SAIS-TU POURQUOI LES SEMELLES DES CHAUSSURES LOUBOUTIN SONT ROUGES ?

C’est une maison française iconique, même pour les personnes qui ne sont pas fines connaisseuses dans le domaine de la mode. Lorsque l’on dit Louboutin, on pense talons aiguilles et semelles rouges. Mais comment l’idée a-t-elle fait son chemin ? On vous explique tout.

Il faut remonter un peu le temps pour comprendre la passion de Christian Louboutin, créateur français des célèbres chaussures éponymes, pour les talons hauts. Pendant son adolescence dans les années 1970, celui qui deviendra des années plus tard un tard designer connu et reconnu, se faufile dans des théâtres pendant l’entracte afin de voir des pièces gratuitement.

Fan de cet univers théâtral, et particulièrement des souliers que chaussent les comédiens, il s’amuse à dessiner des escarpins. Un jour, en visite au Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie (Porte Dorée, Paris), il voit un panneau interdisant les talons hauts — cela raye le parquet des expositions. Obnubilé par ce motif, il dessine et redessine cette chaussure, aperçue sur la pancarte.

Du talon haut à la semelle rouge

Puis le jeune Christian Louboutin grandit et s’exile dans la capitale de la chaussure : Romans-sur-Isère. Il y fait des stages dans différentes maisons de luxe. Notamment, chez l’inventeur du talon aiguille Charles Jourdan, puis chez Roger Vivier. À 27 ans, le créateur lance sa marque avec deux associés, ses amis d’enfance Henri Seydoux et Bruno Chambelland. Le 21 novembre 1991, il ouvre sa première boutique, dans le premier arrondissement parisien.

Mais il faudra encore un an avant de voir apparaître sa « griffe », la fameuse semelle rouge. En 1992, le chausseur fait un tour en Italie. Fortement animé par le pop art, il dessine un modèle inspiré par Andy Warhol. Surnommé « Pensée », le prototype se décline en plusieurs couleurs, avec une petite fleur à la lanière. Lorsque les premières maquettes sortent, Christian Louboutin les adore. Il est toutefois gêné par le noir de la semelle, jugé trop sombre et trop présent.

Une signature originale et exclusive

Heureux hasard, dans son atelier, l’une de ses assistantes se fait les ongles avec un rouge Chanel. Idée loufoque, Christian Louboutin emprunte le vernis pour repeindre la semelle. Et c’est ainsi qu’il appose pour la toute première fois cette signature, qui propulsera par la suite son travail et attirera les plus grandes stars dans ses boutiques. Depuis ce temps, le rouge est toujours le même : le 18.1663TP sur le nuancier Pantone, pour être précis.

Cette idée de la semelle rouge n’est pas sans déplaire à d’autres marques, mais tout comme l’exclusivité de la couleur, l’exclusivité de la démarche des dessous rouges a été plaidée dans les tribunaux. Finalement, en juin 2018, la Cour de Justice de l’Union européenne reconnait le caractère exclusif des semelles écarlates au chausseur Christian Louboutin, car « une couleur peut être déposée comme une marque ».

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