Tiger’s Den Dijon : Jamal Wahib et Patrick Djanang ont les crocs…

Le Tiger’s Den est aujourd’hui à un tournant de son histoire. Tout jeune club de boxe, ses deux principaux licenciés, Jamal Wahib – devenu professionnel depuis novembre 2009 – et Patrick Djanang, vont participer à Dijon à deux matchs de championnats d’Europe. Respectivement en boxe thaïlandaise et en K1, ils rencontreront le gratin de la discipline pour de « magnifiques combats » selon leur entraîneur, Mokhtar Rouji, qui affirme qu’ils « n’auront peur de personne » !

Le gratin de la discipline, à domicile

Après s’être essayé au très réputé circuit nord-américain en décembre 2010 (Lire notre article ici), Jamal Wahib revient sur ses terres pour un nouveau combat d’une grande importance. Venu au Muay Thaï – un art martial créé pour les militaires thaïlandais au XVIe siècle – sur le tard, il conquiert cependant, en 2009, la place de numéro 1 européen puis mondial dans la catégorie amateur grâce à un parcours sans faute. Vendredi 10 juin 2011, c’est à domicile qu’il va boxer en compagnie de son coéquipier du Tiger’s Den Dijon, Patrick Djanang. « Ces championnats d’Europe représentent un superbe enjeu pour nous, commente l’entraîneur Mokhtar Rouji. Nous sommes à un virage de la carrière du club tout d’abord mais aussi de celle de nos deux athlètes professionnels, car ils sont dans leur catégorie respective chacun prétendant au titre contre deux adversaires qui sont véritablement très forts ».

Ainsi, Jamal Wahib affrontera le numéro un européen, le Bosniaque Didic Selmedin (26 ans, 1m77), la tête de série à abattre. « Notre Raphaël Nadal« , comme aime à le présenter Mokhtar Rouji et Patrick Djanang, retrouvera quant à lui Danijel Solaja, un serbe de vingt ans : « C’est un véritable prodige avec à son actif une trentaine de combats. Il est quasiment invaincu et a suivi une carrière exemplaire en Asie. Il est champion d’Europe dans une autre fédération mais souhaite unifier les ceintures ». Un entraînement spécifique a cependant dû être suivi, cet adversaire présentant la particularité d’être gaucher !

Un entraînement spécifique

Du haut de son mètre 80 et de ses 70 kilos, Jamal Wahib aborde de façon assez sereine la rencontre : « On ne peut pas dire que j’appréhende. Vu la préparation que j’ai et vu la confiance que j’ai en mon coach, je me prépare et j’attends ». Avec des programmes spécifiques, se renouvelant chaque mois, l’entraînement s’est voulu plus explosif au fur et à mesure que l’échéance approchait : « J’ai vraiment suivi une préparation hors norme. Une grosse préparation physique tous les jours mais surtout une extrême confiance en mon coach et en son savoir ».  Misant absolument tout sur son instructeur, il le considère par ailleurs comme son principal atout pour la rencontre. Sur une série de six victoires dont quatre par KO, la confiance est de son côté.

« Quand on arrive à un très haut niveau, que l’on est prêt physiquement et qu’en face on a un adversaire qui l’est tout autant, le seul joker que l’on puisse avoir c’est son coin et mon coin, c’est Mokhtar aussi bien psychologiquement que techniquement ». Pour Patrick Djanang , l’affaire sera plus difficile : « Il aura face à lui un profil de boxeur très spécifique. Ils ont la réputation de frapper très fort et techniquement, pour éviter de s’emmêler les pinceaux, c’est très très compliqué ». De fait, ils présentent un profil totalement différent et avec leur technique défensive, ils attendent de pouvoir contrer une attaque en profitant d’une plus forte expérience. « En effet, précise Mokhtar Rouji, ils ont plus l’habitude de boxer des droitiers que nous de boxer des gauchers ».

« Ils n’auront peur de personne ! »

« Au niveau moral et au niveau de la préparation, je me sens très bien », considère pour sa part le principal intéressé, Patrick Djanang. « Il est vrai que vu qu’il est gaucher, c’est une autre façon de combattre mais je me suis préparé et je suis prêt à le battre. Il va falloir faire très attention à son bras droit ; je serai obligé de me retourner de l’autre côté pour me dégager ». Tout un ensemble de réflexes à acquérir et un gros travail notamment physique était indispensable : « Sur leur carrière et même en amateur, ils ont la réputation d’être des boxeurs très physiques donc il a fallu surenchérir pour être encore plus généreux sur le ring », ajoute Mokhtar Rouji.

Face à des têtes d’affiche, il affirme que ses hommes n’auront peur de personne. « Ils sont jeunes : à eux deux, ils ont à peine dix ans de pratique. Nous avons donc travaillé toute l’approche tactique pour pallier ce léger manque de maturité ». Cependant l’esprit est globalement serein « pour la simple et bonne raison que même lorsque l’on était amateur, on avait une approche professionnelle ». Après avoir boxé dans toute l’Europe – Allemagne, Écosse, Irlande, Belgique, Suisse -, l’échéance du 10 juin est pour chacun d’eux un nouveau championnat du monde !

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