A trois points du bonheur ! Il ne manque aujourd’hui plus qu’une victoire au Dijon football Côte-d’Or (DFCO) pour espérer accéder à l’élite du football français. Après son coup de maître contre la lanterne rouge, Grenoble, lundi 16 mai 2011, tout est encore permis…
Une victoire qui fait « chaud au coeur »
Le stade Gaston Gérard était de nouveau plein à craquer à l’occasion de cette 36ème journée de Ligue 2 : le match était pour autant sans enjeu sur le papier ; et disproportionné. Les Grenoblois ont en effet assisté, impuissants, à la victoire de Metz sur Istres (3-2), qui a rendu leur maintien en Ligue 2 mathématiquement impossible… De l’autre côté du tableau, Evian-Thonon a déjà mis un pied dans l’élite et est désormais rejoint par Dijon, qui ne la suit qu’en raison d’une différence de but inférieure. L’euphorie est pourtant loin de gagner le staff Dijonnais tant les adversaires du soir furent combatifs… Qu’importe ! Les hommes de Patrice Carteron sont invaincus depuis le 11 mars dernier.
Dès la troisième minute, Sébastian Ribas montre la voie à ses coéquipiers et, avec une belle reprise de volée, ouvre le score pour Dijon (1-0, 3ème). Le meilleur buteur de Ligue 2 conforte sa position mais ne profite de cet instant que durant quelques minutes. Sur coup de pied arrêté, Jonathan Tinhan trompe Jean-Daniel Padovani pour l’égalisation. Tout est donc à refaire et les Dijonnais ne vont pas manquer d’initiative : à la 23ème minute, Sébastian Ribas – encore lui – pense avoir fait le plus dur mais son but est refusé. « Je veux tirer un coup de chapeau à l’arbitre », tient à préciser Patrice Carteron, l’entraîneur du DFCO. « Il est venu s’excuser du but qui était valable et qui nous avait été refusé avant la mi-temps. D’un point de vue psychologique c’était important », continue-t-il.
Des étoiles dans les yeux
Au retour des vestiaires, le DFCO est toujours dominateur mais ne parvient pas à franchir la défense grenobloise à l’image d’un arrêt de Viviani tout simplement exceptionnel à la 54ème. Quelques minutes plus tard, l’attaque locale cafouille une nouvelle fois dans la surface de réparation et manque de peu de prendre le large. Tandis que les supporteurs de Grenoble s’excitent, arborant non sans une certaine fierté, une banderole où est écrit en lettre noire « Le maintien nous tendait les bras, aujourd’hui nous vous tendons votre doigt », Patrice Carteron fait entrer Raphaël Caceres, Christophe Mandanne et Mehdi Courgnaud. Un coaching une nouvelle fois payant puisqu’à la 82ème, Christophe Mandane sur un coup-franc de Ribas va redonner l’avantage aux siens. « Il fallait réussir à contenir les contres grenoblois mais aussi réussir à poser le jeu pour se créer des occasions », commente Patrice Carteron. Et de continuer : « Je sentais que notre potentiel offensif posait quelques problèmes à l’équipe ».
Le staff et le stade exultent. Jusqu’au coup de sifflet final. Leader ex-aequo avec Evian-Thonon-Gaillard, le DFCO possède une confortable avance de deux points sur le troisième, Le Mans, et de trois points sur Ajaccio, le quatrième. D’un point de vue purement mathématique, il ne reste donc plus que trois points à engranger avant d’accéder à l’élite : « Il reste un match à jouer à domicile contre Boulogne. Un match formidable avec une intensité émotionnelle comme il n’y en a jamais eue au DFCO » ! Rendez-vous est donc pris car tout reste à faire : « C’est une équipe humble avec beaucoup de joueurs jeunes », souligne Sebastian Ribas, qui affirme ne pas encore se voir en Ligue 1… Mais, tout comme le public dijonnais, s’y rêve déjà peut-être un peu !
