Archive | juin 2011

Quetigny (21) : Cinq chercheurs bourguignons livrent leurs secrets, mercredi 29 juin

Dans un communiqué reçu lundi 27 juin 2011, l’Expérimentarium de Bourgogne annonce le dernier événement de sa saison 2010-2011 : une rencontre entre cinq chercheurs bourguignons et les habitants de Quetigny (21), mercredi 29 juin 2011, de 14h à 17h, place centrale de la commune… Au programme notamment : l’histoire de la Saône-et-Loire, la morphologie du cheval en Gaule ou encore l’étude de la circulation atmosphérique ! (Lire notre article ici).

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

« L’Experimentarium sur le marché de Quetigny

Place Centrale – Mercredi 29 juin – de 14h à 17h

Au détour des étalages des commerçants, 5 jeunes chercheurs de l’Université de Bourgogne issus de disciplines variées seront présents pour raconter leur activité de recherche. Au cours d’ateliers-discussions spécialement conçus pour le grand public, petits et grands pourront dialoguer avec eux et découvrir leur univers.

Au programme de l’après-midi:

– La morphologie du cheval en Gaule, par Pauline Nuviala, archéologue.

– L’étude de la circulation atmosphérique, par Clémence Macron, climatologue.

– La malaria des oiseaux, par Elise Cellier-Holzem, écologue.

– L’histoire de la Saône et de la Loire, par Ronan Steinmann, géoarchéologue. 

– La danse et la musique au secours de la mémoire, par Mathieu Peckel, chercheur en psychologie. 

Manifestation gratuite. À partir de 10 ans

Plus d’informations sur notre site http://experimentarium.u-bourgogne.fr« .

Chevigny-saint-Sauveur (21) : Un « bonnet d’âne de la démocratie » décerné au maire…

 

Lucien Brenot (UMP), maire de Chevigny-saint-Sauveur, en Côte-d’Or, fait décidément couler beaucoup d’encre ! Après un passage devant le tribunal administratif suite à des frictions au sujet du journal de la commune et des sorties remarquées en conseil municipal (Lire ici notre article sur le sujet), le maire en poste depuis 2001 s’est vu remettre mardi 28 juin 2011 un « bonnet d’âne de la démocratie »…

Une action initiée par l’Association nationale des élus locaux d’opposition (Aelo), qui a remis cette « distinction » à douze maires de France mercredi 22 juin 2011 au Sénat, en raison de leur implication dans une procédure au tribunal administratif face à leurs opposants politiques… « Nous ne sommes pas à l’origine de cette démarche », précise Christian Preioni, conseiller municipal d’opposition à Chevigny-saint-Sauveur. Et de préciser : « L’Aelo a elle-même sélectionné les « lauréats » et nous n’avons fait que transmettre l’information ».

Mardi 28 juin 2011, lors du conseil municipal, les élus d’opposition ont ainsi remis le fameux diplôme à Lucien Brenot, qui a visiblement peu goûté la distinction. « Il était très en colère, répétant que le tribunal administratif n’avait rien compris, que la présidente de l’Aelo non plus… », témoigne Christian Preioni. Une initiative qui risque plus d’envenimer les rapports entre majorité et opposition que de les apaiser…

Squat, finances, urbanisme : F. Rebsamen prépare ses armes

Derniers débats avant les vacances d’été pour les conseillers municipaux dijonnais, qui se réunissaient salle de Flore, lundi 27 juin 2011. Entre menaces de dépôt de plainte contre le conseil général de Côte-d’Or, déménagement des squatteurs des Tanneries et compte administratif tronqués par Bercy, ce conseil municipal fut indéniablement long et résolument polémique. Tour d’horizon des dossiers avec le sénateur-maire de la ville, François Rebsamen…

Tanneries : Espace autogéré ou squat inadmissible ?…

« J’ai soit les tanneurs sur le dos, soit des gens qui ne veulent pas comprendre ». En conférence de presse, quelques heures avant le conseil municipal du lundi 27 juin 2011, le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen, savait déjà à quoi s’attendre en abordant le rapport 50 sur la relocalisation de l’espace autogéré des Tanneries. « Je considère que même si ça choque, les habitants des Tanneries participent à une sorte d’art qu’il faut considérer et je propose donc de les reloger vers le futur dépôt du tramway, dans une halle réaménagée en salle de spectacle ». Rappelons en effet que le secteur des abattoirs va se métamorphoser dans les mois à venir avec la construction d’une nouvelle entrée de ville. De fait, les locataires des Tanneries ne pourront plus continuer d’habiter les lieux (Lire notre article ici). « Ils sont actuellement en train de se consulter. Je leur propose un projet à un million d’euros. S’ils ne veulent pas, on les expulsera », affirme le premier édile, tout en soulignant que cette option est la dernière qu’il souhaite voir appliquer.

« Les discussions se sont bien passées avec eux mais je ne suis pas disposer à les expulser », insiste le sénateur-maire, avant de préciser le calendrier, sachant que les travaux devront débuter au mois de juin 2012. « Je ne suis pas là pour les loger ; je fais un espace culturel », justifie-t-il. « Cette halle est assez vaste ; ils peuvent s’aménager des bureaux et un nouvel espace de vie autogéré ». Une proposition qui n’a pas manqué de faire réagir quelques membres de l’opposition municipale tel Laurent Bourguignat (UMP) : « Ce qu’on appelle l’espace autogéré des Tanneries est en réalité un squat, qui ne doit son maintien et – si j’ose m’exprimer ainsi – son essor, qu’à la bienveillance dont il a bénéficié de la part de la municipalité ». Un dossier qui ne manquera donc pas de faire réagir dans les mois à venir, d’autant plus que les Tanneries ont déjà annoncé qu’ils ne se « laisseraient pas faire par les mégalomanies de la mairie »… (En savoir plus ici).

La ville en cessation de paiement ? Une anomalie informatique rectifiée

Très attendu, le compte administratif de la ville était soumis aux conseillers municipaux, lundi 27 juin 2011. Pour François Rebsamen, les objectifs sont clairement atteints puisque « les recettes sont à hauteur de 278 millions d’euros et les dépenses inférieures, arrêtées à 274 millions d’euros […] On a donc une bonne gestion avec un niveau d’équipement qui est resté très soutenu ». Et de souligner les 41 millions d’euros investis dans l’équipement – contre 45 en 2009, majoration due en grande partie au soutien du plan de relance. Le musée des Beaux-arts de Dijon a ainsi bénéficié d’une partie de cette enveloppe, tout comme le groupe scolaire Montmuzard ou les tribunes du stade Gaston Gérard. « Les dépenses de fonctionnement ont progressé de moins de 2% alors que les recettes ont progressé de 2,18% », précise le sénateur-maire, ajoutant que l’encours de la dette est en diminution par rapport à 2009, soit -1,2 millions d’euros pour un encours total de 229,9 millions d’euros. A noter que l’actuel maire avait pris comme engagement, lors de sa campagne, d’avoir un endettement en 2014, inférieur à celui du début de mandat, en 2008 – estimé à 232,243 millions d’euros en 2006 par la Chambre régionale des comptes de Bourgogne.

Lors de la présentation du compte administratif 2009, l’opposition municipale – à travers l’intervention de l’élu sans étiquette Franck Ayache – avait dénoncé la situation de la ville, pointant du doigt une épargne nette de moins d’1 million d’euros contre les 11 millions annoncés par le maire. Cette polémique avait alors trouvé son épilogue à Bercy : en effet, le conseiller municipal avait obtenu ces chiffres auprès du ministère de ministère de l’Économie, ce même ministère qui s’était alors rendu coupable d’une erreur informatique impossible à corriger, amputant les comptes de la ville de près de 10 millions d’euros. Dans un courrier daté du 23 juin 2011, Gisèle Recor, directrice régionale des finances publiques, reconnait qu’après un retraitement manuel des données, la véritable capacité d’autofinancement de la ville est repassée à 10,8 millions d’euros. « La ville n’est donc pas en cessation de paiement ! », clame François Rebsamen, qui déplore tout de même que cette erreur informatique induise en erreur les journaux ou les bureaux d’études exploitant ces chiffres venant du ministère. « Nous ne sommes donc pas des mauvais élèves ! », rassure-t-il, avant d’ajouter qu’il « vaut mieux croire la ville… ».

Toujours dans le volet finance, un budget supplémentaire de 12,6 millions d’euros a été voté. « Ceci représente 5% du budget principal (BP) avec 1,6 millions pour le fonctionnement – soit 0,8% du BP – et 11 millions en investissement ». Un chiffre important, qui s’explique par la hausse des tarifs EDF et du gaz. « La réforme de la taxe de l’électricité nous pénalise à hauteur de  900.000 euros ». Au rayon des investissements, quatre millions sont attribués à des acquisitions foncières : « Nous préparons l’avenir », plaisante le sénateur-maire, reprenant à son compte une phrase de Nicolas Sarkozy, président de la République. La ville investira donc face à la plus grande rapidité d’exécution des travaux du musée des beaux-arts ou encore pour accélérer le remplacement des candélabres dans les rues. Une enveloppe spéciale de 900.000 euros a aussi été attribuée au parc des sports Gaston Gérard.

Stade Gaston Gérard : La Ville en procès contre le conseil général de Côte-d’Or ?

Avec la montée du Dijon Football Côte-d’Or (DFCO) en Ligue 1 (Voir notre vidéo ici et lire notre article ici), le parc des sports Gaston Gérard doit subir quelques modifications : mise aux normes du dispositif de vidéosurveillance, augmentation du niveau d’éclairement de l’aire de jeu, augmentation de la capacité d’accueil du stade – de 16.288 places à 17.000 -, reconfiguration des locaux sous la tribune Ouest – vestiaires, salle de presse … « Sur ces 900.000 euros, j’ai demandé trois fois 190.000 euros à la région, au Grand Dijon et au département. La région a donné son accord : le département, ça fonctionne à son rythme ; et le Grand Dijon, c’était plus facile puisque j’ai dit oui ! » [ndlr : François Rebsamen est président du Grand Dijon]. Mais, les subventions du conseil général sont liées au fait de ne pas commencer les travaux : « C’est tout à fait illégal », précise le sénateur-maire. « C’est la primauté d’une collectivité sur une autre car nous sommes obligés d’attendre la réponse du département, une forme de tutelle ». Les travaux devraient débuter début juillet. « Cette tutelle peut-être attaquée ; j’évite pour le moment », conclut-il.

Débat sur l’urbanisme : « La sanction sera terrible »

Dans son rapport du 16 juin 2011 (Voir le document ci-joint) la fondation Abbé Pierre considère Dijon comme une bonne élève en matière de respect de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) :  » Au tableau d’honneur, peut-on lire dans le rapport, figurent des villes situées dans des secteurs tendus qui ont fait des efforts importants, déjà salués pour certains en 2008 (Annecy, Montauban, Dijon et Paris) ». Avec 17,2% de logements sociaux actuellement, la ville ambitionne d’atteindre les 20% en 2014 alors qu’elle continue à gagner des habitants contrairement à de nombreuses autres villes. « Un débat a été maladroitement lancé sur la ville bétonne », lance le maire. « Il faut distinguer les programmes de logements que lancent la ville de Dijon c’est-à-dire les écoquartiers par exemple, mais aussi dans le cadre des programmes que lance la ville de Dijon, nous fournissons à des promoteurs, des organismes HLM des terrains pour avoir une certaine variété. J’assume ces constructions. Mais il y a la propriété privée et si nous avons des communistes face à nous, il va falloir qu’ils se définissent comme tels ».

Brandissant un courrier de Cyrille de Crépy, à qui nous donnions la parole jeudi 23 juin 2011 suite à notre débat sur l’urbanisme (Lire notre article ici), le maire se dit interpellé par les pétitions qui circulent dans certaines rues : « je vois des immeubles de sept étages où des gens accrochent à leurs balcons ‘Non à la perte d’ensoleillement’ alors qu’ils cachent les petites maisons au pied » (Voir notre diapo ici). « Vous avez même des présidents d’association de défense qui eux même ont vendu leur maison à un promoteur privé et dont l’association continue à protester contre le projet ! ». Le maire demande désormais aux promoteurs de venir avec un « bon pour accord signé par François-Xavier Dugourd« . De plus, il devrait ouvrir prochainement le débat sous forme de libre discussion avec les Dijonnais au mois de septembre : « Les pétitions marchent peut-être pour les Cantonales, mais ça ne permet pas d’avoir une vision de la ville donc à ce train, je sais ce qu’il se passera aux prochaines élections municipales, la sanction sera terrible ».

Tournée des Pleurants : Une réussite !

La tournée des Pleurants aux États-Unis se poursuit. Pour rappel, la première phase de la rénovation du musée des beaux-arts ayant entrainé la fermeture de la salle des tombeaux, les Pleurants sont partis en tournée dans différents grands musées américains. La prochaine étape du voyage des pleurants sera San Francisco d’août 2011 à janvier 2012. « C’est la dernière étape à laquelle je participe », souligne François Rebsamen qui se rendra donc dans la ville du 17 au 24 août 2011.Une opération qui sera financée à 100% par des partenariats rappelle alors Fabian Forni, directeur de la communication de la mairie : « Avant le passage à Los Angeles, la fréquentation de l’exposition s’établit à 350.000 visiteurs soit l’équivalent de deux fois la fréquentation du musée des beaux-arts en une année et a obtenu le prix national des conservateurs des musées américains pour sa qualité ».

Des retombées ont même déjà été enregistrées : « 1.400 visiteurs se présentent aux guichets des deux offices de tourisme de la ville », souligne François Rebsamen qui rappelle que durant le mois de mai, Dijon faisait partie des vingt destinations mondiales enregistrant la plus forte progression de recherches sur le site hotels.com. Avec +326% par rapport à mai 2010, la ville fait moins bien que Zanzibar (+453%), mais quasi aussi bien que Sète (+333%) ou Saint-Tropez (+336%). « Ça a un impact direct sur les commerces du centre-ville » ! Le classement récent en « commune touristique » a été un moteur et la classification à l’Unesco devrait être plus que bénéfique pour la Ville.

Cela dit en passant :

Suite à notre interview de Georges Maglica, adjoint chargé des finances (Lire notre article ici) et à la réponse apporté par Daniel Mangione, président de l’association des usager du crédit municipal de Dijon (Lire notre article ici), François Rebsamen a profité de la conférence de presse pour réagir : « Les activités bancaires des crédits municipaux vont disparaitre partout en France, il ne faut pas se leurrer. La banque postale est en train de se tailler une part et nos fonctionnaires ne travaillent que de 09 heures à 17 heures et pas le samedi. Ils ont des prêts qu’on ne peut pas fournir […] Je ne sais pas si je reconduis les postes des membres de l’opposition au sein du conseil d’orientation du Crédit municipal de Dijon. Si c’est pour y aller, faire des manifestations et pourrir le climat, nous n’avons pas besoin, on a déjà l’autre zozo de Mangione. Ça ne fait pas venir le client. En plus, si c’est pour se faire accuser de façon limite diffamatoire d’avoir provoqué des suicides… Laisser une association écrire ça, je me suis demandé si on n’allait pas poursuivre pour défendre Georges Maglica ».

En bref :

Patrimoine | Le site désaffecté de la société Jtekt, construit en 1887 par Charles Terrot constitue aujourd’hui un patrimoine architectural et culturel fort pour la Ville. Il a donc été décidé de signer une convention tripartite entre la Ville, l’État et la Société d’économie mixte d’aménagement de l’agglomération dijonnaise (Semaad) pour la protection des bâtiments.

Éducation | Les conseillers généraux de l’opposition ayant été évincés des conseils d’administration des collèges (lire nos articles ici et ici), la Ville de Dijon a décidé de nommer les conseillers généraux qui sont aussi conseillers municipaux dans les CA des collèges de la ville.

Fraude au bac : Un jeu d’enfant… pour les profs !

Une fraude peut en cacher une autre… Depuis lundi 20 juin 2011, l’affaire des élèves de filière scientifique ayant divulgué sur internet le sujet du baccalauréat de mathématiques a connu de multiples rebondissements, entre déclarations du ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, et arrestation des suspects… Pourtant, selon Stéphane T.*, professeur de lycée dans l’académie de Dijon, les failles du système sont loin d’être limitées à ce simple cas d’espèce. D’après lui, les professeurs auraient même toute latitude pour favoriser leurs propres élèves ! Explications.

Fraude au Bac : ce qui est possible (et puni par la loi)

Lundi 20 juin 2011, sur le forum dédié aux 15-18 ans du site Jeuxvidéo.com, un simple post a chamboulé le déroulement du baccalauréat scientifique 2011. A la veille de l’épreuve de mathématiques, un jeune utilisateur répondant au pseudo de Chaldeen publiait en effet une photo d’un sujet, prétendant savoir qu’il était précisément celui qui tomberait le lendemain entre les mains des futurs bacheliers… Mercredi 22 juin 2011, au lendemain de l’épreuve, le ministère de l’Education nationale annonçait enquêter sur des « soupçons de fuites » à propos d’un exercice de mathématiques du baccalauréat scientifique qui « aurait été divulgué sur internet avant l’épreuve de mardi » (Voir le communiqué de presse joint). La fraude concernaient alors potentiellement des dizaines de milliers de candidats. L’affaire a ensuite continué en toute logique : les parents d’élèves et les professeurs se sont insurgés contre cette situation d’inégalité entre les lecteurs du forum et les non-initiés ; les suspects ont, pour leur part, été entendus lors de gardes à vue réalisées en fin de semaine… Au final, Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, a décidé de ne pas comptabiliser le premier exercice dans la notation des copies (Voir le communiqué de presse joint).

Mais comment une telle fraude est-elle possible ? « Les sujets passent entre beaucoup de mains. Plusieurs exercices sont proposés par des professeurs agrégés, puis un ensemble d’enseignants va en sélectionner un après une phase de test ; ensuite, celui-ci part à l’imprimerie. Enfin, il est cacheté et envoyé dans chaque lycée, où le directeur en est responsable. Les paquets ne sont ouverts que deux minutes avant l’épreuve », explique Stéphane T, professeur de lycée dans l’académie de Dijon. Selon le site de l’Education nationale, toutes les personnes qui ont accès aux sujets signent une attestation de confidentialité (Lire ici). « En amont, la fuite peut donc venir d’un professeur ayant participé à l’élaboration des sujets ou de l’imprimeur, ce qui semble être le cas pour l’affaire des fuites au Bac S », remarque Stéphane T. En effet, le père du jeune homme qui aurait transmis à Chaldeen le sujet de mathématiques est employé dans une imprimerie. La brigade de répression de la délinquance contre la personne l’a interpellé lundi 27 juin 2011 vers 21 heures à son domicile, dans le Gard. Salarié d’une entreprise de maintenance travaillant pour des imprimeurs, il est aujourd’hui la « source » présumée de la fuite au bac S.

Et que risque-t-on en cas de fraude au baccalauréat ? La réponse est inscrite noir sur blanc dans la Loi du 23 décembre 1901 réprimant les fraudes dans les examens et concours publics. Selon l’article 2 de la loi, « quiconque se sera rendu coupable d’un délit de cette nature, notamment en livrant à un tiers ou en communiquant sciemment, avant l’examen ou le concours, à quelqu’une des parties intéressées, le texte ou le sujet de l’épreuve, ou bien en faisant usage de pièces fausses, telles que diplômes, certificats, extraits de naissance ou autres, ou bien en substituant une tierce personne au véritable candidat, sera condamné à un emprisonnement de trois ans et à une amende de 9 000 euros ou à l’une de ces peines seulement ». Et l’article 3 de préciser que « les mêmes peines seront prononcées contre les complices du délit »…

La triche, encore plus facile pour les profs ?

Si la législation semble claire à propos des fuites en amont de l’épreuve, il est un maillon de la chaîne qui, selon Stéphane T., échappe tout de même à la vigilance des institutions… « Aujourd’hui, nous surveillons nos propres classes et ramassons les sujets de nos élèves, avant de les garder pendant deux jours à notre domicile », explique-t-il. Et de poursuivre : « Les copies sont légèrement scellées dans un papier plastique mais il est très facile de le désceller et de le recoller après. C’est assez accessible. Donc concrètement, si je voulais avantager une élève, je pourrais relever son numéro d’anonymat sur des listes qui nous sont accessibles facilement, ouvrir le bordereau, récupérer sa copie et faire en sorte qu’elle revienne pour refaire l’épreuve ou compléter ce qu’elle veut… ».

Une situation suscitée selon lui par la disparition des centres d’examen en 2009… « Par souci d’économie, les centres d’examen n’existent plus. Avant, tous les élèves allaient dans un lycée passer leur épreuve puis nous récupérions leurs copies, mettions le tout dans un coffre fort au lycée et rien ne bougeait. Maintenant, les élèves passent systématiquement les épreuves dans leur lycée, surveillés par leur professeur ». Des consignes ne circulent-elles pas pour sécuriser le parcours de la copie ? « On ne signe aucune décharge ni document de confidentialité, seulement une attestation prouvant que nous prenons en charge les copies… », explique Stéphane T., qui s’estime également choqué de « la responsabilité qui incombe aux professeurs pendant deux jours : imaginez ce qui peut arriver à des copies pendant ce laps de temps ! ».

Pour ce professeur de lycée, « la démarche est très légère par rapport à l’importance de l’examen ». Et de conclure : « Je pense que le lycée, représenté par le proviseur, devrait récupérer les copies et les faire expédier par une société de transport au centre d’examen, par exemple. Le ministère compte sur notre impartialité, notre sérieux et notre déontologie mais ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde ! ».

Le Bac, épreuve fragile

Du côté des correcteurs, l’arbitraire est également à portée de main, comme le montre ce témoignage d’Elisabeth Schapira, enseignante en région parisienne, publié sur LeMonde.fr (Lire ici l’article). « Si Elisabeth Schapira regrette l’exploitation de la « fuite », elle regrette aussi les consignes (ndlr : données par le ministre de l’Education nationale au sujet de la correction de l’épreuve incriminée) et a choisi de désobéir. De son cartable, elle sort une enveloppe kraft et feuillette encore une fois ses copies. Au stylo rouge, d’une écriture régulière, elle a apposé une note générale, proprement, dans la petite case. Et à côté, elle a corrigé les quatre exercices. L’exercice n°1 aussi. En dépit de la consigne ministérielle de fermer les yeux dessus ; suite à sa publication sur internet la veille de l’épreuve ». Et de poursuivre : « En fait, ce qu’il l’a le plus agacée, c’est la consigne reçue oralement de mettre 1,5 point à la question 2 du second exercice, quelle que soit la réponse. « J’ai appliqué mais franchement, mettre le point à ceux qui ont faux, ou même pas répondu, c’est quand même fort ». Cette consigne, elle l’a eue au téléphone alors que les autres consignes lui avaient été délivrées par écrit lorsqu’elle a retiré son paquet de copies. « 1,5 sur 20 de gagné ainsi, ça fausse quand même la donne « , sourit la prof, ramassant son paquet de copies, un tantinet désabusée ».

Grande conséquence de ces défaillances en cascade : la remise en question de la forme que devra adopter demain le baccalauréat pour regagner en crédibilité… « Parmi les multiples appels à faire repasser l’épreuve de maths du Bac S et les recours en annulation de l’épreuve, des voix s’élèvent désormais pour demander une réforme en profondeur du baccalauréat », note TF1News.fr (Lire ici l’article). Et de préciser : « Parents d’élèves et lycéens sont en première ligne : les principales organisations jugent dans un communiqué commun que « cet incident très problématique est significatif de la nécessité désormais urgente de revoir les modalités d’organisation du baccalauréat, ainsi que de sortir du modèle d’un diplôme uniquement fondé sur l’examen terminal »… Un débat qui pourrait être tranché au cours du mois de juillet, puisque Luc Chatel a annoncé pour cette échéance des propositions visant à améliorer la sécurité autour des épreuves du baccalauréat. Au regard du développement des nouvelles technologies d’information et de communication, reste à savoir si la solution ne résiderait pas plutôt dans des épreuves acceptant le recours à internet et favorisant la réflexion plus que la « récitation » de données brutes, plutôt que dans la répression d’un phénomène informatique difficilement contrôlable…

Sortie ciné : Nicostratos, le pélican

Sous le soleil de la Grèce, ce film nous embarque dans une histoire d’amitié entre Yannis, un ado de 14 ans, et un pélican blanc. Yannis sauve un bébé pélican, sans savoir qu’il peut grandir autant. Le cacher devient chaque jour plus compliqué. Truffé de gags et de bêtises avec cet oiseau, ce conte évoque aussi les premières amours et la difficulté  de communiquer qu’un père peut avoir avec son fils. Un film coloré, tendre, parfois très triste, et dont la fin réserve une émouvante surprise. À voir ! Sortie prévue demain.

Le cinéma adore les histoires d’amitié entre des enfants et les animaux. Mais cette fois-ci, le héros n’est ni un chien, ni un dauphin, mais un pélican blanc. Ce film a été tourné dans les Cyclades, en Grèce, sur les îles de Sifnos et de Milos, aux paysages un peu lunaires. (© Photo / L. Thurin-Nal/Five2one)

Le cinéma adore les histoires d’amitié entre des enfants et les animaux. Mais cette fois-ci, le héros n’est ni un chien, ni un dauphin, mais un pélican blanc. Ce film a été tourné dans les Cyclades, en Grèce, sur les îles de Sifnos et de Milos, aux paysages un peu lunaires. (© Photo / L. Thurin-Nal/Five2one)

L’@ctu du jour :

Premier rôle pour le pélican

« Le plus grand oiseau d’Europe, s’enthousiasme le réalisateur Olivier Horlait, peut atteindre 1,50 m, et son bec est impressionnant « . Huit pélicans ont été prêtés à l’équipe de tournage par le parc des Oiseaux de Villars-les-Dombes (01).

Sept pélicans étaient filmés lors des vols ; le huitième jouait les scènes avec les humains. Comment les dresse-t-on ? « Avec des tonnes de poissons, rigole le cinéaste. Il suffit de leur promettre une récompense après l’effort.  Le seul souci, c’est que durant la saison des amours, une bosse pousse sur leur front et ils deviennent agressifs. On s’est toutefois débrouillés. Une bonne partie de l’équipe a même versé sa larme quand il a fallu rendre les animaux « .

Une histoire presque vraie

Nicostratos s’inspire d’une histoire vraie. Un jour, en vacances sur une île grecque à Mykonos, l’écrivain Eric Boisset* aperçoit un gamin et son pélican exécuter quelques numéros devant les touristes. Le roman qu’il en tire touche profondément Olivier Horlait.  » Le livre parle aussi d’une relation entre un père et son fils, des relations toujours très compliquées. De plus, l’idée de passer deux mois en Grèce m’emballait « .

Zora, l’île fictive du film, est en fait la combinaison de deux îles des Cyclades, Sifnos et Milos, aux paysages un peu lunaires.  » Elles restent préservées, surtout Sifnos, plus sauvage, et où il n’y a qu’une seule route « , explique le réalisateur. Emir Kusturica, l’acteur qui joue le père,  y a d’ailleurs acheté un bout de terrain suite au tournage.

La sublime Elle Liberachi vous envoie des baisers en lingerie…

La très craquante Anglaise Elle Liberachi, 23 ans, est, comme beaucoup de jolies filles outre-Manche, mannequin de charme pour les nombreux magazines masculins qui encombrent les kiosques britanniques.

Et la jolie blonde, à l’instar d’une Gemma Atkinson avec ses formes pulpeuses ou d’une Keeley Hazell avec sa plastique de rêve, sort du lot et a même remporté cette année – et en toute logique – le premier prix de « la Cover Girl la plus sexy » du magazine Maxim.

Une consécration pour cette jeune femme nature, qui aime par-dessus tout monter à cheval, jouer au tennis et faire du ski, dont les plats préférés sont japonais et dont le groupe qu’elle écoute le plus est les Pussycat Dolls.

Avec ses racines françaises et italiennes, le métissage est tout à fait réussi, comme le prouvent les photos que nous vous proposons ce soir, sur lesquelles la sublime jeune femme met en valeur la nouvelle collection 2011 de la marque de lingerie Baci.

Et pour en savoir plus sur Elle Liberachi, rendez-vous sur son site perso débordant de photos et vidéos !