Côte-d’Or : Le muséoparc d’Alésia prend du retard

Alors qu’on l’attendait pour juin 2011, l’ouverture du muséoparc d’Alésia a été repoussée à mars 2012. Une « décision sage », selon François Sauvadet, président du conseil général de Côte-d’Or, qui a réuni la presse lundi 11 avril 2011 pour faire le point sur ce projet et annoncer le lancement de la seconde phase – le musée archéologique – début juin.

Rendez-vous en mars 2012

Depuis avril 2009, les travaux du centre d’interprétation, première pièce du futur muséoparc qui doit s’élever dans la plaine des Laumes, en Côte-d’Or, vont bon train (Voir notre diaporama ici). A terme, le bâtiment de forme circulaire, œuvre de l’architecte Bernard Tschumi d’environ 6.500 m², doit proposer des clés de lecture pour comprendre le siège de 52 avant Jésus-Christ, qui opposa les troupes de Jules César aux guerriers de Vercingétorix. Alors qu’il devait initialement s’achever avant l’été 2011, le chantier a pris du retard en raison de la défaillance de trois entreprises côte-d’oriennes, placés en liquidation ou en redressement judiciaire. En découle une relance des appels d’offres ne permettant pas d’envisager la fin de la totalité des travaux du chantier de l’ensemble du bâtiment avant novembre 2010 – 90% des travaux étant néanmoins d’ores et déjà effectués.

« Nous pouvions ouvrir le centre d’interprétation partiellement en juin », commente le président du conseil général de Côte-d’Or. Finalement, en accord avec Laurent de Froberville, directeur général de la cociété d’économie mixte (SEM) Alésia, l’ouverture est repoussée en mars 2012 : « Le projet est à la hauteur du site ; c’est d’ailleurs ce qui m’a fait venir ici », ajoute l’ancien directeur du musée Hergé en Belgique. « Ce centre mérite un lancement au niveau national, poursuit-il. C’est pour cette raison que nous avons choisi la date de mars 2012, juste avant l’ouverture de la saison touristique ».

Une seconde pièce en 2015

L’enjeu est de taille car le site pourrait accueillir entre 120.000 et 150.000 visiteurs, et engendrerait – selon François Sauvadet – quelques projet hôteliers à Flavigny-sur-Ozerain, Semur ou encore Pouilly-en-Auxois. A partir de 2015, il sera complété par un musée archéologique de 5.000 m². Sur l’oppidum, il remplacera les anciens remparts gaulois en hébergeant en sous-sol une base archéologique, lieu de travail des chercheurs, et proposera plus de 4.500 pièces en exposition. L’inscription des crédits supplémentaires nécessaires aux fouilles préventives, prescrites par l’Etat, sera à l’ordre du jour de la session de la collectivité du mois de juin 2011.

Pour Jean-Paul Derinck, délégué pour l’aménagement du site d’Alésia et chef de la mission Alésia, « il faut envisager deux ans de travaux, dont sept à huit mois pour la mise en place des collections ». Des partenariats pourraient être noués avec d’autres musées et François Sauvadet prépare déjà son prochain coup : l’aménagement des sources de la Seine. D’ici là, des animations seront tout de même organisées cet été pour pallier le manque, vantant même la beauté du bâtiment comme seul objectif de la visite ! Quant à la polémique qui entoure la localisation du site (Lire notre article ici), Claude Grapin, conservateur en chef du patrimoine chargé du Musée Alésia, et François Sauvadet balayent les soupçons d’un revers de main : « Nous y allons très sereins car nous sommes entourés par les plus grands spécialistes ! ».

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