Archive | 11 juillet 2011

Marion Cotillard, captivante Miss Dior…

Marion Cotillard sur les visuels de campagne Dior

Ca y est, Marion Cotillard revient nous charmer sur papier glacé.

La superbe comédienne française, dont la belle histoire avec la maison Dior continue, vient de lever le voile sur la nouvelle campagne de la marque avec le nouvel objet-star de la rentrée : le sac Miss Dior, disponible en boutique à la fin juillet.

Rectangulaire, discret et pratique, ce sac intemporel décliné en cuir, croco, astrakan ou python, est rehaussé de chaînes, et se marie avec toutes les tenues, comme le prouve la belle Marion.

Photographiée par Mikael Jansson il y a quelques semaines déjà à Paris, Marion Cotillard apparaît dans une nouvelle saga plus belle que jamais, quelques mois après avoir achevé sa mission avec le Lady Dior. Dans une ambiance intime, l’actrice apparaît plus mystérieuse que jamais, sur les clichés dévoilés par WWD.

L’actrice française, qui devrait s’envoler bientôt pour le tournage de The Dark Knight rises, avait même réalisé la prouesse de revenir avec une ligne superbe pour le shooting, quelques jours seulement après avoir donné la vie à un petit Marcel

Celle qui sera prochainement à l’affiche de Contagion de Steven Soderbergh et qui est annoncée dans Low Life avec Joaquin Phoenix, a décidément une année chargée.

 
 

Ventes de disques : Les cartons et les flops de ce début d’année 2011

Chaque semaine, notre chroniqueuse Emma d’Uzzo vous informe du classement des ventes de disques en France. Alors que nombre d’entre vous s’apprêtent très certainement à partir en vacances, un petit bilan s’impose. Petit bilan rendu possible grâce à nos confrères du Parisien, qui se sont procuré de « vrais chiffres confidentiels, comptabilisés par l’institut GfK« . Le tout nous donne une vision assez claire des artistes qui ont compté durant le premier semestre 2011, car sont prises en compte les ventes physiques, bien sûr, comme les ventes digitales.

En tête du classement, c’est presque une tradition, et c’est une position qui rassure, on retrouve Les Enfoirés. La bande de Jean-Jacques Goldman se reforme chaque année en faveur des Restos du coeur de Coluche et le public répond à l’appel. L’album Dans l’oeil des Enfoirés s’est écoulé à 419 474 exemplaires. Rappelons qu’en 2010, les Enfoirés ont rapporté 27 millions d’euros aux Restos du coeur, soit 18% des ressources de l’association.

Depuis 2006, elle n’a pas manqué un spectacle des Enfoirés, pas même cette année 2011 qui lui appartient : Nolwenn Leroy. Après l’échec du Cheshire cat et moi, la gagnante de Star Academy 2 a rebondi de la plus belle manière qui soit avec Bretonne. Succès incontournable de l’année, l’album se place deuxième de ce classement avec 363 422 exemplaires, auxquels il faut ajouter, insiste Le Parisien, les 118 000 copies écoulées fin 2010 à sa sortie. Les Francofolies de la Rochelle lui offrent même une soirée spéciale, le 12 juillet. Nolwenn Leroy partira ensuite en tournée dans toute la France et consolidera, à n’en pas douter, sa position dans le coeur du public.

En troisième position, on retrouve l’Anglaise Adele. La jeune artiste de 23 ans est la révélation internationale de l’année avec l’album 21, numéro un dans son pays et aux États-Unis. L’arrivée du mastodonte Lady Gaga l’a à peine fait frémir et six mois après sa sortie, l’album est toujours deuxième, derrière Beyoncé. En France, le grand public a succombé comme partout ailleurs et vous êtes 205 850 à avoir acheté le disque, dont 47 000 d’entre vous dans sa version digitale. Elle se place donc en tête des téléchargements légaux et explose le record de Gaga qui sur toute l’année 2010 avait écoulé 36 000 exemplaires digitaux de The Fame Monster.

Israel Kamakawiwo’ole est quatrième. Cet artiste hawaïen, mort depuis quatorze ans, est l’une des sensations de ce début d’année notamment grâce à sa version épurée du classique Over the Rainbow. Le label Mercury a vendu 175 000 exemplaires de son album, Alone in Iz world, posthume.

Numéro 5, Johnny Hallyday. L’album, parfois décrié, composé par Matthieu Chedid et Yodelice, intitulé Jamais seul, s’est écoulé à 168 000 exemplaires. Le Parisien évoque un « faux succès » mais l’album n’est sorti que fin mars. Quand Johnny entamera en mai 2012 sa nouvelle tournée – il sera d’abord en septembre au théâtre Édouard-VII dans Le Paradis sur terre – et donnera vie à ses nouvelles chansons, les ventes de l’album devraient certainement connaître un sursaut.

C’est le cas de The Beginning des Black Eyed Peas. L’arrivée des Américains en France pour trois concerts dantesques au Stade de France en juillet a réveillé les ventes de l’album sorti fin novembre 2010. Il ont écoulé 165 565 copies entre le 1er janvier et le mois de juin.

En septième position, Les Prêtres de Monseigneur Di Falco. Si le trio connaît quelques difficultés avec le départ de l’un d’eux – le séminariste Joseph Dinh Nguyen Nguyen a décidé de quitter le séminaire pour fonder une famille -, les ventes de Spiritus Dei et du récent Gloria sont excellentes. Ce deuxième album s’est déjà arraché à 163 569 exemplaires.

Révélation française de l’année et chanson de l’année pour le tube Je veux aux dernières Victoires de la musique, Zaz fait une entrée fracassante dans le showbiz avec son look décalé de gamine des rues à peine recoiffée : 142 114 exemplaires vendus. La jeune femme de 31 ans sera le 12 juillet aux Franco, assurera de nombreux festivals cet été et repartira en tournée jusqu’à la fin de l’année.

En neuvième position, la Loca Shakira. Après le carton de Waka Waka (This time for Africa), la chanteuse confirme avec cet album qui fleure bon le soleil et justement intitulé Sale el Sol. Avec le bombesque Rabiosa, elle continue de faire monter la température et cela se traduit sur ses ventes françaises : 141 963 copies.

Pour refermer ce classement, où l’on pourrait s’étonner des absences de Lady Gaga et Mylène Farmer, une autre particularité nationale : Colonel Reyel. L’album cartonne depuis sa sortie en avril, porté par l’écrasant single Celui, qui compte pas moins de 37 millions de visionnages sur le web.

Le Parisien souligne ensuite quelques contre-performances qui n’ont généralement aucun rapport avec la qualité du disque et/ou la présence médiatique de l’artiste. Gaga, par exemple, est partout mais n’a vendu que 108 000 disques. De même pour Sinclair, dont le come-back n’a rien de fracassant, et l’ancienne star de n’écouler que 7 316 copies de son disque. Arielle Dombasle n’a pas convaincu non plus et seuls 10 000 exemplaires de Diva Latina ont été vendus. On regrette enfin l’échec de Mélanie Laurent avec En attendant. Un premier album vendu seulement à 7 116 exemplaires.

Motörhead : Würzel, le guitariste-épouvantail, est mort

Michael Burston, alias Würzel (à gauche), qui fut guitariste au sein de Motörhead de 1984 à 1995, est mort le 9 juillet 2011 à 61 ans des suites d'une déficience cardiaque.

Motörhead, c’est Lemmy Kilmister. Lemmy tout court, même. Avant tout, avant tout autre. Mais Motörhead, c’est aussi une histoire turbulente sur les cîmes du heavy metal, qui a vu graviter un nombre impressionnant de musiciens impressionnants, contributeurs plus ou moins ponctuels (on pense à des guests comme Slash et Dizzy Reed des Guns N’ Roses, Ozzy Osbourne de Black Sabbath, Steve Vai, Mike Inez d’Alice in Chains ou encore Brian May de Queen) d’une saga rugissante qui approche le cap de la quarantaine.

Parmi ceux-là, on déplore aujourd’hui la mort de Michael Burston. Qui ? Würzel, de son vrai nom Michael Burston. Celui qui fut guitariste et forma une doublette énorme avec Phil Campbell de 1984 à 1995 avant de laisser sévir le power trio aujourd’hui bien sédimenté (Lemmy, Phil Campbell et Mikkey Dee à la batterie) est mort samedi 9 juillet 2011 à l’âge de 61 ans. Würzel, qui participa aux albums studio Orgasmatron (1986), Rock ‘n’ Roll (1987), 1916 (1991), March ör Die (1992), Bastards (1993), et Sacrifice (1995), et qui était présent dans le film de la Birthday Party du groupe (1990), a succombé à une fibrillation ventriculaire en lien avec l’insuffisance cardiaque (cardiomyopathie) dont il souffrait. L’information a été communiquée par Tim Butcher, assistant de longue date de Lemmy.

Pour Michael Burston, il y avait eu une vie avant et une vie après Motörhead. Avant, c’était une carrière de caporal dans l’armée, qui servit en Allemagne et en Irlande au sein du premier bataillon du régiment du Gloucestershire. Une époque dont il tira son surnom de Worzel, plus tard converti et germanisé en Würzel (sous l’impulsion de Lemmy, fan d’histoire allemande et de « umlauts » ?), ses camarades rapprochant son style revêche et rustique de l’épouvantail Worzel Gummidge, héros de la littérature jeunesse britannique.

Après des galops d’essai dans les groupes Bastard et Warfare, Burston auditionna pour Motörhead : ce jour-là, il y eut ex aequo, puisque Phil Campbell fut retenu en même temps. Suite à son départ du groupe en 1995 avant la tournée en soutien de l’album Sacrifice auquel il participa, il revint exceptionnellement en guest en live en 2008-2009.

Parallèlement, Würzel avait publié dès 1987 un premier projet solo, Bess, dans une veine proche de Motörhead, ce qui n’était pas le cas a contrario de Chill out or die, une incursion dans l’ambient (comme son titre l’indique), une dizaine d’années plus tard. Sa mort a mis un terme abrupt au nouveau projet qu’il menait, un album avec son groupe Leader of Down, qui s’était produitle mois dernier lors du festival caritatif Never Mind the Bullocks.

Mort de Roland Petit : Son épouse Zizi et le monde culturel lui rendent hommage

Dimanche 10 juillet, le chorégraphe Roland Petit est décédé des suites d’une leucémie foudroyante à Genève, à l’âge de 87 ans. Fils d’une mère italienne (Rose Repetto, créatrice de la fameuse marque de chaussons du même nom) et d’un père cafetier aux Halles (Edmond Petit), celui qui fut le créateur de plus d’une centaine de ballets a rendu son dernier souffle dans la ville suisse où il vivait depuis une dizaine d’années.

Depuis l’annonce de son décès, faite par son épouse Zizi Jeanmaire et leur fille Valentine à l’attention de l’Opéra de Paris (où il était entré à l’âge de 9 ans), les déclarations rendant hommage à ce grand artiste pleuvent. Sa femme, danseuse de ballet, chanteuse et meneuse de revue notamment interprète de Mon truc en plumes, a affirmé dans un communiqué : « Il était non seulement un grand novateur dans le domaine de la danse mais aussi un créateur incomparable qui a marqué et marquera toutes les générations confondues« . Selon Le Figaro, le danseur et elle ont vécu une fusion amoureuse et artistique riche en aventures. « Zizi est une locomotive à laquelle j’accroche tous mes ballets« , confiait-il à propos de sa dulcinée, avec qui il a été brouillé une période, alors qu’elle enchaînait les films dans les années 1950, tandis que lui chorégraphiait Daddy Long Legs pour Fred Astaire à Los Angeles. « Nos retrouvailles ont été fulgurantes. Quelque temps plus tard, on se mariait« , avait-il raconté.

Selon l’AFP, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a quant à lui souligné « l’oeuvre d’une grande richesse, réunissant les créateurs les plus inventifs de son temps » et des ballets qui « témoignent de la théâtralité et de la sensualité propres à son univers. » « Avec sa muse Renée Jeanmaire, dite Zizi, avec qui il forme un couple mythique, ils écrivent quelques-unes des plus belles pages du music-hall contemporain, dont il revisite les traditions avec autant d’humour que de fantaisie« , a-t-il ajouté.

La candidate à la primaire du PS Martine Aubry a salué l’artiste, déclarant : « Il savait que la danse existe par son dialogue avec les autres arts et dans son rapport avec le public. Il ne se souciait pas des hiérarchies entre l’art et le spectacle, il aimait seulement être libre. Des Ballets des Champs-Elysées aux Ballets de Marseille qu’il a créés avec le soutien du maire Gaston Defferre, il a permis, avec quelques autres, à la danse de devenir accessible au plus grand nombre dans notre pays. »

« A chaque fois qu’il vient, c’est le retour de l’enfant prodigue« , a lancé Brigitte Lefèvre, directrice de la danse de l’Opéra de Paris. « Il avait une force mentale et artistique énorme, il donnait des leçons de vie, il avait l’art de la transmission, et quand il reprenait une oeuvre de son répertoire, sans arrêt il la requestionnait« , a-t-elle ajouté.

Le président Nicolas Sarkozy l’a qualifié d' »immense créateur« , « un novateur incessant« , et noté qu’il « avait su établir avec les créateurs majeurs de toutes les autres disciplines (…) un dialogue d’une inventivité et d’une richesse sans égales« . Pour Jack Lang, ancien ministre de la Culture, Roland Petit a « révolutionné l’art du ballet en le portant à des sommets dramaturgiques et théâtraux rarement égalés« . « Il savait merveilleusement entrelacer les arts, les traditions et les recherches contemporaines, la musique et le théâtre« , a-t-il précisé. Bertrand Delanoë, maire de Paris, a souligné « un artiste ardent et exigeant », « novateur sans être provocateur« , et aussi « un grand Parisien » pour qui « notre ville demeurait un repère et un port d’attache« .

Le chorégraphe belge Frédéric Flamand, aujourd’hui directeur du BNM (ballet national de Marseille), que Roland Petit a dirigé durant 26 ans, a quant à lui déclaré : « Je vis dans l’endroit qu’il a rêvé (…). C’est un héritage dont on se sent responsable. » C’est en 1998 qu’il s’était retiré du jeu, après que Marie-Claude Pietragalla, dont il était un grand partisan, fut nommée à sa succession. Un événement qui avait fait trembler la scène culturelle française. Lors de sa passation de pouvoir, il avait tout simplement retiré tout son répertoire de la programmation du BNM.

Agnès Lascombes, engagée à 20 ans aux côtés du chorégraphe, a évoqué son « univers culturel exceptionnel. » « Il m’a fait découvrir tant de choses, le monde, les lus grands théâtres. Nous représentions Marseille avec fierté. Il était dur dans le travail, il avait une exigence énorme, il nous poussait à nous dépasser, c’était le jeu ! Il était un des plus grands au monde, et il était mon maître. Je suis très triste, et je pense beaucoup à Zizi qui va enterrer son mari. Ça a été un couple mythique. »

Avant la leucémie qui l’a emporté en quelques jours, il était prévu que Roland Petit rejoigne Paris, où l’Opéra prévoit de reprendre son spectacle Le Rendez-vous, Le Loup et Le Jeune homme et la mort (programmé en septembre dernier), en 2012-2013. Notre-Dame de Paris, créé pour l’Opéra de Paris en 1965, avec des costumes d’Yves Saint Laurent et sur une composition de Maurice Jarre, sera joué en 2014.

Secret Story 5 : Les couples sont harcelés, et Ayem a passé la nuit avec Daniel

Précédemment dans Secret Story Les dix-huit candidats ont fait leur entrée dans la Maison des Secrets.

Et pourtant, déjà, les candidats sont observés par un intrus, ou plutôt deux intrus : les jumeaux Zarko et Zelko. En effet, ils ont été choisis par La Voix pour être « les maîtres des souterrains de la maison« . En endossant ce rôle, ils peuvent entendre leurs camarades depuis le labyrinthe souterrain, mais aussi attribuer la « nomination à vie » à l’un des candidats. Cette menace pèse sur Juliette et Rudy.

Daniel et Ayem (« enchantée !« ) doivent défendre ensemble le secret « Nous sommes un faux couple« . Véritablement attirés l’un par l’autre, finiront-ils par se laisser prendre au jeu et par laisser des sentiments bien réels s’installer…?

Le premier buzz a déjà retenti dans la Maison : il menaçait le faux-couple Aurélie-Geoffrey. Mais Zarko, à l’origine de ce buzz, n’a pas vu juste. Les couples Aurélie-Geof et Marie-Geoffrey ont été switchés par La Voix afin de brouiller les pistes de leur vrai secret : « Nous sommes en couple » Déjà, les deux couples sont traqués par les candidats à l’image de Rudy qui a bien découvert leur secret mais hésite encore à engager 5 000 euros de sa cagnotte en buzzant.

Rudy l’enquêteur. Depuis le premier buzz, initié par Zarko samedi après-midi, Rudy est en ébullition. Son seul objectif est d’être le prochain sur la liste des buzzeurs de la maison. Sa cible numéro un, les couples. Sa nouvelle victime, Geoffrey. Dimanche après-midi, aux alentours de 17h30, il s’entretient longuement avec le Ken-look-alike de la maison pour lui soutirer des indices sur son secret, mais ce dernier ne lâche rien ! En début de soirée, c’est Juliette qui viendra questionner Geoffrey, décidément harcelé, depuis quelques heures.

Secrets en danger, les couples sortent l’artillerie lourde… Geof s’inquiète pour le secret qu’il partage avec Marie, Geoffrey et Aurélie ! Les soupçons des uns et des autres deviennent durs à vivre pour nos deux couples. Ainsi, Geof n’a plus le choix et ordonne à Geoffrey d’embrasser Aurélie pour rendre crédible leur histoire et sauver leur peau. Mais, même après avoir obtenu le feu vert de son véritable petit ami, Geof, Aurélie ne s’imagine pas embrasser Geoffrey…

Premières confidences… Dimanche soir, 48 heures après l’entrée des candidats dans la maison, La Voix a décidé d’organiser une soirée confidences afin de permettre aux langues de se délier, et de donner la parole aux plus timides. A tour de rôle, chacun est invité à se présenter aux autres habitants. Aurélie fait, par exemple, le plein de compliments même si Ayem reconnaît que, physiquement, la candidate ne va pas du tout avec son prétendu petit ami, Geoffrey. Ça sent le cramé dans la Maison des Secrets, et c’est le popotin de nos deux couples qui prend feu !

Tendre réveil… Ce lundi matin, c’est aux alentours de 9h45 que la Maison des Secrets s’éveille. Et pour Ayem et Daniel, la nuit fut visiblement câline : c’est dans les bras l’un de l’autre qu’ils ouvrent l’oeil.

C’est tout… pour le moment !

Retrouvez toutes les vidéos et news de Secret Story 5 sur le site officiel de TF1 et sur WAT.tv.

Côte-d’Or : L’été prend ses marques…

Remonter le Mississipi en musique, voir un concert dans un hôtel reconstitué, découvrir l’ordre de la Toison d’Or ou encore prendre une bouchée d’opéra-bouffe avec Offenbach : jusqu’au dimanche 17 juillet, la Côte-d’Or est en pleine effervescence culturelle ! dijOnscOpe a sélectionné les événements incontournables de cette semaine estivale…

  •  Lundi 11 juillet 2011

14h30 – Lever le mystère de la Toison d’Or (Dijon > visite guidée) l Outre les présentations de manuscrits cisterciens du XIIe siècle, la bibliothèque municipale de Dijon, 3 rue de l’École de droit, ressort également pour l’été des documents permettant d’appréhender l’histoire des ducs Valois, en particulier Philippe le Bon (1419-1467). Armoriaux, livres de comptes, de cour et de prières, médailles ou encore monnaies révèlent ainsi qui était vraiment le fondateur de l’ordre chevaleresque de la Toison d’Or.

19h – Prendre un grand bol de blues (Dijon > musique) l Top départ du festival D’jazz au jardin à Dijon avec Fanny and Jurassic blues band, lundi 11 juillet à 19h au parc Darcy… « Inspiré du Rhythm’n’blues de la période dorée avec une connotation tout à fait originale évoquant le british blues boom des années 60 – Éric Clapton, John Mayall -, Jurassic Blues franchit un pas en comptant désormais dans ses rangs une chanteuse à l’énergie débordante, influencée par Koko Taylor, Tina Turner, Etta James et Aretha Franklin« , promet le programme de l’événement…

20h30 – Découvrir des instruments d’une autre planète (Dijon > musique) l Du didjeridoo des Aborigènes d’Australie au hang, instrument inventé en Suisse en 2000, les murs du salon de thé Le Shanti risquent de vibrer de sons inédits, lundi 11 juillet 2011… Une expérience à vivre dès 20h30.

  • Mardi 12 juillet 2011

19h – Passer une soirée de jazz au jardin (Dijon > musique) l Depuis plusieurs années déjà, le Trio Esposito écume discrètement les scènes de la région avec son jazz sensible, délicat, fluide et résolument acoustique. Ces maîtres de l’intimité sortiront donc leurs ambiances feutrées au grand air, mardi 12 juillet 2011 à 19h au parc Darcy.

  • Mercredi 13 juilllet 2011

16h – Rêver sur grand écran (Dijon > cinéma) l Après Kirikou ou encore Azur et Asmar, le maître de l’animation Michel Ocelot revient avec un nouveau film, Les Contes de la nuit. Le synospis ? « Tous les soirs, une fille, un garçon et un vieux technicien se retrouvent dans un petit cinéma qui semble abandonné mais qui est en réalité plein de merveilles. Les trois amis inventent, se documentent, dessinent, se déguisent. Et ils jouent toutes les histoires dont ils ont envie dans une nuit magique »… Une symphonie visuelle en ombres chinoises à découvrir en avant-première au cinéma Eldorado, mercredi 13 juillet à 16h.

19h – Reprendre une petite piqûre de swing (Dijon > musique) l Standards et compositions originales : le groupe de jazz Organ vital est fidèle aux méthodes traditionnelles du jazz… Influencé par Wes Montgomery, Jesse Van Ruller ou encore Jimmy Smith et Melvin Rhyne, le groupe s’installera pour le début de soirée au parc Darcy, pour un concert aux racines du swing…

  • Jeudi 14 juillet 2011

15h – Découvrir les chouchous d’Obama (Beaune > musique) l Le chœur de la Duke Ellington school of the arts, fondé en 1986 à Washington, a déjà un sacré pedigree ! En 2009, ses membres ont été choisis pour participer à la cérémonie d’investiture du président des États-Unis, Barack Obama. Depuis, sa femme les a pris sous son aile et les a régulièrement invités à se produire à la Maison Blanche. En juin 2010, Michelle Obama a encouragé le chœur à exporter son talent à l’étranger. L’ambassade de France aux États-Unis, située à quelques centaines de mètres de la Duke Ellington school of the arts, a entendu le message de la première dame et a décidé d’apporter son soutien à une tournée française pendant le mois de juillet 2011. Le concert, prévu à 15h sur le parvis de la basilique Notre-Dame à Beaune (21), sera donc une occasion unique de découvrir un ensemble de chanteurs américains hors du commun…

19h – Parcourir le Mississipi (Dijon > musique) l Vous rêvez de replonger dans l’ambiance du Dixie Belle, bateau à aube sur lequel Louis Armstrong a composé ses plus grands succès, de Nobody Knows à Basin’ Street Blues en passant par Hello Dolly ? L’expérience sera rendue possible par un moment de conte musical jeudi 14 juillet à 19h au parc Darcy…

  • Vendredi 15 juillet 2011

20h30 – Passer une soirée en mode baroque #1 (Dijon > musique) l Baroque étincelant, baroque raffiné, baroque expressif… Toutes les facettes du genre seront explorées lors du concert de Sylvie Monot et Audrey Dumont, vendredi 15 juillet dès 20h30 à la bibliothèque La Nef, 1 place du Théâtre à Dijon. Un voyage avec Haendel, Pergolèse, Porpora, Purcell et Scarlatti

21h – Passer une soirée en mode baroque #2 (Beaune > musique) l Au même moment, le Festival international d’opéra baroque reprendra ses quartiers à Beaune pour une soirée consacrée au Juditha triumphans de Vivaldi, oratorio en deux parties créé à Venise en 1716… A noter : les airs de Vagaus Umbrae carae, aurae adoratae (« Ombres chéries, brises enchantées ») et Armatae face et anguibus (« Armez-vous de vos torches et de vos serpents ») font partie des plus grands chefs-d’oeuvre du compositeur. A vivre dès 21h en la basilique Notre-Dame.

21h – Philosopher sur le thème du courage (Dijon > débat) l Samedi 16 avril 2011, les francs-maçons de Dijon invitaient la philosophe Cynthia Fleury à livrer sa vision du courage (Lire ici notre article sur le sujet). Trois mois plus tard, la réflexion continue au salon de thé Le Shanti, 69 rue Berbisey à Dijon, pour une soirée philo consacrée à ce thème…

  • Samedi 16 juillet 2011

18h30 – Soutenir le Burkina Faso (Grancey-le-Château > musique) l Depuis 1986, l’association Bourgogne solidarité Sahel travaille à des actions d’aide au développement dans le département de Guéguéré, province du Burkina Faso. Construction d’une pharmacie villageoise, édification de barrages, aide à la réflexion sur l’élevage rationnel et maitrisé du porc ou encore création de troupeaux familiaux sont les actions que l’association a pu y mener depuis sa création. Pour mettre en avant ces actions et recevoir un soutien pour le travail mené au Burkina Faso, l’association Bourgogne solidarité Sahel organise une soirée solidaire samedi 16 juillet à 18h30 à Grancey-le-Château (21), en compagnie des groupes Tri’Jazz et The Lemonfly.

21h – Prendre une bouchée d’opéra-bouffe (Dijon > théâtre) l Dans Le Château en Espagne, Offenbach n’a pas passé son costume de La vie parisienne mais plutôt celui, gai et naïf, de l’auteur des premiers grands succès des Bouffes parisiens… Créé en 1856 pour son propre petit théâtre, Le Château en Espagne raconte « l’histoire de Jeannot et Jeannette, en route pour Paris », commence le programme. Et de continuer : « Ils gagnent leur vie en dansant et en chantant. Lorsqu’ils rencontrent un colporteur qui présente son étal, Jeannot ne peut résister à la tentation et décide d’acheter un billet de loterie qui, espère-t-il, lui permettra de s’offrir toutes ces belles choses. Mais en devenant millionnaire, il perd non seulement Jeannette mais son idéal… ». Ce drame ludique sera joué au théâtre des Feuillants – 9, rue Condorcet – à 21h.

21h – Se souvenir de Georges Brassens (Dijon > musique) l Comme tous les étés, la cour de l’hôtel de Voguë, 8 rue de la Chouette à Dijon, est en pleine effevescence… Après une semaine de festival Dièse, le ton change pour accueillir un spectacle hommage à Georges Brassens, par Renata et Francis Harbulot…

21h – Voyager avec Vivaldi (Beaune > musique) l Deuxième étape du cycle consacré à Antonio Vivaldi dans le cadre du festival international d’opéra baroque de Beaune : Orlando furioso, drame en trois actes créé à Venise en 1727… Chef d’oeuvre musical et dramatique, composé par un Vivaldi en pleine maturité lyrique, « Orlando est une pièce éblouissante où se mêlent toutes les formes du théâtre chanté. Le livret, écrit dans un savoureux style poétique et baroque met en scène l’Amour, la Folie et la guérison d’Orlando à travers les amours de Bradamante et de Ruggiero, d’Angelica et de Medoro, précise le programme. Un voyage émotionnel à vivre dès 21h dans la cour des Hospices de Beaune…

  • Dimanche 17 juillet 2011

21h – Voir revivre Farinelli (Beaune > musique) l Après l’événement que fut la recréation en première mondiale de Béllorophon de Lully l’été dernier à Beaune, Christophe Rousset et ses Talens Lyriques reviennent avec une invitée de luxe, Ann Hallenberg, pour fêter leurs vingt ans. Pour célébrer avec faste cet anniversaire, Christophe Rousset a choisi de revenir sur l’un des projets phares de ses débuts : la bande-son du film Farinelli, il castrato, réalisé en 1993 par Gérard Corbiau. Un film à succès qui a permis de faire découvrir à un large public l’univers des castrats, et plus particulièrement l’histoire de Carlo Broschi, mieux connu sous le nom de Farinelli… Au programme de cet hommage : des airs de Haendel et de Nicola Porpora à écouter dès 21h à la Basilique Notre-Dame de Beaune, en Côte-d’Or….

Le Creusot (71) : Naissance du tramway de Dijon chez Alstom…

Perpétuant son passé de ville ferroviaire, Dijon accueillera les premières rames du futur tramway à partir de janvier 2012. Si la phase de test dit « à blanc » ne débutera qu’en mars, leur construction est déjà en marche et une rame a d’ores et déjà été livrée à l’usine de La Rochelle, en Charente-Maritime. Or ce tramway aura une histoire toute particulière pour les Bourguignons puisque les bogies – pièces maîtresses permettant le contact entre le rail et le wagon -, sont de fabrication régionale. Vendredi 08 juillet 2011, une délégation de la communauté d’agglomération dijonnaise se rendait ainsi aux usines Alstom du Creusot, en Saône-et-Loire, pour découvrir le procédé de fabrication…

Sous l’œil bienveillant du « voisin »…

Sous leurs combinaisons de protection, les ouvriers du site creusotin d’Alstom, en Saône-et-Loire, ne chôment pas. Chaque année en moyenne, 2.000 bogies – de TGV, de métro ou de tramway – et 20.000 amortisseurs sortent de l’usine. Ceux de Dijon suivent déjà la même voie. « Nous avons fait un bon choix », conclut André Gervais, adjoint du Grand Dijon délégué au transport, en quittant le site. En réalisant un groupement de commandes avec la communauté urbaine de Brest métropole océane, le Grand Dijon a en effet réalisé une bonne opération en s’offrant le luxe de pouvoir choisir parmi quatre dossiers, dont celui d’Alstom : « Le groupe basque Caf qui domine le marché d’Amérique du Sud et d’Afrique du Nord, Bombardier, un groupe à capitaux canadiens, Stadler, implanté en Allemagne et Alstom avec des usines au Creusot pour la forge, à Ornans (25) pour les moteurs et à La Rochelle (17) ou Valenciennes (59) pour le montage », énumère l’élu, qui note le caractère exceptionnel d’un si fort taux de réponse. Les économies à la clé ne sont pas négligeables puisqu’elles ramènent le prix d’une rame de 2,6 à 2,05 millions d’euros.

Sur le site du Creusot depuis 1836, le géant du matériel ferroviaire qui emploie 585 salariés – 42% d’opérateurs, 34% d’administratifs et techniciens, 24% d’ingénieurs et cadres -, se tenait dans un mouchoir de poche avec ses concurrents. « Nous avons privilégié l’économie régionale, reconnait tout de même l’adjoint délégué au transport, car c’est un matériel fiable et de qualité, avec une maintenance facile à faire. Ainsi les pièces détachées n’ont pas à traverser le globe en cas de renouvellement et de problème. La pièce essentielle du tramway dépend de fournisseurs locaux ». Et Jérôme Wallut, directeur général d’Alstom transport France, d’ajouter « qu’un emploi en France chez Alstom transport, c’est trois emplois chez les sous-traitants », soit quasiment 27.000 personnes animant la filière pour un chiffre d’affaires de 5,6 milliards d’euros au cours de l’exercice 2010-2011.

Un site qui recrute

Regroupant à la fois les cols blancs et les cols bleus sur le même site, Le Creusot est en quelque sorte le centre mondial d’excellence du groupe en matière de bogie : de la conception à la finalisation, en passant par la réponse aux appels d’offres, la recherche et développement ou le service après-vente, l’ensemble des ressources humaines et techniques nécessaires au développement du procédé se concentre sur le site. « Nous sommes quelque part voisins ou cousins », introduit Romain Bruniaux, directeur de l’établissement, avant de revenir sur la spécificité même de l’usine qu’il dirige : « Le bogie assure le lien entre le rail et le passager. C’est ce qui permet au train de rouler, d’accélérer, de freiner et c’est aussi ce qui permet aux passagers de se sentir bien. En quelque sorte, il s’agit d’un élément sécuritaire tout en étant très important pour le confort ».

Pour les métros, les trains régionaux, la grande vitesse, les locomotives, la gamme est très vaste et vise l’ensemble des pays. Ainsi, le site gère actuellement quarante projets en fournissant des bogies pour le métro de Panama – 57 voitures -, le tramway de Casablanca – 74 rames -,les trains régionaux Régiolis – 165 rames -, et bien sûr le tramway de Dijon – 32 rames. Le site du Creusot peut même se targuer d’avoir un carnet de commandes plein pour les quatre prochaines années. Le site a donc de beaux jours devant lui et recrute soixante personnes comme l’assure le directeur: « nous avons embauché 30 CDI cette année, des ingénieurs, des cadres et des ouvriers, et une trentaine de nouveaux contrats seront signés l’année prochaine, essentiellement des ingénieurs ».

Un 3.000ème bogie, spécialement pour Dijon !

Avec 22% du marché mondial, Alstom propose la gamme de tramways la plus complète du marché. Pour comprendre le succès de cette « saga », comme la prénomme Romain Bruniaux, il faut remonter à une dizaine d’années. En 1997, une équipe a l’idée de concentrer les efforts de recherches et développement sur la création d’un produit à plancher bas intégral ! Une innovation qui va de soit aujourd’hui, mais qui place la firme française sur le devant de la scène. « À l’époque, le concepteur ne devait pas penser que l’on serait là pour célébrer la fabrication du 3.000ème bogie de ce type ! », poursuit le directeur du site. 400 modèles « Arpège » sont sortis l’année 2010 ; 600 devraient sortir en 2011.

« Dans le contexte actuel, nous sommes convaincus que ce 3.000ème bogie était un événement important et qu’il fallait le marquer, explique pour sa part Jérôme Wallut, directeur général d’Alstom transport France. Nous avons honoré et remercié les compagnons et les agents qui travaillent sur la ligne d’assemblage ». Le tramway Citadis, choisi par le Grand Dijon et la communauté urbaine de Brest, transporte actuellement quatre milliards de passagers à travers le monde. À ce jour, 1.567 modèles – sans le contrat de Bordeaux signé le 13 juin 2011 (En savoir plus ici) – ont été commandés par 36 villes, ce qui représente plus de 4.000 bogies « Arpège ». « C’est une grande fierté, poursuit Jérôme Wallut, et malgré la concurrence féroce, l’excellence industrielle française nous force à être compétitifs, à avoir des produits toujours plus innovants ». 800.000 euros par jour sont ainsi dépensés dans la R&D transports par l’entreprise…

Les premiers essais en mars 2012

Avant que les travaux atteignent leur paroxysme durant l’été, profitant de la baisse de trafic dans les rues de Dijon, une nouvelle étape est marquée avec la visite de la délégation dijonnaise dans l’usine. Dès le mois de septembre 2011, les travaux du boulevard Trimolet, à Dijon, devraient être finis, et le 07 octobre 2011, le boulevard Clémenceau retrouvera lui aussi une certaine quiétude. « Dijon est une ville qui s’est développée par le passé et qui évolue aujourd’hui avec le chemin de fer », explique André Gervais. « Nous sommes donc très attachés à la SNCF, mais aussi à l’industrie et en ça, la Bourgogne est un fer de lance de la métallurgie, avec le nucléaire, le matériel ferroviaire et l’automobile ». Le matériel ferroviaire a d’ailleurs cette particularité d’être excédentaire dans la balance commerciale, une chose rare tandis que le déficit commercial s’est encore creusée en mai 2011 pour atteindre un nouveau record à 7,422 milliards d’euros.

220 entreprises travaillent actuellement sur le chantier du tramway. 150 sont Dijonnaises et Côte-d’Oriennes, mais la Saône-et-Loire n’est pas en reste : outre les bogies, les barrières couleur cassis et les traverses sont fournies par des entreprises du département. « Qu’est-ce que quelques minutes de retard par rapport aux 10.000 emplois créés par le chantier et aux 300 jeunes en insertion ? », demande l’élu du Grand Dijon. « À partir du mois de janvier 2012, les rames vont commencer à arriver – contrairement aux envies de l’agglomération, les rames, en provenance de La Rochelle ne seront pas livré par voie ferroviaire, mais en camion – et à partir de fin février, début mars, les essais vont débuter ». La machine en elle-même sera testée, puis viendra le temps de la marche à blanc : les tramways seront dans une configuration normale mais ils circuleront sans prendre de passager. Un organisme de contrôle national donnera alors l’autorisation d’exploiter.