Archive | 6 juin 2011

William et Kate : Un nouveau nid d’amour conjugal révélé !

Tandis que les médias anglais, la revue Hello! en tête, se repaissent encore des images des lieux idylliques où le prince William et son épouse Catherine ont passé leur lune de miel, aux Seychelles, sans doute frustrés de ne pas avoir pu ne serait-ce qu’entrevoir ces moments de rêve totalement cachés des regards, le couple, lui, regarde vers l’avenir et s’apprête à investir un nouveau nid d’amour.

Déjà très attendus outre-Atlantique pour leur visite officielle au Canada et en Californie, le duc et la duchesse de Cambridge ont décidé, selon le secrétariat du prince au palais St. James, d’emménager à Kensington Palace, résidence royale londonienne où William vécut avec son frère Harry et leur regrettée mère Diana après son divorce d’avec le prince Charles.

William et Catherine, qui sont apparus suprêmement élégants ce week-end pour la célébration annuelle de la reine Elizabeth II et le derby d’Epsom, partagent pour le moment leur vie entre leur propriété galloise d’Anglesey, à proximité de la base de la RAF Valley où officie le fils du prince Charles, et Clarence House, résidence londonienne de ce dernier où ils sont accueillis lors de leurs venues dans la capitale. Il va de soi qu’Anglesey demeurera d’ailleurs leur habitation principale, et le bureau londonien du prince sera toujours au Palais St. James.

Mais leur première résidence personnelle officielle de couple marié sera donc le palais de Kensington. Des précisions, toutefois : ils y emménageront dans une autre partie du palais que celle où William et Harry ont des souvenirs de leur vie avec leur défunte mère, et il ne s’agira que d’une habitation temporaire. « D’autres options pour des solutions à long terme sont actuellement envisagées« , indique-t-on du côté du Palais St. James.

Rafael Nadal : Sa chérie Xisca resplendit de passion pour son triomphe !

Rafael Nadal a envoyé un signal fort, et Roger Federer l’a reçu cinq sur cinq. Pour leur cinquième opposition sur l’ocre de Roland-Garros, l’Espagnol a imposé sa loi au Suisse, et mis un terme triomphal à une quinzaine qui avait débuté dans le doute et dans la tempête portant le nom de Djokovic.

Dimanche, sur le central Philippe-Chatrier, Rafael Nadal, 25 ans, s’est employé pour contenir les assauts d’un numéro trois mondial à l’inspiration retrouvée : souvent agressé par Roger Federer, qui, auteur d’un parcours aux allures de résurrection couronné par sa victoire sur Novak Djokovic en demi-finale (privant le Serbe du record absolu de matches remportés d’affilée), n’avait d’autre choix que de prendre l’initiative pour tenter de désarçonner l’implacable Majorquin, Rafa n’a pas fléchi, a fait étal de son volume physique de gladiateur, a dévoré les lignes, a imposé une longueur de balle usante, et a haussé le ton pour préserver son fief quand il le fallait, comme dans ce tie-break victorieux dans le deuxième set ou encore ce quatrième set où il a empêché son rival de s’engouffrer dans la brèche du troisième. « C’est souvent comme ça pour moi face à Rafa« , philosophait avec le fair-play qui le caractérise Roger Federer, heureux d’une quinzaine qu’il n’espérait pas si fructueuse et désormais tourné vers Wimbledon, un jardin à reconquérir, et ajoutant joliment : « Je pense qu’il est content d’être Rafa, et moi je suis content d’être Roger. C’est pourquoi on aime bien jouer l’un contre l’autre. » (source : L’Equipe)

Au final, le guerrier espagnol l’emporte 7-5, 7-6 [3], 5-7, 6-1 en 3h40, soulève pour la sixième fois la Coupe des Mousquetaires – tandis que Jim Courier console Federer -, égale en cela le record de Björn Borg, et signe son dixième succès en Grand Chelem. Bonus à la gagne : le Taureau de Manacor a fait taire ses détracteurs avec classe, qui prédisaient déjà son déclin après sa première semaine difficile à Paris. « Ce sixième titre est peut-être également spécial parce que c’était vraiment dur, a-t-il d’ailleurs admis après la finale. Quand tu te bats si fort, quand tu donnes tout pour atteindre ton but les émotions sont différentes. Quand j’ai gagné en 2008 je n’avais quasiment pas l’impression d’avoir remporté Roland-Garros car c’était trop facile. »

De l’émotion, il y en avait également en tribunes. Du côté des nombreux people présents comme de coutume pour l’ultime passe d’armes de la quinzaine, c’est l’admiration qui dominait. Mais dans les clans suisse et ibérique, l’émotion se déclinait dans tous les tons. Si Roger avait sa Mirka fidèle au poste, c’est bien Maria Francisca Perello, dite Xisca, qui a gagné la bataille des tribunes. Assise derrière le staff de Rafa et les oncles Miguel Angel et Toni, la chérie de longue date de l’Espagnol a, plus que lors des tours précédents, laissé transparaître ses émotions, vivant la finale. Formant avec la mère (Ana Maria) et la soeur (Maria Isabel) de Rafael un « clan des mujeres » particulièrement actif au sein de la colonie espagnole survoltée, Xisca a donné de la voix et épaulé son champion, son bien-aimé depuis maintenant quatre ans, jusqu’à la délivrance. Le sport… côté coeur.

Alex Elliott, la beauté Smart et Sexy venue de l’autre bout du monde…

Vous en avez assez des belles plantes venues d’Amérique du Sud ou de l’Europe de l’Est ? Faites donc la connaissance d’Alex Elliott, qui vous garantit un véritable dépaysement.

Originaire de l’autre bout du monde, de Nouvelle-Zélande très exactement, cette sublime brune a grandi en Australie et elle est une vraie star dans ce coin du globe, où elle enchaîne les campagnes publicitaires. Du haut de son mètre 80, et grâce à des mensurations de rêve, 86-61-89, la jolie Kiwi a notamment été mannequin pour Diet Coke.

Ce soir, c’est pour la marque de lingerie Smart et Sexy que nous la découvrons et c’est une belle surprise. Glamour en nude, aguicheuse en dentelle, rugissante en imprimé léopard, Alex Elliott ne pouvait être meilleure égérie pour la maison, qui travaille avec elle depuis 2010.

Aéroport Dijon Bourgogne : La ligne Dijon-Southampton prend son envol dès lundi 06 juin

Dans un communiqué reçu vendredi 03 juin 2011, la compagnie d’aviation Eastern Airways annonce la mise en place d’une nouvelle ligne Southampton-Dijon pour sa clientèle bourguignonne, à compter du lundi 06 juin.

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« Eastern Airways lance Southampton-Dijon
 
Eastern Airways lance un nouveau vol Dijon-Southampton lundi 6 juin 2011. Ce nouveau service d’Eastern Airways fait partie de la stratégie de développement de la compagnie régionale britannique depuis sa base française de Dijon, au départ de laquelle elle a construit, depuis septembre 2010, un réseau de liaisons transversales vers Bordeaux, Toulouse et Nantes.
 
Un Jetstream 41 de 29 places, opérera ce service d’été trois fois par semaine, les lundis, vendredis et dimanches. Pour sa clientèle bourguignonne, ce nouveau vol permettra de rejoindre le sud-ouest de l’Angleterre ainsi que Londres, relié à l’aéroport de Southampton par un service ferroviaire direct d’une heure jusqu’à la gare de Waterloo, au cœur de la capitale britannique. Cette liaison offre aussi une connexion directe avec le réseau domestique d’Eastern Airways, qui propose des vols réguliers au départ de Southampton depuis huit ans, vers Aberdeen, Durham Tees Valley, Leeds Bradford et Liverpool.
 
Les prix du billet débutent à 85 euros l’aller simple, taxes comprises, et les billets peuvent être réservés sur le site web http://www.easternairways.fr , ou en agences de voyages.
 
Les lundis, le vol décollera de Dijon à 11h30 pour arriver à Southampton à 12h20 heure locale. Le vol du retour repartira de Southampton à 12h50, pour arriver à Dijon à 15h40 heure locale.
 
Les vols du vendredi partiront de Dijon à 12h30 pour un atterrissage prévu à 13h20 heure locale, et repartiront de Southampton à 13h50, pour atteindre Dijon à 16h40.
 
Enfin le dimanche, le décollage est prévu à 12h20 depuis Dijon pour rejoindre Southampton à 13h10 heure locale. Le service quittera Southampton à 13h40, pour une arrivée prévue à Dijon à 16h30.
 
Kay Ryan, directeur commercial d’Eastern Airways, déclare : “Offrir une liaison vers le sud de la Grande-Bretagne a toujours fait partie de nos plans de développement pour Dijon, et Southampton est la porte d’entrée idéale pour les voyageurs d’affaires et les touristes voyageant entre les deux régions. Les clients venant de Dijon pourront ainsi continuer vers une des nombreuses destinations proposées par le réseau britannique d’Eastern Airways”. 
 
“Nous sommes absolument ravis qu’Eastern Airways ait commencé cette nouvelle route entre Dijon et Southampton pour l’été. C’est la première liaison aérienne jamais établie entre les deux villes, et la seule offre internationale au départ de Dijon,”, estime Jean-François Damongeot, directeur de la CCI Côte d’Or et responsable de l’aéroport Dijon Bourgogne.
 
Les étudiants sont les autres grands gagnants de cette nouvelle liaison, grâce à l’accord de partenariat signé, fin mars dernier, entre l’ESC Bourgogne (Ecole Supérieure de Commerce) et l’Oxford Brookes University Business School. L’aéroport de Southampton étant relié par une liaison ferroviaire directe d’une heure avec Oxford, nul doute que les étudiants et les chercheurs des deux prestigieuses écoles emprunteront cette nouvelle ligne d’Eastern Airways.
 
Tous les passagers d’Eastern Airways voyageant depuis Southampton bénéficieront d’un accès dédié, permettant d’éviter les files d’attente des contrôles de sécurité. A l’embarquement, les passagers seront chaleureusement accueillis par un équipage offrant un service efficace, avec des boissons chaudes et froides et des snacks gratuits. Aucun coût supplémentaire ne sera demandé pour l’enregistrement, les bagages à mains ou le choix des sièges, Eastern Airways offrant un service tout inclus.
 
Créée en 1997, Eastern Airways a initialement construit un réseau de vols réguliers autour de l’industrie offshore de la mer du Nord, avec des vols vers la côte est d’Angleterre jusqu’à Aberdeen. La compagnie aérienne exploite maintenant plus de vols au départ d’Aberdeen que tout autre transporteur, et possède d’autres bases-clés à Newcastle et Southampton. Les services intérieurs à travers le pays comprennent également Newcastle-Cardiff, Liverpool-Aberdeen et Southampton-Leeds Bradford. La compagnie aérienne offre aussi des services norvégiens, vers Stavanger et Bergen, en Norvège, au départ de Newcastle et Aberdeen. La compagnie est le second transporteur régional en Grande-Bretagne, avec une flotte de 30 appareils opérant depuis 22 aéroports au Royaume-Uni, en Irlande, en Norvège et en France. »

Grand Dijon : Les ambulanciers en ont ras-le-bol !

Dans le Grand Dijon, se rendre au cinéma en taxi ira toujours plus vite qu’aller à l’hôpital en ambulance. Pourquoi ? Car cette dernière, en cas de transport non-urgent, n’a pas le droit d’emprunter les voies de bus. A l’heure où les travaux du tramway transforment en profondeur le plan de déplacement à Dijon, les ambulanciers accumulent les retards et tirent la sonnette d’alarme. Selon Stéphane Combe, président de l’Association des transports sanitaires urgents de Côte-d’Or (Atsu 21), « une simple décision de la municipalité pourrait changer la vie des patients »…

Ambulances verbalisées : le monde à l’envers ?

Pour tous les modes de déplacement, le Grand Dijon a connu un avant-tramway et un après-tramway. Du côté des transports sanitaires, la situation s’est aggravée, déjà difficile à cause d’un blocage juridique empêchant les ambulances d’emprunter les voies de bus. « La problématique de l’accès aux voies de bus existe depuis plusieurs années pour les ambulanciers : jamais nous n’avons pu nous rendre dans les rues de la Liberté, du Chapeau Rouge, où exercent pourtant un neurologue et un ophtalmologue… », témoigne Stéphane Combe, gérant de l’entreprise d’ambulances et de transports sanitaires La Parisienne-Jussieu, également président de l’Association des transports sanitaires d’urgence de Côte-d’Or (Atsu 21). Les travaux du tramway ont aggravé le problème. « Un transport qui prenait trente minutes dure 45 minutes aujourd’hui. Globalement, nos missions s’enchaînent les unes après les autres avec un quart d’heure de plus à chaque trajet… Le patient, le médecin et les cabinets ne sont pas satisfaits. La qualité de service que l’on est en droit d’offrir à la personne malade se dégrade fortement », regrette-t-il. Accès bloqués, voies rapides interdites, patients mécontents : les ambulanciers tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme.

Où se situe le vide juridique ? « Pour les transports urgents que nous transfère le Samu 21, tout va bien. Mais ils ne représentent que 10% de notre activité, soit environ 25 trajets par jour et par entreprise », témoigne Stéphane Combe. Dans ce cas, l’utilisation du gyrophare et des voies de bus est permise. Et pour les deux cents trajets non-urgents effectués par chaque société privée au quotidien ? Les embouteillages sont de mise. « Il peut s’agir d’une habitante de la Fontaine d’Ouche qui doit être dialysée trois fois par semaine à la clinique de Talant ; de quelqu’un qui vit à Talant et va consulter son cardiologue en ville ; ou encore d’un patient hospitalisé sur avis médical, que l’on accompagne sur son lieu de soins », énumère Stéphane Combe. Et de résumer : « Une personne âgée qui habite à Saint-Apollinaire et veut aller au cinéma en taxi va arriver à l’heure grâce à la circulation rue de la Liberté ; et cette même personne qui devra se faire dialyser à la clinique Drevon de Dijon devra attendre la fin des embouteillages dans les voies générales… Vous savez, quand nous sommes bloqués dans la circulation et qu’on voit les taxis foncer dans les voies de bus, ça énerve ».

Problème : si les ambulances utilisent les voies réservées en cas de non-urgence, elles sont verbalisées. « Les transports en commun, les taxis et les transports de fonds peuvent circuler sur les voies de bus mais le Code des collectivités territoriales ne prévoit pas nos véhicules dans la liste… Cela a conduit, en novembre 2010 par exemple, à des journées où nous récoltions près de dix amendes par jour ! », livre Stéphane Combe. A première vue, la situation semble problématique : pourquoi un service public – par délégation – serait-il empêché de fonctionner par l’autorité publique ?

La mairie « ne veut pas pénaliser la circulation des bus »

Du côté de la mairie, la réponse est simple : « La circulation des bus est déjà fortement perturbée à cause des travaux du tramway et nous ne voulons pas surcharger leurs voies davantage », explique André Gervais, adjoint au maire de Dijon délégué à l’équipement urbain, à la circulation et aux déplacements. Si la priorité est donc de ne pas retrouver les bus en fin de file, quid de la circulation des taxis, dont on pourrait penser qu’ils sont moins urgents qu’un transport de patient ? « Le taxi fait partie de la chaîne des déplacements, voilà pourquoi il peut utiliser ces voies », élude-t-il. Avant de préciser : « Contrairement aux véhicules sanitaires, qui facturent leurs déplacements au kilomètre parcouru, les taxis sont rémunérés également sur la durée du trajet : voilà pourquoi la question de la vitesse est importante pour les usagers ».

A Paris, la question est réglée depuis longtemps. Au cours de la séance du Sénat du mardi 09 mai 2006, consacrée aux questions orales sans débat, le sénateur PS Roger Madec a interrogé le gouvernement sur les difficultés rencontrées par les ambulanciers dans l’accomplissement de leurs missions à Paris, remarquant que « les couloirs de bus n’étaient qu’exceptionnellement autorisés pour les ambulances privées » (Lire ici CarrefourSénat.fr). Dominique Perben, alors ministre des Transports et de l’Équipement, avait alors jugé cette situation peu satisfaisante et s’était prononcé pour une évolution des règles, « afin de permettre le passage des ambulances dans les couloirs de bus ». La meilleure solution consistait, selon lui, à modifier l’article L2213 du Code général des collectivités territoriales, qui donne au maire le pouvoir d’autoriser la circulation de certains véhicules dans les voies réservées au transport public. Aujourd’hui, des villes comme Paris, Rennes ou Nantes ont facilité l’accès des ambulances aux couloirs de bus.

A Dijon, « la municipalité n’est pas contre le principe », note André Gervais. Et de citer l’exemple du passage du Parc à Dijon, ouvert le 06 mai 2011 à la circulation des ambulances. « A cet endroit, la circulation des ambulances ne perturbe pas celle des bus et nous avons donc pu faire un geste », explique-t-il. « Un geste notoirement insuffisant », relève Stéphane Combe, qui estime que « cinquante mètres de voie sur vingt kilomètres ne nous calmerons pas ».

Et le service public dans tout ça ?

Au mois de décembre 2010, les ambulanciers de Côte-d’Or rencontraient André Gervais pour exposer leurs problèmes. « Il nous a fait remarquer que nous n’avions qu’à partir plus tôt pour ne pas être en retard dans nos trajets ! », témoigne Stéphane Combe. Pour ce gérant d’entreprise, toutefois, l’humour a ses limites. « Nous attendons de vraies réponses. Il s’agit ici d’un service public par délégation, ce qui veut dire que notre cœur de métier est dirigé vers les citoyens ! Nous ne nous battons pas pour faire plus de profits mais bien pour rendre un meilleur service aux habitants du Grand Dijon. Et le seul blocage que nous rencontrons aujourd’hui vient des autorités publiques, qui ont le pouvoir de faire changer les choses. La mairie accueillait une conférence sur le courage il y a peu (Lire ici notre article sur le sujet) : et bien qu’elle en ait, du courage ! ». Et de préciser : « Nous savons que ces conditions de transport vont s’installer dans le temps pour les trente ou quarante prochaines années. Il faut donc que les personnes en responsabilité trouvent une solution qui nous permette de travailler et de rendre un service correct ».

Le dialogue de sourds risque pourtant d’être long. En effet, si l’Atsu 21 demande que « la législation soit remise en conformité avant l’été » au risque « d’opérations musclées de grèves et de blocages dès la rentrée 2011 », André Gervais assure qu’il faudra attendre « la fin des travaux et la révision du plan de déplacement » avant que les choses évoluent… En attendant ? « Un délai de transport, même d’un quart d’heure, peut se révéler très dangereux pour les patients. Par exemple, si nous prenons du retard pour arriver sur un lieu de soins où a été diagnostiquée une embolie pulmonaire, la question des couloirs de bus prend tout de suite un autre sens », conclut Stéphane Combe. Difficile, dans ce contexte, de deviner à profitera vraiment ce status quo

Grand Dijon : 11% des habitants en situation de précarité !

Après les études effectuées sur les agglomérations de Saône-et-Loire en 2008, de l’Yonne et de la Nièvre en 2009, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) de Bourgogne ont présenté, mardi 31 mai 2011, leur dernière analyse, intitulée :  »Regards sur les quartiers du Grand Dijon ». Objectif de cette étude remise aux politiques locaux ? Leur donner les éléments concrets permettant la mise en place de politiques publiques cohérentes, améliorant notamment la mixité sociale sur le territoire du Grand Dijon…

93 quartiers analysés…

L’analyse porte sur 93 quartiers de neuf communes : Dijon, Chenôve, Talant, Quetigny, Chevigny-Saint-Sauveur, Longvic, Saint-Apollinaire, Fontaine-lès-Dijon, Marsannay-la-Côte. Ils regroupent 227.000 habitants, soit 93% de la population de la communauté d’agglomération du Grand Dijon. Sur l’ensemble du territoire, le nombre d’habitants est en légère hausse : +0,1% par an, soit 130 habitants de plus par an. Chenôve, Perrigny-lès-Dijon et Neuilly-lès-Dijon perdent des habitants, contrairement à Plombières-lès-Dijon, Ouges, Crimolois, Saint-Apollinaire, Magny-sur-Tille et Bressey-sur-Tille, qui marquent la hausse la plus élevée.

 »Chenôve perd de la population depuis le dernier recensement en 1999. Il s’agit d’une zone urbaine sensible. À Dijon, les quartiers qui gagnent des habitants sont ceux du Nord de la ville, à proximité de la Toison d’Or. La baisse de la population est remarquée dans les quartiers Montchapet et Victor Hugo », explique Christine Lecrenais, chef de projet d’action régionale de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) de Bourgogne. Cinq quartiers sont définis comme cibles prioritaires de la politique du Grand Dijon : le Mail à Chenôve, le Belvédère à Talant, les Grésilles et la Fontaine d’Ouche à Dijon, et le centre-ville de Quetigny.

6 « profils » détectés…

Sur les neufs principales communes analysées, six profils socio-démographiques de quartiers ont ainsi été détectés : les quartiers des classes supérieurs, des retraités, des actifs salariés et des plus âgés, mais aussi les quartiers précaires et les quartiers intermédiaires-étudiants.

Par rapport à la catégorie sociale de la population active, les cadres et les catégories intermédiaires résident majoritairement dans le secteur Nord-Ouest, à Fontaine-lès-Dijon, au quartier Victor Hugo, à Montchapet, au centre-ville de Dijon, sans oublier les abords de l’université. Les employés et ouvriers occupent majoritairement les quartiers de la Fontaine d’Ouche et des Grésilles, à Dijon, ainsi que les villes de Chenôve, Longvic, Quetigny et Chevigny-Saint-Sauveur.

Au centre-ville de Dijon, dominent les logements collectifs en location. À côté du centre, se situent majoritairement les logements collectifs en propriété. Les communes autour de Dijon se caractérisent par des logements individuels en propriété. Les quartiers de la Fontaine d’Ouche et des Grésilles à Dijon, les quartiers du Mail à Chenôve et Belvédère à Talant représentent le plus grand nombre de logements sociaux.

18% de la population vit dans des quartiers aisés

Quels sont les quartiers les plus riches de l’agglomération ? Les secteurs Darcy, Victor Hugo, Montchapet, Jouvence, le secteur des allées du Parc, Champmaillot et le quartier Montagne Sainte-Anne à Dijon, Saverney à Fontaine-lès-Dijon, Montoillots-Logis-de-France à Talant, Champagne-Haute à Marsannay-la-Côte et Nord-Village à Saint-Apollinaire. Ces quartiers accueillent d’avantage de cadres et de chefs d’entreprises, soit 18% de la population du Grand Dijon. Leur revenu est supérieur à celui de l’ensemble des neuf principales communes et s’élève à 23.100 euros par an en moyenne. Les propriétaires de l’ensemble des logements représentent 57% des ménages. Les logement sociaux sont rares – 3% – et le taux de couverture des Caisses d’Allocations Familiales (Caf) et le taux de dépendance financière sont les moins élevés.

6% de la population vit dans les quartiers de retraités

La deuxième catégorie regroupe six quartiers de retraités et de propriétaires avec une moyenne de revenus de 21.600 euros par an, soit 6% de la population. Un tiers des habitants sont des retraités ; 78% des habitants de cette catégorie sont propriétaires de leurs logements. Le parc immobilier consiste majoritairement en des maisons individuelles (67%). Ces quartiers de retraités se situent tous à proximité des quartiers des cadres et chefs d’entreprises. Il s’agit des Valendons à Dijon, Vieux-Village et Saint-Martin à Fontaine-lès-Dijon, Vieux-Talant-Clinique à Talant, Le Bourg à Marsannay-la-Côte et Sud-Village à Saint-Apollinaire. Les indicateurs de précarité sont parmi les moins élevés.

29% de la population vit dans des quartiers âgés

29 quartiers sont identifiés comme quartiers plus âgés et regroupent 29% de la population. Ces quartiers sont présents dans toutes les communes, à l’exception de Fontaine-lès-Dijon. À Dijon, ces quartiers correspondent aux anciens faubourgs. Leur revenu moyen est de 18.700 euros par an. Les personnes âgées de 75 ans ou plus y sont plus fréquentes que dans les autres groupes et représentent 14% de la population, contre 8% pour l’ensemble du territoire analysé. L’habitat de ces quartier est diversifié, ce groupe incluant sept quartiers ciblés par la politique de la ville : York, Tire-Pesseau et Champ-Perdrix à Dijon, Boris-Vian-Triolet et Prévert-Plein-Ciel à Talant, Place-Centrale-Quetignerots-Pré-Bourgeot à Quetigny, et Parc-Poussots-Pommerets à Longvic.

Les salariés majoritaires dans 22 quartiers

Les salariés actifs avec peu de retraités sont majoritaires dans 22 quartiers qui se situent autour de la place de la République, à proximité de la Toison d’Or et du centre-ville de Dijon. Le territoire proche du Canal de Bourgogne et du Port du Canal fait partie de cet ensemble, auquel il faut encore ajouter la majeure partie des quartiers de Chevigny-Saint-Sauveur, le quartier Majnoni à Fontaine-lès-Dijon, Bourg-Valentin-Prévots à Longvic et Atrias-Vieux-Village-Grand Chaignet à Quetigny. Ce groupe rassemble 22% de la population, dont le revenu moyen est de 18.900 euros par an. 51% de la population bénéficie des allocations Caf, mais la part des bénéficiaires de minima n’est pas plus forte. Il s’agit d’une population plutôt jeune : 22% des habitants ont moins de 18 ans. Le parc de logements est constitué à 82% d’appartements et l’habitat y est plus récent.

Et le centre-ville de Dijon ?

Une forte présence d’étudiants est remarquée dans dix quartiers appelés intermédiaires et hétérogènes. Ce profil se situe uniquement à Dijon, dans le centre-ville et à proximité de l’université, et regroupe 13% de la population. Un tiers des habitants de ce groupe sont étudiants, contre 13% pour l’ensemble. Leur revenu moyen est de 18.300 euros par an. Les cadres et chefs d’entreprises résident également d’avantage dans ces quartiers. Les personnes dont le revenu dépend à plus de 80% des allocations Caf sont moins présentes ainsi que les bénéficiaires de minima –  seulement 7% de la population.

 »L’analyse montre aussi que le centre-ville de Dijon n’a pas de caractéristiques particulières. Il s’agit d’un territoire où réside une population mixte. Nous avons beaucoup de jeunes et de personnes âgés qui habitent au centre-ville. Il s’agit d’un parc immobilier locatif où on trouve des logements de type collectifs avec une population mixte », explique Christine Lecrenais, chef de projet d’action régionale de l’Insee Bourgogne. Pouvons-nous dire alors que la mixité sociale est réussie au centre-ville de Dijon?  »Elle est assez développée », a conclu Georges Regnaud, directeur régional de la Dreal annonçant que la prochaine analyse aura lieu dans deux ans.

Treize quartiers et 11% des habitants en situation de précarité...

La dernière catégorie regroupe treize quartiers où la précarité est importante, soit 11% de la population. Il s’agit des quartiers situés dans les zones urbaines sensibles (Zus) et dont le revenu moyen est de seulement 10.800 euros par an. Le taux d’actifs est le plus faible ; la part des pensions et retraites est assez élevé – 23% – contrairement aux cadres – seulement 3% d’entre-eux résident dans ces quartiers. La part des bénéficiaires de minima sociaux et taux de couverture Caf est élevé. Le parc de logements est essentiellement composé d’appartements et d’habitats sociaux – 71% des résidences principales appartiennent à un organisme de type HLM et seulement 20% des ménages sont propriétaires de leur logement.

 »Le développement durable est toujours un compromis entre la protection de l’environnement, le développement économique et la politique sociale. Ce compromis peut se faire si celui qui en décide a une bonne compréhension de la situation d’aujourd’hui. Notre ambition est, après avoir établie un état des lieux, de mettre à jour cette analyse, à intervalle régulier, pour voir les effets que les  politiques ont mené sur ce territoire. Voir par exemple, s’ils ont augmenté les habitations à loyer modéré (HLM) dans les quartiers où il n’y en avait pas beaucoup. Avec cette analyse nous allons observer comment le paysage change », explique Georges Regnaud, directeur régional de la Dreal.