Archive | 25 Mai 2011

Angelina Jolie sublime en rouge aux côtés d’un Brad Pitt rajeuni !

Le dimanche 22 mai, The Tree of Life de Terrence Malick – le plus grand film de l’histoire pour l’auteur de ces lignes -, a remporté la Palme d’Or du 64e Festival de Cannes.

Si le film du réalisateur américain (voir son portrait) est sorti dans les salles françaises le 17 mai, soit le lendemain de sa présentation cannoise, The Tree of Life débarquera dans les salles américaines le vendredi 27 mai.

Le chef-d’oeuvre philosophique et ésotérique du cinéaste à qui l’on doit notamment Days of Heaven et The Thin Red Line compte un superbe casting avec dans les rôles principaux Brad Pitt (également coproducteur du film), Sean Penn (pour sa deuxième collaboration avec Malick) et la lumineuse Jessica Chastain.

A l’occasion de sa sortie en fin de semaine sur le sol américain, The Tree of Life a connu une avant-première en grande pompe hier, mardi 24 mai, au Bing Theatre de Los Angeles, où nous avons pu croiser une multitude de stars, dont un Brad Pitt fraîchement rasé et qui semble rajeunir de jour en jour, à l’instar de son personnage de L’étrange histoire de Benjamin Button. La star du long métrage était au bras de sa compagne, la ravissante Angelina Jolie, radieuse comme à son habitude et arborant une robe rouge et asymétrique du meilleur effet.

Autour du couple le plus glamour du moment, une ribambelle de stars ont déambulé sur le tapis rouge de l’événement hollywoodien, comme les jeunes et incroyables comédiens du film Hunter McCracken et Laramie Eppler, le frère d’Angie – James Haven -, accompagné d’une amie, ainsi que le charismatique Garrett Hedlund, vu récemment dans Tron Legacy.

L’histoire de The Tree of Life : Jack grandit entre un père autoritaire et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l’oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, alors qu’il affronte l’individualisme forcené d’un père obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu’au jour où un tragique événement vient troubler cet équilibre précaire…

Un film que vous pouvez (et nous vous le conseillons fortement !) voir dans toutes les salles françaises

Dijon : La rencontre DFCO-Angers sur écran géant vendredi 27 mai

Les supporters attendaient la nouvelle ! Alors que le Dijon football Côte-d’Or (DFCO) joue vendredi 27 mai 2011 son dernier match de la saison à Angers (Maine-et-Loire) – rencontre qui devrait officialiser sa montée en Ligue 1 -, la Ville de Dijon a décidé de mettre en place un écran géant au palais des sports afin que tous puissent suivre le match en direct. Attention ! Si l’accès reste entièrement gratuit, le nombre de places sera limité à 4.000. Des groupes Facebook ont d’ores et déjà été créés pour inviter un maximum de supporters à fêter la victoire sur la place de la Libération, une fois le coup de sifflet final donné.

Le lendemain, samedi 28 mai 2011, à partir de 15h et en présence de Florent Malouda, une grande parade devrait être organisée entre l’hôtel de ville et les allées du parc à Dijon. Une grande scène et un écran géant seront installés à cet effet : le public pourra assister à la présentation de l’équipe, à des animations et à un concert.

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« A l’occasion de la dernière rencontre Angers / DFCO qui se tiendra à Angers le vendredi 27 mai 2011 à 20 h 30, la ville de Dijon, pour témoigner son soutien au club, met en place le dispositif suivant :

  • Conformément à l’engagement de François REBSAMEN, sénateur-maire de Dijon, pour répondre à la demande des clubs de supporters, la ville de Dijon en partenariat avec le DFCO affrétera un TGV spécial pour se rendre à Angers pour le match du vendredi soir et pour soutenir ainsi en nombre les joueurs. L’ensemble des places seront mises à la disposition des clubs de supporters à destination de leurs membres
  •  En direction du grand public, la ville de Dijon organise une retransmission du match dans la grande salle du palais des sports «Jean-Michel Geoffroy» – 17 rue Léon Mauris. Ce rassemblement festif est totalement gratuit et l’accès est limité à la capacité d’accueil de la salle, à savoir environ 4 000 personnes.
  •  Pour célébrer la formidable saison du DFCO, la ville de Dijon invite tous les Dijonnais et les supporters à se rendre le samedi 28 mai prochain cours Général de Gaulle à 15 h. Cette manifestation sera l’occasion d’honorer les joueurs, le club, quel que soit le résultat du championnat de ligue 2. Une grande scène, un écran géant seront installés à cet effet, le public pourra assister à la présentation de l’équipe, à des animations et à un concert ».

Dijon : Le local de l’UNI saccagé sur le campus universitaire

Fenêtre brisée, ordinateur dérobé, documents brulés, murs tagués… Les locaux de l’Uni Dijon, situés sur le campus Montmuzard, ont été la cible d’un saccage en règle dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 mai 2011. Un acte « prémédité » selon Amélie Pommier, responsable de l’Uni, et « inadmissible » pour l’université de Bourgogne, qui a déposé plainte et recherche de nouveaux locaux pour l’association…

Situé dans le bâtiment Mirande, « le local de l’UNI avait déjà été la cible de plusieurs groupes anarchistes » selon Amélie Pommier, responsable de l’UNI Dijon. Or cette fois, une nouvelle étape a été franchie : « Le responsable sécurité de l’université de Bourgogne a découvert le saccage lundi matin [ndlr : lundi 23 mai 2011], vers 09h », nous explique-t-elle, encore sous le choc. « La police judiciaire a fait son travail et je me suis à nouveau rendue sur place en fin d’après-midi pour faire un état des lieux ». En pleine période d’examens, une des fenêtres du local a été brisée. Les malfaiteurs ont ensuite dérobé un ordinateur ainsi que tous les documents papiers présents dans le local pour les brûler à l’extérieur.

« Le préjudice est fort dans le sens où l’ordinateur notamment contenait l’ensemble des coordonnées des adhérents et sympathisants du mouvement », poursuit-elle. A l’extérieur, les murs tagués « évoquent des propos haineux envers les sympathisants de l’UNI ». Et de préciser qu’une plainte a été déposée. Concernant les potentiels coupables, une piste traverse son esprit, celle « des anarchistes qui avaient déjà collé des autocollants sur la façade ».

Pourtant, du côté de l’université, on préfère garder le silence et éviter toute présomption de culpabilité. Si l’UNI regrette que Sophie Béjean, présidente de l’université, « ne lui ait pas fait part de son soutien », le directeur général des services, Jean Navez, a été l’un des premiers officiels à se rendre sur place : « Nous avons porté plainte au nom de l’université », précise-t-il, avant de qualifier les faits de « déplorables et inadmissibles ». Il précise également que la présidente de l’université devrait envoyer un courrier de soutien au syndicat : « Sa présence sur le campus n’est absolument pas remise en cause ! ».

Finalement, les services de l’université recherchent actuellement un nouveau local afin de satisfaire chacune des deux parties : « Il est vrai que le local actuel est un peu isolé », concède Jean Navez. « Mais assez paradoxalement, nous avons un problème de places »… A suivre donc.

Côte-d’Or : A quand le règne des femmes ?

A l’occasion de leurs assemblées générales lundi 23 mai 2011 à Dijon, le Medef et l’UIMM de Côte-d’Or ont décidé de mettre en lumière les femmes d’influence et de pouvoir. Près de 250 participants ont ainsi assisté à cette soirée animée par la journaliste indépendante Emmanuelle Dancourt* tandis qu’avec humour, intelligence et humanité, seize femmes démontaient un par un tous les clichés et préjugés entourant le monde de l’entreprise et de la politique…

Au fait, s’estiment-elles comme des femmes d’influence et de pouvoir ?…

Certaines oui, d’autres pas du tout ! Mais toutes soulignent l’importance de l’influence.  »Oui, je me vois aujourd’hui comme une femme d’influence et de pouvoir », reconnaît Aline Morancho, directrice régionale de la Caisse des dépôts et consignations. Véronique Morlighem, directrice régionale de France télécom Bourgogne n’aime pas le mot pouvoir.  »Par contre, ma fonction, mon passé, mes connaissances du groupe et des sujets me permettent d’orienter des décisions. Dans ce sens-la, oui, j’ai de l’influence », estime-t-elle.

Anne-Catherine Loisier, vice-presidente du conseil général de Côte-d’Or et maire de Saulieu, ne se reconnait pas dans la notion d’influence :  »En tant que politique, je suis plus dans l’action, dans l’exercice véritable du pouvoir. Nous sommes élus par rapport à un programme, par rapport à des projets de société. Et quand nous sommes élus, nous devons être à l’écoute de nos concitoyens, essayer de comprendre, d’analyser leurs besoins et d’y répondre le mieux possible ».

Sophie Jugie, directrice du musée des Beaux-arts de Dijon, est elle au service des élus :  »Je ne décide de rien ».

La séduction : outil principal de la réussite ?

Véronique Morlighem répond :  »J’irai  toujours droit, fidèle à moi-même. S’il y en a qui couchent pour y arriver, tant mieux pour elles ! ». Anne-Catherine Loisier souligne  »qu’il y a certainement des paramètres de séduction, mais il faut très vite assurer ! ». Véronique Morlighem ajoute que  »pour réussir dans le monde professionnel, il faut surtout avoir une bonne dose d’humour »…

 »Les femmes sont un sujet dont on parle beaucoup. Depuis la fin 2010, la parité fleurit dans les journaux ; on a l’impression que c’est un phénomène de mode. Mais je pense qu’il y a quand même une tendance de fond ; j’espère que le phénomène va être durable. Les talents féminins dans la vie économique sont insuffisamment reconnus », estime Odile Barbe, présidente déléguée à l’enseignement supérieur et présidente de l’association des Femmes diplômées d’expertise comptable administrateurs.

Catherine Troubat, gérante des Anis de l’Abbaye de Flavigny explique :  »Sur vingt-sept personnes nous avons sept hommes. J’ai une directrice commerciale et une directrice de production et il s’agit d’un métier très masculin. En ce moment, nous sommes en train de former nos opératrices – les dames qui se chargent du conditionnement à réparer la mécanique des machines de conditionnement ». Véronique Morlighem abonde dans le même sens :  »Nous sommes fortement engagés à signer des chartes de parité et de mixité pour aider les jeunes femmes à accéder aux métiers techniques ».

Plus d’intuition que de réflexion ?…

Danielle Lebrun, directrice d’établissement de Dijon Sagem défense sécurité (groupe Safran ) est claire sur ce sujet :  »On réussit avec ses compétences et ses convictions ! » Isabelle Notter, directrice régionale de la Direccte explique  »qu’une décision doit être basée sur une analyse ! Il faut un minimum de rationalité. Je m’appuie plutôt sur ça que sur l’intuition. Je n’ai jamais utilisé le charme ».

D’autres femmes assument pleinement l’usage de leur intuition.  »On réussit grâce à l’intuition je dirais. Quand on croit en quelque chose et qu’on utilise le charme ou autre chose, le plus important est que ça aboutisse, non ? », estime Safia Otokoré, 2eme vice présidente en charge du développement à l’international et des sports au conseil régional de Bourgogne. Corinne Perret, directrice d’Oséo Bourgogne, rappelle que  »les hommes jouent aussi de leur séduction. Ce n’est pas uniquement propre aux femmes, les hommes vont aussi jouer avec leurs charmes ».

 »Dans le milieu banquier, il y a très peu de femmes, surtout dans les niveaux élevés. Je pense que c’est important d’avoir de l’intuition pour pouvoir anticiper et pour essayer de comprendre comment l’homme va réagir. Les émotions, c’est important de les avoir mais pas trop parce que nous les femmes, on est vite submergées par nos émotions. Et je dirais charisme plutôt que charme », estime Nazha Sbai, directrice exécutive de la Caisse d’Épargne Bourgogne Franche-Comté

Des femmes d’exception ?

 »Non, nous ne devons pas être des exceptions, nous devons montrer le chemin ! J’espère que nous toutes sommes des exemples pour les générations à venir et nous ne devons pas être des exceptions », explique Corinne Perret.  »J’éprouve beaucoup de fierté pour ce que je fais, pour la mission que j’exerce. Je souhaite qu’on soit plus nombreuses. Je trouve parfois une certaine solitude à me retrouver la seule femme dans de nombreuses réunions », admet Anne Boquet, préfète de Bourgogne et de Côte-d’Or.

Véronique Morlighem répond positivement à la mesure des quotas. Odile Barbe explique que  »la France est aujourd’hui à la 8eme place du classement des femmes au conseils d’administration. Le premier pays est la Norvège qui a instauré les quotas il y a huit ans. Et aujourd’hui, nous remarquons l’impact positif des quotas ». Isabelle Vray Echinard est elle contre la mesure de quotas:  »Quand on prend la direction d’une entreprise, ce n’est pas le genre qui va compter, ce sont plutôt les compétences et la posture qu’on va avoir par rapport à l’ensemble de l’organisation. »

Saad Hammad Smiej, consule générale du Royaume du Maroc, pense que  »le quota est une mesure discriminatoire mais positive, qui aide à changer la mentalité. Mais c’est par les compétences qu’on doit avancer, faire nos preuves et ouvrir le chemin aux autres femmes ». Corinne Perret estime  »qu’aujourd’hui, il faut encore donner un coup de pousse pour faciliter l’accès des jeunes femmes dans les carrières professionnelles pour aboutir à des postes de cadres dans tous les secteurs. Et ce n’est pas totalement gagné ! ».

La femme, un homme comme les autres ?

« Non ! », affirme Danielle Lebrun.  »On doit prouver deux fois plus, surtout quand on commence en politique, estime Safia Otokoré. Saad Hammad Smiej confirme ce jugement en l’accentuant même :  »Je dirai trois à quatre fois plus qu’un homme ! La société est plus exigeante envers une femme qui occupe un poste plutôt qu’un homme au pouvoir ».

Corinne Perret occupe son premier poste de management parce qu’il fallait prouver que ses supérieurs avaient bien fait de la choisir elle :  »J’ai peut-être un management très doux, très consensuel, mais parfois il faut savoir trancher. Savoir dire non. Ne pas se laisser marcher sur les pieds, à la fois en interne et en externe ».

Isabelle Notter admet que pour elle, le plus difficile était de recueillir les compétences nécessaires pour occuper sa place d’aujourd’hui.  »Je pense qu’ils m’ont nommée à cause de mes qualités managériales – plutôt que techniques -, pour ma capacité à faire travailler les gens ensemble ».  »Au début de ma carrière, c’était le plus dur, explique Nazha Sbai. Il a fallu que je m’affirme, que je fasse mes preuves et en même temps, ça a coïncidé avec l’arrivé de mes enfants. Il était difficile de gérer cette volonté d’évoluer professionnellement et être une mère ».

Finalement, elles ont réalisé leur rêve d’enfant

Nazha Sbai admet que déjà à l’age de treize ans, elle voulait travailler dans une banque :  »Peut-être parce qu’ils étaient bien habillés ou parce que c’était prestigieux ! Et voilà : je pense avoir réalisé mon vœux et je suis très fière du niveau où je suis parvenue aujourd’hui ».  »Je viens du Nord du Maroc et toutes les femmes qui m’entouraient étaient des femmes braves. J’ai été inspirée par un modèle de femme très dynamique, très active. Quand j’étais petite, je voulais toujours aider les autres. Aujourd’hui, j’estime que j’ai réussi dans mon projet de vie. Je suis la deuxième femme consule en France sur les seize consuls que nous avons en France », conclut Saad Hammad Smiej.

* L’assemblé générale a été ouverte par Anne Kermarrec, secrétaire générale du Medef Côte-d’Or, et Véronique Guillon, délégué générale de l’UIMM Côte-d’Or. La présidente du Medef, Laurence Parisot, est intervenue par message vidéo en début de soirée, soulignant l’importance de la mixité à tous les niveaux et dans toutes les instances : « Mixité des genres, des générations, de l’éducation, des parcours, des origines. Cette mixité nous permet d’être plus créatifs, plus audacieux, plus généreux, et de savoir intégrer la diversité du monde d’aujourd’hui ». Deux tables rondes ont permis aux seize femmes en présence de débattre sur le rôle des femmes dans l’entreprise et dans la société civile.

Chenôve (21) : La police nationale engage le bras de fer

Pour lutter contre la délinquance à Chenôve, dans le Grand Dijon, deux visions s’opposent : celle du maire Jean Esmonin, qui prône une politique du « vivre ensemble » et fait tomber les barres d’immeubles, et celle de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP 21), fondée a priori sur un arsenal répressif en plein développement. Mardi 24 mai 2011, la présentation du nouveau commissaire de la ville, Dominique Barthe, a justement été l’occasion pour la police nationale de rappeler sa vision de l’action dans les zones dites « sensibles » du Grand Dijon, entre descentes dans les caves d’immeubles, contrôles d’identité renforcés et produits malodorants dans les cages d’escaliers afin d’éviter les regroupements…

Deux « coups de chaud » depuis le début de l’année

Après trois ans de gestion centralisée au commissariat de la Place Suquet, à Dijon, le poste de police de Chenôve (Grand Dijon) retrouve un commandement de proximité. Installé depuis le 07 mars 2011, le lieutenant Dominique Barthe a été présenté à la presse mardi 24 mai 2011 par François Perrault, directeur départemental de la sécurité publique, qui a surtout évoqué la question de la sécurité dans les quartiers sensibles du Grand Dijon… « Chenôve fait partie des secteurs que l’on regarde d’une façon appuyée et nous tenons à une vraie réactivité des forces de police. La récente intervention en collaboration avec le GIPN (Lire ici notre article sur le sujet) est une manière de montrer que nous avons fermement l’intention de maîtriser la situation, de rappeler les impératifs de la loi à ceux qui auraient tendance à s’en écarter et de mettre une présence policière sur la voie publique autant que possible », commence-t-il. Et de continuer : « Cette prise de fonctions d’un nouveau commissaire symbolise également l’importance que j’attache à la vie des quartiers : il est insupportable quand des gens, à Chenôve ou ailleurs, sont perturbés dans leur vie quotidienne et notre mission prioritaire est de monter les opérations nécessaires pour faire face à ces situations ».

Si la déclaration n’est pas de guerre, elle est au moins d’intention et s’inscrit dans un contexte de faits divers marquants depuis le début de l’année 2011 à Chenôve. Dans la semaine du 13 au 16 janvier notamment, dix-neuf voitures partaient en fumée dans la commune (Lire ici notre article sur le sujet). « On a eu un coup de chaud cette semaine-là. Et la difficulté est que dans ce genre d’affaires, nous ne pouvons travailler qu’avec peu d’éléments : l’enquête de voisinage, les traces et les indices… Pas encore la vidéosurveillance. Aujourd’hui, nous avons une conviction policière sur ce dossier mais pas de preuves matérielles : notre principal obstacle est qu’une voiture, ça s’incendie extrêmement vite ! Il vous faut une minute pour tout faire brûler ; vous pliez la portière, vous mettez le feu à un Kleenex à l’intérieur et puis vous partez. Avec l’appel d’air le mouchoir se consume et la voiture part en flammes », remarque François Perrault. Pour le directeur départemental de la sécurité publique, ces incendies ne sont pas à inscrire dans la catégorie des « violences urbaines, comme c’est le cas ailleurs ». Il préfère relativiser ces actes en soulignant que « nous remarquons également des tentatives d’escroqueries aux assurances ou des règlements de compte pour une histoire de fille » et que « les actes imbéciles sont à l’origine de la plupart des incendies de voitures ». Depuis le début de l’année 2011, 37 faits semblables ont été constatés à Chenôve.

Outre l’intervention du Groupe d’intervention de la police nationale (GIPN) suite à des tirs de coups de feu mardi 10 mai 2011, déjà évoquée plus haut par François Perrault, les faits de délinquance à Chenôve sont similaires à ceux d’autres quartiers de l’agglomération dijonnaise. « Nous avons eu quelques vols à main armée, des violences… Ces faits existent mais ils sont en forte baisse », souligne le directeur départemental de la sécurité publique. Et de livrer des chiffres : « Sur la période novembre-décembre 2010, nous avons constaté 49 faits d’agressions, de vols de véhicules ou d’incendies dans le secteur Renan-Saint Exupéry de Chenôve. En mars-avril 2011, ils n’étaient que 35 ». Pour François Perrault, cette situation appelle à la vigilance : « Ce n’est pas facile mais nous devons nous montrer pugnaces pour ne pas connaître la vie d’autres villes de France : des cités totalement taguées, des individus qui montent le guet avec une ambiance très pesante… ».

Armes, drogues, objets volés : les caves en ligne de mire

Premier axe de l’arsenal répressif mis en place par la police nationale à Chenôve : le contrôle des caves d’immeubles. « On monte ça tranquillement en journée et nous visitons tous les lieux communs, très souvent avec le chien spécialiste des stupéfiants, à raison de deux fois par semaine », commence François Perrault. « Cela permet d’assainir les lieux de trafic et de recel puisque les caves sont les lieux privilégiés pour cacher des véhicules volés, des drogues et des armes… En coupant l’herbe sous le pied aux auteurs de ces actes, nous empêchons qu’ils prennent les lieux communs comme refuge ». Des armes dans le Grand Dijon, ça arrive souvent ? « Quand nous avons procédé à un contrôle au 51 avenue de Stalingrad, à Dijon, nous avons retrouvé une kalachnikov et une mitrailleuse Sten. Au 32 avenue du Lac, dans le quartier de la Fontaine-d’Ouche, il s’agissait de deux armes longues de gros calibre avec des produits stupéfiants. Jusqu’ici, ces armes sont stockées et ne servent pas mais il faut impérativement que l’on arrête le mouvement avant qu’il ne monte en puissance », souligne François Perrault.

Parallèlement au contrôle des caves, la police nationale, en collaboration avec les offices HLM, repense la vie dans les immeubles… « Nous examinons l’opportunité de fermer toutes les caves et lieux communs. Soit par des fermetures temporaires – qu’ils soient ouverts la journée et fermés la nuit – soit définitives comme cela a déjà été fait dans certains quartiers. A Chenôve par exemple, certaines caves du 10-12 rue Ernest Renan ont été transformées en celliers dans les étages. Ainsi, le bailleur peut les contrôler tous les jours et éviter des lieux de trafic isolés », remarque François Perrault.

Une politique qui, inévitablement, entraîne une migration des lieux de trafic et de recel… « Cette situation nous avantage. En effet, quand les trafics s’effectuent dans les appartements, nous savons qui, quoi, quand et où une personne trafique. Si on a une affaire : on va taper une perquis’ et le gars qui vit dans l’appartement ne peut pas dire qu’il n’était pas au courant ! Cette démarche cible directement la personne. L’inconvénient des lieux communs est justement que si l’on tombe sur des stupéfiants, sur une arme ou une moto volée : cela n’appartient jamais à personne ! », souligne le directeur départemental de la sécurité publique. Selon lui, les contrôles d’identité accompagnés de fouilles des véhicules « se multiplient également à Chenôve », autre versant de la politique menée par la police nationale dans les quartiers…

Et l’humain dans tout ça ?

Si les caves de Chenôve font l’objet de toutes les attentions, les halls d’immeubles et les escaliers ne sont pas en reste… « Nous demandons parfois des modifications d’infrastructure pour fermer une échappatoire, ouvrir une porte, mettre en place un sas, un système de vidéosurveillance dans le hall… On a une difficulté par exemple : les jeunes qui squattent les escaliers. Ils s’installent en haut avec des pizzas et des boissons puis y passent une partie de la nuit. Évidemment, cela fait du bruit et dérange les gens. Pour éviter ces regroupements, l’un des systèmes très simples est d’effectuer tous les jours un nettoyage systématique des escaliers avec des produits qui sont un peu agressifs en terme d’odeur », explique François Perrault.

Et l’humain dans tout ça ? « Nous agissons aussi dans ce sens. Par exemple, nous dressons une liste des personnes problématiques et, en accord avec les offices HLM, nous convoquons les parents des perturbateurs pour les rappeler à leurs obligations. Cela a été fait récemment dans le quartier Greuze, à Dijon, de façon assez heureuse puisqu’une famille s’est rendue compte des actions de son enfant et lui a fait nettoyer ses actes », raconte-t-il. Une situation qui ne se présente tout de même pas quotidiennement. « Cela prouve au moins qu’il faut aller dans ce sens et, à l’extrême, si les familles ne respectent pas les lieux, il faut engager des mesures d’expulsion locative pour non-respect du règlement intérieur ».

Faute de présence policière 24h sur 24 dans les immeubles, la police nationale peut également avoir recours à des vigiles. « Quand les cas sont plus problématiques, nous demandons que les sociétés HLM mettent en place un vigile en permanence dans les immeubles, qui nous appelle dès qu’un problème se présente. C’est ce que nous avons fait dans le quartier Dunant de Dijon, à deux pas de Chenôve, où la situation était intenable et s’est finalement assainie. Cela s’est d’ailleurs soldé par une modification d’infrastructure : le bailleur social a fait construire un mur de l’autre côté de l’immeuble afin que les indésirables ne puissent plus s’échapper. Avec ce mur, l’infrastructure n’est plus restée un point de fixation », remarque François Perrault. Focalisée sur les immeubles, la police voit-elle d’un bon œil les mutations urbanistiques de Chenôve ? « Il est vrai que la politique du maire nous facilite les choses en terme d’urbanisme. D’autant qu’elle fait disparaître les barres d’immeubles, endroits les plus stigmatisants comme étant des lieux de délinquance dans une ville », conclut-il. Preuve, s’il en est, qu’une politique d’urbanisme bien pensée peut parfois se révéler plus efficace qu’une descente de police…

Cannes 2011 : Les plus beaux couples du festival !

Le Festival de Cannes touche bientôt à sa fin. Neuf jours après une ouverture en grande pompe initiée par le film Minuit à Paris de Woody Allen, il ne nous reste plus que deux jours pour profiter du glamour qui se dégage de la Croisette, sur un tapis qui n’a de cesse de rougir de plaisir à force de recevoir les plus grandes stars mondiales du septième art. Cette année encore, ces dernières se sont bousculées pour assister aux grandes premières des films les plus attendus. Aujourd’hui, Purepeople.com vous offre donc un instant glamour, en vous proposant une rétrospective des couples les plus idylliques s’étant essayé à cet exercice difficile : la fameuse montée des marches.

Angelina Jolie et Brad Pitt, couple « cinégénique » par excellence

S’il ne devait en rester qu’un… LE couple le plus emblématique, le plus sexy, le plus « cinégénique » de Cannes (et du monde) ne peut être que celui formé par Brad Pitt et Angelina Jolie. Brad Pitt est venu en noeud papillon sur la Riviera pour défendre The Tree of Life (de Terrence Malick), présenté en compétition officielle le 16 mai. A son côté, Angelina Jolie était plus belle que jamais pour le soutenir, et elle a également assuré la promotion de Kung Fu Panda 2. En s’affichant ensemble et complice, le couple a une fois de plus montré qu’il n’y avait aucune friture sur sa ligne, et que son ciel restait aussi bleu que le sont les yeux du sex-symbol masculin.

En France, nos Brangelina se nomment « Jeanlexandra ». Vous les avez reconnus ? Venu pour défendre le film The Artist – dans lequel il crève l’écran en duo avec Bérénice BéjoJean Dujardin (lui aussi très classe avec son noeud papillon) était accompagné de sa souriante chouchou Alexandra Lamy. Toujours aussi complices, les deux comédiens continuent à nous faire rêver. Comme ils sont loin, les deux tourtereaux égocentriques d’Un gars une fille !

The Artist, c’était aussi Clovis Cornillac lors de la première du film. Mis dans un état d’excitation par les cliquetis des photographes, le comédien a harcelé de bisous fougueux sa chère et tendre, la très jolie Lilou Fogli, qu’il a rencontrée en ce début d’année. Un amoureux comme on n’en fait plus beaucoup !

Les couples de cinéma sont nombreux, et Cannes est un peu leur lieu d’expression par excellence. Rencontrés sur le tournage de Minuit à Paris, film d’ouverture de Cannes 2011, la pétillante Rachel McAdams et Michael Sheen ont officialisé publiquement à l’occasion de leur montée des marches. Le mot glamour semblait taillé pour la jolie Canadienne ce 12 mai pour la première de Sleeping Beauty où elle rayonnait au côté de… Diane Kruger. Diane, l’une des plus jolies des égéries l’Oréal, vit depuis 2006 une belle romance avec l’acteur canadien Joshua Jackson. La diaphane Allemande était présente sur les tapis rouge avec son amoureux et en présence du couple McAdams-Jackson. Double date !

Le ténébreux Antonio Banderas s’est montré très tendre avec sa femme (depuis 15 ans), la comédienne Mélanie Griffith. Comme quoi même quand on est une référence masculine, on peut être fidèle, et amoureux, et démonstratif. Une belle histoire entre ces heureux parents de trois enfants qui ont croisé sur les tapis le couple le plus distingué de la quinzaine.

Et que dire de la fraîcheur et de la chute de rein de Mélanie Doutey ? Ceux qui pensaient que ce 64e festival de Cannes manquerait de charme doivent être restés bouche bée en la voyant apparaître au bras de son réalisateur (depuis 2002), Gilles Lellouche.

Mode et cinéma, une association glamour à souhait

Dans la catégorie des anciens mannequins, la superbe Laetitia Casta s’est affichée avec le non moins séduisant Stefano Accorsi, acteur italien. Casés depuis 2001 et parents de deux enfants (Laetitia a une fille également d’une précédente relation), ils avaient décidé, tout sourires, d’aller voir la première de La Conquête. Ils y ont sûrement croisé Milla Jovovich (Tiens, un autre mannequin devenu actrice !), tout à fait dans son registre au bras de son chéri, le charismatique Paul W.S. Anderson (réalisateur et scénariste britannique).

La mâchoire des photographes a peut être chu en apercevant la rayonnante Salma Hayek. A 44 ans, elle doit rendre très fier le richissime François-Henri Pinault qui possède tant de grands noms de la mode avec sa société PPR.

Lors de la projection de The Beaver (Le Complexe du Castor) de Jodie Foster, on pouvait apercevoir la sublime (et le mot n’est pas trop fort) Naomi Campbell, qui a enchanté les photographes lors de sa montée des marches. Sa robe lui conférait une silhouette vertigineuse et son couple avec le millionnaire russe Vladislav Doronin vogue toujours sur la vague de l’amour. De par le monde, les rumeurs sur un futur mariage se multiplient.

Et ce n’est pas tout !

La musique aussi est venue montrer certaines de ses têtes et de ses vibes sur la Croisette. La stylée Gwen Stefani est venue avec son Gavin Rossdale, lui aussi musicien (chanteur, guitariste). Fidèle à son habitude, elle n’a pas fait dans la discrétion pour la première de The Tree of Life. Son mari en revanche, est resté sobre. Représentant de la musique électronique, le petit ami néerlandais de la pulpeuse et mannequin Doutzen Kroes, le DJ Sunnery James. Doutzen Kroes était tout à fait rayonnante, elle qui a donné naissance à son petit garçon – Phyllon – le 21 janvier dernier.

Enfin, nous ne pouvions oublier le monde du sport. Le tennisman Novak Djokovic, n°2 mondial et invaincu en 2011 (37 victoires de rang), s’est permis une escapade dans la cité cannoise avec son amoureuse Jelena Ristic. Cette dernière, naturelle et très mignonne, s’avère être l’amour d’enfance du champion. Une très belle histoire pour conclure notre rétrospective !

Alors bien sûr, quelques absences étaient à déplorer. Javier Bardem n’a pas accompagné la sublimissime Penelope Cruz, et le beau Johnny Depp a dû monter ses marches seul, Vanessa Paradis n’ayant pas jugé bon de venir avec lui pour la promo de Pirates des Caraïbes 4.