Déjà rendue aux piétons depuis quelques mois, le rue de Liberté célébrera en grande pompe ses nouveaux atours les 17 et 18 mai prochains. La devise de ces deux jours de célébration : « Liberté, marche à pied, festivités ».
Colonne vertébrale du cœur de ville, la rue de la liberté est désormais rendue aux piétons et aux cyclistes. Un changement dans l’air du temps, qui tranche avec le passé motorisé de la rue : en 1966, à l’époque où le chanoine Kir y faisait la circulation ceint de son écharpe tricolore, il y passait quelques 12 000 voitures par jour. Après 1978, plus de voitures, mais place aux bus : ils étaient encore 1 000 par jour l’an passé à effectuer leur incessant ballant sur cet axe central de la Cité des Ducs.
Depuis le 1er septembre 2012, l’histoire se fait en marchant. A l’occasion de l’inauguration de la première ligne de tramway, la rue de la Liberté abandonnait les gaz d’échappement au profit des déplacements piétons et autres modes de transports doux.
Le temps de se refaire une beauté, grâce à deux phases de travaux respectivement effectuées à avant les fêtes de fin d’année et après les soldes des mois de janvier et février, la rue de la Liberté s’apprête maintenant à célébrer la nouveauté. Les 17 et 18 mai verront en effet se multiplier les festivités, invitant le public à se réapproprier l’une de plus anciennes commerçantes de Dijon… sur un thème tout trouvé : la liberté.
« Liberté, marche à pied, festivités » : d’emblée le ton est donné, et les deux jours de célébration autour de la rue de la Liberté ont des airs de comptine enfantine. Rencontres surprenantes et décalées, volonté de proximité avec le public, animations en tous genres : l’événement se veut « un grand rassemblement éclectique
Coup d’envoi avec D’Jazz dans la ville
Un joyeux melting-pot qui démarrera en musique dès le vendredi 17 mai au soir avec le festival D’Jazz dans la ville. Pour sa 24ème édition, le festival réinvestit plusieurs scènes au centre-ville : place Darcy, place François Rude, cour de Flore et rue de la Chouette au chevet de l’église Notre-Dame.
En marge, une déambulation nocturne dans la ville fera résonner à l’oreille des promeneurs standards du jazz, saxos enflammés et percussions endiablées.
Pour tenir la note de 21 heures à minuit, des invités de marque : un quartet berlinois, Yakou Tribe, le Rémy Decormeille trio, les oracles du phono avec Daniel Huck et Stan Laferrière en guest stars ou encore le groupe dijonnais Simple Men.
Une ruée toute en parade et fanfare
Le samedi 18 mai de 11h à 12h, la fête se poursuivra le lendemain avec une déambulation bigarrée, regroupant musiciens, comédiens et artistes de rue issus de tous univers. De quoi lancer en grande pompe les célébrations officielles. « La parade métisse » sera de la partie et présentera en exclusivité un avant-goût de son grand défilé prévu le 25 mai à la Fontaine d’Ouche dans le cadre du festival « Jours de fête à Fontaine d’Ouche ».
L’après-midi, ce sera au tour de la fanfare Piotr d’animer la rue flambant neuve, à grands coups de reprise jazzy des standards de Duke Ellington ou Radiohead. Un fond sonore idéale pour une Via Liberté transformée en un terrain de jeu à ciel ouvert.
Pour leur prêter main forte : la ligue d’improvisation de Saint-Apollinaire. De déclamations enflammées en larges éclats de rire, il s’agira pour ces amoureux des bonnes répliques de mettre à l’honneur les bienfaits de la marche à pied. Un discours de circonstance !
Les garçons de café à la rue
Autre point d’orgue de ce week-end inaugural : le grand retour de la course des garçons de café dijonnaise. Entre 16 et 17 heures, les meilleurs serveurs et serveuses de la ville devront user de toute leur dextérité. Sous l’impulsion de l’UMIH 21 (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie de côte-d’Or), professionnels émérites, employés, apprentis, et jeunes diplômés viendront chacun défendre les couleurs de leur établissement.
Baskets confortables et joggings stylés sont à remiser au placard… Pour pouvoir tenter sa chance et s’élancer dans la course, c’est tenue professionnelle exigée : chemiser blanc immaculé, pantalon ou jupe noire pour les dames, chaussures de villes élégantes, les concurrents feront honneur à la profession pour le plus grand plaisir des spectateurs.
Grandes toiles et boum musette
Impossible d’observer les garçons de café sans avoir envie de s’attabler soi-même autour d’un verre. Pour satisfaire toutes les soifs, un bar éphémère et vintage prendra place Cour de Bar jusqu’aux douze coups de minuit. A cette même heure s’achèvera la « Nuit des musées 2013 » : une autre façon d’explorer l’attractivité dijonnaise, en visitant à la nuit tombée son fameux musée des Beaux-arts.
Piétonne, la rue de la Liberté donne forcément les jambes qui démangent. Pour mieux leur laisser le champ libre, c’est par la « boum des Suzettes » que se clôtureront les festivités inaugurales. Groove sauvage, rock-à-mamours et funky fleur bleue, il fallait bien au moins quelques flons-flons pour célébrer une rue aimée, une rue arpentée, une rue rénovée, une rue… libérée.
