Archive | avril 2011

Côte-d’Or : La prime aux salariés ne contente personne !

Une prime pour les salariés des entreprises qui réalisent des bénéfices ? C’est en tout cas ce qu’a annoncé le chef de l’État, en déplacement mardi 19 avril 2011 dans une fonderie des Ardennes, devant un parterre d’ouvriers. Nicolas Sarkozy assurait alors que le dispositif serait dévoilé de manière détaillée dans les jours à venir… Promesse tenue puisque la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, a exposé depuis les contours du dispositif et que le ministre du Budget, François Baroin, a affirmé jeudi 21 avril que les décrets d’application de la loi seraient publiés en juillet afin que le dispositif soit « opérationnel » dans l’année. Qu’en pensent les chefs d’entreprise et les salariés ? Réactions des principaux concernés dans le département…

Une prime pour qui ? 

« Quand on peut donner aux actionnaires, on peut aussi donner aux salariés », a martelé Nicolas Sarkozy mardi 19 avril 2011. Quelle est la manière envisagée de « donner aux salariés » ? Lors d’une réunion à l’Élysée mercredi 20 avril, le président de la République a tranché en faveur du versement d’une prime obligatoire dans les entreprises de cinquante salariés et plus, qui distribuent des dividendes aux actionnaires en hausse. D’après Le Figaro.fr, « le président de la République a donc opté, à la surprise générale, pour une version plus dure que prévu de cette prime qui vise à « redonner du pouvoir d’achat aux salariés en période de reprise ». Il n’a pas retenu l’option en vogue d’une « négociation obligatoire », qui déplaisait le moins au patronat et que défendait Bercy pour ne pas trop handicaper les entreprises en sortie de crise » (Lire ici l’article).

Si la prime sera exonérée de charges sociales dans la limite d’un plafond à définir – mais soumise à la Contribution sociale généralisée (CSG) et à la Contributions sociales sur les revenus du capital (CRDS) ainsi qu’au forfait social, soit 8% de prélèvements sociaux – quel en sera son montant ? Le ministre du Budget, François Baroin, avait d’abord penché en faveur d’un minimum de 1.000 euros. Finalement, Nicolas Sarkozy a renvoyé la question à la négociation avec les syndicats, de même que la définition de son principe.

Quant aux entreprises de moins de 50 salariés, elles pourront appliquer cette mesure mais seulement sur une base volontaire… Ainsi, selon Xavier Bertrand, ministre du Travail, la prime obligatoire concernerait « 30.000 entreprises et huit millions de salariés » travaillant dans des entreprises de plus de cinquante salariés qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires. Mais Le Monde.fr comptabilise pour sa part 2,8 millions de personnes – « soit moins de 10 % de la population active française » – qui seraient susceptibles de percevoir la prime (Lire ici l’article). 

Quand les patrons se braquent… 

A priori, la nouvelle n’enchante guère le monde du patronat… Dans un communiqué publié jeudi 21 avril 2011, la CGPME titre sur cette « bonne nouvelle pour les uns, mauvaise pour les autres » : « La possibilité, sans caractère obligatoire, de distribuer une prime exonérée de charges dans les entreprises de moins de 50 salariés est une bonne nouvelle. Cette incitation contribuera sans aucun doute pour les entreprises en capacité de le faire, à augmenter le pouvoir d’achat des salariés sans entamer la compétitivité des entreprises. A l’inverse, imposer le versement d’une prime aux entreprises de plus de 50 salariés empiète sur la liberté de gestion du chef d’entreprise ». (Consulter ici le communiqué). 

Pascal Gautheron, président du Medef de Côte-d’Or, évoque de son côté une « provocation pour les chefs d’entreprise » et parle « d’ingérence de l’État » : « Arrêtons de vouloir tuer l’envie d’entreprendre et accélérons la sortie de crise ! La proposition du ministre du Budget de lier le versement de dividendes aux actionnaires à l’attribution d’une prime aux salariés est une provocation pour les chefs d’entreprise. Cette ingérence de l’Etat dans la politique salariale des entreprises traduit un décalage entre ce qui se décide dans les cabinets ministériels et ce que vivent les chefs d’entreprises sur le terrain. Le  gouvernement semble nous accuser de ne pas faire correctement notre travail mais nombre d’entreprises ont mis en place un système d’intéressement ou de participation, ou attribuent des augmentations de salaires ou des primes lorsque les résultats de l’entreprise le permettent. Les statistiques indiquent que ces dernières années, il y a eu une évolution du partage de la valeur ajoutée au bénéfice des salariés.

Certes, le gouvernement constate, comme beaucoup de Français et comme nous-mêmes, que le pouvoir d’achat progresse peu. Mais la réponse, ne réside pas dans telle ou telle mesure spécifique, elle doit se trouver dans la cohérence d’une politique économique globale qui créerait des conditions d’une croissance des richesses et des salaires. Comment renforcer la croissance ? Il faut donner un élan nouveau à la productivité du travail, en allégeant les contraintes qui pèsent sur les entreprises. Par ailleurs, cette proposition semble sous-entendre qu’il y aurait quelque chose de mal dans le versement de dividendes aux actionnaires. Or, le dividende est la rémunération du risque pris par l’actionnaire. Sans distribution de dividendes, comment inciter les investisseurs à prendre des risques en devenant actionnaires dans les entreprises ? Sans distribution de dividendes, il n’y aurait plus d’investissement ! Or, l’investissement, c’est au contraire ce qu’il faut soutenir et encourager pour accélérer la sortie de crise ».

… Quand les syndicats de travailleurs se braquent aussi ! 

Du côté des salariés, une telle prime d’intéressement pourrait être tentante et pourtant… La CFDT et la CGT rejettent en chœur le dispositif. « Si le gouvernement se sent obligé de faire cette annonce, c’est parce que l’on ressent une forte attente en matière de salaire aujourd’hui en France, les manifestations – plus nombreuses que jamais – l’attestent », estime Philippe Texier, secrétaire général de l’Union départementale de la CGT en Côte-d’Or.

Et d’ajouter : « Seulement, le gouvernement apporte une mauvaise réponse au problème, qui va exclure un nombre important de salariés, ce qui risque de les diviser. C’est sûr que si vous donnez un billet de 500 euros à un salarié, il ne va pas cracher dessus mais à la base, la logique du dispositif n’est pas bonne : le paiement d’un salarié ne doit pas être conditionné selon le revenu des actionnaires. Ces derniers sont déjà beaucoup trop payés donc il faudrait faire l’inverse ! Cette prime est une supercherie, c’est même dangereux ».  

François Chérèque, le leader de la CFDT, a expliquait au micro de LCI jeudi 21 avril que son syndicat préférait également des hausses de salaires que des primes : « Celui qui va y perdre, c’est le salarié parce qu’il n’aura pas d’augmentation de salaire qui s’étalera sur sa carrière. Par contre, l’entreprise va avoir des allègements, ce sera un cadeau, ce sera un effet d’aubaine pour l’entreprise » (Voir ici l’émission). De son côté, la CGT évoque « quelque chose de cynique dans la posture de ce gouvernement qui demande aux « partenaires sociaux » de négocier et mettre en place cette prime dont pas une organisation syndicale ne veut et qui annonce dans le même temps la congélation des salaires des fonctionnaires pour 2011 et 2012 ! » (Lire ici le communiqué). 

Le come-back d’un dispositif… 

François Baroin a assuré sur France 2, jeudi 21 avril, que le texte « sera voté avant l’été ; ça veut dire que les décrets d’application seront publiés au mois de juillet » et qu’il « sera opérationnel pour cette année » (Voir ici l’émission). Mais sur RTL le même jour, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, a davantage nuancé son propos : « Je ne pense pas que ce sera encore assez mûr en termes de rédaction du texte. (…) Honnêtement, le délai d’application et la référence aux dividendes ne sont pas encore totalement arrêtés, il faut qu’on affine encore les travaux » (Écouter ici l’interview).

Le Figaro.fr souligne par ailleurs que « le gouvernement veillera au grain. Il a évidemment en tête le dispositif qui avait été instauré dans un esprit similaire fin 2005, par Dominique de Villepin, alors premier ministre. Celui-ci avait accordé des exonérations de charges aux entreprises qui distribuaient un bonus de 1.000 euros à tous leurs collaborateurs. La mesure n’avait pas eu le succès escompté : seulement 30.000 entreprises avaient distribué des primes » (Lire ici l’article). Un dernier point à prendre en compte : le président de la République, qui ne souhaite pas que le dispositif soit considéré comme une « prime électorale » à un an de l’élection présidentielle, a précisé que la prime n’est pas exceptionnelle puisqu’elle sera reconduite en 2012… 

Alain Delon met en lumière son histoire d’amour avec… Dalida !

Pour rendre hommage aux femmes de sa vie, Alain Delon a choisi de les immortaliser dans un livre, nourri de photos illuminées par l’amour, la complicité et la beauté. Michel Drucker a rencontré ce monstre sacré du cinéma, avant de le recevoir sur son canapé rouge au cours de l’émission Vivement dimanche, spéciale Bourvil. Delon s’est prêté au jeu des confidences auprès du célèbre animateur de France 2, qui le décrit comme « un acteur hors norme qui doit tout aux femmes« . Paris Match a recueilli leur discussion, qui dévoile notamment une histoire d’amour méconnue entre Delon et une autre légende… de la musique, cette fois. Extraits.

Nathalie, mère d’Anthony, « la seule qui s’est appelée Mme Delon ». Mireille Darc, « sa complice pour la vie« . Romy Schneider « évidemment« . Et « Anouchka, sa fille« , écrit Michel Drucker. Alain et Anouchka ont joué ensemble dans Une journée ordinaire aux Bouffes parisiens et cela a renforcé leur complicité déjà immense. « Je l’aime passionnément, comme j’aime son frère, Alain-Fabien. Mais que voulez-vous, elle, c’est une femme, alors je craque. » Delon père et fille collaborent de nouveau ensemble puisqu’ils vont tous deux prêter leurs voix au documentaire historique l’Occupation intime qui retracera la vie des Allemands et des Français sous l’Occupation.

Au cours de cette ode aux femmes réalisée pour Paris Match, Alain Delon ne parlera pas de la mère d’Alain-Fabien et d’Anouchka, Rosalie Van Breemen . La dernière fois que ces deux là se sont rencontrés, c’était au tribunal concernant la garde d’Alain Fabien, qui lui a d’ailleurs été confié … Les rapports sont tendus entre les deux, la jeune femme, qu’il n’a jamais épousé, c’est depuis, remariée deux fois . Mais une superbe photo témoigne de leur moment de bonheur. Le Samouraï va plutôt s’étendre sur une idylle que peu connaissent, et qui l’unit pourtant à une icône : Dalida, qu’il avait déjà rencontrée dans les années 1950, quand tous deux rêvaient de gloire, mais vivaient dans un hôtel rue Mermoz : « Elle venait du Proche-Orient avec, comme seul bagage, un titre de Miss Egypte 1954. […] Dix ans plus tard, elle était devenue Dalida et moi, Delon. » Les deux stars se retrouveront à Rome et s’aimeront « loin des regards et des paparazzi, et les rares rémoins de notre liaison restèrent discrets pendant des années« .

Alain Delon ajoutera ensuite que lors de leurs retrouvailles, pour enregistrer le duo Paroles, Paroles en 1973, leur « complicité était intacte« . La vie étant faite de regrets, le sien sera de ne pas l’avoir eu au téléphone « avant qu’elle ne décide d’en finir avec la vie« . Avec autant de bonheur, il parle, durant l’enregistrement de Vivement dimanche, de ce livre dans les librairies depuis le 14 avril, Les Femmes de ma vie, préfacé par Brigitte Bardot, son amie de toujours.

Clémentine Célarié a croisé sur le canapé rouge de Drucker Alain Delon, mais également son père, André Célarié, journaliste radio. Elle sera à la télévision le samedi 30 avril sur France 3 dans la fiction Marthe Richard, l’histoire d’une ancienne prostituée qui a fermé les maisons closes. Arnaud Giovaninetti, un des autres acteurs de ce téléfilm, est aussi présent à Vivement Dimanche. Contrairement à ce qui avait pu être annoncé, l’émission diffusée le 24 avril n’est pas une spéciale Delon et les femmes de sa vie, mais à l’honneur de Bourvil. Ainsi, Patrick Sébastien ne peut s’empêcher de livrer une imitation de cette grande figure du Septième Art.

Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans le magazine Paris Match du 21 avril 2011.

Laurence Ferrari : Enorme « bidonnage » dans son JT… L’erreur de trop ?

Dans son journal de 20 heures du mardi 19 avril, Laurence Ferrari annonce un reportage exclusif, dans l’intimité du pape Benoît XVI (voir vidéo). Un coup gigantesque sur lequel insiste lourdement la journaliste en ouverture de son JT : « Benoît XVI comme vous ne l’avez jamais vu. Le pape a ouvert pour la première fois les coulisses du Vatican à une équipe de TF1. »

Cependant, ces images, qu’on nous promet « exceptionnelles, dans l’intimité du souverain pontife« , sont loin d’être exclusives comme annoncé précédemment. Le site Benoit-et-moi.fr (repris par l’AFP) parle de « bidonnage » et révèle que ce sujet, présenté dans le JT de 20h de Laurence Ferrari devant plusieurs millions de téléspectateurs, remonte en réalité à… 2007 !

Un montage de plusieurs extraits vidéo de Benoît XVI à la messe privée du matin, dans son jardin, récitant l’Angelus, sont ainsi proposées dans le journal télévisé le plus regardé de France.

L’agence i.Média met même en évidence d’autres erreurs qui auraient dû mettre la puce à l’oreille de TF1. Tout d’abord, la présence de l’un des deux secrétaires particuliers de Benoît XVI, qui a quitté le Vatican depuis quatre ans, ainsi que celle de l’une des laïques au service quotidien du pape, décédée en novembre dernier.

Il s’agit, en réalité, d’images tournées par la chaîne officielle du Vatican CTV et nullement par TF1, comme le révèle à l’AFP Federico Lombardi, porte-parole du Vatican : « Il n’y a pas d’autres images, elles ont été prises une fois et ont déjà été données à la Rai, aux télévisions allemandes, etc. S’ils ont présenté les choses comme si cela avait été tourné il y a deux jours, ce n’est pas juste ! »

De son côté, Maurice Olivari, le correspondant de TF1 à Rome, reconnaît que les images n’auraient jamais dû être présentées comme tournées par la chaîne qu’il représente, et que le lancement « un peu trop spectaculaire » n’était pas approprié.

« Le lancement du sujet a été fait en catastrophe, au dernier moment, il y a eu une mauvaise communication dont j’assume la responsabilité« , a-t-il déclaré. De son côté, une source proche de la direction de TF1 à Paris a expliqué à l’AFP : « Il n’y a eu aucune volonté de tromper ou de survendre. C’est juste que Laurence Ferrari et la rédaction en chef du 20h n’ont pas eu la bonne information dans les temps », ajoutant : « Laurence Ferrari pensait que les images provenait du travail des équipes de TF1. Très naturellement, elle les a mises en avant. » Nous, on dit ça, on dit rien, mais rappelons que Laurence Ferrari est la directrice adjointe de l’information de la chaîne… Avec une telle responsabilité, on vérifie les sujets qu’on envoie, non ?

Cette erreur grossière arrive au plus mauvais moment pour le JT de TF1, en pleine perte de vitesse, ces dernières semaines, à cause notamment d’un access prime time qui ne parvient plus à réunir le public, du côté de la chaîne. L’écart entre TF1 et France 2, au niveau des audiences, se resserre, et les fictions françaises Plus belle la vie (France 3) et Scènes de ménages (M6) ne cessent de grignoter des parts de marché.

Du côté de TF1, on insiste et on parle d’un « loupé » (source AFP), assurant qu’il n’y avait là aucune volonté de tromper les téléspectateurs. Mouais…

X Factor – Twem : « On nous a imposé nos titres et nos tenues ! »

« No regrets. » Comme on pouvait s’y attendre, l’élimination en partie prévisible mais houleuse de Twem, à l’issue du premier prime en direct des studios Lendit de X Factor mardi 19 avril, n’a pas entamé l’enthousiasme et la bonhomie des jumeaux Samir et Mehdi.

Les garçons, estampillés ringards dès les auditions en raison de leurs chorégraphies datées et de leurs tics vocaux, avaient obtenu les faveurs d’Henry Padovani, juré-manager de la catégorie des groupes, qui avait à peu près bien diagnostiqué leur cas et émis les réserves qui s’imposaient : « il y en a qui vont vous adorer, il y en a qui vont vous détester. » Malheureusement pour eux trois, ce n’était pas vraiment du 50-50, la balance devait pencher du mauvais côté.

Les jumeaux, logiquement déçus au sortir du plateau mardi soir (comme vous pouvez le constater avec la nouvelle vidéo que nous vous proposons dans notre player), assurent aujourd’hui dans les colonnes de France-Soir qu’il s’agissait de leur dernière télé-réalité. Après avoir fait Graines de star, Tellement vrai, Popstars et le X Factor anglais, ils savent « comment fonctionnent les émissions de télé, très scénarisées« . Et s’ils ont affiché dans le programme une bonne humeur et des propos extasiés qui confinent à la grande niaiserie, ils ne manquent pas pour autant de remettre quelques pendules à l’heure, non sans clairvoyance d’ailleurs.

Avec en première ligne, les « figures imposées » par la production, dont les combines ont déjà été en partie mises à jour dans de précédentes interviews de recalés : « On nous a collé l’étiquette de ringards dès le début (…) Contrairement à d’autres, on nous a imposé nos titres ainsi que nos tenues. Chanter The Rythm of the Night quand on a une étiquette de ringards, c’est se tirer une balle de pied !« , analysent-ils d’eux-mêmes avec bon sens. S’ils ont joué le jeu à fond, nous avions déjà noté que les envoyer au feu avec ce hit emblématique de la dance des années 1990, avec cet a priori de ringardise les concernant, était suicidaire.

« La seule chanson que nous avons choisie, c’était celle du ballottage, Quand on n’a que l’amour, de Jacques Brel« . Un passage plus valorisant pour leurs voix et leur entente fusionnelle. « Hors caméras, Olivier Schultheis nous a fait promettre de continuer, les larmes aux yeux« , poursuivent-ils. Olivier avait effectivement donné son suffrage au groupe Omega sur leur potentiel, mais avait félicité pour la première fois les Twem, dont la ringardise l’insupportait jusque-là.

Samir et Mehdi réagissent également aux réticences quant à leurs chorégraphies, et notamment à la remarque enregistrée de véronic DiCaire (« S’ils refont le robot, je m’écroule, je meurs !« ) : « C’est un pas que nous a appris la chorégraphe de X Factor en Angleterre, qui a travaillé avec Katy Perry et Leona Lewis. Ce qui plaît là-bas ne plaît pas ici. »

Car le duo Twem n’en était pas à sa première tentative : « 800 000 personnes ont passé le casting là-bas et nous étions parmi les huit meilleurs groupes. L’année d’avant, des jumeaux étaient arrivés en finale. Notre coach, Simon Cowell, ne voulait pas reproduire la ‘twinmania’. »

Pour Mehdi, chef de produit dans un groupe de presse, et Samir, chargé de relations dans une chambre de commerce, « c’était le dernier » casting. « En discussion avec une maison de disques« , ils ne sont pas prêts à accepter « n’importe quoi pour la gloire« . Il est en effet temps d’arrêter de faire tout et n’importe quoi, des choix s’imposent.

Mardi prochain, X Factor recevra sur son plateau Johnny Hallyday. Les Black Eyed Peas, quant à eux, sont programmés le 17 mai.

BIOGRAPHIE D’HUGH LAURIE

Né le 11 juin 1959 à Oxford (Grande-Bretagne), James Hugh Calum Laurie, plus connu sous le nom de Hugh Laurie, est un enfant quelque peu turbulent. Pour l’anecdote : à l’âge de 10 ans, il se brûle gravement avec une bombe à essence qu’il vient de confectionner. Mais c’est un étudiant modèle plus tard qui fait ses classes à Cambridge, en archéologie et anthropologie.

Lors de sa première année au Cambridge Footlights, il rencontre Emma Thompson et Stephen Fry qui deviennent bientôt ses partenaires de comédie. Il débute ainsi à leurs côtés dans des séries télé délirantes telles que la Footlights Cambridge Revue (1982), Alfresco (1983) ou bien Happy Families (1985). Ils apparaissent également dans la saison 2, 3 et 4 ainsi que les 3 épisodes inédits de la série non moins extravagante La Vipère noire (1986-1989), Blackadder en anglais, aux côtés de Rowan Atkinson ( Mr Bean ).

En compagnie de Stephen Fry, il créé par la suite A Bit of Fry and Laurie (1986-1995), où il joue tout deux différents personnages, ainsi que Jeeves and Wooster (1990-1993). Par ailleurs, il apparaît dans plusieurs séries et téléfilms, incarnant des petits rôles : The Crystal Cube (1983), The Young Ones (1983), Mrs. Capper’s Birthday (1985) ou encore Girls on Top (1986).

En 1985, il obtient son premier rôle au cinéma dans Plenty , de Fred Schepisi , puis dans Strapless (1989) avec Bridget Fonda . Alors qu’il se spécialise dans les comédies télévisées, il sort quelque peu de ses habitudes et décroche un premier rôle dramatique dans Peter’s Friend (1992), de Kenneth Branagh , en compagnie de son complice Stephen Fry. Dès lors, il multiplie les apparitions au cinéma, et se diversifie largement.

En 1994, il rejoint le casting du film A pin for the Butterfly (1994). Puis, il retrouve sa partenaire Emma Thompson dans la comédie sentimentale Raison et sentiments (1996), d’ Ang Lee , avec Hugh Grant et Kate Winslet .

Parallèlement, il s’essaye aussi au doublage avec réussite dans The Snow Queen (1995), puis The Snow Queen’s Revenge (1996), dans Le Vilain petit canard (1996) ou bien la série d’animation The World of Peter Rabbit and Friends (1997). En fin, il passe derrière la caméra pour la mini-série télé Look at the State We’re In! (1995).

Désormais à l’aise au cinéma comme à la télévision, il enchaîne les rôles plus ou moins importants. Il joue dans des films à large audience comme Spice world le film (1997), Cousin Bette (1998), L’homme au masque de fer (1998), Le Petit monde des Borrowers (1998), Maybe Baby (2000). Il est aussi apprécié dans des dessins animés à succès comme Les 101 dalmatiens (1997), dans la peau de Jasper, homme de main de Cruella, ou bien Stuart Little (2000) et Stuart Little 2 (2002), dans la peau de Frédérick Little.

Parallèlement, il continue le doublage : au cinéma avec Stuart Little 3 et Vaillant en 2005 ; pour des téléfilms comme Santa’s Last Christmas (1999), The Journal of Edwin Carp (2000) ; et pour des séries télévisées telles que Little Grey Rabbit (2000) ou Family Guy (2001). Partout, son accent américain surprend mais fait des ravages.

Il acquiert enfin une réputation chez les téléspectateurs américains en apparaissant dans les séries phares comme Friends (1997) et MI-5 (2002). Mais c’est avec le rôle titre de la série Dr House (2004-2007) qu’il obtient un véritable succès. La série bat des records d’audience et son interprétation d’un spécialiste en diagnostique cynique et accro à la anti-douleurs lui permet de décrocher deux nominations au Golden Globes (2006 et 2007) en tant que meilleur acteur de série dramatique.

S’il persiste dans son métier d’acteur avec des films comme Le Vol du Phœnix (2004) avec Dennis Quaid , ou The Big Empty (2005), il se lance dans la réalisation de certains épisodes de la série télé Fortysomething (2003-2007). Il faut dire que Hugh Laurie est un touche-à-tout : en 1996, il a publié un premier roman, un thriller sarcastique, Tout est sous contrôle, tandis que son deuxième, The Paper Soldier, est paru 2008.