Fenêtre brisée, ordinateur dérobé, documents brulés, murs tagués… Les locaux de l’Uni Dijon, situés sur le campus Montmuzard, ont été la cible d’un saccage en règle dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 mai 2011. Un acte « prémédité » selon Amélie Pommier, responsable de l’Uni, et « inadmissible » pour l’université de Bourgogne, qui a déposé plainte et recherche de nouveaux locaux pour l’association…
Situé dans le bâtiment Mirande, « le local de l’UNI avait déjà été la cible de plusieurs groupes anarchistes » selon Amélie Pommier, responsable de l’UNI Dijon. Or cette fois, une nouvelle étape a été franchie : « Le responsable sécurité de l’université de Bourgogne a découvert le saccage lundi matin [ndlr : lundi 23 mai 2011], vers 09h », nous explique-t-elle, encore sous le choc. « La police judiciaire a fait son travail et je me suis à nouveau rendue sur place en fin d’après-midi pour faire un état des lieux ». En pleine période d’examens, une des fenêtres du local a été brisée. Les malfaiteurs ont ensuite dérobé un ordinateur ainsi que tous les documents papiers présents dans le local pour les brûler à l’extérieur.
« Le préjudice est fort dans le sens où l’ordinateur notamment contenait l’ensemble des coordonnées des adhérents et sympathisants du mouvement », poursuit-elle. A l’extérieur, les murs tagués « évoquent des propos haineux envers les sympathisants de l’UNI ». Et de préciser qu’une plainte a été déposée. Concernant les potentiels coupables, une piste traverse son esprit, celle « des anarchistes qui avaient déjà collé des autocollants sur la façade ».
Pourtant, du côté de l’université, on préfère garder le silence et éviter toute présomption de culpabilité. Si l’UNI regrette que Sophie Béjean, présidente de l’université, « ne lui ait pas fait part de son soutien », le directeur général des services, Jean Navez, a été l’un des premiers officiels à se rendre sur place : « Nous avons porté plainte au nom de l’université », précise-t-il, avant de qualifier les faits de « déplorables et inadmissibles ». Il précise également que la présidente de l’université devrait envoyer un courrier de soutien au syndicat : « Sa présence sur le campus n’est absolument pas remise en cause ! ».
Finalement, les services de l’université recherchent actuellement un nouveau local afin de satisfaire chacune des deux parties : « Il est vrai que le local actuel est un peu isolé », concède Jean Navez. « Mais assez paradoxalement, nous avons un problème de places »… A suivre donc.
