Chenôve (21) : Trois hommes interpellés par le GIPN

Le numéro 9 de la rue Ernest Renan à Chenôve (21), a vécu une matinée digne d’un film policier… Après avoir tiré des coups de feu mardi 10 mai 2011 aux alentours de 03h30 du matin, trois hommes se sont cloîtrés dans un appartement de l’immeuble, apprend-t-on de source policière. Jusqu’à l’intervention du Groupement d’intervention de la police nationale (GIPN), à 10h35, le quartier a connu une matinée de suspense, entre dispositif de sécurité renforcé, évacuation d’école et fantasmes en tout genre…

Mitrailleuses et cagoules noires…

« Pour l’instant, nous savons que trois personnes sont retranchées dans un appartement. Nous savons également que des coups de feu ont été tirés sur le coup des 03h30 ce matin et que, dans cet appartement, personne ne répond : c’est pour cela que nous avons fait appel au GIPN« , témoigne un policier en faction, à 10h30, alors que l’intervention du Groupement est imminente. Et de préciser : « Nous savons également qu’une personne connue de nos services – un délinquant notoire – se trouve à l’intérieur ».

Direction départementale de la sécurité publique (DDSP 21), pompiers (Sdis), professionnels de santé (Samu 21)… Un imposant dispositif de sécurité s’est ainsi mis en marche dès quatre heures du matin, après l’appel d’un riverain témoin d’une rixe dans la rue Ernest Renan de Chenôve. A 09h30, douze hommes du GIPN de Lyon investissaient le théâtre des opérations, équipés de mitrailleuses, de protections intégrales contre les balles et de cagoules noires…

L’école des Violettes évacuée

A quelques pas de là, l’école des Violettes affichait porte close. « En lien avec l’Inspection d’académie et le maire de Chenôve, nous avons décidé de fermer cette école primaire pour la matinée. L’ensemble des enfants qui ne pouvaient pas être gardés par leurs parents ont été pris en charge à l’école maternelle voisine et l’école primaire des Violettes va pouvoir rouvrir cet après-midi », explique pour sa part Alexander Grimaud, directeur de cabinet de la préfète de Bourgogne.

« Nous intervenons régulièrement sur de tels faits. Depuis mon arrivée il y a deux ans, nous avons déjà eu recours deux ou trois fois au GIPN… », continue-t-il. Malgré la « fréquence » de tels actes évoquée par le directeur de cabinet de la préfète, l’immeuble a tout de même retenu toute l’attention des riverains pendant la matinée, suscitant questions et fantasmes. Certains disant avoir vu un homme passer devant le collège du Chapitre avec « un objet en forme de revolver dans la poche » pendant la matinée, d’autres croyant apercevoir des douilles et des traces de sang autour de l’immeuble…

Moins de dix minutes d’intervention, trois hommes interpellés

Puis, sans un bruit, en moins de dix minutes, le GIPN a pris le contrôle de la situation sous le regard des tireurs d’élite nichés sur les toits environnants… A 10h45, l’opération était terminée. « Trois individus ont été interpellés. Nous sommes ici en présence d’une scène de violence en réunion avec peut-être d’autres individus qu’il resterait à interpeller, qui ne sont pas restés sur la scène de violence. Nous ne pouvons pas écarter une éventuelle séquestration concernant l’une des personnes présentes », relève Jean-Luc Chemin, vice-procureur au parquet de Dijon.

La présence de douilles et de traces de sang évoquée par la rumeur ? « Il n’y a apparamment pas de blessés, en tout cas pas par balles », rétorque-t-il. Et de préciser : « Aucune constatation n’a encore été réalisée mais a priori, les trois jeunes hommes interpellés avaient moins de trente ans et étaient en état d’ébriété. Une enquête judiciaire sera ouverte pour déterminer la responsabilité de chacun et les raisons de ce qui s’est passé dans cet appartement ».

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