Valérie Trierweiler et la campagne :  »Je n’ai pas de désir d’exhibition »

Valérie Trieweiler accompagne François Hollande pour le 16e anniversaire de la mort de François Mitterrand à Jarnac, le 8 janvier 2012.

Valérie Trierweiler a mis de côté sa carrière de journaliste politique pour accompagner François Hollande en campagne. Elle reviendra cependant sur Direct 8 le 28 janvier prochain avec Itinéraires, une émission culturelle. Valérie Trierweiler se confie à ce propos en exclusivité dans les pages de Télé 7 jours et évoque, forcément, sa présence grandissante dans la campagne : « Je me suis dit : en 2012, j’assume ! »

La journaliste ne le cache pas : son modèle, c’est Sylviane Agacinski, épouse de Lionel Jospin. C’est elle qui lui a conseillé d’être au premier rang lors de l’investiture de François Hollande après les primaires socialistes. Depuis, Valérie Trierweiler accompagne beaucoup plus son compagnon. On l’a vue à Jarnac, sur la tombe de François Mitterrand, aux obsèques de Danielle Mitterrand, aux Antilles et en Guyane il y a quelques jours, puis à l’inauguration du QG de campagne de François Hollande au 59 avenue de Ségur dans le 7e arrondissement de Paris. Valérie Trierweiler y possède même son propre bureau, au troisième étage. Depuis novembre, elle a en outre confié sa communication à Nathalie Mercier, directrice de la communication du musée du Quai-Branly et ancienne d’Euro-RSCG, qui avait conseillé Jospin lors de sa campagne en 2002. Selon LeFigaro.fr, elle conseille Valérie Trierweiler à titre gracieux. « Je ferai ce qui est nécessaire pour répondre à la curiosité, confie-t-elle dans Télé 7 jours à propos de l’intérêt grandissant de la presse à son égard. Avec des limites que je poserai. Je n’ai pas de désir d’exhibition. C’est François, le candidat. Il n’y a pas de raison qu’on se focalise sur moi. »

Sa vision des choses est très bien résumée dans une phrase de Sylviane Agacinski que Valérie Trierweiler cite : « Sylviane Agacinski, qui a du recul sur la situation, l’a écrit dans son Journal interrompu : ‘Quoi qu’on fasse, on est attaqué. Autant se faire plaisir. Du coup, j’ai fait mienne cette phrase. » Son grand avantage, c’est d’ailleurs de pouvoir « s’extraire » de ce monde politique qu’elle décrit comme un « sacerdoce très dur qui ne s’arrête jamais« . À la maison, François Hollande travaille : « Dans ma vie, il y a l’amour qui doit aujourd’hui se fondre dans la campagne… » L’accompagner en déplacement, c’est l’occasion d’être « un peu ensemble« , dit-elle avec une apparente naïveté. L’enjeu est tout de même national, mais Valérie Trierweiler promet ne pas se projeter : « Mes vingt ans de journaliste politique m’ont prouvé que, tant que ce n’est pas fait, ce n’est pas fait. On me dit : ‘Mais tu ne te prépares pas ?’ Comment se prépare-t-on ? Si ça arrive, je m’adapterai…« 

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