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Dominique Strauss-Kahn/Claire Chazal: Record d’audience et critiques assassines

Claire Chazal, sur le plateau du JT de 20 heures de TF1, dimanche 18 septembre 2011. Elle y reçoit Dominique Strauss-Kahn pour sa première élocution télévisuelle depuis l'affaire du Sofitel.

Qui n’était pas branché à 20h09 devant TF1 dimanche soir ? Vous étiez plus de 13,4 millions de téléspectateurs, soit 47% de parts d’audience selon Médiamétrie, à suivre la première intervention de Dominique Strauss-Kahn depuis son retour « triomphal » en France il y a quinze jours. C’est un record d’audience pour cette année, tous programmes confondus. C’est aussi un record pour un journal télévisé depuis le 7 novembre 2005, au moment des violences urbaines. Sur Twitter, cette interview a généré, selon l’AFP, 14 000 réactions d’internautes

Critiques à ma droite…

Après cette intervention extrêmement réfléchie et cette interview si bien huilée préparée « aux petits oignons » par la horde de communicants de DSK avec la direction de TF1 et Claire Chazal, les réactions ont été nombreuses, d’abord sur Twitter. Jean-Pierre Raffarin remarquait que DSK était « plus à l’aise pour afficher sa compétence que sa sincérité« , ajoutant que « la décence eût été le silence« . Jean-François Copé, numéro un de l’UMP, décrit comme « dérisoire » et « triste » cette intervention, regrettant au passage le retour de la théorie du complot, qui fait aujourd’hui la Une de Libération. DSK a déclaré hier soir : « Un piège ? C’est possible. Un complot ? Nous verrons. » Pour Copé, « c’est extrêmement choquant qu’on vienne rajouter une théorie du complot à tout ce que nous venons de vivre. » Hervé Morin, président du Nouveau Centre, ironise quant à lui sur le discours de DSK : « On est malheureux de savoir qu’il voulait vivre dans un studio de 20m² et qu’il a été obligé de louer une maison 50 000 euros par mois. » Marine le Pen estime que « cet homme avait le plus grand mépris pour les femmes, à qui il accorde une fonction utilitaire » et ajoute qu’il avait « menti » sur le contenu du rapport du procureur – brandi à plusieurs reprises par DSK durant son intervention – qui « en aucun cas, n’innocente M. Strauss-Kahn. »

Un Bisounours, mais surtout des primaires à gauche

À gauche, les réactions sont contrastées. Sur BFM TV, Jack Lang fait preuve d’un certain lyrisme : « Dominique a parlé la langue du coeur, de la vérité et de l’intelligence. Son intervention remarquable était pleine d’émotion et de justesse […] Son analyse visionnaire de l’Europe fait apparaître que la France aura de nouveau besoin de son impressionnante compétence et de son expérience. » DSK ne se ferme aucune porte – « prendre le temps de réfléchir, mais toute ma vie a été consacrée à essayer d’être utile au bien public » – ce qui inquiète bien Hervé Morin : « Il vous dit : j’ai sauté 2012, je serai là en 2017. » Ségolène Royal, candidate à la primaire Socialiste « retient l’envie de tourner la page (…) mais aussi l’envie de passer à autre chose, d’élever le débat politique. Cette émission a permis de clore quelque chose qui nous a beaucoup trop occupés« , a-t-elle déclaré lundi sur RTL.

Durant l’interview, Dominique Strauss-Kahn confirme bien (on n’en doutait pas !) qu’il avait l’intention de se présenter à la primaire socialiste et l’existence d’un pacte selon lequel, lui et Martine Aubry ne se présenteraient pas face à l’autre. Cette petite précision fait l’affaire des soutiens de François Hollande, favori de la primaire, qui ne manquent pas d’insinuer, comme Pierre Moscovici, qu’elle confirme qu’Aubry est une candidate de substitution. DSK peut regretter son rendez-vous manqué avec les Français, car il était vraiment en pôle position pour être le candidat du partie socialiste et Nicolas Sarkozy aurait eu du « mouron » à se faire pour l’élection présidentielle…

Les Féministes ne décolèrent pas

Outre les politiques, ce sont les associations de défense des femmes qui ont beaucoup commenté cette interview. Les féministes, dont certaines étaient réunies dimanche soir devant TF1, sont en colère. Pour l’avocate Gisèle Halimi, « ce qui est grave, c’est chaque fois que la dignité des femmes est en cause comme cela, on tente de faire passer les femmes qui sont de pures victimes pour des affabulatrices. » La porte-parole d’Osez le féminisme, Thalia Breton, s’est dite « écoeurée« . La présidente de l’association Paroles de femmes, Olivia Cattan, a jugé que les déclarations de DSK étaient « lamentables« .

L’amie Claire Chazal

Si la presse américaine évoque avec sobriété une « interview de 20 minutes qui semblait avoir été très préparée » (Washington Post), un DSK « mal à l’aise, parfois en colère » (New York Times) qui a « refusé de renoncer à un retour à la politique » (Los Angeles Times), la presse française s’est montrée plus sévère, y compris avec Chazal. À commencer par Alain Duhamel qui, dans son édito politique ce matin sur RTL, remet en cause le bien fondé de cette interview : « Pour dire les choses carrément, on sait bien que Claire Chazal n’a pas le punch ou la verve de Jean-Michel Aphatie comme intervieweuse. Elle a choisi un registre modeste, elle l’a fait avec sobriété, avec précision, avec un professionnalisme presque excessif tant tout paraissait tellement vissé. Mais je dirais une chose très simple : c’est une amie d’Anne Sinclair et une amie d’Anne Sinclair ne devait pas interroger Dominique Strauss-Kahn« . L’avocate féministe Gisèle Halimi soulignait à son tour : « On a assisté à un entretien de connivence où les liens d’amitié entre la journaliste qui l’interrogeait et DSK sont apparus gros comme des câbles. »

Sur Twitter, le journaliste médias du Point, Emmanuel Berretta, s’est prêté au petit jeu des questions qu’auraient dû poser Claire Chazal : « Si Nafissatou Diallo était consentante, qui a fait le premier pas ? » ou encore « Avez-vous souvent rencontré des femmes de ménage de grands hôtels prêtes à des rapports avec un inconnu et gratuitement ? » Rappelons que les faits se sont déroulés en seulement 9 minutes…

(Ne pas) tourner la page

Un dernier mot sur L’Express que Dominique Strauss-Kahn a qualifié de « tabloïd » hier soir sur TF1. Son directeur de la publication Christophe Barbier a répondu en fin de matinée dans une lettre, qui sera l’édito de la prochaine édition du magazine attendu mercredi dans les kiosques. Christophe Barbier écrit : « Le vrai sujet n’est pas l’attitude de la presse, c’est la vôtre. »

On devrait encore entendre parler longtemps de cette affaire DSK, ne serait-ce parce que la plainte au civil de Nafissatou Diallo est toujours d’actualité et que ses avocats attendent de pied ferme d’interroger l’ancien directeur général du FMI (sans doute fin 2011, début 2012). Sans compter l’affaire Tristane Banon toujours pas bouclée. N’en déplaise à Ségolène Royal, il n’est pas encore temps de tourner la page…

DSK : Il confesse une faute morale… mais ne s’excuse pas !

Dominique Strauss-Kahn est l'invité du JT de 20 heures de TF1, dimanche 18 septembre 2011.

Voilà une intervention travaillée , très travaillée ! Le rendez-vous entre Dominique Strauss-Kahn et Claire Chazal a duré 23 minutes. Dès l’ouverture du journal, à 20 heures pétantes : « Nous recevons Dominique Strauss-Kahn pour ses premières déclarations« , explique Claire Chazal. DSK apparaît alors sur le plateau, costume sombre, mine grave, l’ancien patron du FMI se prépare à soigneusement peser chacun de ses mots…

Après avoir « expédié » les informations importantes – mais nous avoir quand même rassurés sur le sort des deux gamines enlevées qui venaient d’être retrouvées -, c’est à 20h09 que débute l’intervention de DSK. « Vous n’avez pas donné votre version des faits ? Pouvez-vous dire ce soir ce qu’il s’est passé ce 14 mai ? », lui demande Claire Chazal, d’une voix posée.

La mine un peu contrite, il commence : « Beaucoup de gens se sont exprimés sur cette affaire. Sauf moi. Je suis content de pouvoir m’exprimer. Ce qui s’est passé ne comprend ni violence, ni contrainte, ni agression, ni aucun acte délictueux. C’est le procureur qui l’a dit, pas moi. (Il brandira plusieurs fois le rapport du procureur qu’il a apporté sur le plateau) Ce qu’il s’est passé, c’est une faute. Une faute vis à vis de ma femme, mes enfants, mes amis, mais aussi une faute vis à vis des Français. De ce point de vue-là, j’ai manqué mon rendez vous avec les Français. » Avant d’ajouter : « C’est une faute morale et je n’en suis pas fier. Je crois que je n’ai pas fini de la regretter. »

Quatre mois après son arrestation à New York et 4 nuits en prison , Dominique Strauss-Kahn a surtout confessé cette « faute morale » mais a fermement nié avoir agressé Nafissatou Diallo, tout en admettant une relation « non tarifée ». Il n’avait jamais donné sa version de sa « rencontre » avec la jeune femme de chambre le 14 mai dans un hôtel de New York, le Sofitel de Times Square, dans la suite 2806.

« Faute morale » est un terme qu’il reprendra à plusieurs reprises. « Ce n’est pas juste une faiblesse, c’est une faute morale », « je l’ai payée lourdement », « ma légèreté, je l’ai perdue pour toujours », a-t-il dit, sur un ton combatif.

Les questions de Claire Chazal se sont enchaînées (suivant un scénario bien huilé) ce qui a permis à Dominique Strauss-Kahn d’affirmer que lors de sa relation avec Mme Diallo, il n’y avait eu « ni violence, ni contrainte » et qu’il n’y avait eu aucune trace « de griffure (…) ni sur elle, ni sur lui ». Il a ajouté qu’il n’avait « pas l’intention de négocier » dans la procédure civile intentée par son accusatrice. « L’existence de cette procédure civile montre bien les motivations financières qui sont derrière tout cela ».

Comme on lui demandait s’il pensait avoir été victime d’un « piège », il a répondu: « Un piège ? C’est possible, un complot, nous verrons… ». (Ah bon ? On est reparti sur la théorie du complot ? NDLR ) Il s’est ensuite insurgé contre l’heddomadaire L’Express, qualifié de « tabloïd », qui avait publié des extraits d’un document présenté comme un rapport médical de Mme Diallo, qui portait le mot « viol » . Il est bon de remarquer que jamais le mot « viol » n’a été prononcé durant cette interview ni par Claire Chazal, ni par DSK… Super huilée, on vous dit, la prestation ! Preuves à l’appui (toujours son dossier du procureur à la main), il a voulu démontrer que ce n’était pas un rapport médical, mais la fiche d’entrée à l’hôpital de Nissifatou Diallo, remplie par… elle-même !

« Cette affaire relève-t-elle d’un acte manqué ?« , a demandé Claire Chazal, en reprenant la thèse qu’il ne voulait pas, au fond de lui, se présenter à l’élection suprême et devenir le président des Français. « Je ne crois pas à cette thèse psychologisante », a-t-il répondu.

Alors qu’il était le favori dans les sondages pour la présidentielle, Dominique Strauss-Kahn a affirmé qu’il « voulait être candidat » avant son arrestation le 14 mai à New York, mais qu’à présent il ne le serait « évidemment pas ». Evidemment !

A propos de la primaire du PS, il a assuré qu’il ne « s’immiscerait pas » dans la compétition et donc ne donnerait pas sa préférence pour l’un ou l’autre. Quant à Martine Aubry , avec laquelle il avait conclu un « pacte » (ils n’iraient pas l’un contre l’autre à la primaire, ndlr), il l’a décrite comme « une amie » qui avait été « très présente » au cours des derniers mois… Pas sûr que cette « attention » à son cas, apporte des voix supplémentaires à Martine.

DSK a rendu hommage à son épouse Anne Sinclair (c’est le moins qu’il pouvait faire !), une « femme exceptionnelle » sans qui il n’aurait « pas résisté ». Il a concédé avoir eu « peur, très peur » et avoir été « humilié ».

Au sujet de l’affaire Tristane Banon , il a récusé les accusations de violence portées contre lui, assurant que l’écrivaine avait donné une « version imaginaire » de leur rencontre. Il a dit qu’il avait « du respect pour les femmes » et qu’il « comprenait leurs réactions ».

Quant à son avenir immédiat, M. Strauss-Kahn a affirmé qu’il allait « se reposer », « prendre le temps de réfléchir, mais toute ma vie a été consacrée à essayer d’être utile au bien public ».

Vous retrouverez la totalité de l’interview dans notre player vidéo, et vous jugerez… si DSK vous a paru crédible ou pas.

C’était, à notre avis, une opération de communication parfaitement maîtrisée, sans aucune spontanéité, ni dans les questions, ni dans les réponses. Il y avait de la maîtrise également dans la gestuelle. DSK a ensuite quitté le masque de la contrition et a été tout de suite plus à l’aise pour afficher sa compétence… Beaucoup plus que sa sincérité.

DSK ne s’excusera pas tout au long de sa prestation, ni vis à vis de son épouse, ni vis à vis des femmes en général, ni bien sûr vis à vis de Nifissatou Diallo. JE, JE, JE, nous avons entendu beaucoup de JE : « Je l’ai lourdement payé, je le paie toujours « . Claire Chazal ne lui posera pas la question « Et maintenant, vous allez vous tenir tranquille ? Elle emploiera un euphémisme (toujours aussi bien huilée la question !) qui permettra à DSK de répondre par un autre euphémisme « J’ai perdu cette légéreté pour toujours » ! Un grand bravo aux communiquants qui ont préparé cette interview… « aux petits oignons ».

On aurait bien aimé savoir ce qui s’était vraiment passé dans la suite 2806 quand même ! Parce que séduire (puisque la relation n’était pas tarifée) une jeune femme de chambre, avoir une relation sexuelle (on ne saura pas de quelle façon) et tout ça en neuf minutes… Quel tombeur ce DSK, plus fort que Brad Pitt !

Les plus beaux villages de France

Trois petits nouveaux viennent d’entrer dans le groupe fermé des plus beaux villages de France…

Des plus pittoresques aux plus colorés, découvrez ces villages et notre sélection des plus beaux villages de France

Les plus beaux villages de France

1. Les Baux-de-Provence

Localisation : dans les Bouches-du-Rhône, au sud-est de la France.
Le village : Situé sur un éperon rocheux, le village des Baux-de-Provence est l’un des plus pittoresques de France. Les habitations se sont construites autour d’une forteresse, dont il ne reste que des ruines.
Aujourd’hui, le village est surtout devenu un lieu touristique, très peu de villageois y habitent encore : ils ne sont plus que 22 à vivre autour de la forteresse, soit autant que le nombre de monuments historiques !

Les plus beaux villages de France

2. Collonges-la-Rouge

Localisation : en Corrèze, au centre de la France.
Le village : Collonges-la-Rouge porte bien son nom : tous ses bâtiments sont entièrement construits en grès de couleur rouge, et c’est ce qui fait l’originalité de ce petit village.
Devenu l’un des site les plus visités de tout le Limousin, Collonges-la-Rouge est à l’origine de la création de l’association des Plus beaux villages de France, en 1982.

 

Les plus beaux villages de France

3. Domme

Localisation : en Dordogne, au sud-ouest de la France.
Le village : Au cœur de la Dordogne, perché sur une falaise, Domme offre à ses visiteurs une vue panoramique exceptionnelle sur la vallée et les villages environnants.
Le village est une ancienne bastide aux pierres dorées, dont les murs d’enceinte ont été conservés. La gastronomie locale ajoute encore du charme à ce petit village !

 

Les plus beaux villages de France

4. Capdenac-le-Haut

Ce village fait son entrée cette année dans l’association des plus beaux villages de France.
Localisation : dans le Lot, au centre-ouest de la France.
Le village : Ce magnifique petit village est surtout renommé pour ses remparts aux portes imposantes, son donjon, ses rues étroites et ses nombreuses fontaines.
Le village s’est efforcé de conserver au mieux ce patrimoine qui rend l’atmosphère de ce village si particulière.

 

Les plus beaux villages de France

5. Moncontour

Ce village fait son entrée cette année dans l’association des plus beaux villages de France.
Localisation : dans la Vienne, à l’ouest de la France.
Le village : Moncontour est un charmant petit village de pierre entouré de remparts et perché sur un pic rocheux.
Dans le village, vous pouvez découvrir un joli château des XIIe et XVe siècles.

 

Les plus beaux villages de France

6. Sainte-Suzanne

Ce village fait son entrée cette année dans l’association des plus beaux villages de France.
Localisation : dans la Mayenne, à l’ouest de la France.
Le village : Les remparts du village surplombent la petite rivière de l’Evre, et offrent un magnifique panorama dont profitent de nombreux randonneurs le long des 100 km de sentiers pédestres aménagés.
Le village de Sainte-Suzanne est très fier de son histoire et organise de nombreuses festivités en mettant en scène son donjon, son château, ses vieilles maisons et son musée.

 

Les plus beaux villages de France

7. Riquewihr

Localisation : en Alsace, à l’est de la France.
Le village : Village très coloré aux allures surnaturelles, surtout par temps orageux, Riquewihr est réputé aussi bien pour ses vins que pour son architecture.
Balcons fleuris, vieilles cours pavées, fenêtres sculptées, anciennes demeures du XVe au XVIIIe siècle, châteaux, fontaines… A Riquewihr, tout vaut le coup d’œil !

 

Les plus beaux villages de France

8. Roussillon

Localisation : dans le Vaucluse, dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, au sud-est de la France.
Le village : Si le village de Roussillon propose autant de couleurs chatoyantes, c’est parce qu’il se situe au cœur du plus grand gisement d’ocre du monde. Les maisons sont recouvertes de tons allant du jaune au rose en passant par le orange. Roussillon est un village simple, mais naturellement beau.

 

Les plus beaux villages de France

9. Conques

Localisation : dans l’Aveyron, au sud de la France.
Le village : Le charme opère immédiatement, dès l’entrée dans le petit village. Rues pavées, toits pointus, enchevêtrement de maisons… Bienvenue à Conques !
A voir, outre les nombreuses maisons avec colombages, une abbatiale magnifique, avec de nombreuses statues et un reliquaire recouvert d’or et de pierres précieuses.

 

Les plus beaux villages de France

10. Balazuc

Localisation : en Ardèche, au sud-est de la France.
Le village : Perché sur une falaise, Balazuc domine la rivière de l’Ardèche.
Le village a conservé de nombreuses traces de son époque médiévale, telles que son château, des ruelles tortueuses, des passages voûtés, une église romane et des portes d’enceinte.

 

Les plus beaux villages de France

11. Castelnau-de-Montmiral

Localisation : dans le Tarn, au sud-ouest de la France.
Le village : Au cœur du vignoble de Gaillac se trouve le petit village de Castelnau-de-Montmiral.
Dans l’église du village, le visiteur peut découvrir la croix reliquaire des comtes d’Armagnac, ornée de 310 pierres précieuses. Une place à arcades, des souterrains et plusieurs petits châteaux sont également à explorer.

 

Les plus beaux villages de France

12. La Roque-sur-Cèze

Localisation : dans le Gard, au sud-est de la France.
Le village : La Roque-sur-Cèze s’est construite sur un pic rocheux qui domine la rivière de la Cèze. Au sommet se trouvent les ruines d’un ancien château et d’une chapelle romane. Les rues pavées en pente et les maisons en pierre ont conservé toute leur authenticité.
La Roque-sur-Cèze offre aussi au visiteur une vue imprenable sur les cascades du Sautadet.

 

Les plus beaux villages de France

13. Hell-Bourg

Localisation : lieu-dit de la commune de Salazie, sur l’île de la Réunion, dans l’océan Indien (à l’est de l’Afrique).
Le village : Hell-Bourg se situe dans un paysage magnifique : le cirque de Salazie. Les maisons du village mélangent harmonieusement le style créole et le style Belle époque, vestige de son ancienne activité thermale.
A la fin des années 40, les thermes ont attiré moins de monde, mais les maisons créoles bourgeoises du début du siècle sont encore aujourd’hui très bien conservées.

 

Les plus beaux villages de France

14. Piana

Localisation : en Corse-du-Sud.
Le village : Près des superbes calanches de granit rose situées au sud de la Corse se trouve le petit village de Piana. L’église de style italien domine toutes les maisons blanches, disposées en amphithéâtre.
Les ruelles étroites et les places ombragées aux senteurs d’eucalyptus agrémentent les promenades dans Piana.

 

Les plus beaux villages de France

15. Minerve

Localisation : dans l’Hérault, au sud de la France.
Le village : Au croisement de deux rivières (le Briant et la Cesse), le village de Minerve est juché sur une falaise de calcaire.
Dans le village, le visiteur peut découvrir les vestiges d’une forteresse cathare, un ancien chemin de ronde et un parcours souterrain, sous les voûtes calcaires, menant à une stèle en mémoire d’un bûcher cathare.
La vue sur les gorges depuis l’ancien chemin de ronde est magnifique.

 

Les plus beaux villages de France

16. Monpazier

Localisation : en Dordogne, au sud-ouest de la France.
Le village : Le village de Monpazier compte pas moins de 32 monuments classés Monuments historiques et il est considéré comme la bastide modèle du grand sud-ouest.
La bastide a été construite sur un modèle rectangulaire autour d’une place centrale (en photo). Les maisons du village de Monpazier ont su conserver tout leur caractère d’origine, malgré le temps et malgré les guerres de religions qui ont fait rage dans la région.

 

Les plus beaux villages de France

17. Saint-Suliac

Localisation : en Bretagne, à l’ouest de la France.
Le village : Construit au niveau de l’estuaire de la rivière de la Rance, Saint-Suliac est un village remarquablement préservé. Les maisons sont toutes construites avec des pierres de granit qui donnent cette couleur uniforme à Saint-Suliac.
Un moulin à marée, d’anciennes salines et des menhirs complètent la visite de ce village très agréable.

 

Les plus beaux villages de France

18. Castelnou

Localisation : dans les Pyrénées-Orientales, au sud de la France.
Le village : Le village de Castelnou est calé au pied d’un château et de ses huit tours, sur les arêtes irrégulières d’un pic rocheux. Tout le village s’organise autour de deux rues parallèles, avec des escaliers qui permettent de passer de l’une à l’autre. Quelques fortifications ont été conservées, comme la porte de Millars, au nord du village, surmontée de deux tours.

 

Les plus beaux villages de France

19. Rochefort-en-Terre

Localisation : en Bretagne, à l’ouest de la France.
Le village : Rochefort-en-Terre est un agréable petit village breton situé près de Vannes.
Le visiteur trouvera ici des styles d’habitations bien différents : des maisons à pans de bois, des bâtiments de type Renaissance, des demeures de style gothique… Ce mélange architectural fait tout le charme de Rochefort-en-Terre.

 

Les plus beaux villages de France

20. Puycelci

Localisation : dans le Tarn, au sud-ouest de la France.
Le village : Le village de Puycelci est construit à l’intérieur d’une forteresse, située en haut d’un pic rocheux, dominant la forêt.
Derrière les 800 mètres de remparts se trouvent de nombreuses maisons des XIVe et XVe siècles, fabriquées en pierres, briques et bois.
Le chemin de ronde qui entoure le village permet au visiteur de jouir de points de vue exceptionnels sur les environs.

 

Les plus beaux villages de France

21. Salers

Localisation : dans le Cantal, au centre de la France.
Le village : Le Parc naturel régional des volcans d’Auvergne accueille en son cœur le village de Salers, situé à 950 mètres d’altitude.
Le charme du village vient essentiellement de ses maisons du XVIe siècle, construites à base de pierres volcaniques.
Une église, des remparts et une magnifique vue sur le puy Violent et les monts du Cantal agrémentent également la visite.

 

Les plus beaux villages de France

22. Villefranche-de-Conflent

Localisation : dans les Pyrénées-Orientales, au sud de la France.
Le village : Villefranche-de-Conflent a su préserver son image de site défensif, entouré par d’imposantes fortifications. Les remparts, la tour et le Fort Liberia, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, témoignent encore de ce passé. Les anciennes échoppes et maisons des notables et des riches commerçants ponctuent agréablement la visite.

 

Les plus beaux villages de France

23. Montpeyroux

Localisation : dans le Puy-de-Dôme, au centre de la France.
Le village : Les maisons de Montpeyroux sont toutes construites autour du donjon du XIIIe siècle. En haut de celui-ci, le visiteur peut profiter d’une superbe vue sur la vallée de l’Allier.
Autrefois, Montpeyroux était un site d’extraction de pierre, l’arkose. Elle se retrouve d’ailleurs dans de nombreuses constructions locales, auxquelles elle donne cette jolie teinte blonde.

 

Les plus beaux villages de France

24. Mirmande

Localisation : dans la Drôme, au sud-est de la France.
Le village : Le village de Mirmande offre à son visiteur un véritable labyrinthe de ruelles pavées, entourées de maisons à vieilles portes et belles façades en pierre.
Dans ses remparts, Mirmande abrite deux églises, une au sommet et une à son pied. Près de l’église du haut du village, le panorama sur les environs est exceptionnel.

 

Les plus beaux villages de France

25. Gassin

Localisation : dans le Var, au sud-est de la France.
Le village : A quelques pas de Saint-Tropez, voici le charmant village de Gassin.
Après avoir gravi les petites ruelles fleuries jusqu’au sommet, le visiteur profite d’une vue à couper le souffle sur le golfe de Saint-Tropez et le massif des Maures.
La place Deï Barri est le lieu idéal pour se poser et profiter d’une terrasse ensoleillée.

 

Les plus beaux villages de France

26. Beuvron-en-Auge

Localisation : dans le Calvados, au nord-ouest de la France.
Le village : Le château autour duquel s’est construit Beuvron-en-Auge n’est plus qu’une ruine aujourd’hui, mais le village a su conserver du caractère.
Les maisons à pans de bois, les halles et les manoirs, les anciennes auberges et l’église donnent à Beuvron-en-Auge des allures de carte postale.

 

 

 

 

 

 

 

 

27. Eguisheim

Localisation : en Alsace, à l’est de la France.
Le village : Ce magnifique petit village est surtout renommé pour ses ruelles pavées entourées de maisons typiquement alsaciennes aux couleurs vives, avec colombages et balcons très fleuris.
Eguisheim a d’ailleurs été récompensé plusieurs fois sur le plan national et sur le plan européen pour la qualité de son fleurissement

 

 

 

 

 

 

 

28. Sant’Antonino 

Localisation : en Haute-Corse.
Le village : Le village de Sant’Antonino est perché sur un piton en granit, à 500 mètres d’altitude. Il s’agit de l’un des plus anciens villages de Corse, et il compte certainement parmi les plus beaux.
Les bâtiments et les ruelles se fondent dans la pierre, et contribuent à faire de Sant’Antonino un village très discret au sommet de son roc.

 
 
 

 

Les photos inédites du 11 septembre

Des photos du 11 septembre, jusqu’alors inconnues du public, ont été diffusées par la chaîne américaine ABC News.

Prises par les hélicoptères de la police de New York, elles apportent un nouvel angle, vu du ciel, sur ce drame. Découvrez les photos inédites.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11 Septembre 2001 : Une décennie et deux guerres plus tard…

Le 11 septembre 2001, 2.753 personnes décédaient à New York où deux avions de ligne détournés s’étaient écrasés contre les tours jumelles du World Trade Center. Au Pentagone à Washington et en Pennsylvanie, deux attaques semblables avaient porté le bilan total à quelque 3.000 morts… Alors que l’Amérique s’apprête à commémorer le dixième anniversaire de ces attentats, l’heure du bilan a sonné : quel a été l’impact de ce jour resté gravé dans toutes les mémoires ?

11/09/2001 : Conversations dans un avion

Jeudi 08 septembre, le New York Times révélait les enregistrements des dialogues tragiques du personnel de bord du vol 11 d’American Airlines condamné à s’écraser sur la tour nord du World Trade Center. « Des extraits de ces enregistrements audio avaient déjà circulé mais le document diffusé par la Rutgers Law Review, une université du New Jersey, offre tous les détails de cette matinée », note Cyberpres.ca, qui retranscrit ces enregistrements : « Dans un extrait, on entend un aiguilleur faire allusion à un incendie au World Trade Center. « Et c’est l’endroit, euh, où on a perdu la trace de l’avion », ajoute-t-il, incrédule. Au même moment, on entend un autre pilote non identifié demander : « Quelqu’un sait ce qu’est cette fumée dans le bas de Manhattan ? ». À la tour de contrôle de Boston, d’où sont partis les deux avions détournés vers New York, un aiguilleur demande : « Nous avons un problème, là, nous avons un avion qui a été détourné et qui se dirige vers New… New York, et nous avons besoin de vous, nous avons besoin d’un F-16 ou de quelque chose d’autre pour nous sortir de là ». La réponse révèle l’incrédulité la plus totale face aux événements : « On est dans la vraie vie là ou dans une simulation ? » (Lire ici l’article).

Complot, conspiration, mensonges… 

Malgré cela, l’idée que ces attentats soient le fruit d’une conspiration germent toujours dans de nombreux esprits, comme le relève RTL.com : « Au mépris d’innombrables enquêtes officielles, indépendantes ou journalistiques et bien souvent du simple bon sens, ces théories veulent que des agents américains voire israéliens – le complot « judéo-maçonnique » n’est jamais bien loin – aient disposé à l’avance des explosifs dans les tours du World Trade Center et au Pentagone, avant que ne frappent les avions du commando islamiste. D’autres suggèrent que même si l’administration de George W. Bush n’a pas ordonné la mort de ses propres citoyens, elle n’a rien fait pour empêcher les attentats alors qu’elle savait tout de leur préparation. Objectif : déclencher des guerres et réprimer les libertés publiques aux Etats-Unis. Ces différentes théories ont leur adeptes : en 2006, un sondage Scripps Howard révélait que 36% des Américains croyaient à un complot organisé au sommet de l’Etat fédéral ».

Et de noter : « Elles font florès dans le monde musulman et ailleurs, notamment en France, où L’effroyable imposture, de Thierry Meyssan publié peu après les attentats, s’est vendu à 200.000 exemplaires. Loose Change un documentaire indépendant, a été vu 125 millions de fois sur Google et 30 millions sur YouTube, selon son réalisateur Dylan Avery. Ce film résume les différentes théories qui vont à l’encontre de la version officielle des faits : les tours jumelles de New York n’ont pu s’effondrer du seul impact d’un avion de ligne ; l’évolution de Wall Street avant les attentats montrent que certains courtiers avaient été avertis ; c’est un missile de l’armée américaine, pas un avion, qui s’est abattu sur le Pentagone ; le vol 93 d’United Airlines ne s’est pas écrasé en Pennsylvanie, il a été abattu en vol » (Lire ici l’article). 

L’axe du « bien » contre celui du « mal »

Au contraire, d’autres ont pris ces attaques particulièrement à coeur… Un article du NouvelObs.com dresse le portrait de différentes personnes que le 11 septembre 2001 a changé à jamais : « Ils ont déménagé, quitté leur emploi, créé des fondations… Profondément marqués par les attentats du 11 septembre 2001, des Américains ont choisi de changer le cours de leur vie après la tragédie, même s’ils n’ont pas été touchés dans leur chair par les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone. Avant le 11-Septembre, Nicholas Mercurio, alors lycéen à Providence, dans le Rhode Island (nord-est), voulait être chirurgien cardiologue et espérait intégrer l’université de Harvard ou celle de Columbia. Mais après les attentats, il a changé ses plans. « J’ai éprouvé le besoin de servir », explique-t-il. Agé de 16 ans, il ne connaissait aucune des victimes des attentats, mais après avoir parlé avec ses parents et son grand-père, ancien combattant de la Seconde guerre mondiale, il a décidé d’envoyer sa candidature à trois académies militaires » (Lire ici l’article).

Selon Le Monde.fr, tout un pays – les États-Unis – a été « emporté par la solidarité avec son gouvernement : « L’administration Bush ne se contente pas de fabriquer un ennemi idéologique uniforme en réalité inexistant – l’alliance entre Al-Qaida et Saddam Hussein –, elle ment pour mieux accréditer son invention. Tout un pays, emporté par la solidarité avec son gouvernement en cette période de grande tension, mais aussi avide de certitudes simples, s’engouffre dans la vision binaire que propose alors George W. Bush : « Nous sommes bons », dit le président dans son discours sur l’état de l’Union, le 29 janvier 2002. Les partisans de cette ligne assurent d’ailleurs détenir des preuves irréfutables que Saddam Hussein dispose d’armes de destruction massive. Deux guerres suivront : en Afghanistan puis en Irak, menées sous le sceau d’une nouvelle doctrine, la « guerre préventive », présentée par Condoleezza Rice, conseillère de George W. Bush à la sécurité nationale : il s’agit d’attaquer pour éviter de l’être » (Lire ici l’article extrait du hors-série du Monde La Décennie Ben Laden, en vente en kiosques, 98 p., 7,50 €). 

Dix ans plus tard, le site du ministère de la Défense indique que « le dispositif militaire français engagé dans le cadre des opérations en Afghanistan est armé par 4.000 militaires qui opèrent sur le territoire afghan, depuis le Tadjikistan et dans l’océan Indien. La mission en Afghanistan est de : sécuriser les zones placées sous notre responsabilité pour permettre les opérations de développement, de reconstruction, le déploiement des services de l’Etat ; soutenir la montée en puissance de l’armée nationale afghane pour lui permettre de reprendre à son compte les missions de sécurisation » (Consulter ici le dossier). 

Le 75e militaire français décédé en Afghanistan était originaire de Haute-Saône

En bientôt une décennie, 75 militaires français ont trouvé la mort en Afghanistan. Le dernier était originaire de Haute-Saône, selon France 3 Bourgogne.fr : « Le lieutenant-parachutiste de 36 ans, Valéry Tholy, touché par un « tir d’insurgé » avait grandi à Pennesières (Haute-Saône). Ses grands-parents et sa mère vivent encore dans cette commune où il était connu et apprécié. Valéry Tholy, intégré au 17ème régiment du génie parachutiste de Montauban, était en mission d’appui à l’armée afghane lorqu’il a été mortellement touché lors d’une opération de fouille de maisons. Plusieurs autres militaires ont été blessés. En 1998, il avait rejoint l’école supérieure et d’application du génie à Angers avant d’être affecté au 31ème régiment du Génie à Castelsarrasin. C’est en 2008 qu’il était arrivé à Montauban avant d’être Promu Lieutenant en 2009. Valéry Tholy a servi en ex-Yougoslavie, en République de Côte d’Ivoire, à Djibouti et en République Centre-Africaine (Lire ici l’article). 

Selon Bernard Valéro, porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes, « la France joue pleinement son rôle en Afghanistan » : « De nombreux Français s’interrogent sur l’issue du conflit en Afghanistan, qui oppose le peuple afghan, soutenu par la communauté internationale, aux Talibans. Les Français s’interrogent aussi sur le sens de notre présence militaire dans ce pays, et sur les autres actions que nous y menons. Je crois utile de rappeler quelques faits, essentiels pour comprendre la partie qui se joue dans ce pays et dans laquelle la France a tout son rôle. La coalition internationale est intervenue en Afghanistan en appui des Etats-Unis, frappés par les attentats du 11 septembre 2001. L’alliance forgée entre Al-Qaïda et le régime taliban avait transformé l’Afghanistan en base arrière du terrorisme international. Depuis, des milliers de vies ont été sauvées, partout dans le monde, grâce à cette intervention. La présence, réelle mais résiduelle, d’éléments liés à Al-Qaïda en Afghanistan et dans les zones tribales pakistanaises rappelle que le danger, s’il n’a plus rien à voir avec celui d’il y a dix ans, existe encore. La lutte contre le terrorisme international passe, aujourd’hui encore, par l’Afghanistan, et tel sera le cas encore pendant de longues années. L’Etat afghan a besoin de temps pour prendre la succession de la communauté internationale dans cette lutte. Le transfert aux forces afghanes, des tâches menées jusque là par la coalition internationale , a commencé cette année. Ce transfert devrait se conclure, et cette période de transition devrait s’achever, en 2014. » (Lire ici le communiqué).

Nouvelle menace d’attentat

Tandis que plusieurs médias américains annonçaient jeudi 08 septembre qu’une nouvelle menace d’attentat viserait New York ou Washington (Lire ici l’article de Canoe.ca sur le sujet), le président des États-Unis, Barack Obama, a rédigé un message publié dans plusieurs journaux internationaux, dans lequel il se félicite d’avoir « déjoué des complots d’Al-Qaïda, éliminé Oussama Ben Laden et une bonne partie des cadres de son organisation, et placé Al-Qaïda sur la voie de la défaite. (…) En tant que communauté internationale, nous avons clairement montré que les terroristes ne faisaient pas le poids face à la force et à la capacité de récupération de nos citoyens. J’ai fait clairement savoir que les États-Unis n’étaient pas, et ne seraient jamais, en guerre contre l’islam » (Lire ici l’article du Monde.fr). 

Islamophobie : avant/après 

Et pourtant… Selon France-info.com, « Aux États-Unis, la communauté musulmane est formelle. Il y a eu un avant et un après-11-Septembre. La France, en revanche, n’a pas attendu la destruction des tours pour regarder de travers les musulmans. Mais le 11-Septembre a fonctionné comme un « accélérateur d’islamophobie », selon la formule d’Olivier Bobineau, sociologue des religions. (…) Aux USA, les préjugés battent leur plein. La relative bienveillance américaine à l’égard de l’Islam avant le 11-Septembre, a viré après les attentats en une méfiance manifeste. Au point de devoir lancer ces derniers mois une campagne intitulé My fellow American, pour tenter de changer le regard des Américains sur les musulmans (Lire ici l’article). 

En France, Alain Gresh, rédacteur en chef du Monde diplomatique, publiait en mars 2004 une pertinente analyse, À propos de l’islamophobie, plaidoyer en faveur d’un concept controversé : « Il faut revenir un moment sur les origines du mot islamophobie. Une recherche sur la base du Monde indique que ce quotidien a utilisé deux fois le terme entre le 1er janvier 1987 et le 10 septembre 2001, l’une en 1994, l’autre en février 2001. Soheib Bencheikh, souvent présenté comme le porte-parole d’un islam libéral, l’utilise comme titre de chapitre dans Marianne et le Prophète ; il écrit que l’islam suscite en France « un sentiment de rejet quasi unanime, implicite dans les discours, et assez catégorique dans l’imaginaire collectif des Français ». Si on consulte la base du Monde diplomatique avant 11 septembre 2001, le terme est utilisé deux fois : l’une dans un reportage sur Marseille (juillet 1997), qui reprend des citations de Soheib Bencheikh et l’autre par Tariq Ramadan (avril 1998), qui cite l’étude commandée en Grande-Bretagne par le Runnymede Trust en 1997, dirigée par le professeur Gordon Conway, Islamophobia : Fact Not Fiction, octobre 1997. (…) Quoiqu’il en soit, le terme « islampohobie », utilisé très ponctuellement jusqu’au 11 septembre 2001, est devenu d’usage courant, non seulement en France mais aussi aux Etats-Unis et dans tous les pays européens. Il semble donc répondre à une conjoncture nouvelle » (Lire ici l’article). 

Selon LCI.fr, « pour éviter toute nouvelle polémique sur la présence ou non de tel ou tel leader religieux, le maire de New York, Michael Bloomberg, a fait un choix radical : aucun n’est invité ce dimanche à Ground Zero et il n’y aura pas de prière. « La cérémonie a été planifiée en coordination avec les familles des victimes. Elle comprendra un mélange de lectures spirituelles, historiques et personnelles », explique la mairie de New York » (Lire ici l’article).

 

 

 

Tropical Island Paradise : un yacht transformé en île flottante

Une société de design anglaise a imaginé un projet fou : faire d’un yacht une île tropicale. Le résultat est plus vrai que nature. Bienvenue à bord du Tropical Island Paradise.

 Un paradis flottant

1 –  Un paradis flottant

Les millionnaires ont trouvé leur paradis…sur mer ! La société anglaise de design Yacht Island Design a imaginé un yacht transformé en île paradisiaque. Et pour faire illusion, aucun détail n’a été omis. Cascade d’eau, lagon, plage avec cabanons et cocotiers…même un volcan a été créé !

 

Un extérieur conçu pour donner l'impression d'une île

2 – Un extérieur conçu pour donner l’impression d’une île « volcanique »

 

Le yacht mesure 90m de long et peut accueillir jusqu’à 90 passagers. Il possède également un héliport. Rob Mc Pherson, directeur de la société Yacht Island Design et à l’origine du projet, a voulu que même l’extérieur du bateau fasse penser à une « île volcanique, baignée par les vagues ».

 

3 – « Créer quelque chose qui diffère de tout ce qui existe « 

 

« Le marché des yachts de luxe est saturé et nous espérons creuser une niche dans un segment où personne n’ose s’aventurer, celui du design extravagant, » explique Rob Mc Pherson, directeur du projet. L’objectif ? « Créer quelque chose qui diffère de tout ce qui existe à l’heure actuelle. »

 

Un bateau tout confort 

4 – Un bateau tout confort 

Le pari semble réussi. A l’intérieur du cratère du volcan conçu sur le bateau, se cachent un cinéma, une salle de jeu, un spa, une salle de gym et bien entendu les non moins luxueuses et indispensables suites.

 

Une piscine au couleur de l'océan

5 – Une piscine au couleur de l’océan

Le prix de cet extravagant yacht n’a pas encore été communiqué, ni sa date de sortie.

Ce n’est pas la première fois que la société Yacht Island Design s’attelle à un concept aussi incroyable. Le cabinet ambitionnait déjà de faire « flotter » le Rocher de Monaco.

 

 

Un Français condamné à 10 000 euros d’amende pour ne pas avoir assez fait l’amour à sa femme

 

 

 

 

 

Vous ne le saviez peut-être pas, mais ne pas « honorer » son épouse est puni par la loi.

Un Niçois de 51 ans en a fait les frais durant son divorce.

L’abstinence sexuelle peut parfois coûter cher. Jean-Louis, 51 ans, a eu beau invoquer le manque de temps, la fatigue, « générée par les horaires de travail, » le poids des années qui a fait que « les relations s’étaient simplement espacées au fil du temps, » ou encore des problèmes de santé, la justice a tranché : il n’a pas suffisamment fait l’amour à sa femme durant leurs 21 années de vie commune !

Le Niçois, relate La Dépêche du Midi , a été condamné à verser 10 000 euros de dommages et intérêts à son ex-femme Monique par la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Cerise sur le gâteau, le juge aux affaires familiales a prononcé le divorce du couple « aux torts exclusifs » de l’époux.

D’après le code civil, en plus d’un devoir d’assistance, de fidélité et de respect mutuel, les époux ont une obligation de « communauté de vie », impliquant des relations sexuelles siuvies. Le « devoir conjugal » existe bel et bien encore.

Le salaire des hommes politiques

Président de la République, Premier ministre, députés, sénateurs, maires…

Connaissez-vous leurs salaires ?

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy : 21 300€ brut/mois

Indemnité : 21 300€ brut/mois. En 2007, Nicolas Sarkozy s’est augmenté de 172% pour s’aligner sur l’indemnité du Premier Ministre. Le salaire officiel d’un Président avoisinait auparavant les 7 500€ mensuel.

Indemnité de représentation : peu d’informations dessus, mais il dispose d’une « dotation annuelle » pour le fonctionnement de l’Elysée. En 2010, ce budget, voté par le Parlement, s’est élevé à 112 533 700€.

Avantages : logé, nourri, habillé, équipé, avec un accès gratuit aux transports, le chef de l’Etat n’a quasiment aucune dépense. Il dispose également d’une flotte d’avions et de voitures, ainsi que de nombreuses résidences secondaires à sa disposition.

La retraite des anciens Présidents : selon la loi du 3 avril 1955, leur retraite correspond à celle d’un conseiller d’Etat, soit 63 000€/an, cumulable avec celles d’anciens mandats. Ils disposent d’un appartement, d’une voiture de fonction, de personnel (gardes du corps, secrétaire…), la gratuité sur les transports publics…

Le Premier Ministre, François Fillon : 21 300€ brut/mois

Indemnité : 21 300€ brut/mois comprenant une indemnité de base*, de résidence* et de fonction*. Le traitement du Premier Ministre est égal à celui des ministres, majoré de 50%.

Indemnité de représentation : 6 240€ net/mois non imposable. Elle est destinée à couvrir les frais inhérents à l’exercice de ses fonctions : frais de réception, voiture, habillement….

Avantages : l’accès gratuit aux transports ferroviaire en 1ère classe, la disposition de véhicules avec chauffeur, d’une unité de l’Armée de l’air. Le Premier Ministre dispose d’un logement de fonction à l’Hôtel Matignon à Paris, ainsi que d’une résidence secondaire à Versailles.

Cumul : possible. Un Premier Ministre peut cumuler son indemnité ministérielle avec des mandats électifs dans la limite d’une fois et demi le montant de son traitement ministériel de base*.

Un ministre : 14 200€ brut/mois.

Indemnité : 14 200€ brut/mois comprenant une indemnité de base*, de résidence* et de fonction*.

Indemnité de représentation : 6 240€ net/mois non imposable destinés à couvrir les frais inhérents à ses fonctions : réception, voiture, habillement….

Avantages : l’accès gratuit aux transports ferroviaire en 1ère classe, la mise à disposition de véhicules avec chauffeur, d’une unité de l’Armée de l’air. Il peut être logé par l’Etat dans la limite de 80m2 + 20m2 par enfant à charge.

Cumul : selon René Dosière, député de gauche, un ministre peut cumuler jusqu’à 21 000€ brut/mois s’ils exercent d’autres fonctions comme Nathalie Kosciusko-Morizet (à l’Ecologie et maire de Longjumeau), Xavier Bertrand (au Travail et maire de Saint-Quentin), Luc Chatel (à l’Education, et maire de Chaumont)…

Sachez-le : en 2002, le salaire officiel d’un ministre a été augmenté de 70% pour compenser la perte de fonds secrets qui complétaient les traitements ministériels. Ces fonds étaient des sommes d’argent liquide non déclarées et pour une utilisation sans contrôle.

Sources : service de presse Matignon, politiquemania, chiffres au 1/07/2010
* Matignon n’a pas précisé ces données.

Un secrétaire d’Etat : 13 490€ brut/mois.

Indemnité : 13 490€ brut/mois comprenant une indemnité de base*, de résidence* et de fonction*.

Indemnité de représentation : 6 240€ net/mois non imposable destinés à couvrir les frais inhérents à l’exercice de ses fonctions : frais de réception, voiture, habillement….

Avantages : l’accès gratuit aux transports ferroviaire en 1ère classe, la mise à disposition de véhicules avec chauffeur, d’une unité de l’Armée de l’air. Les membres du gouvernement peuvent être logés par l’Etat dans la limite de 80m2 + 20m2 par enfant à charge.

Cumul : il peut cumuler avec des indemnités de mandats électifs dans la limite de 85% le montant de son traitement ministériel de base*.

Source : service de presse Matignon, politiquemania, chiffres au 1/07/2010
* Matignon n’a pas précisé ces données.

Un sénateur : 7 100,15€ brut/mois

Indemnité : 7 100,15€ brut/mois comprenant une indemnité de base (5 514,68€), de résidence (165,44€) et de fonction non imposable (1 420,03€).

Indemnité de frais de mandat : 6 240,18€ net/mois non imposable destinés à couvrir les frais inhérents à l’exercice de ses fonctions : frais de réception, voiture, habillement….

En plus : il dispose d’un crédit de 7 548,10€/mois pour rémunérer jusqu’à 3 assistants, d’une prise en charge des communications téléphoniques, l’affranchissement du courrier…

Avantages : l’accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en 1ère classe et au réseau francilien, les frais de taxis et de péages, l’hébergement dans un hôtel à Paris dans la limite d’un forfait annuel (nc), 40 allers-retours en avion/an entre Paris et leur circonscription en métropole, des prêts d’aide au logement ou pour un bureau.

Cumul : un sénateur ne peut cumuler son indemnité parlementaire à d’autres mandats que dans la limite d’1,5 fois le montant brut de l’indemnité de base. Il ne peut percevoir plus de 2 757,37€/mois de ses mandats locaux.

Source : Sénat

 

Un député : 7 100,15€ brut/mois

Indemnité : 7 100,15€ brut/mois comprenant une indemnité de base (5 514,68€), de résidence (165,44€) et de fonction non imposable (1 420,03€).

Indemnité de frais de mandat : 6 412€ brut/mois non imposable destinés à couvrir les frais liés à l’exercice de ses fonctions : réception, voiture, habillement….

En plus : il dispose d’un crédit de 9 138€/mois pour rémunérer jusqu’à 5 assistants, d’une prise en charge des communications téléphoniques, l’affranchissement du courrier…

Avantages : l’accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en 1ère classe et au réseau francilien, la mise à disposition d’un parc de voitures avec chauffeur pour leurs déplacements sur la région parisienne, les frais de taxis, l’hébergement à Paris dans la limite d’un forfait annuel (nc), 40 allers-retours en avion/an entre Paris et leur circonscription, 12 vols hors de leur circonscription.

Cumul : il ne peut cumuler son indemnité parlementaire à d’autres mandats que dans la limite d’1,5fois le montant brut de l’indemnité de base, soit 2 757,34€/mois maximum de ses mandats locaux.

Source : Assemblée nationale

 

Un député européen : 7 807,12€ brut/mois

Indemnités : 7 807,12€ brut/mois, soit 6 083,91€ net après déduction de l’impôt européen. Ce montant est ensuite imposé par les Etats membres.

Indemnités de frais de mandat : 4 202€/mois qui servent à couvrir les frais de gestion du bureau du député, les frais de téléphone et postaux, d’équipements informatiques. L’indemnité est réduite de moitié pour les députés qui sans justifications valables, n’assistent pas à la moitié des séances plénières d’une année parlementaire.

En plus : une indemnité de 298€/jour de présence, qui couvre l’hébergement et les repas pendant les réunions officielles, est attribuée par le Parlement.

Les députés européens peuvent aussi bénéficier d’une enveloppe de 19 364€/mois max pour engager des assistants.

Avantages : remboursement des billets d’avion en classe affaires, des billets de chemin de fer…pour assister aux séances plénières + autres frais liés au voyage (péages, réservation…). Pour d’autres déplacements dans le cadre de leurs fonctions, une indemnité annuelle max de 4 148€ leur est attribuée.

Source : Parlement européen

 

Le maire et les élus d’un village : de 646,25 à 1 634,63€ brut/mois pour le maire

Il y a plus de 36 000 maires en France. Leurs rémunérations dépendent essentiellement de la taille de la commune qu’ils administrent. C’est au conseil municipal de fixer leurs indemnités mais avec certaines limites.

. Pour une commune de moins de 500 hab. (plus de 21000 communes), le maire ne peut toucher plus de 646,25€ brut/mois, et 250,90€ pour l’adjoint.
. Pour une commune de 500 à 999 hab. : jusqu’à 1 178,46€brut/mois pour le maire et 313,62€ pour l’adjoint.
. Pour une commune de 1000 à 3499 hab. : jusqu’à 1 634,63€brut/mois pour le maire et 627,24€ pour l’adjoint.

Cumul : avec ces indemnités, mieux vaut compléter avec un autre emploi. Des maires célèbres comme Gérard Shivardi, maire de Mailhac dans l’Aude, est maçon.

Sachez-le : dans les très petites communes, il arrive qu’un maire ou un adjoint renonce à ses indemnités afin de ne pas empiéter sur le budget de la commune.

Source : Circulaire du 19/07/2010 du ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales.

 

Le maire et les élus d’une ville moyenne : de 2 090,81 à 3 421,32€ brut/mois pour le maire

Pour les communes plus importantes, les indemnités grimpent :

. Pour une commune de 3500 à 9999 hab. : jusqu’à 2 090,81€brut/mois pour le maire et 836,32€ pour un adjoint.
. Pour une commune de 10 000 à 19 999 hab. : jusqu’à 2 470,95€ pour le maire et 1 045,40€ pour un adjoint.
. Pour une commune de 20 000 à 49 999 hab. : jusqu’à 3 421,32€ pour le maire et 1 254,48€ pour un adjoint.

Une possible augmentation : ces sommes sont majorées en fonction de certaines spécificités : si les communes sont des chefs-lieux de canton, d’arrondissements, de département, des communes touristiques, thermales…

Cumul : les indemnités de maire sont plafonnées à 2 757,34€ si celui-ci est déjà député ou sénateur

Le maire et élus d’une grande ville : de 4 181,62 à 5 512,13€ brut/mois pour le maire

Pour une commune de 50 000 à 99 999 hab. : jusqu’à 4 181,62€ brut/mois pour le maire, 1 672,65€ pour un adjoint.

. Pour une commune de 100 000 à 200 000 hab. : jusqu’à 5 512,13€ pour le maire, 2 508,97€ pour un adjoint.
. Pour une commune de plus de 200 000 hab. : jusqu’à 5 512,13€ pour le maire, 2 756,07€ pour un adjoint.
Ces sommes sont majorées si les communes sont des chefs-lieux de canton, d’arrondissements, de département, des communes touristiques, thermales…

Les conseillers municipaux : 228,09€/mois max dans les communes de +de 100000 hab. En-dessous, le conseil peut attribuer une indemnité s’il reste de l’argent dans l’enveloppe attribuée au maire et aux adjoints.

Et pour Paris : Bertrand Delanoë touche une indemnité de maire et de président du Conseil général*, soit 8 684 € brut/mois.

Avantages : les maires de grandes villes ont des frais de représentation de plusieurs milliers d’euros par an (1 933€/mois pour Paris), ainsi qu’une voiture de fonction avec chauffeur, et la prise en charge des frais de transport.
* Paris est à la fois ville et département
Sources : Circulaire du 19/07/2010 du ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, La Tribune du 15/11/2010

 

Un conseiller général : de 1 520,59 à 2 661,03€ brut/mois

Les conseillers généraux sont élus pendant les élections cantonales et se réunissent en commissions selon les projets du département. L’indemnité varie en fonction de la population du département.

. Pour un département de moins de 250 000 hab. : 1 520,59€ brut/mois.
. Pour un département de 250 à 500 000 hab. : 1 900,73€ brut/mois.
. Pour un département de 500 000 à moins d’1 million d’hab. : 2 280,88€ brut/mois.
. Pour un département d’1 à 1,25 million d’hab. : 2 470,95€ brut/mois.
. Pour un département de plus d’1,25 million d’hab. : 2 661,03€ brut/mois.
S’il est membre de la commission permanente, l’indemnité est majorée de 10%.

Sachez-le : les départements ont la responsabilité notamment du bon fonctionnement des collèges, de la gestion des routes départementales et nationales, des transports collectifs entre les villes et transports scolaires, l’aide à l’enfance, aux personnes âgées…

Source : Circulaire du 19/07/2010 du ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales.

 

Un Président et Vice-Président de Conseil Général : de 2 128,82 à 5 512,13€ brut/mois

Quelle que soit la taille du département, le Président du Conseil Généralreçoit une indemnité de 5 512,13€brut/mois.

Le Vice-Président, quant à lui, peut prétendre à une indemnité comprise entre 2 128,82€ à 3 725,44€ brut/mois en fonction du nombre d’habitants.

Avantages : dans certains départements, les Présidents de Conseil Général peuvent prétendre à un logement et une voiture de fonction, ainsi qu’à des frais de représentation et de déplacements pris en charge par la collectivité.

Les plus connus : en tant que Présidents, on retrouve Bertrand Delanoë pour Paris, François Hollande pour la Corrèze, Henri Emmanuelli pour les Landes.

Source : Circulaire du 19/07/2010 du ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales.

 

Un conseiller régional : de 1 520,59 à 2 661,03€ brut/mois

Les conseillers régionaux sont élus lors des élections régionales et s’occupent du développement et de l’aménagement de la Région. L’indemnité varie en fonction de la population de la région.

. Pour une région de moins d’1 million d’hab. : 1 520,59€ brut/mois.
. Pour une région de 1 à moins de 2 millions d’hab. : 1 900,73€ brut/mois.
. Pour une région de 2 à moins de 3 millions d’hab. : 2 280,88€ brut/mois.
. Pour une région de 3 millions et plus d’hab. : 2 661,03€brut/mois.
S’il est membre de la commission permanente, l’indemnité est majorée de 10%.

Sachez-le : les régions ont la responsabilité notamment du bon fonctionnement des lycées, de la formation professionnelle et de l’apprentissage, des transports ferroviaires, du développement économique et de l’aide aux entreprises, de l’aménagement du territoire, de la culture, de l’environnement et du cadre de vie.

Source : Circulaire du 19/07/2010 du ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales.

 

Un Président et Vice-Président de Conseil Régional : de 2 128,82 à 5 512,13€ brut/mois

Quelle que soit la taille de la région, le Président du Conseil Régional reçoit une indemnité de 5 512,13€ brut/mois.
Le Vice-Présidentdépend directement du nombre d’habitants et peut prétendre à une indemnité comprise entre 2 128,82€ à 3 725,44€ brut/mois.

Avantages : dans certaines régions, les Présidents de Conseil Régional peuvent prétendre à un logement et une voiture de fonction, ainsi qu’à des frais de représentation et de déplacements pris en charge par la collectivité.

Les plus connus : en tant que Présidents, on retrouve Jean-Paul Huchon pour l’Ile-de-France, Ségolène Royal pour Poitou-Charentes, Jean-Jack Queyranne pour Rhone-Alpes

Source : Circulaire du 19/07/2010 du ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales.

 

Un Président de Communauté Urbaine : de 3 421,32 à 5 512,13€brut/mois

Une communauté urbaine est un établissement public regroupant plusieurs communes qui décident de travailler ensemble pour aménager le territoire, développer l’attractivité économique… L’indemnité dépend de la taille de la communauté.

. Pour une communauté urbaine de 20000 à 49999 hab. : 3 421,32€ brut/mois et 1 254,48€ brut/mois pour un vice-président.
. Pour une communauté urbaine de de 50000 à 99999 hab. : 4 181,62€ brut/mois et 1 672,65€ brut/mois pour un vice-président.
. Pour une communauté urbaine de 100000 à 199999 hab. : 5 512,13€ brut/mois et 2 508,97€ brut/mois pour un vice-président.
. Pour une communauté urbaine de 200000 hab. et + : 5 512,13€ brut/mois et 2 756,07€ brut/mois pour un vice-président.
Les délégués de communes perçoivent 228,09€ brut/mois quand la taille de la communauté est inférieure à 400 000 habitants, et 1 064,41€/mois au-delà.

Les plus connus : Martine Aubry pour Lille Métropole, Gérard Collomb pour le Grand Lyon, Eugène Caselli pour Marseille Provence Métropole.

Source : Circulaire du 19/07/2010 du ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales.

Affaire DSK : les avocats de Strauss-Kahn pourraient porter plainte contre Nafissatou Diallo

Si les poursuites pénales ont définitivement été annulées contre Dominique Strauss-Kahn dans l’affaire l’opposant à Nafissatou Diallo, il n’en reste pas moins que la jeune femme de ménage compte obtenir un dédommagement au civil.

Mais les avocats de DSK préviennent : ils pourraient bien eux-mêmes porter plainte contre Nafissatou Diallo..

Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, William Taylor et Benjamin Brafman sont revenus sur l’annulation des poursuites pénales à l’encontre de leur client Dominique Strauss-Kahn. Cependant, l’ancien directeur du FMI reste bien poursuivi au civil par Nafissatou Diallo, qui espère obtenir un dédommagement suite à l’agression qu’elle affirme avoir subie.

 

Les deux avocats expliquent qu’il n’y a « pas matière à demander quoi que ce soit » à l’Etat de New York en termes de réparation pour leur client et ajoutent que « si nous devions poursuivre quelqu’un, ce serait Mme Diallo« . Mais pour le moment, ce dépôt de plainte ne serait pas d’actualité : « nous pourrions le faire dans le cadre de la procédure civile si les attaques de ses avocats devenaient trop indignes ».

 

« L’enfer » au civil pour Nafissatou Diallo
Dans l’optique du procès au civil, William Taylor et Benjami Brafman reconnaissent qu’ils ne pourront pas empêcher l’étalage de la vie privée de DSK, mais ils préviennent déjà : « si ce sera l’enfer pour Dominique Strauss-Kahn, cela le sera aussi pour Nafissatou Diallo, à qui nous pourrons également poser de nombreuses questions ».

William Taylor ajoute que « Nafissatou Diallo est une bien étrange personne qui a vécu des choses très ‘bizarres’ dans son existence. Je serai, par exemple, très curieux de savoir qu’elle est l’origine des fonds qui se trouvent sur son compte ».

 

Pas d’accord amiable avec la femme de chambre
Justement, en parlant argent, les deux avocats expliquent qu’ils auraient été approchés par l’avocat de Nafissatou Diallo afin d’arriver à un accord financier en faveur de la jeune femme. Benjamin Brafman affirme que « ce n’est pas l’intention de Dominique Strauss-Kahn. Et je ne lui conseille pas ». L’affaire DSK-Diallo devrait donc bien être portée devant le tribunal civil prochainement.

Pendant ce temps, en France, l’avocat de Tristane Banon, la journaliste et romancière qui accuse Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol en 2003, a demandé au parquet de Paris d’entendre Piroska Nagy, l’économiste du FMI qui a eu une liaison avec DSK en 2008. A l’époque, celui qui était encore patron du FMI avait failli perdre sa place pour cette relation avec une subordonnée. Selon David Koubbi, l’avocat, son témoignage pourrait être primordial, puisqu’il s’agirait d' »une affaire qui a visiblement été étouffée »…

 

DSK blanchi : « Une parodie de justice ! »

« Le perv » ! La presse américaine n’aura pas mâché ses mots envers Dominique Strauss-Kahn, l’accablant du surnom de « pervers » en Une des différents tabloïds. Pourtant, mardi 23 août 2011, le juge de la Cour suprême de New-York, Michael Obus, a entériné la recommandation du procureur de Manhattan, Cyrus Vance. L’ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) est désormais libre, les accusations d’agression sexuelle ayant été abandonnées. Chronique d’une fin annoncée, celle d’un feuilleton judiciaire qui aura fait couler beaucoup d’encre, ici comme au États-Unis. Or DSK aurait-il connu le même sort si l’affaire avait été jugée en France ?. Éléments de réponse avec Arnaud Brultet, bâtonnier de l’ordre des avocats de Dijon…

Retour sur 100 jours de procédure

Les images ont fait le tour du monde. Elles montrent un homme aux traits tirés, mal rasé, se présentant devant la justice américaine. La veille au soir, le 15 mai 2011, il était arrêté par la police de New-York, accusé d’agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration sur Nafissatou Diallo, une femme de chambre de l’hôtel Sofitel où il résidait. L’annonce fait l’effet d’une bombe en France. Car cet homme n’est autre que Dominique Strauss-Kahn (DSK), le favori des sondages pour les primaires du Parti socialiste, qui doivent permettre de désigner un candidat pour la Présidentielle de 2012. Cible de sept chefs d’accusation et encourant une peine de quinze à soixante-quinze ans de prison, DSK s’entoure de deux ténors du barreau : Benjamin Brafman et William Taylor. En attendant le verdict, il reçoit son matricule pour passer quatre nuits dans la prison de Rikers Island, sans doute l’une des plus sordides des États-Unis. L’inculpant officiellement, le juge de la Cour suprême de New-York, Michael Obus, le soumet à une assignation à résidence et réclame une caution de cinq millions de dollars.

L’ex-futur présidentiable se voit donc contraint de rester confiné dans son appartement avec bracelet électronique au pied et sous surveillance d’un gardien 24h sur 24. Pourtant, le vent commence à tourner le 30 juin 2011, quand le journal The New-York Times affirme que les accusations portées contre DSK sont sur le point de s’effondrer. En effet, Nafissatou Diallo aurait avoué au procureur avoir menti sur sa vie et sur les conditions de l’agression, le tout sous serment. Si les charges ne sont pas abandonnées, l’ancien patron du FMI retrouve tout de même sa liberté. Le 08 août, la plaignante porte l’affaire devant le tribunal du Bronx pour obtenir des dommages et intérêts. Débute alors une nouvelle affaire… qui prend fin mardi 23 août 2011, un non-lieu étant déclaré. DSK se verra remettre son passeport sous trente jours.

Un système accusatoire

En sortant libre du tribunal, DSK – qui n’a pas dit un mot depuis quatre mois – a souhaité remercier via un communiqué ceux qui l’on soutenu pendant « ce cauchemar », et en particulier « sa femme et sa famille qui ont traversé les épreuves avec lui » (Lire le communiqué joint ci-dessous, en anglais). En outre, il a ajouté vouloir « retrouver une vie normale » et avoir hâte de rentrer en France. Pour la petite histoire, son avocat Benjamin Brafman avait opté pour une veste bleue, une chemise blanche et une cravate rouge – un clin d’œil à la France, dont le système judiciaire « n’est pas si mauvais que ça », selon Arnaud Brultet, bâtonnier de l’ordre des avocats du Barreau de Dijon. « En France, la décision de classement des poursuites aurait été susceptible d’appel. Ce qui est singulier dans un pays comme les États-Unis, c’est que les décisions d’abandon de poursuites ne sont pas susceptibles d’une voie de recours. De fait, l’une des parties au procès n’est pas en mesure de faire valoir ses arguments devant une autre juridiction ».

Dans le système français, dit inquisitoire, le juge participe à la recherche des éléments à charge et à décharge. À l’inverse, aux États-Unis, le procureur de Manhattan, en l’occurrence Cyrus Vance, cherche les éléments à charge contre l’accusé et les avocats de la défense doivent trouver les éléments à décharge. « Le système américain est donc accusatoire, poursuit Arnaud Brultet. De plus, alors qu’en France, une loi interdit de montrer de façon photographique ou télévisuelle un présumé innocent, nous avons un présumé coupable aux États-Unis, menotté entre deux policiers ». En France, il est impossible de donner à la vindicte populaire une personne soupçonnée tant qu’elle n’est pas condamnée.

« Une parodie de justice ! »

Selon le bâtonnier dijonnais, la presse américaine a joué un grand rôle dans la conduite de l’instruction, jusqu’à biaiser le procès : « Je pense que pour juger sereinement, il faut juger tranquillement, c’est-à-dire qu’il faut éviter les déclarations de toutes sortes dans les journaux. C’est de la mauvaise justice ». Le 25 juillet, pour la première fois, la plaignante, Nafissatou Diallo, passe à l’offensive médiatique à travers le magazine Newsweek et la chaine de télévision ABC. Une sortie qui déplait sans doute à Cyrus Vance, qui convoque la femme de chambre et son avocat le 27 juillet dans son bureau. Le lendemain, une conférence de presse est organisée dans une église de la communauté afro-américaine de Brooklyn. « Quand on voit cette femme, mise sur un champ de foire alors qu’elle ne sait ni lire, ni écrire, répéter ce que son avocat lui a dit, je suis choqué d’un point de vue personnel ! », ajoute Arnaud Brultet.

En France, si le procureur classait sans suite, l’avocat de la plaignante aurait pu saisir un juge d’instruction qui aurait recommencé l’instruction du dossier. La décision du non-lieu pouvait elle aussi déboucher sur un appel. « Je ne connais pas le dossier mais Nafissatou Diallo aurait pu faire valoir son argumentation devant un autre juge, un juge d’instruction et une autre juridiction, une cour d’appel. Le présumé innocent se trouve innocenté de fait. » De plus, dans la culture américaine, le serment est un des points majeurs de l’audience. Ainsi, dans une première version, la femme de chambre avait dit s’être enfuie en courant le hall du 28ème étage de l’hôtel. Dans une seconde version, elle affirmait s’être rendue dans une autre chambre, histoire de finir son travail. Dans la troisième version enfin, elle expliquait s’être rendue brièvement dans une chambre pour récupérer des affaires. « En France, un mensonge aurait fragilisé la victime mais aurait été compensé par les éléments matériels de l’enquête. » DSK aurait alors encouru quinze ans d’emprisonnement pour le viol tandis que les Américains cumulent les infractions.

« C’est une parodie de justice, conclut Arnaud Brultet. Ça ne se serait jamais produit en France ! Et si ceci avait été le cas, l’affaire aurait fait l’objet d’un examen par d’autres juges. Pour les Occidentaux, le traitement de cette affaire incompréhensible car le droit européen reconnait à toutes personnes le droit de porter l’affaire en appel. » La procédure française aurait ainsi fait appel à une cour d’assises avec trois magistrats et neuf jurés populaires…