Vous les avez peut-être remarqués, depuis quelques jours ? Deux nouvelles œuvres magistrales de l’artiste bisontin Loïc Raguénès ornent les façades du quartier Wilson, à Dijon. La première, une peinture murale d’une dimension de 5,30 par 8 mètres, s’étend entre le 34 et le 34bis de la rue d’Auxonne ; la seconde, une impression sur bâche de dimension légèrement plus modeste, trône sur le côté du cinéma l’Eldorado, rue Alfred de Mussey. Ces deux œuvres, Les Roseaux et Femme au miroir, seront inaugurées jeudi 03 mars 2011, entre 11h30 et midi.
Au point de départ de cette mise en scène unique, se trouve l’envie d’un certain nombre d’acteurs du secteur Wilson de mettre en valeur l’identité culturelle et artistique de leur quartier, où se côtoient le cinéma l’Eldorado, le Fonds régional d’art contemporain de Bourgogne (FRAC Bourgogne) ou encore le Consortium. Dans un communiqué, la mairie de Dijon, explique qu’à l’initiative de Xavier Douroux, médiateur agréé de la Fondation de France et directeur du Consortium, Loïc Raguénès, peintre d’envergure résidant à Dijon, a été choisi pour répondre à cette double commande : « Sa proposition consiste en deux œuvres murales fonctionnant en écho. De part et d’autre de l’artère commerçante du quartier, elles donnent du caractère à l’environnement bâti et attisent le regard des habitants et passants ».
Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous :
« Réalisées à partir de photographies (une image de film et un cliché personnel) retravaillées selon un processus de pixellisation (proche du pointillisme de Seurat et ses émules, mais pouvant aussi rappeler les trames de l’impression mécanique utilisées dans le pop Art), ces deux œuvres réintroduisent dans la ville des éléments visuels gratuits et d’autant plus forts au plan symbolique. Délicatesse des corps et des attitudes, suggestivité douce des images et transposition ferme des possibles de la peinture, elles ont la bienveillance d’une surprise dont on garde un moment le souvenir, ou celle d’une fréquentation qui durablement vous attache. Contribuant à construire le bien commun, elles s’offrent au regard de celui ou celle qui voudra bien leur manifester perception et attention« .
Laisser un commentaire