la rediffusion de  » Carré ViiiP  » sera remplacée par un épisode de la série New York Police Judiciaire

Le samedi à 11h05, la rediffusion sera remplacée par le magazine Tous Ensemble »

La mauvaise pub autour de l’émission (le CSA convoque Endemol et TF1), le départ annoncé de Michèle Cotta (membre « bénévole » du comité de déontologie d’Endemol), et les audiences très relatives du programme (allant jusqu’à 1,9 millions pour le lundi 28 mars) ont semble-t-il eu raison de l’émission.

Contactée par nos soins, la chaîne a confirmé cette information et écarté l’hypothèse d’une blague à la veille du 1er avril…

C’est un vrai accident industriel pour la chaîne et pour Endemol qui va laisser des traces…