Archive | 12 février 2014

Trois fans français de Michael Jackson indemnisés pour la mort de leur idole

Le chanteur Michael Jackson, lors d'une de ses dernières apparitions publiques, le 5 mars 2009, lors d'une conférence de presse à Londres (Royaume-Uni).

« C’est la première fois au monde, à ma connaissance, qu’est reconnue la notion de préjudice affectif en lien avec la mort d’une pop star », se félicite leur avocat.

Cinq fans du défunt roi de la pop Michael Jackson ont obtenu, mardi 11 février, un euro symbolique de dommages et intérêts au titre du « préjudice d’affection » causé par la mort du chanteur en 2009. Le tribunal d’instance d’Orléans (Loiret) a estimé que ces cinq personnes, originaires de Suisse, de Belgique, de Gironde, du Pas-de-Calais et du Loiret, avaient apporté la preuve de « l’affliction » dont elles avaient fait l’objet.

« C’est la première fois au monde, à ma connaissance, qu’est reconnue la notion de préjudice affectif en lien avec la mort d’une pop star », s’est félicité leur avocat, Emmanuel Ludot, se félicitant « d’être allé jusqu’au bout de la procédure malgré les ricanements » qu’elle suscitait.

Certificats médicaux à l’appui

Ce précédent est d’autant plus remarquable, selon l’avocat, que « le lien n’était pas à double sens, les fans aimant Michael Jackson, mais celui-ci ne les connaissant pas personnellement ». Les cinq requérants avaient apporté la preuve du préjudice subi « à l’aide de témoignages, voire de certificats médicaux ».

En pratique, l’euro symbolique ne sera pas réclamé au docteur Conrad Murray, qui a été relâché à l’automne dernier grâce aux remises de peine, après avoir été condamné à quatre ans de prison aux Etats-Unis pour homicide involontaire de la star. Toutefois, « la reconnaissance du statut de victime pourra permettre à mes clients de demander à avoir accès au lieu d’inhumation de Michael Jackson à Los Angeles, qui est interdit au public », selon l’avocat.

Mort de Shirley Temple, la  »Petite Princesse » et icône hollywoodienne

Shirley Temple vient de s’éteindre à l’âge de 85 ans. Sa mort, annoncée par la BBC, est survenue le lundi 10 février de causes naturelles. C’est « entourée de sa famille et de ses aide-soignants », que l’icône hollywoodienne des années 1930-1940 a rendu son dernier souffle à Woodside, en Californie.

Shirley Temple, c’est ce visage enfantin, irrésistible, angélique et malicieux, celui d’une actrice à la carrière fulgurante née en 1928 et qui préféra se retirer à la fin de l’adolescence (en 1949). Elle deviendra la détentrice du premier Oscar de la jeunesse en 1935, prix honorifique qui récompensait la prestation cinématographique d’un jeune acteur. Au coeur des années 1930, l’Amérique n’avait d’yeux que pour cette adorable petite poupée originaire de Santa Monica.

La petite comédienne, qui commença sa carrière à l’âge de 3 ans, brilla notamment sous l’égide de la Fox et surtout par la suite de Paramount qui profita d’un prêt de la Fox pour la populariser dans une série de films où elle incarnait le personnage de Mary Lou Rogers. C’est la consécration : Petite Miss et Shirley aviatrice en 1934, irrésistible Boucles d’or (1935) et surtout tendre Petite Princesse en 1939… on s’arrache Shirley Temple. À tel point qu’à la MGM, Mervyn LeRoy songe à elle pour porter à l’écran Le Magicien d’Oz. Mais la Fox refuse de prêter à nouveau sa petite protégée, et les producteurs du Magicien d’Oz jettent leur dévolu sur une autre jeune actrice montante, Judy Garland.

Un tournant dans la carrière de Shirley Temple, qui malgré des rôles remarqués dans L’Oiseau bleu et le classique de John Ford, Le Massacre de Fort Apache, mit fin à sa carrière à l’aube de l’âge adulte. Reconnue pour sa sagesse, aussi appréciée des grandes pontes hollywoodiens de l’époque que de certains hommes politiques comme le président Roosevelt (qui l’invita à son anniversaire en 1937, où on la voit couper le gâteau), elle avait alors pris conscience que son avenir ne s’écrirait probablement pas à Hollywood.

Après des études et quelques diplômes, elle s’engage en politique, devenant entre autres, déléguée des États-Unis aux Nations unies sous Richard Nixon. Avant de devenir, quelques mois après la démission su président suite au Watergate, la première femme chef de protocole du département d’État des États-Unis sous la direction de Henry Kissinger. Dans son CV politique, on la retrouvera également ambassadrice au Ghana (1974-1976), puis en Tchécoslovaquie (1989-1992).

Côté vie privée, la précoce Shirley Temple a également eu la particularité de s’être mariée très jeune – à l’âge de 17 ans – avec l’acteur John Agar, qui lui a donné une fille prénommée Linda Susan en 1948. Ils divorcèrent en 1950, date à laquelle elle rencontra l’homme d’affaires Charlie Black, qu’elle épousa pour ne plus jamais le quitter, jusqu’à son décès, le 4 août 2005, des suites du syndrome myélodysplasique. Ensemble, ils eurent deux enfants : Lori et Charlie.