Sous le soleil de la Grèce, ce film nous embarque dans une histoire d’amitié entre Yannis, un ado de 14 ans, et un pélican blanc. Yannis sauve un bébé pélican, sans savoir qu’il peut grandir autant. Le cacher devient chaque jour plus compliqué. Truffé de gags et de bêtises avec cet oiseau, ce conte évoque aussi les premières amours et la difficulté de communiquer qu’un père peut avoir avec son fils. Un film coloré, tendre, parfois très triste, et dont la fin réserve une émouvante surprise. À voir ! Sortie prévue demain.

Le cinéma adore les histoires d’amitié entre des enfants et les animaux. Mais cette fois-ci, le héros n’est ni un chien, ni un dauphin, mais un pélican blanc. Ce film a été tourné dans les Cyclades, en Grèce, sur les îles de Sifnos et de Milos, aux paysages un peu lunaires. (© Photo / L. Thurin-Nal/Five2one)
L’@ctu du jour :
Premier rôle pour le pélican
« Le plus grand oiseau d’Europe, s’enthousiasme le réalisateur Olivier Horlait, peut atteindre 1,50 m, et son bec est impressionnant « . Huit pélicans ont été prêtés à l’équipe de tournage par le parc des Oiseaux de Villars-les-Dombes (01).
Sept pélicans étaient filmés lors des vols ; le huitième jouait les scènes avec les humains. Comment les dresse-t-on ? « Avec des tonnes de poissons, rigole le cinéaste. Il suffit de leur promettre une récompense après l’effort. Le seul souci, c’est que durant la saison des amours, une bosse pousse sur leur front et ils deviennent agressifs. On s’est toutefois débrouillés. Une bonne partie de l’équipe a même versé sa larme quand il a fallu rendre les animaux « .
Une histoire presque vraie
Nicostratos s’inspire d’une histoire vraie. Un jour, en vacances sur une île grecque à Mykonos, l’écrivain Eric Boisset* aperçoit un gamin et son pélican exécuter quelques numéros devant les touristes. Le roman qu’il en tire touche profondément Olivier Horlait. » Le livre parle aussi d’une relation entre un père et son fils, des relations toujours très compliquées. De plus, l’idée de passer deux mois en Grèce m’emballait « .
Zora, l’île fictive du film, est en fait la combinaison de deux îles des Cyclades, Sifnos et Milos, aux paysages un peu lunaires. » Elles restent préservées, surtout Sifnos, plus sauvage, et où il n’y a qu’une seule route « , explique le réalisateur. Emir Kusturica, l’acteur qui joue le père, y a d’ailleurs acheté un bout de terrain suite au tournage.