A 39 ans, le circuit automobile Dijon-Prenois entre dans l’âge de raison ! Depuis le 26 mai 1972, le tracé initial de 3.289 mètres – qui est ensuite passé à 3.801 mètres – a supporté les plus grands, étant même le théâtre de la première victoire en grand prix du champion Alain Prost. La page F1 tournée depuis 1984, le circuit veut être désormais un acteur économique majeur de la région. Avec pas moins de 200.000 visiteurs en 2010, Dijon-Prenois fera d’ailleurs son apparition prochainement dans le célèbre jeu vidéo de course de voitures « Need for speed », qui compte aujourd’hui plus de cent millions de ventes. Petit tour d’horizon des projets 2011 du circuit à la veille du championnat de France des circuits qui se tiendra samedi 26 et dimanche 27 mars prochains…
Ils n’ont pas de F1… mais des idées !
Yannick Morizot, président du circuit Dijon-Prenois, a le sourire. En 2010, il peut se targuer d’avoir ouvert son circuit 260 jours sur 265… « Nous sommes actuellement l’un des circuits les plus sollicités de France ! […] Sans rêver du retour de la F1, je veux redonner son lustre d’antan à un circuit qui devient incontournable ». En 1974, soit deux ans après son ouverture, le circuit est en effet choisi pour accueillir son premier grand prix de France de Formule 1. Une épopée qui prendra fin en 1984 avec une délocalisation de la compétition sur le circuit Paul Ricard, dans le Var, puis à Magny-Cours, dans la Nièvre.
Or l’hiver n’est pas synonyme d’hibernation pour la direction du circuit dijonnais, qui a engagé de nombreux travaux telle la refonte des virages 6 et 7 – ou courbe des Gorgeolles – et du virage de la Combe : « Il faut que chacun soit fier du circuit, poursuit Yannick Morizot. Nous souhaitons développer un sentiment d’appartenance et de fierté d’avoir un circuit aussi compétitif dans notre patrimoine ». Une dynamique qu’il juge « bonne » est en marche depuis six ans ; en témoigne par exemple la prochaine intégration du circuit dans une des séries de jeux vidéo les plus vendus au monde : « A partir de fin mars – le 31 mars 2011 précisément -, nous aurons une visibilité mondiale. Le circuit a en effet été numériquement modélisé pour tous les fans du jeu « Need for speed » distribué à plus de cent millions d’exemplaires ».
Un programme décapant
Une belle vitrine pour le site, qui rappelle qu’en plus des 250.000 à 300.000 euros de taxes et d’impôts directement versés aux collectivités territoriales, il joue un rôle important dans le paysage économique local en générant directement 70.000 nuitées et 200.000 repas par an. Et pour continuer à rayonner, le circuit a trouvé son crédo : l’historique ! A commencer par le Grand Prix de l’âge d’or, une vieille institution qui se déroulera pour la septième fois à Dijon les 25 et 26 juin 2011. Or si « cette course remporte les suffrages de tous les concurrents », les organisateurs ne comptent pas en rester là : « Cette année, parmi les nouveautés, nous avons souhaité créer une ambiance années 1970 avec des prototypes mais aussi un plateau historique italien », commente Patrick Quiniou, organisateur de la compétition. Au total, vingt-cinq départs seront au programme de ce week-end avec notamment une course de side-car.
Néanmoins, l’événement qui attire le plus de public est la Coupe moto légende. Avec 25.000 spectateurs en 2010, il s’agit du plus gros événement de la structure. « Mille motos des débuts jusqu’en 1986 évolueront sur deux jours », avec des têtes d’affiche comme Steve Baker ou encore Yvon Duhamel, connu pour ses centaines de victoires… Deux compétitions qui seront la suite des supers séries FFSA devenues GT tours et championnat de France des circuits.
Plein gaz sur les compétitions
En 2010, David Halliday était de la partie ! Cette année, il participera à nouveau à cette compétition aux côtés notamment d’Olivier Panis. Si la politique change cette année, le spectacle restera identique avec comme ossature de la compétition les véhicules de tourisme mais aussi le championnat de France F4, la Carrera Cup, la Clio et la Seat Leon cup. Une compétition qui devrait être plus spectaculaire et mettra à l’épreuve les nouveaux aménagements du circuit comme la réalisation d’une arène sur le terrain naturel pour offrir un meilleur spectacle aux passionnés.
Les choses sérieuses débutent cependant très vite avec le championnat de France des circuits les 26 et 27 mars 2011. Une tradition pour l’ouverture de la saison avec au programme des berlines, des monoplaces ou encore des prototypes. Le Dijonnais Thomas Comparot sera d’ailleurs de la partie.