Archive | mars 2011
Cantonales 2011 en Côte-d’Or : Face-à-face dans le canton de Dijon VI
Après Dijon IV et Dijon V… Cap sur le canton de Dijon VI ! Pour le huitième épisode de son tour de Côte-d’Or en prévision des élections cantonales de mars 2011, dijOnscOpe porte son regard sur les terres de ce canton 100% urbain, où les candidats en lice – François-Xavier Dugourd (Initiatives Côte-d’Or), Christiane Estève (Alliance écologiste), Pascal Moriou (Debout la République), Gérard Pierre (Front de gauche), Françoise Tenenbaum (Forces de progrès) et Christophe Zander (Europe écologie/Les Verts/CAP21) – se sont prêtés au jeu des questions-réponses…
- Portrait-robot du canton
Le canton de Dijon VI compte 22.641 habitants selon l’Insee. Il est composé d’une seule portion de la ville de Dijon et compte 8,1% de chômeurs contre 8,8% en Côte-d’Or et 23,6% de retraités contre 21,1% en Côte-d’Or.
- Six candidats
– UMP (Liste Initiatives Côte-d’Or) : François-Xavier Dugourd, 49 ans, dirigeant d’entreprise et conseiller municipal à la mairie de Dijon.
– Liste Alliance écologiste : Christiane Estève, 65 ans, retraitée du commerce et administratrice au sein d’associations.
– Debout la République : Pascal Moriou, 52 ans, agent d’affaires.
– MRC 21 (Liste Front de gauche) : Gérard Pierre, 68 ans, professeur émérite.
– Parti socialiste (Liste Forces de Progrès) : Françoise Tenebaum, 60 ans, spécialiste de santé publique, adjointe au maire de Dijon, vice-présidente du conseil régional de Bourgogne.
– Liste Europe Écologie/Les Verts/CAP21 : Christophe Zander, 27 ans, travailleur social de métier, actuellement formateur à l’Institut régional du travail social.
→ Le conseiller général actuel du canton est François-Xavier Dugourd, 49 ans, dirigeant d’entreprise et conseiller municipal à la mairie de Dijon.
- Le canton en cinq questions…
1 – Le conseil général et la Ville de Dijon sont deux grandes incomprises et le contact est parfois chaotique. Est-ce le rôle du Département que de s’investir financièrement aux côtés d’une agglomération qui regroupe 49% de la population de la Côte-d’Or ?
– François-Xavier Dugourd (Initiatives Côte-d’Or) : « La Côte-d’Or a besoin d’une métropole forte dont le développement bénéficie à l’ensemble des habitants du département. Dijon doit être plus rayonnante et attractive qu’elle ne l’est aujourd’hui. Dans ce cadre, il est logique que le conseil général s’implique pour financer de grands projets qui profitent à tous les Cote-d’Oriens : 110 millions d’euros ont ainsi été attribués par le conseil général à Dijon depuis 2004, notamment dans le cadre du contrat Ambitions Côte-d’Or, pour améliorer l’attractivité de la ville et participer à la construction de l’aéroport, de la ligne TGV Rhin-Rhône, de la piscine olympique ou encore à la rénovation du Parc des Expositions…
Il est essentiel que le conseil Général et la Ville nouent de vraies relations de partenariat, dans une logique de projets partagés, où la Ville ne considère pas le Département comme un simple tiroir-caisse permettant de combler ses déficits. Le conseil général est le garant du juste équilibre territorial, entre la ville et la campagne. »
– Christiane Estève (Alliance écologiste) : « Effectivement, les pouvoirs aux mains de deux pôles différents conduisent ni à une neutralisation, ni à un sain contrôle réciproque mais à des conflits de personnes. Les investissements distribués par le conseil général doivent être toujours dans la visée du bien-être général, dans celui des générations futures et en priorité en lien avec les zones rurales. La réforme territoriale devrait en tenir compte. Il est regrettable que des projets de prestige comme le muséoparc d’Alésia, peut-être basé sur une manipulation des faits historiques, entraîne de si grands investissements pour des retombées loin d’être garanties. Nous sommes dans l’ère de la gadgetisation, on fabrique de toutes pièces des concepts pour attirer le chaland (parcs à thème), de plus en plus déconnecté avec la nature et ses lois. »
– Pascal Moriou (Debout la République) : « Une agglomération regroupant 49% de la population du département est bien évidemment un moteur pour la scolarisation, l’emploi, la formation professionnelle, le commerce, les spectacles et incontestablement le conseil général est un acteur majeur. Le conseil général doit être un trait d’union entre le monde rural et le monde urbain, en favorisant les transports et en développant les accès routiers sécuritaires entre Dijon et le secteur rural, notamment à l’est et au nord du département. »
– Gérard Pierre (Front de gauche) : « Le conseil général doit accompagner financièrement le Grand Dijon. Comment pourrait-il se désintéresser du lieu de vie de la moitié de la population et de travail de la majorité des Côte-d’Oriens ? La coopération indispensable entre tous pour la mise en œuvre des politiques publiques se heurte à deux obstacles. Le « mille-feuille administratif », d’abord, qui accumule doublons, chevauchements de compétence et querelles dont sont friands les « barons » locaux. La réforme de Sarkozy accentue ces divisions au profit d’une recentralisation autoritaire. La gauche devra l’abroger. Il y a aussi cette vision passéiste des droites qui, au nom de leurs intérêts électoraux, revendiquent la prééminence du rural. Je suis favorable à une remise à plat de ces relations autour d’un objectif : rendre cohérent l’aménagement du territoire entre l’aire dijonnaise et le reste du département avec un principe directeur l’égalité entre tous les habitants, spécialement en matière d’éducation. »
– Françoise Tenenbaum (Forces de progrès) : « La loi le veut et doit s’appliquer : dans ses compétences fondamentales, les actions du conseil général s’adressent à tous les habitants du département, y compris ceux de l’agglomération. Rappelons qu’il s’agit du Revenu de solidarité active, de l’Allocation personnalisée à l’autonomie, de la Protection maternelle et infantile et de la Protection de l’enfance, du logement, de l’insertion, des services d’incendie et de secours. Arrêtons cette opposition stérile entre la ville et la campagne, il est temps d’agir en cohérence et complémentarité pour le bien-vivre de tous. Ma politique aura pour but de préserver le pouvoir d’achat et la qualité de vie de nos aînés, d’accompagner les jeunes et d’agir sur l’emploi, de favoriser la tranquillité publique et de faire de la Côte-d’Or une référence écologique. »
– Christophe Zander (EELV-Cap 21) : « Ce à quoi vous faites référence concerne les relations entre le PS et l’UMP-NC qui ont délibérément choisi de cliver le débat en opposant de façon artificielle le rural et l’urbain, le Grand Dijon et le conseil général. Les propositions d’Europe Écologie-Les Verts pour une action renouvelée reposent sur la participation, l’information et le dialogue, sur la valorisation de la complémentarité avec les autres collectivités fondée sur les projets structurants répondant aux enjeux actuels. D’une manière générale nous privilégions le soutien à des projets de territoires avec des objectifs précis et mesurables plus que la méthode trop courante de « rajout » aux investissements engagés qui revient à soutenir les plus fortunées des collectivités. Il faut travailler en synergie pour l’avenir des territoires. »
2 – Au-delà de la billetique unique, comment optimiser le rapport entre les lignes de Transco et le futur réseau de tramway dijonnais ?
– François-Xavier Dugourd (Initiatives Côte-d’Or) : « Les travaux actuels du tram sont l’exemple d’un dossier sur lequel la Ville et la Communauté d’agglomération ont agi seules, sans se soucier des conséquences avec les autres modes de transports. Cela pose aujourd’hui des problèmes sérieux pour les usagers des transports Transco et en particulier pour les scolaires, entraînant des retards et de vraies difficultés dans la desserte des trajets, sans parler de la quasi impossibilité pour les cars de déposer les élèves devant la grille de leur collège, au détriment de leur sécurité…
Pourtant, la complémentarité entre les réseaux de transports publics est aujourd’hui une nécessité, tant en matière d’économie de l’argent public que de confort pour les usagers. A l’initiative du conseil général, un système de billetterie unique Transco-Divia, sous forme de clé USB, sera opérationnel fin 2011. Il faut aller plus loin en développant les correspondances bus-tram, les points de raccordement, les possibilités de substitution. »
– Christiane Estève (Alliance écologiste) : « Les aides aux transports collectifs doivent être prioritaires, non seulement au niveau du prix mais également au niveau des services (fréquence). Il est très important de trouver des moyens incitatifs pour qu’un maximum de Côte-d’oriens qui travaillent ou étudient sur Dijon puissent facilement se déplacer selon leur domicile, et pour cela, il faut améliorer les offres de la Transco. Construire des plates-formes relais en périphérie de la ville est une bonne idée, pour ceux qui seraient encore attachés aux déplacements extra-urbains en automobile. Plates-formes qui devraient être pourvues de pare-soleil en modules photovoltaïques… dont l’électricité couplée au réseau servirait en grande partie, le jour, à faire mouvoir le tramway. »
– Pascal Moriou (Debout la République) : « Je pense qu’il faut créer des plateformes d’arrêt pour les bus Transco à proximité des stations principales du tramway. Au delà de Transco, je souhaite qu’il y ait un vrai partenariat SNCF-Tramway avec des billets et des abonnements couplés afin de développer l’utilisation des TER et de ce fait de désengorger la circulation urbaine ».
– Gérard Pierre (Front de gauche) : « Un opérateur unique me paraît souhaitable au plan de l’exploitation, avec des économies d’échelle à plusieurs niveaux en ce qui concerne le matériel, le statut ou la formation des personnels par exemple. Il y a ensuite la combinaison entre les différents modes de transports qui relève des politiques publiques. Le but étant de réduire au maximum la circulation automobile, il faut y inclure la SNCF avec un recours plus systématique aux arrêts dans le bassin d’emploi dijonnais en particulier. En un mot, nous devons faire du transport en commun le mode préféré de déplacement des habitants du département. Cela suppose une politique tarifaire attractive, voire la gratuité notamment pour les jeunes. Mais cela suppose aussi un maillage du territoire, avec des fréquences de passage améliorées et des matériels confortables… Et dans un avenir plus lointain, la prolongation des lignes du tramway vers Chevigny et Marsannay qui devra être envisagée. »
– Françoise Tenenbaum (Forces de progrès) : « Je dénonce ici l’abandon du financement par le conseil général de la Côte-d’Or des transports des collégiens au sein de l’agglomération dijonnaise. Cette décision ampute le budget transport du Grand Dijon de plus de 290.000 euros par an. Pour bien se déplacer en Côte-d’Or, il faut un dialogue réfléchi entre toutes les collectivités du département, la SNCF et les sociétés de transport collectif. Cette discussion ne peut se limiter au rapport Transco – tramway mais doit prendre en compte l’ensemble des territoires du département et tous les modes de déplacement (covoiturage, train, vélo, bus, tramway et transport à la demande). Dans mon programme pour le conseil général de la Côte-d’Or, je souhaite, en effet, développer le transport à la demande pour les personnes âgées en partenariat avec le Grand Dijon et la région Bourgogne. »
– Christophe Zander (EELV-Cap 21) : « Votre question permet d’aborder, au-delà du périmètre tout de même artificiel du canton, la question des transports alternatifs à la voiture individuelle sur l’ensemble du département. En effet, outre ceux que vous évoquez je veux mettre en avant pour le canton lui-même la valorisation du déplacement à vélo, de la marche à pied (rappelons que les 2/3 des déplacements intra-muros à Dijon se font encore en voiture individuelle pour des distances de moins de trois kilomètres : on voit d’emblée les marges de progression !) et pour le département le soutien ambitieux aux systèmes de co-voiturage qui se mettent en place et à l’auto-partage à développer.
Concernant spécifiquement le Transco nous avons eu l’occasion de dire que si le principe nous en semble pertinent il convient de passer à une seconde étape : évaluation des trajets réels et articulation en partenariat avec les autres collectivités des horaires. Plus que de réfléchir en terme de ligne il convient désormais de raisonner en termes de plage couverte : quand mon Transco arrive dans une gare, suis-je sûr qu’un TER parte dans le quart d’heure sur les trajets les plus fréquents ? C’est avec le bouquet pluri-modal d’offres de déplacements porté par la politique partenariale ambitieuse proposée par Europe Écologie-Les Verts et Cap 21 que nous saurons répondre à la fois aux besoins de la population, à la diminution des gaz à effet de serre et celle de la ressource en pétrole. »
3 – A l’échelle du canton, seulement 1,5% de locataires occupaient des logements à loyers modérés en 2007 : quelles pistes envisager pour améliorer cette situation ?
– François-Xavier Dugourd (Initiatives Côte-d’Or) : « Rappelons tout d’abord que ce quartier est l’un des plus denses de Dijon. Évidemment, je ne suis pas opposé par principe à de nouvelles constructions. Une ville doit se renouveler. En revanche, je dis non à un bétonnage systématique et irraisonné qui ne respecte pas l’identité de nos quartiers, à laquelle nous sommes attachés.
S’il doit y avoir de nouveaux programmes immobiliers, je souhaite que les projets soient concertés avec les habitants des rues concernées, et surtout qu’ils soient compatibles avec leur cadre de vie. Il est essentiel que les questions de stationnement, de circulation, d’équipements publics, la place des espaces verts soient prises en compte en amont des projets. Le logement, et notamment le logement social, doit être intégré dans une politique d’urbanisme intelligente, globale et respectueuse de la qualité de vie des habitants. »
– Christiane Estève (Alliance écologiste) : « Il existe en France une culture du pavillon familial, du lotissement, trop généralisée et dont les promoteurs immobiliers se font les choux gras, tout en proposant un chauffage électrique ruineux. Les HLM perdent peu à peu leur image assez sordides et deviennent, réduits en taille, rénovés ou repensés, des lieux de convivialité, dès lors qu’une bonne éducation au partage des biens communs, au bon tri sélectif, au respect des autres se dessine. Le logement collectif, de toute façon, a un impact environnemental bien moindre qu’un pavillon, en référence au quartier-phare Vauban de Freiburg en Allemagne. »
– Pascal Moriou (Debout la République) : « Dans le canton de Dijon VI, il y a peu de terrains disponibles ; les constructions prévues dont les permis de construire ont été donnés par la Ville et le Grand Dijon ne sont pas destinés à des logements HLM ; tout au plus surtout dans le quartier Égalité-Montmartre, les bâtiments prévus ne seront par leur taille que destinés à boucher la lumière et le soleil de nombreux habitants actuels ce que je combattrai vigoureusement. Les problèmes de stationnement et de sécurité routière ne vont que s’accroître. En outre le nombre de logement HLM ne se regarde pas au niveau d’un seul canton mais à l’échelle de toute la Ville. »
– Gérard Pierre (Front de gauche) : « Nous défendons la mixité sociale partout, pas seulement dans les quartiers sensibles. Un « ghetto », sinon de nantis, du moins de couches moyennes, peut être difficile à vivre. L’autre jour, une dame m’a dit qu’elle « détestait ce quartier bourgeois »… Ce lieu de vie serait en effet plus agréable s’il devenait un vrai quartier habitable par tous, avec une zone 30, des commerces en son cœur et un service de navette. La mixité sociale et intergénérationnelle passe par la production de logements sociaux de qualité. La municipalité a réhabilité quelques logements anciens avenue Victor Hugo. L’acte symbolique était honorable mais sans rapport avec l’objectif souhaitable. Il faut préempter les espaces qui se libèrent, plutôt que les abandonner à des promoteurs qui accentuent la tendance au lieu de la corriger. Il faut revoir les règles d’urbanisme qui limitent la construction en hauteur tout en les accompagnant d’une double exigence de qualité, architecturale et environnementale. »
– Françoise Tenenbaum (Forces de progrès) : « L’échelle du canton n’est pas la bonne échelle pour traiter cette question. Le plan local d’urbanisme (PLU) relève de l’agglomération et Orvitis, l’organisme HLM présidé par le conseil général, doit prendre toute sa place dans cette politique d’aménagement du territoire. Une de mes priorités sera la réhabilitation du parc de logements afin de réduire les besoins en énergie des ménages, de maîtriser les charges et d’adapter les logements aux personnes âgées ou vivant avec un handicap. »
– Christophe Zander (Liste EELV-Cap 21) : « Il faut avant tout rappeler que la compétence Logement relève du Grand Dijon. La faible part de mixité sociale en la matière que vous soulignez sur le canton est le fruit de l’histoire de l’aménagement de la ville sur plusieurs décennies. Pour autant, nos propositions concernent bien évidemment l’accessibilité au logement de qualité pour toutes et tous quelles que soient les ressources : soutien à la rénovation du bâti ancien (efficacité énergétique, normes phoniques, accessibilité aux personnes handicapées…), conditionnalité des aides financières selon des critères sociaux et environnementaux en lien avec les bailleurs et les opérateurs immobiliers, partenariat actif avec le Grand Dijon pour préempter selon les besoins concertation avec les habitants.
De plus, nous savons bien que la mixité sociale ne se décrète pas et ne se résume pas à la mixité urbaine : des politiques sociale et culturelle efficaces sont également nécessaires. Au delà de cette action de développement du logement social à Dijon, il convient d’évoquer notre souci de mettre en œuvre une stratégie foncière au niveau départemental qui donne la priorité au logement et à l’installation agricole. Autant d’actions dans des partenariats dynamiques et novateurs. Pour la vitalité du canton et du département. »
4 – Le concept de Maison des adolescents est né sur votre canton : au regard de l’expérience menée sur le territoire de Dijon VI, pensez-vous que le projet doive être développé sur tout le territoire de la Côte-d’Or ? Pourquoi ?
– François-Xavier Dugourd (Initiatives Côte-d’Or) : « L’adolescence est une période parfois difficile où les jeunes peuvent rencontrer des problèmes importants d’addiction, de comportement, de santé… Face à cela, les parents se sentent souvent seuls et impuissants. C’est la raison pour laquelle j’ai créé avec nos partenaires, en mai 2008, la Maison des adolescents. C’est un lieu d’écoute et d’accompagnement, facile d’accès, en centre-ville, où jeunes et parents sont accueillis dans le cadre de consultations gratuites et anonymes par des professionnels spécialisés. Sa fréquentation témoigne qu’elle répond à un véritable besoin : depuis sa création, ce sont plus de 5.000 jeunes et près de 800 parents qui ont été aidés.
Devant son succès, nous allons lancer cette année une antenne dans le Châtillonnais, afin d’aller à la rencontre de familles qui ne pourraient pas faire le déplacement jusqu’à Dijon. Cette maison a et doit garder une vocation départementale. Prendre soin de nos ados est une belle mission pour préparer l’avenir. »
– Christiane Estève (Alliance écologiste) : « Les maisons de l’adolescent sont désormais bien représentées dans les villes françaises. Elles répondent en partie à un besoin d’information, qui devrait être davantage promu par les parents et au sein des lycées (lieu d’échange et d’écoute). Face au malaise des adolescents, face à certaines difficultés en matière d’information sanitaire, contraceptive/contragestive ou sexuelle, par exemple, il ne faut pas rester silencieux ; on peut ajouter des informations citoyennes liées à la responsabilisation écologique. Je suis donc favorable à prévenir et à informer, à répondre aux questions, plutôt que rester dans le non-dit et la contrainte. Cependant, il faudra veiller à ce que ces lieux ne soient pas infiltrés par les marques ou les laboratoires, comme on peut facilement le craindre, pour inciter à des consommations dirigées de produits alimentaires, médicamenteux (vaccins) ou superflus. »
– Pascal Moriou (Debout la République) : « Le concept de la Maison de l’adolescence est excellent et doit être développé à l’ensemble du département. Ce concept permet aux services sociaux du conseil général d’accompagner les ados en difficulté. C’est un axe majeur d’aide à la formation, à l’orientation, à la découverte de la vie sociale. Un tel projet est plus utile et moins coûteux que le pharaonique site d’Alésia ».
– Gérard Pierre (Front de gauche) : « Les Maisons de l’adolescence relèvent en vérité d’un dispositif national mais leur action est départementale. L’Adosphère s’adresse à des publics, de 11 à 24 ans, en théorie dans l’ensemble du département sans en avoir les moyens humains et matériels. Les jeunes en difficulté, en souffrance, y trouvent écoute, conseils et orientation. Son point fort est évidemment le partenariat de référence qui la lie au CHS de la Chartreuse, gage de l’intervention de professionnels.
Le défi qui est devant nous consisterait à en faire l’intervenant principal dans les collèges en lien avec les services sociaux de l’Éducation nationale car les jeunes, collégiens et lycéens, demeurent les grands oubliés des politiques sociales. Depuis mai 2008, le bilan semble à la hauteur des ambitions mais, comme partout aujourd’hui, avec un manque criant de moyens, en raison de la politique d’austérité gouvernementale relayée, ici, par messieurs Sauvadet et Dugourd. »
– Françoise Tenenbaum (Forces de progrès) : « Permettez-moi de corriger : vous ne pouvez ignorer qu’il existe en France plus d’une soixantaine de structures appelées « Maison des adolescents » dans plus de 57 départements ! Le concept est issu d’une Lettre-circulaire ministérielle du 04 janvier 2005 faisant suite à la Conférence de la famille de 2004 et l’équipe départementale sortante ne l’a même pas exploitée complètement, de surcroît son extension, tant souhaitée dans les territoires ruraux, devrait se faire à budget constant ! Une gageure ! Le conseil général fait un pas en avant, deux pas en arrière.
En effet la question du mal être des adolescents est importante et nécessite de mettre en cohérence et en réseau un nombre important d’acteurs spécialisés ou d’associations d’aide aux familles, aux jeunes et aux enfants. La baisse catastrophique des aides accordées par le conseil général à ces associations met en péril leur travail et leur action bâtie progressivement et avec un grand professionnalisme depuis parfois 45 ans ! Je souhaite rétablir les aides à ces structures et développer, entre autre, un plan de prévention en direction des collégiens concernant les dangers des consommations addictives – tabac, alcool, drogues, produits dopants, jeux en ligne, etc. ».
– Christophe Zander (EELV-Cap 21) : « Les maisons de l’adolescence sont un dispositif récent dont le cahier des charges a été pensé au regard de besoins émergents et d’un travail en réseau nécessaire. Ce sont des outils précieux pour faire face à la fragilisation grandissante de la population adolescente et nous sommes favorables à ce type de projets. Le service de la maison de l’adolescence pourrait par exemple se déployer sur l’ensemble du territoire selon la démographie par le biais d’antennes mobiles ou du service d’accompagnement que nous proposons en lien avec les collèges.
Pourtant la maison de l’adolescence ne peut se penser indépendamment des autres dispositifs de protection de la jeunesse. A ce titre je souhaite redire l’attachement des écologistes à la prévention spécialisée, à une offre d’accueil diversifiée et solide en protection de l’enfance et à la pérennité du dispositif des contrats jeunes majeurs. Nous défendrons ces services dans un dialogue ferme avec l’Etat quant au financement, la renégociation du schéma départemental d’action sociale avec les acteurs associatifs et la réorientation de certains budget de prestige et de communication sur le poste action sociale. Il faut redonner du sens à nos politiques de solidarité ! »
5 – Pouvez-vous évoquer un projet qui vous tient à coeur ?
– François-Xavier Dugourd (Initiatives Côte-d’Or) : « Sans conteste, le projet qui me tient le plus à cœur est la réalisation de la Lino à deux fois deux voies. Les Dijonnais l’attendent depuis près de 35 ans ! Ce contournement routier est indispensable pour l’activité économique de notre ville, pour ses salariés. Il l’est aussi pour nos quartiers, et particulièrement pour le canton de Dijon VI qui supporte aujourd’hui une circulation anormale, avec des camions qui passent dans des rues où ils n’ont rien à faire. Cela crée de la pollution et de l’insécurité. Le dossier avance, avec la réalisation de la première phase à deux fois une voie ; mais pour qu’elle soit efficace, la Lino doit être réalisée le plus rapidement possible à deux fois deux voies.
Mon adversaire politique est contre, prétextant qu’il n’y a pas d’argent pour réaliser ce projet. Je m’inscris en faux contre cet argument irresponsable et mensonger qui n’a pour but que de se concilier quelques voix écologistes. On peut toujours trouver de l’argent pour de bons projets. La politique, ce sont des choix à faire pour l’intérêt général et non pour des intérêts politiciens. »
– Christiane Estève (Alliance écologiste) : « L’accès à internet ADSL pour tous, par voie filaire et surtout pas au moyen du Wimax, délétère et irresponsable. »
– Pascal Moriou (Debout la République) : « La création pour le canton d’une maison de l’accompagnement professionnel. Ceci permettrait à nos jeunes et à leurs parents de rencontrer les entreprises, les commerçants, les artisans du canton qui sont souvent méconnus. Pour les professionnels cette maison cette maison serait un lieu de rencontre pour leurs futures embauches ou pour leur transmission ; comme pour les maisons d’ados, cette formule devrait être étendue à tout le département ».
– Gérard Pierre (Front de gauche) : « L’emploi est le souci numéro un de nos concitoyens, c’est ma priorité pour la cohésion des communes et des collectivités. Tournons d’abord la page de l’austérité pour soutenir la demande. L’activité économique en dépend. Renforçons ensuite l’attractivité de Dijon et de la Côte-d’Or avec l’achèvement des grands projets en cours de réalisation et la mise à l’étude de nouveaux équipements, une politique de grands travaux industriels en quelque sorte avec un financement européen. Mais la concurrence entre territoires n’est pas meilleure que celle qui divise les hommes. Je leur préfère la cohérence d’un plan concerté parce qu’élaboré avec tous les acteurs concernés, dont la population, pour reconstruire une économie créatrice d’emplois. C’est sans doute, si ce n’est le seul, le principal objectif que nous devons offrir à notre jeunesse. Je voudrais donc qu’au lendemain du basculement du conseil général à gauche, nous y travaillions tous ensemble. »
– Françoise Tenenbaum (Forces de progrès) : « Je serai une voix forte pour donner à ce canton un espace du bien-vivre ensemble. Je souhaite, dès mon élection, mettre en place une nouvelle gouvernance afin de mener des politiques d’urgence : pour préserver le pouvoir d’achat et la qualité de vie de nos aînés et des familles, pour accompagner les jeunes et agir sur l’emploi, favoriser la tranquillité publique et faire de la Côte-d’Or une référence écologique. Une des premières décisions du conseil général sera de rétablir les aides aux structures et associations qui œuvrent pour l’insertion, pour les aînés, pour les jeunes, pour la prévention spécialisée. »
– Christophe Zander (EELV-Cap 21) : « Je mettrai en avant en premier lieu la protection de l’enfance en danger et le souci que nous partageons, avec les autres candidats écologistes, de rebâtir une politique de l’enfance. Nous avons la chance de disposer de moyens importants, d’équipes dévouées et d’associations engagées dans ce secteur. Nous avons une dette d’avenir à l’égard des enfants les plus fragiles qui auront à inventer demain un monde vivable et juste dans un contexte inédit. Il est indigne de raisonner en termes strictement financiers ou administratifs quand on évoque le sort de l’enfance. Nos enfants sont trop précieux pour qu’on puisse se permettre d’en perdre un seul : c’était l’intuition d’une des ordonnances de 1945 relative à l’enfance et cela reste notre conviction. »
Beaune (21) : France 3 lance un appel à témoins pour son émission « Midi en France »
Dans un communiqué reçu mercredi 02 mars 2011, la société de production indépendante R&G Productions lance un appel à témoins concernant la chronique « Brocante » de l’émission « Midi en France », présentée du lundi au vendredi par Laurent Boyer sur France 3 – à 10h50 et à 13h – en direct d’une ville différente chaque semaine. La chronique est animée par Maître Philippe Ancelin, commissaire priseur de chez Drouot, qui estime sur le plateau et en direct différents objets apportés par des particuliers de chaque région souhaitant connaitre la valeur de leur bien. Ainsi la production – qui se déplacera dans la ville de Beaune, en Côte-d’Or, du 28 mars au 1er avril 2011 – cherche des témoins bourguignons possédant un objet de collection, une pièce typique de la région ou tout simplement d’un objet type « brocante »…
Les personnes intéressées sont invitées à joindre dès maintenant la responsable de cette chronique sur place :
cOntact :
Caroline Tchang
06 04 50 93 35
caroline@retgproductions.fr
ESC Dijon-Bourgogne : Etudiants, devenez entrepreneurs innovants !
Dans un communiqué reçu mardi 1er mars 2011, le groupe ESC Dijon-Bourgogne présente sa nouvelle formation dédiée aux jeunes chercheurs-entrepreneurs, proposée en collaboration avec Prémice – incubateur d’entreprises technologiques innovantes de Bourgogne et centre européen d’entreprises et d’innovation. Une convention de partenariat a justement été signée lundi 28 février 2011 et permettra à l’école d’accueillir, de février à juin 2011, une promotion de treize participants.
Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.
« PREMICE et le Groupe ESC Dijon Bourgogne lancent une formation dédiée aux Jeunes Chercheurs-Entrepreneurs
PREMICE (Incubateur d’entreprises technologiques innovantes de Bourgogne – Centre Européen d’Entreprise et d’Innovation) et le Groupe ESC Dijon Bourgogne ont signé lundi 28 février à 18h, à l’hôtel Sofitel – La Cloche de Dijon, une convention de partenariat visant à encourager et développer l’entrepreneuriat innovant en Bourgogne.
Cette signature, assurée par Madame Houriah Ghebalou, Directrice de PREMICE, et Monsieur Stéphan Bourcieu, Directeur du Groupe ESC Dijon Bourgogne, s’est déroulée en présence de Madame Géraldine Harly, Directrice de la recherche et de l’enseignement supérieur au Conseil régional de Bourgogne.
L’élément principal de cette initiative encouragée par le Conseil régional est la mise en place de la formation « Parcours Premice Création Management – spéciale Jeunes Chercheurs Entrepreneurs ». Ce programme a pour objectif de sensibiliser de jeunes doctorants en matière de création, de management et de gestion d’entreprise technologique innovante.
13 participants sont concernés par la première promotion accueillie le 21 février 2011. La formation se déroule à raison de 2 jours consécutifs par mois, soit 10 journées de formation (de février à juin 2011).
> Les partenaires en bref…
– PREMICE a pour but de favoriser l’émergence et la concrétisation de projets de création et de développement d’entreprises innovantes valorisant, notamment, les compétences et les résultats issus des laboratoires, des établissements d’enseignement supérieur ou des organismes de recherche publics de Bourgogne. Les domaines particulièrement ciblés sont l’Agroalimentaire, la Bio-industrie, la Caractérisation de la matière, les Matériaux, la Mécanique, l’Ingénierie des Formations et les NTIC.
– Le Groupe ESC Dijon Bourgogne a pour mission de donner aux actuels et futurs managers un enseignement d’excellence appuyé sur des activités de recherche, et de contribuer au rayonnement du territoire bourguignon. Inscrits dans une démarche entrepreneuriale et ouverts sur l’international, les programmes de formation du Groupe contribuent à l’acquisition d’expertises professionnelles intégrant les besoins des entreprises et la responsabilisation sociétale. »
Inauguration des œuvres magistrales du bisontin Loïc Raguénès jeudi 03 mars
Vous les avez peut-être remarqués, depuis quelques jours ? Deux nouvelles œuvres magistrales de l’artiste bisontin Loïc Raguénès ornent les façades du quartier Wilson, à Dijon. La première, une peinture murale d’une dimension de 5,30 par 8 mètres, s’étend entre le 34 et le 34bis de la rue d’Auxonne ; la seconde, une impression sur bâche de dimension légèrement plus modeste, trône sur le côté du cinéma l’Eldorado, rue Alfred de Mussey. Ces deux œuvres, Les Roseaux et Femme au miroir, seront inaugurées jeudi 03 mars 2011, entre 11h30 et midi.
Au point de départ de cette mise en scène unique, se trouve l’envie d’un certain nombre d’acteurs du secteur Wilson de mettre en valeur l’identité culturelle et artistique de leur quartier, où se côtoient le cinéma l’Eldorado, le Fonds régional d’art contemporain de Bourgogne (FRAC Bourgogne) ou encore le Consortium. Dans un communiqué, la mairie de Dijon, explique qu’à l’initiative de Xavier Douroux, médiateur agréé de la Fondation de France et directeur du Consortium, Loïc Raguénès, peintre d’envergure résidant à Dijon, a été choisi pour répondre à cette double commande : « Sa proposition consiste en deux œuvres murales fonctionnant en écho. De part et d’autre de l’artère commerçante du quartier, elles donnent du caractère à l’environnement bâti et attisent le regard des habitants et passants ».
Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous :
« Réalisées à partir de photographies (une image de film et un cliché personnel) retravaillées selon un processus de pixellisation (proche du pointillisme de Seurat et ses émules, mais pouvant aussi rappeler les trames de l’impression mécanique utilisées dans le pop Art), ces deux œuvres réintroduisent dans la ville des éléments visuels gratuits et d’autant plus forts au plan symbolique. Délicatesse des corps et des attitudes, suggestivité douce des images et transposition ferme des possibles de la peinture, elles ont la bienveillance d’une surprise dont on garde un moment le souvenir, ou celle d’une fréquentation qui durablement vous attache. Contribuant à construire le bien commun, elles s’offrent au regard de celui ou celle qui voudra bien leur manifester perception et attention« .
TOMBES CELEBRITES
TOMBE DE BOURVIL (cimetière MONTAINVILLE) (78)
TOMBE DE LINO VENRURA
TOMBE DE LEON BLUM (Cimetière de JOUY EN JOSAS) (78)
TOMBE DE COLUCHE (cimetière de MONTROUGE)
TOMBE DE C.JEROME (cimetière de BOULOGNE BILLANCOURT) (92)
TOMBE DE MAURICE CHEVALIER (cimetière de MARNE LA COQUETTE)
TOMBE DE ROMY SCHNEIDER et de son fils David (cimetière de BOISSY SANS AVOIR) (78)
TOMBE DE MICHEL BERGER (cimetière de MONTMARTRE)
TOMBE DE SACHA GUITRY (cimetière de MONTMARTRE)
TOMBE DE LOUIS JOUVET (cimetière de MONTMARTRE)






















