Gendarmes à cheval : une première en Bourgogne

Le lac d’Arc-sur-Tille est désormais sous la surveillance de sept gendarmes à cheval, dont deux sont issus de la Garde Républicaine. Ils patrouilleront sur les berges du lac jusqu’au 31 août.

Les 60 000 visiteurs annuels de la base de loisirs d’Arc-sur-Tille peuvent bronzer sur leurs deux oreilles : depuis le 16 juillet dernier, de drôles de gendarmes patrouillent toute la journée sur les 90 hectares de terrain que comptent le site. Surveillance du parking, chasse aux bouteilles d’alcool et aux chiens non tenus en laisse, les cavaliers galopent après la moindre incivilité depuis une semaine. Et les choses n’ont pas été faites à moitié puisqu’il s’agit de chevaux qui ont défilé sur les Champs Elysées à l’occasion de la fête nationale.

 

« Une longueur d’avance pour le lac d’Arc »

 

Depuis la création de la base de loisirs en 2001, la Communauté de communes de la plaine des tilles employait une société de vigiles pour la surveillance des lieux. Mais quand la gendarmerie a fait la proposition à Patrice Chiffolot, le président de la communauté de communes a vite oublié les hommes en noir : « Le prestige de l’uniforme rend les gendarmes plus crédibles que les vigiles. L’offre était raisonnable, elle entrait dans notre budget : les élus ont voté les deux mains levées ». Dans ce dispositif, le rassemblement des villages de la tille qui gère le site, prend en charge les frais d’intendance pour l’hébergement des 6 chevaux. Patrice Chaffolot se dit pleinement satisfait de cet investissement : « D’habitude, mon téléphone sonne régulièrement pour me tenir informé des incidents. En une semaine, il n’a encore pas sonné. » Le site qui peut accueillir jusqu’à 6000 personnes par jour en période de beau temps, compte désormais rivaliser avec le lac Kir : « avec nos gendarmes à cheval, on a une longueur d’avance ».

 

 

« On approche plus facilement les gens »

 

Arrivés le 15 juillet après le défilé, les deux cavaliers de la Garde Républicaine, originaires de Côte-d’Or, n’en sont pas à leur premier détachement : « ces mesures sont souvent mises en place en bord de mer ou dans les forêts parisiennes ».  Leurs cinq collègues, eux, sont moins habitués à exercer leur métier à dos d’équidé. Gendarmes côte-d’oriens de profession, ils ont dû suivre une formation de remise à niveau pendant une semaine à Saint Germain en Laye. « A la base, le cheval est une passion. Je suis entrée dans la gendarmerie pour pouvoir intégrer la Garde Républicaine mais ma demande est en cours. Avec cette mission, je me rapproche un peu plus de mon rêve. », confie le brigadier Solène Maille.

 

En vue du mauvais temps, la nouvelle unité n’a relevé aucune infraction, mais leur enthousiasme n’est pas entamé. Les sept gendarmes se disent bien accueillis par les passants lorsqu’ils sont à dos de cheval, en tout cas mieux qu’à l’accoutumée.

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