AUTOMNE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me laisserai courtiser par le vent,

 

Les rafales de vent qui emportent la détresse,

 

Les souffles de vent qui apportent les parfums,

 

Les caresses, la tendresse.

 

Je me laisserai aborder par le froid

 

Et glisser dans son sillage comme une feuille morte.

 

Je laisserai s’accrocher le premier givre

 

Sur l’herbe, sur l’écorce.

 

Je me donnerai le temps de goûter à l’âpreté de la noix,

 

De tendre la main vers l’arbre dénudé, 

 

De me séparer d’inutiles breloques. 

 

Déjà la berge est empesée

 

 

Et prend l’éclat blanc de la pureté sacrée. 

 

 

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