À l’occasion du deuxième anniversaire de la mort de Michael Jackson, la maison d’enchères Julien’s Auctions organise, les 25 et 26 juin à Beverly Hills, une grande vente d’objets relatifs à la star. Parmi les centaines de lots proposés, des dessins, des photos et albums dédicacés et des pièces plus importantes comme des costumes de scène et le fameux blouson de cuir rouge que portait la star dans le clip de Thriller.
En 1983, le King of pop et le réalisateur John Landis révolutionnent l’histoire du clip vidéo avec ce court métrage de 14 minutes en tout point exceptionnel peuplé de loups-garous et de zombies. Le blouson de cuir rouge de la star peut devenir le vôtre aujourd’hui. La mise à prix est de 100 000 dollars et il est estimé entre 200 000 et 400 000 dollars. Une partie des recettes de cette vente, baptisée Icônes musicales, sera reversée à Shambala Preserve, l’organisme qui a recueilli Thriller et Sabu, les deux tigres du Bengale que possédait le chanteur.
Parmi les autres objets de cette vente se trouvent la chemise blanche qu’il portait dans la vidéo de Scream, son génial duo avec sa soeur Janet, ou la boîte aux lettres de Carolwood, la villa de Beverly Hills dans laquelle il s’est éteint il y a presque deux ans. Plus étonnant, Julien’s Auction propose la perruque que portait Micheal Jackson lors de sa conférence de presse à Londres pour annoncer la série de concert This is it qui n’aura jamais lieu. La mise à prix pour cette chose est de 2 000 dollars.
Depuis la disparition de Michael Jackson, la justice américaine tente d’éclaircir les circonstances de sa mort. Le procès de son médecin Conrad Murray, qui devait s’ouvrir en mai, a finalement été repoussé : un nouveau jury sera sélectionné pour le 8 septembre et le procès commencera un peu plus tard. Les enfants de Michael Jackson – Prince, Paris et Blanket – vivent avec leur grand-mère et vont à l’école comme des enfants (presque) normaux.
La semaine dernière, les suffrages du public (9-15 ans ?) de X Factor ont une nouvelle fois été impitoyables, envoyant au repêchage Sarah Manesse et Raphaël Herrerias : et Véronic DiCaire, pour la première fois, en a été quitte pour perdre un de ses éléments chez les boys de moins de 25 ans, puisque Raphaël, qui semblait pourtant une valeur sûre quoique parfois en-deçà sur les récents primes, a quitté le jeu.
que Roland-Garros vient de s’achever, c’est l’heure, mardi 7 juin, de l’opération dernier carré pour les cinq finalistes encore en lice, à quatre primes de la fin de cette saison 2 du télé-crochet proposé par M6, dont la finale aura lieu le 28 juin. Car s’ils interpréteront à la collégiale Ensemble de Sinclair, ce sera bien chacun pour soi, lors du prime qui verra Christophe Maé et Enrique Iglesiasinvestir le plateau des studios du Lendit.
Désespérément mignonne, Marina D’Amico continue à suciter la ferveur des téléspectateurs et ds jurés par sa voix remarquable, et malgré ses interprétations qui restent très juvéniles. Ses précédents passaages en mode « american girl », sur du Beyoncé ou du Rihanna, ayant convaincu, son coach Olivier Schultheis a choisi pour elle une bombe pop sans surprise de Pink, F**kin’ Perfect. Le titre en français sera autrement plus casse-gueule, puisque la minette de 17 ans se frottera à une vraie chanson de femme : Moi si j’étais un homme, de Diane Tell. On sait d’avance que ce sera propre vocalement, mais quid de l’émotion ?
Sarah Manesse pourrait bien nous faire plaisir avec un medley eighties (Eurythmics/Tears for fears) de bon aloi, mais elle aussi devra confronter ses jeunes années à une chanson de femme, pleine de vécu – Une femme avec toi, de Nicole Croisille. Pas hors de sa portée, quand on se souvient de son joli passage sur du Jonasz…
Florian Giustiniani, l’éternel recommencement… Le gentil sudiste bien indolore a de toute évidence les faveurs indestructibles de la gent féminine, et Véronic a tout pensé pour elle : Florian nous refera un coup de crooner avec Fever (de Peggy Lee mais tant et tant reprise, notamment par un certain… Michael Bublé chez qui le pizzaïolo-chanteur a déjà allègrement pioché), et nous fera un coup de beau gosse cliché : J’te l’dis quand même, de Bruel. On n’a rien contre Florian, qui est réellement sympathique à défaut d’être un artiste, mais on est quand même prêt à rire.
Rire, ou sourire, cela devrait également arriver avec l’autre candidat de Véronic, l’excentrique Anglais Matthew Raymond-Barker. D’une chanson à voix magique de Sinéad O’Connor au tube craignos mais indispensable d’Ophélaï Dieu m’a donné la foi, ça promet !
Quant à Maryvette Lair, Christophe Willem tentera de l’éloigner de ses attitudes de chansonnière avec un virage en mode Kylie Minogue, mais offrira tout de même à son sex-appeal naturel l’occasion de faire un numéro de comédienne, avec Déshabillez-moi. Qu’on pressent hors sujet.
On retrouvera enfin notre ami Henry Padovani, hors concours depuis la semaine dernière, pour des échanges impitoyables avec son meilleur ennemi Olivier Schultheis et ses commentaires francs du collier.
C’est reparti pour une soirée gentillette, bien loin des frasques des éditions anglo-saxonnes de X Factor, autour, dernièrement, de la popstar et jurée anglaise Cheryl Cole. Virée du show américain (au profit de Nicole Scherzinger) après seulement quatre épisodes par son ex-colllègue Simon Cowell et les décideurs de la FOX, qui la trouvaient mal à l’aise, elle s’est vu offrir, au cours de discussions houleuses avec notamment son manager aux Etats-Unis (Will.i.am des Black Eyed Peas), une opportunité de revenir pour près de 3 millions d’euros dans la version anglaise. Un come-back qui était assujetti au plus total secret, et l’info, éventée, a compromis le deal.
Setlist du prime du 7 juin :
Marina D’amico
F**kin’ Perfect, de Pink
Moi si j’étais un homme, de Diane Tell
Sarah Manesse
Sweet Dreams (Are Made Of This), de Eurythmics / Shout, de Tears For Fears
Une femme avec toi, de Nicole Croisille
Florian Giustiniani
Fever, de Peggy Lee
J’te l’dis quand même, de Patrick Bruel
Matthew R-Barker
Nothing Compares 2 U, de Sinéad O’Connor
Dieu m’a donné la foi, d’Ophélie Winter
Maryvette Lair
Can’t Get You Out Of My Head, de Kylie Minogue
Déshabillez-moi, de Juliette Gréco
Dans un communiqué reçu le 18 mai 2011, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) annonce la Semaine du Microcrédit©, qui aura lieu du 07 au 11 juin 2011 dans toute la France : « Dans ce cadre, l’Adie propose une rencontre entre porteurs de projets de création d’activité et entrepreneurs déjà installés. Dans la région Bourgogne, des journées portes ouvertes sont organisées dans les antennes Adie de Chenôve (21), Chalon-sur-Saône (71), Saint-Denis-lès-Sens (89), Montchanin (71) ; de l’information sur l’offre Adie : microcrédit et accompagnement à la création d’entreprise ; des témoignages de micro-entrepreneurs soutenus par l’Adie ».
« Une semaine pour faire connaître le microcrédit au plus grand nombre
Créée à l’occasion de l’Année Internationale du Microcrédit en 2005, la Semaine du Microcrédit© organisée chaque année par l’Adie, vise à démontrer que le microcrédit est un outil adapté pour lutter contre le chômage et l’exclusion sociale, à informer sur l’offre d’accompagnement proposée par l’Adie aux créateurs d’entreprise, à encourager les porteurs de projet à passer à l’action et à déposer leur projet, et à sensibiliser l’opinion publique, les décideurs politiques, économiques et sociaux à l’entrepreneuriat populaire.
En seulement cinq jours, la Semaine du Microcrédit© 2010 a permis à près de 40 000 personnes à travers la France, de s’informer sur le microcrédit et 7 500 d’entre elles ont fait part à l’Adie de leur volonté d’obtenir un microcrédit pour créer leur propre activité.
> L’édition 2011 se tiendra du 7 au 11 juin. En Bourgogne, elle se caractérisera par :
– Une présence en centre-ville de Chenôve (galerie du centre commercial Saint Exupéry) toute la semaine pour recevoir et discuter avec des porteurs de projets
– Une journée portes ouvertes à l’antenne Adie de Chenôve en Côte d’Or (9 rue Edouard Herriot) le jeudi 9 juin de 14 à 17h
– Une journée portes ouvertes à l’antenne Adie de Chalon sur Saône (5 Boulevard de la République) le jeudi 9 juin de 14 à 17h
– Une journée portes ouvertes à l’antenne Adie de Saint Denis les Sens (Galerie Commercial E. Leclerc Saint Denis les Sens) le mercredi 8 juin de 14 à 17h
– Un atelier collectif sur la création d’entreprise et les services de l’Adie le vendredi 10 juin de 9 H à 11 H à l’Espace Tuilerie de Montchanin (12 rue Lamartine)
– Une journée portes ouvertes dans les bureaux de l’Adie à Montchanin (Espace Tuilerie 12 rue Lamartine) le vendredi 10 juin de 14 à 17h
A l’occasion de la 7e édition de la Semaine du Microcrédit© , Jean Yves GERMON, responsable crédit vous donne rendez-vous le lundi 6 juin à 17 H dans le local de l’Adie à Chenôve (9 rue Edouard Herriot), pour une rencontre entre porteurs de projets et de micro-entrepreneurs financés par l’Adie.
A propos de l’Adie
Fondée en 1989 par Maria Nowak, l’Adie est une association reconnue d’utilité publique qui aide les personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique à créer leur entreprise, et donc leur emploi, grâce au microcrédit. L’Adie accompagne par ailleurs les porteurs de projet afin de les soutenir en amont et en aval du lancement de leur micro-entreprise. Elle est présidée par Catherine Barbaroux.
Avec 130 antennes et 190 permanences, l’Adie couvre tout le territoire français. Plus de 450 salariés sont à l’écoute des créateurs d’entreprises, aidés par plus de 1700 bénévoles disposant de compétences variées (gestion, appui administratif, développement commercial, marketing, insertion bancaire, etc…). Depuis sa création, l’Adie a financé près de 96 000 microcrédits, générant plus de 95 500 emplois, avec un taux de pérénnité après deux ans de 68 % et un taux d’insertion des personnes financées après deux ans de 79 %. En 2010, l’Adie a délivré 12 000 prêts sur toute la France, dont près de 200 en Bourgogne et a permis la création de plus de 250 emplois sur le territoire.
infOs pratiques
Adie : 9 rue Edouard Herriot- 21300 Chenôve
N° vert 0800 800 566 begin_of_the_skype_highlighting 0800 800 566 end_of_the_skype_highlighting / site internet : http://www.adie.org »
Xénophobe, nationaliste, de droite et de mauvaise foi : le New York Post, propriété du magnat australien Rupert Murdoch, est le tabloïd trash de Manhattan. Depuis le début de l’affaire Dominique Strauss-Kahn, il se déchaîne. Mais outre des éditos au vitriol, il bombarde d’informations exclusives. Enquête sur des méthodes d’investigations peu banales…
Le malheur des uns fait le bonheur des autres…
Depuis maintenant trois semaines, le New York Post fait ses choux gras des déboires judiciaires de l’ex-directeur général du FMI. Sur les douze premiers jours qui ont suivi son arrestation, Dominique Strauss-Kahn a eu dix fois les honneurs des gros titres de Une et à chaque fois de façon très peu flatteuse : « L’argent sordide », « Chez Perv » – en français dans le texte -, « Pépé le putois« , en référence au petit animal à la technique de drague franchement lourde du dessin animé de Warner Bros et qui s’exprime dans la version originale avec un accent français à couper au couteau…
Il faut dire que l’affaire a tout pour plaire à ce quotidien qui est l’un des principaux tabloïds de New York : un crime sexuel, une victime immigrée et mère célibataire, un coupable puissant, socialiste, et qui plus est promis à un destin présidentiel en France. Ah la France ! Ce pays qui représente pour le journal le summum d’un élitisme exécrable… Certes, le « Post », comme le surnomment les Américains, est loin d’être le seul à s’être passionné pour cette histoire. Mais le traitement particulièrement virulent du tabloïd new-yorkais l’a placé lui aussi sur le devant de la scène médiatique.
Spécialiste du jeu de mots ravageur, parfois assez drôle comme dans « Frog Legs it« , mélangeant allègrement les cuisses de grenouilles (ndlr : Frog legs) dont sont censés raffoler les Français et la sortie de prison de leur nouvelle tête de Turc (L’exit/Legs it), le quotidien se revendique aussi comme un représentant de la presse d’opinion, donnant son avis sur tout et de la manière la plus tranchée !
Brandissant au visage de tous ses détracteurs le sacro-saint « First Amendment » de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression et la liberté de la presse, le Post peut légalement traiter DSK de cochon, de pervers ou de crapaud en chaleur, ce qui est considéré comme un jugement personnel… Mais pas de violeur ni d’assassin, ce qui constituerait là une diffamation.
Sexe, sport, ragots et scandales donc… La formule marche plutôt bien puisqu’il se vend chaque jour près de 510.000 exemplaires, à 50 cents. Mais n’en déplaise à ceux qui aiment à le cataloguer comme un journal « trash »-poubelle, cela n’explique pas tout. Si le New York Post s’en sort toujours malgré la crise et la concurrence de plus en plus féroce des sites internet spécialisés, c’est parce qu’il sort des infos que personne d’autre n’a réussi à glaner.
L’arrestation à l’aéroport, la sortie de prison, le refus des locataires d’accueillir ce nouveau voisin trop encombrant, les avances supposées faites à deux autres employées du Sofitel (Lire ici l’article), les tentatives présumées d’acheter le silence de la victime (Lire ici l’article)… Autant de gros coups du journal qui redonnent le sourire à son rédacteur en chef, Col Allan, souvent crispé par les difficultés financières récurrentes.
Il faut dire que si Col Allan, un Australien grassouillet de 58 ans, est souvent dépeint par ceux qui l’ont côtoyé comme tyrannique et un peu vulgaire, personne ne conteste son travail acharné ni sa pugnacité à faire de sa publication une véritable usine à scoops.
Un rédacteur en chef entouré d’avocats
« Col veut de l’exclusif. Il est parfois très dur mais il sait que c’est son véritable fonds de commerce », explique un ancien journaliste du New York Post, qui a travaillé avec lui pendant plusieurs années. « Le ton populiste, tout le monde peut le faire, mais si vous n’avez pas l’info que les gens veulent lire, personne n’achètera votre canard. Vous serez juste un torchon de plus. Certes, il règne au Post une ambiance potache, un peu d’adolescents attardés à la Beavis and Butthead, mais chacun sait qu’il n’a pas intérêt à mettre l’entreprise en danger en ramenant une info frelatée. Les colères de Col sont très redoutées ».
Pour arriver à ses fins, l’Australien a installé une véritable toile d’araignée de l’information. Des centaines de « reporters de rue » sillonnent les coins stratégiques de la ville à la recherche de la moindre info croustillante. Ils ne mettent quasiment jamais les pieds dans les bureaux du quotidien, installés au 1211 de l’avenue des Amériques, à deux pas du Rockefeller Center.
Le building est une forteresse. On y trouve tous les fleurons de News Corp, le groupe de Rupert Murdoch : l’ultra conservatrice chaîne de télé Fox News mais aussi le respectable Wall Street Journal. Le Post lui trône aux 9e et 10e étages de la grande tour. Impossible d’y pénétrer sans une invitation. Les employés ont ordre de ne pas communiquer et la société privée qui gère l’image du groupe n’a pas souhaité répondre à nos demandes d’interviews.
C’est là que les infos des « reporters de rue » ou des photographes postés sur le terrain atterrissent. « Des rewriters sont ensuite chargés de rendre l’info plus alléchante grâce à leur style piquant, même si cela implique parfois une bonne dose de mauvaise foi ou tout du moins une certaine propension à embellir les notes qui leur arrivent », explique Jim Naureckas, membre de l’organisation « Fairness and accuracy in reporting » (Impartialité et exactitude dans le reportage). « Ils sont très forts pour mettre l’émotion nécessaire qui fera vendre plus facilement leur histoire ».
Les reporters passent leurs journées dans les commissariats…
Dernier exemple en date : lorsque le reporter parti enquêter sur l’entourage de la victime présumée de DSK apprend que l’immeuble où elle habite compte plusieurs appartements réservés aux malades du sida, le titre de Une devient : « La femme de ménage a le sida » (Lire ici l’article). L’information sera aussitôt démentie par l’avocat de la plaignante mais peu importe. Que deux hommes soient pris en photos en train de sortir les poubelles de la nouvelle maison du couple Strauss-Kahn/Sinclair à Tribeca et l’angle du papier du lendemain est tout trouvé : DSK embauche des hommes en bleu de chauffe à la carrure de déménageurs pour ne pas se laisser tenter par de jolies femmes de ménage… (Lire ici l’article).
« Col Allan relit toutes les Unes et les articles les plus importants, précise l’ancien collaborateur du NY Post, qui tient à garder l’anonymat. Il est souvent entouré des avocats du groupe qui s’assurent que l’on ne peut pas les poursuivre en justice. Que l’information soit fausse n’est pas grave à condition qu’elle n’implique pas des poursuites judiciaires ».
Mais comment alors ce quotidien aux procédés douteux peut-il obtenir autant de scoops ? « Il est particulièrement bien implanté dans les milieux policiers et judiciaires. Ils ont des reporters qui passent leurs journées en permanence au tribunal ou dans les commissariats », commente Arlene Morgan, doyenne assistante et professeur de journalisme à l’université Columbia.
Pour cette spécialiste des médias américains, l’affaire DSK est du pain bénit pour le New York Post. « Leur lectorat est composé de nombreux immigrants, qui s’identifient aisément à la jeune femme de ménage maltraitée par quelqu’un de riche et puissant. Les policiers sont également très friands de cette presse et auront tendance à donner leurs infos plus facilement aux chroniqueurs des tabloïds qu’à ceux du Wall Street Journal… ». Pendant longtemps, l’un des responsables du service police et grand pourvoyeur de scoops était d’ailleurs un ancien capitaine de police ayant passé vingt ans au NYPD.
« Je voudrais botter toutes les fesses de France »
Pour Jim Naureckas, la situation est la même dans le milieu judiciaire : « Les membres de la justice n’ont normalement pas le droit de donner des infos à la presse, pourtant il y a toujours des fuites. Si le bureau du procureur donne une info au New York Times ou au Washington Post, il sait que cela fera un petit article expliqué, nuancé… S’il la donne au New York Post, il sait que son info sera reprise en une, que le rédacteur en fera des tonnes et que ça mettra une pression supplémentaire sur la partie adverse… ».
Une fois le scoop récolté, Col Allan peut s’appuyer sur une batterie d’éditorialistes très marqués à la droite de l’échiquier politique, qui savent apporter l’accent populiste cher à son propriétaire Rupert Murdoch.
C’est le cas notamment d’Andrea Peyser. Il ne faut pas se fier au visage souriant de cette petite quinquagénaire. Son édito du 19 mai s’intitulait « New York souillé par les étrangers », tout un programme… « Décadents, dépravés, malodorants, cupides, saouls et déments… ». Ils seraient des « hors-la-loi, des violeurs présumés », mais ils auraient un point commun : « Ce sont des étrangers ». Une référence à l’affaire Polanski et hop : « Les Français préféreraient même manger de la moutarde jaune (ndlr : la moutarde américaine) que de livrer un mécréant à la justice américaine » (Lire ici l’édito).
En 2003, au déclenchement de la guerre en Irak, au-dessus d’une photo du cimetière américain en Normandie, la mention : « Ils sont morts pour la France mais la France les a oubliés… », faisait les gros titres. Steve Dunleavy, auteur de plusieurs éditoriaux au vitriol condamnant la position française durant la crise irakienne, commençait son article par ces mots : « Alors que je regarde ce cimetière, dernière demeure de quelque 10.000 garçons américains qui ont donné leur vie pour libérer la France de Hitler, mon cœur s’emplit de rage ».
« L’air est glacé, mais la rage me submerge : je voudrais botter toutes les fesses de France. Ces garçons sont morts pour sauver les Français d’un tyran nommé Hitler. Et maintenant, d’autres garçons américains sont prêts à combattre et mourir pour sauver le monde d’un tyran aussi vil, Saddam Hussein, et où sont les Français ? Ils se cachent, pètent de trouille. Proclament : Vivent les mauviettes ! », poursuivait-il.
Ambiance xénophobe à la rédaction
« Il règne une ambiance assez xénophobe dans la rédaction, il faut bien l’avouer », prévient l’ancien correspondant du New York Post. Tout le monde se souvient d’ailleurs ici d’un dessin paru le 18 février 2009 représentant deux policiers blancs ayant abattu un chimpanzé et s’écriant : « Il faudra qu’ils trouvent quelqu’un d’autre pour leur plan de relance ! » (Voir ici le dessin).
Le dessin faisait allusion à deux informations : un singe ayant été abattu pour avoir défiguré une femme et le président Obama ayant promulgué le plan de relance économique… Il avait surtout provoqué une vague de protestation aux Etats-Unis pour son message raciste, rappelant à chacun les pires moments de l’histoire du pays où les Noirs étaient communément comparés à des primates.
A la suite de cet incident, une rédactrice du New York Post avait décidé d’attaquer son employeur en justice. Elle prétendait avoir été mise à la porte pour avoir critiqué le dessin. Sandra Guzman, une Latino-Américaine, affirmait également avoir à subir de nombreuses remarques sexistes et racistes de la part de ses collègues, qui lui chantaient avec un accent hispanisant : « I want to live in America » de la fameuse comédie musicale West Side Story (Lire ici l’article du Huffington post sur le sujet).
Ces derniers jours, même le Post a fini par délaisser l’affaire DSK. Il faut dire qu’il a mieux à se mettre sous la plume : le représentant démocrate Anthony Weiner est accusé d’avoir envoyé une photo de pénis en érection dans un slip à une jeune fille le suivant sur Twitter. Il a beau affirmer que son compte a été piraté, l’occasion est trop belle : le patronyme du député, Weiner, fait tout de suite penser ici au mot « wiener« , utilisé pour les enfants pour désigner leur zizi. L’histoire s’étant un peu dégonflée (sans mauvais jeu de mots) et DSK étant de nouveau face au juge ce lundi 06 juin, il y a fort à parier que le Français redeviendra très vite la cible favorite du New York Post…
Si les travaux du barrage en aval d’Auxonne, en Côte-d’Or, touchent bientôt à leur fin, son port créé de toutes pièces fait déjà le plein ! Au pied de la citadelle fortifiée par Vauban, 112.000 m3 de terre ont été évacués pour construire depuis rien un nouvel espace d’accueil destiné aux plaisanciers et bateliers empruntant le principal affluent du Rhône. 150 emplacements pour des embarcations de 6 à 38 mètres ont ainsi vu le jour grâce à un projet qui occupait l’esprit des autorités auxonnaises depuis 1995…
A l’abordage (enfin) !
Le cadre est prestigieux et le projet un peu fou : créer de toutes pièces un port là où il y a un peu plus d’un an ne s’étendait qu’une vaste zone humide et boisée. Aux confins des remparts, témoins de la position frontalière qu’a occupée la ville entre 1493 et 1678, l’espace portuaire se veut être en pointe. À quelques kilomètres, Saint-Jean-de-Losne, situé entre la Saône et le canal de Bourgogne, est le deuxième port fluvial de plaisance de France. Fort de 350 anneaux, il fait déjà le plein et sature. Dès lors, il est dommage de laisser partir les plaisanciers, consommateurs et touristes potentiels, d’autant plus dans une ville qui bénéficie actuellement d’un regain d’attractivité et de vitalité de par sa proximité avec l’agglomération dijonnaise ! Pourtant, le projet remonte déjà à seize ans.
En 1995, la municipalité, dirigée par Camilles Deschamps, étudie la possibilité de se doter d’un port. Deuxième axe fluvial en terme de trafic après le canal du midi, le potentiel est très important et restait jusqu’à alors très peu exploité. Il faudra cependant attendre 2006 pour que la situation se débloque totalement : lors de la révision générale du Plan local d’urbanisme, le zonage « AU1 Port » est arrêté et en 2009, un partenariat est signé entre la société H2O, qui gère déjà le port de Saint-Jean-de-Losne et la ville d’Auxonne qui a alors changé de bord politique. Pour Raoul Langlois, l’actuel maire, ce projet est cependant la consécration d’un travail d’équipe : « En mars 2008, alors que nous étions encore en campagne, nous avons noué les premiers contacts », lance-t-il avant de rendre hommage à son prédécesseur.
Des contraintes naturelles à surpasser
Au rythme des intempéries, les travaux de terrassement s’engagent en juin 2010 pour faire naitre ce qui sera, aux dires des entrepreneurs, « le plus beau port intérieur de France ». Des trois hectares cédés par la commune, il faudra extraire 112.000 m3 de terre ! Un chantier titanesque qui nécessite en tout 15.000 allers/retours d’engins avec la promesse d’une profondeur de 2,20 mètres. La société H2O investit ainsi 2 millions d’euros financés à hauteur de 30% par le conseil général de Côte-d’Or, le conseil régional de Bourgogne et le Fonds européen de développement régional (Feder). La ville d’Auxonne apporte sa pierre à l’édifice à travers l’aménagement de la voirie et la gestion des flux en eau et électricité.
Un investissement que chacune des personnalités présentes pour l’inauguration de ce nouvel outil, samedi 04 juin 2011, n’ont pas manqué de souligner. Difficile alors de dire si les spectateurs présents écoutent plus les discours des dirigeants ou admirent l’Espérance de Saint-Coin, une troupe au regard décalé, reprenant à leur gré les codes des harmonies municipales et n’hésitant pas à s’allonger au sol devant la durée des discours ! « Vous ne vous coucherez pas », interpelle avant son discours le maire de la ville avant de revenir sur les différents écueils qui ont marqué la réalisation : « Il a fallu réviser le plan local d’urbanisme, mais surtout trouver une compensation pour les zones humides détruites. On y trouvait en effet des moustiques engendrant la classification en zone Natura 2000 pour la présence d’une colonie de chauves-souris ».
Une mane touristique sous-exploitée
Autant de difficultés qui n’ont pas arrêté le maire qui explique que « cette volonté d’ouvrir le port lui était chevillée au corps ». Le 13 septembre 2010, une première brèche est ouverte dans la digue pour la mise en eau. Après négociation avec Voies navigables de France (VNF) qui est le seul à pouvoir attribuer ou non une ouverture sur un cours d’eau, la mise en eau s’est faite de façon progressive pour ne pas dérégler le débit de la Saône. Le lendemain, le port était rempli, il ne manquait plus qu’à creuser l’ouverture au moyen de pelles équipées de GPS pour garantir une profondeur suffisante.
« Nous voulions créer quelque chose d’exceptionnel dans un cadre qui l’est tout autant », rappelle Max Gérard, cogérant de la société H2O, « ce que je vois aujourd’hui est un très bon début ». Le port devrait en effet se développer encore avec la création d’une capitainerie, mais est surtout aujourd’hui un nouveau gisement touristique : « Le port est déjà totalement accepté et intégré par la population. C’est une ville chargée d’histoire pour les touristes et cette date est historique, c’est le début d’une nouvelle histoire d’amour entre Auxonne et son port ! ».
Et, derrière son nom de Port-Royal, se cache un nouvel hommage à l’histoire et plus précisément à la porte nord de la ville co-réalisée par le comte d’Apremont, chargé de fortifié la ville en 1673 puis par Vauban en 1699. « Durant le chantier poursuit Max Gérard, j’avais l’impression d’être dans un gigantesque bac à sable dont le creusement consistait à réaliser un énorme mécanno » ! Pour l’adjoint au maire d’Auxonne, Claude Lapostolle, ce projet qu’il attendait depuis 1995 est la première pierre du développement touristique de la ville : « Nous avons ici un outil touristique de premier choix qui a souvent été sous-exploité ». Tirant son nom de la déesse celtique de l’eau, Assona, Auxonne renoue avec son passé…
Bonne nouvelle pour les fans inquiets de Sean Kingston! La vedette qui avait frôlé la mort la semaine dernière irait sensiblement mieux. Rappelons qu’en s’amusant sur les eaux de Miami, il avait frappé son engin marin à un pont, ce qui avait bien évidemment blessé grièvement le chanteur jamaïcain ainsi qu’une amie qui prenait place avec lui sur la machine.
L’auteur du succès Beautiful girls aurait recommencé à marcher un peu, il y a quelques jours. Le jeune chanteur séjourne toujours à l’hôpital Jackson Memorial mais l’équipe médicale prévoit que Kingston sera complètement remis dans 6 semaines environ. Ce qui fera pousser un énorme soupir de soulagement chez les fans du chanteur !
L’impact lors de l’accident de Sean Kingston à Miami a causé une fracture du poignet ainsi que de la mâchoire de l’artiste en plus d’avoir répandu de l’eau dans ses poumons. L’amie de Sean a quant à elle eu plus de chance lors de l’accident, n’ayant pas vraiment de blessures importantes.
Toutefois, malgré le fait que l’état du chanteur s’améliore, ne vous attendez pas à ce qu’il remonte sur scène de si tôt. Kingston est seulement au début d’une longue rémission qui impliquera sans doute beaucoup de physiothérapie et de rééducation.