Archive | juillet 2011

Marion Cotillard, captivante Miss Dior…

Marion Cotillard sur les visuels de campagne Dior

Ca y est, Marion Cotillard revient nous charmer sur papier glacé.

La superbe comédienne française, dont la belle histoire avec la maison Dior continue, vient de lever le voile sur la nouvelle campagne de la marque avec le nouvel objet-star de la rentrée : le sac Miss Dior, disponible en boutique à la fin juillet.

Rectangulaire, discret et pratique, ce sac intemporel décliné en cuir, croco, astrakan ou python, est rehaussé de chaînes, et se marie avec toutes les tenues, comme le prouve la belle Marion.

Photographiée par Mikael Jansson il y a quelques semaines déjà à Paris, Marion Cotillard apparaît dans une nouvelle saga plus belle que jamais, quelques mois après avoir achevé sa mission avec le Lady Dior. Dans une ambiance intime, l’actrice apparaît plus mystérieuse que jamais, sur les clichés dévoilés par WWD.

L’actrice française, qui devrait s’envoler bientôt pour le tournage de The Dark Knight rises, avait même réalisé la prouesse de revenir avec une ligne superbe pour le shooting, quelques jours seulement après avoir donné la vie à un petit Marcel

Celle qui sera prochainement à l’affiche de Contagion de Steven Soderbergh et qui est annoncée dans Low Life avec Joaquin Phoenix, a décidément une année chargée.

 
 

Ventes de disques : Les cartons et les flops de ce début d’année 2011

Chaque semaine, notre chroniqueuse Emma d’Uzzo vous informe du classement des ventes de disques en France. Alors que nombre d’entre vous s’apprêtent très certainement à partir en vacances, un petit bilan s’impose. Petit bilan rendu possible grâce à nos confrères du Parisien, qui se sont procuré de « vrais chiffres confidentiels, comptabilisés par l’institut GfK« . Le tout nous donne une vision assez claire des artistes qui ont compté durant le premier semestre 2011, car sont prises en compte les ventes physiques, bien sûr, comme les ventes digitales.

En tête du classement, c’est presque une tradition, et c’est une position qui rassure, on retrouve Les Enfoirés. La bande de Jean-Jacques Goldman se reforme chaque année en faveur des Restos du coeur de Coluche et le public répond à l’appel. L’album Dans l’oeil des Enfoirés s’est écoulé à 419 474 exemplaires. Rappelons qu’en 2010, les Enfoirés ont rapporté 27 millions d’euros aux Restos du coeur, soit 18% des ressources de l’association.

Depuis 2006, elle n’a pas manqué un spectacle des Enfoirés, pas même cette année 2011 qui lui appartient : Nolwenn Leroy. Après l’échec du Cheshire cat et moi, la gagnante de Star Academy 2 a rebondi de la plus belle manière qui soit avec Bretonne. Succès incontournable de l’année, l’album se place deuxième de ce classement avec 363 422 exemplaires, auxquels il faut ajouter, insiste Le Parisien, les 118 000 copies écoulées fin 2010 à sa sortie. Les Francofolies de la Rochelle lui offrent même une soirée spéciale, le 12 juillet. Nolwenn Leroy partira ensuite en tournée dans toute la France et consolidera, à n’en pas douter, sa position dans le coeur du public.

En troisième position, on retrouve l’Anglaise Adele. La jeune artiste de 23 ans est la révélation internationale de l’année avec l’album 21, numéro un dans son pays et aux États-Unis. L’arrivée du mastodonte Lady Gaga l’a à peine fait frémir et six mois après sa sortie, l’album est toujours deuxième, derrière Beyoncé. En France, le grand public a succombé comme partout ailleurs et vous êtes 205 850 à avoir acheté le disque, dont 47 000 d’entre vous dans sa version digitale. Elle se place donc en tête des téléchargements légaux et explose le record de Gaga qui sur toute l’année 2010 avait écoulé 36 000 exemplaires digitaux de The Fame Monster.

Israel Kamakawiwo’ole est quatrième. Cet artiste hawaïen, mort depuis quatorze ans, est l’une des sensations de ce début d’année notamment grâce à sa version épurée du classique Over the Rainbow. Le label Mercury a vendu 175 000 exemplaires de son album, Alone in Iz world, posthume.

Numéro 5, Johnny Hallyday. L’album, parfois décrié, composé par Matthieu Chedid et Yodelice, intitulé Jamais seul, s’est écoulé à 168 000 exemplaires. Le Parisien évoque un « faux succès » mais l’album n’est sorti que fin mars. Quand Johnny entamera en mai 2012 sa nouvelle tournée – il sera d’abord en septembre au théâtre Édouard-VII dans Le Paradis sur terre – et donnera vie à ses nouvelles chansons, les ventes de l’album devraient certainement connaître un sursaut.

C’est le cas de The Beginning des Black Eyed Peas. L’arrivée des Américains en France pour trois concerts dantesques au Stade de France en juillet a réveillé les ventes de l’album sorti fin novembre 2010. Il ont écoulé 165 565 copies entre le 1er janvier et le mois de juin.

En septième position, Les Prêtres de Monseigneur Di Falco. Si le trio connaît quelques difficultés avec le départ de l’un d’eux – le séminariste Joseph Dinh Nguyen Nguyen a décidé de quitter le séminaire pour fonder une famille -, les ventes de Spiritus Dei et du récent Gloria sont excellentes. Ce deuxième album s’est déjà arraché à 163 569 exemplaires.

Révélation française de l’année et chanson de l’année pour le tube Je veux aux dernières Victoires de la musique, Zaz fait une entrée fracassante dans le showbiz avec son look décalé de gamine des rues à peine recoiffée : 142 114 exemplaires vendus. La jeune femme de 31 ans sera le 12 juillet aux Franco, assurera de nombreux festivals cet été et repartira en tournée jusqu’à la fin de l’année.

En neuvième position, la Loca Shakira. Après le carton de Waka Waka (This time for Africa), la chanteuse confirme avec cet album qui fleure bon le soleil et justement intitulé Sale el Sol. Avec le bombesque Rabiosa, elle continue de faire monter la température et cela se traduit sur ses ventes françaises : 141 963 copies.

Pour refermer ce classement, où l’on pourrait s’étonner des absences de Lady Gaga et Mylène Farmer, une autre particularité nationale : Colonel Reyel. L’album cartonne depuis sa sortie en avril, porté par l’écrasant single Celui, qui compte pas moins de 37 millions de visionnages sur le web.

Le Parisien souligne ensuite quelques contre-performances qui n’ont généralement aucun rapport avec la qualité du disque et/ou la présence médiatique de l’artiste. Gaga, par exemple, est partout mais n’a vendu que 108 000 disques. De même pour Sinclair, dont le come-back n’a rien de fracassant, et l’ancienne star de n’écouler que 7 316 copies de son disque. Arielle Dombasle n’a pas convaincu non plus et seuls 10 000 exemplaires de Diva Latina ont été vendus. On regrette enfin l’échec de Mélanie Laurent avec En attendant. Un premier album vendu seulement à 7 116 exemplaires.

Motörhead : Würzel, le guitariste-épouvantail, est mort

Michael Burston, alias Würzel (à gauche), qui fut guitariste au sein de Motörhead de 1984 à 1995, est mort le 9 juillet 2011 à 61 ans des suites d'une déficience cardiaque.

Motörhead, c’est Lemmy Kilmister. Lemmy tout court, même. Avant tout, avant tout autre. Mais Motörhead, c’est aussi une histoire turbulente sur les cîmes du heavy metal, qui a vu graviter un nombre impressionnant de musiciens impressionnants, contributeurs plus ou moins ponctuels (on pense à des guests comme Slash et Dizzy Reed des Guns N’ Roses, Ozzy Osbourne de Black Sabbath, Steve Vai, Mike Inez d’Alice in Chains ou encore Brian May de Queen) d’une saga rugissante qui approche le cap de la quarantaine.

Parmi ceux-là, on déplore aujourd’hui la mort de Michael Burston. Qui ? Würzel, de son vrai nom Michael Burston. Celui qui fut guitariste et forma une doublette énorme avec Phil Campbell de 1984 à 1995 avant de laisser sévir le power trio aujourd’hui bien sédimenté (Lemmy, Phil Campbell et Mikkey Dee à la batterie) est mort samedi 9 juillet 2011 à l’âge de 61 ans. Würzel, qui participa aux albums studio Orgasmatron (1986), Rock ‘n’ Roll (1987), 1916 (1991), March ör Die (1992), Bastards (1993), et Sacrifice (1995), et qui était présent dans le film de la Birthday Party du groupe (1990), a succombé à une fibrillation ventriculaire en lien avec l’insuffisance cardiaque (cardiomyopathie) dont il souffrait. L’information a été communiquée par Tim Butcher, assistant de longue date de Lemmy.

Pour Michael Burston, il y avait eu une vie avant et une vie après Motörhead. Avant, c’était une carrière de caporal dans l’armée, qui servit en Allemagne et en Irlande au sein du premier bataillon du régiment du Gloucestershire. Une époque dont il tira son surnom de Worzel, plus tard converti et germanisé en Würzel (sous l’impulsion de Lemmy, fan d’histoire allemande et de « umlauts » ?), ses camarades rapprochant son style revêche et rustique de l’épouvantail Worzel Gummidge, héros de la littérature jeunesse britannique.

Après des galops d’essai dans les groupes Bastard et Warfare, Burston auditionna pour Motörhead : ce jour-là, il y eut ex aequo, puisque Phil Campbell fut retenu en même temps. Suite à son départ du groupe en 1995 avant la tournée en soutien de l’album Sacrifice auquel il participa, il revint exceptionnellement en guest en live en 2008-2009.

Parallèlement, Würzel avait publié dès 1987 un premier projet solo, Bess, dans une veine proche de Motörhead, ce qui n’était pas le cas a contrario de Chill out or die, une incursion dans l’ambient (comme son titre l’indique), une dizaine d’années plus tard. Sa mort a mis un terme abrupt au nouveau projet qu’il menait, un album avec son groupe Leader of Down, qui s’était produitle mois dernier lors du festival caritatif Never Mind the Bullocks.

Mort de Roland Petit : Son épouse Zizi et le monde culturel lui rendent hommage

Dimanche 10 juillet, le chorégraphe Roland Petit est décédé des suites d’une leucémie foudroyante à Genève, à l’âge de 87 ans. Fils d’une mère italienne (Rose Repetto, créatrice de la fameuse marque de chaussons du même nom) et d’un père cafetier aux Halles (Edmond Petit), celui qui fut le créateur de plus d’une centaine de ballets a rendu son dernier souffle dans la ville suisse où il vivait depuis une dizaine d’années.

Depuis l’annonce de son décès, faite par son épouse Zizi Jeanmaire et leur fille Valentine à l’attention de l’Opéra de Paris (où il était entré à l’âge de 9 ans), les déclarations rendant hommage à ce grand artiste pleuvent. Sa femme, danseuse de ballet, chanteuse et meneuse de revue notamment interprète de Mon truc en plumes, a affirmé dans un communiqué : « Il était non seulement un grand novateur dans le domaine de la danse mais aussi un créateur incomparable qui a marqué et marquera toutes les générations confondues« . Selon Le Figaro, le danseur et elle ont vécu une fusion amoureuse et artistique riche en aventures. « Zizi est une locomotive à laquelle j’accroche tous mes ballets« , confiait-il à propos de sa dulcinée, avec qui il a été brouillé une période, alors qu’elle enchaînait les films dans les années 1950, tandis que lui chorégraphiait Daddy Long Legs pour Fred Astaire à Los Angeles. « Nos retrouvailles ont été fulgurantes. Quelque temps plus tard, on se mariait« , avait-il raconté.

Selon l’AFP, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a quant à lui souligné « l’oeuvre d’une grande richesse, réunissant les créateurs les plus inventifs de son temps » et des ballets qui « témoignent de la théâtralité et de la sensualité propres à son univers. » « Avec sa muse Renée Jeanmaire, dite Zizi, avec qui il forme un couple mythique, ils écrivent quelques-unes des plus belles pages du music-hall contemporain, dont il revisite les traditions avec autant d’humour que de fantaisie« , a-t-il ajouté.

La candidate à la primaire du PS Martine Aubry a salué l’artiste, déclarant : « Il savait que la danse existe par son dialogue avec les autres arts et dans son rapport avec le public. Il ne se souciait pas des hiérarchies entre l’art et le spectacle, il aimait seulement être libre. Des Ballets des Champs-Elysées aux Ballets de Marseille qu’il a créés avec le soutien du maire Gaston Defferre, il a permis, avec quelques autres, à la danse de devenir accessible au plus grand nombre dans notre pays. »

« A chaque fois qu’il vient, c’est le retour de l’enfant prodigue« , a lancé Brigitte Lefèvre, directrice de la danse de l’Opéra de Paris. « Il avait une force mentale et artistique énorme, il donnait des leçons de vie, il avait l’art de la transmission, et quand il reprenait une oeuvre de son répertoire, sans arrêt il la requestionnait« , a-t-elle ajouté.

Le président Nicolas Sarkozy l’a qualifié d' »immense créateur« , « un novateur incessant« , et noté qu’il « avait su établir avec les créateurs majeurs de toutes les autres disciplines (…) un dialogue d’une inventivité et d’une richesse sans égales« . Pour Jack Lang, ancien ministre de la Culture, Roland Petit a « révolutionné l’art du ballet en le portant à des sommets dramaturgiques et théâtraux rarement égalés« . « Il savait merveilleusement entrelacer les arts, les traditions et les recherches contemporaines, la musique et le théâtre« , a-t-il précisé. Bertrand Delanoë, maire de Paris, a souligné « un artiste ardent et exigeant », « novateur sans être provocateur« , et aussi « un grand Parisien » pour qui « notre ville demeurait un repère et un port d’attache« .

Le chorégraphe belge Frédéric Flamand, aujourd’hui directeur du BNM (ballet national de Marseille), que Roland Petit a dirigé durant 26 ans, a quant à lui déclaré : « Je vis dans l’endroit qu’il a rêvé (…). C’est un héritage dont on se sent responsable. » C’est en 1998 qu’il s’était retiré du jeu, après que Marie-Claude Pietragalla, dont il était un grand partisan, fut nommée à sa succession. Un événement qui avait fait trembler la scène culturelle française. Lors de sa passation de pouvoir, il avait tout simplement retiré tout son répertoire de la programmation du BNM.

Agnès Lascombes, engagée à 20 ans aux côtés du chorégraphe, a évoqué son « univers culturel exceptionnel. » « Il m’a fait découvrir tant de choses, le monde, les lus grands théâtres. Nous représentions Marseille avec fierté. Il était dur dans le travail, il avait une exigence énorme, il nous poussait à nous dépasser, c’était le jeu ! Il était un des plus grands au monde, et il était mon maître. Je suis très triste, et je pense beaucoup à Zizi qui va enterrer son mari. Ça a été un couple mythique. »

Avant la leucémie qui l’a emporté en quelques jours, il était prévu que Roland Petit rejoigne Paris, où l’Opéra prévoit de reprendre son spectacle Le Rendez-vous, Le Loup et Le Jeune homme et la mort (programmé en septembre dernier), en 2012-2013. Notre-Dame de Paris, créé pour l’Opéra de Paris en 1965, avec des costumes d’Yves Saint Laurent et sur une composition de Maurice Jarre, sera joué en 2014.