Archive | 29 mars 2011

Famille : Le modèle catholique en quête de sens…

Deux parents soudés et une myriade d’enfants… L’image de la « famille traditionnelle idéale », façonnée par des siècles de catholicisme, tombe aujourd’hui en désuétude aux yeux de la société. Lors des universités de la famille qui se sont tenues à Dijon vendredi 25 et samedi 26 mars 2011 sous la houlette du diocèse, démographes, philosophes ou encore spécialistes du mariage ont dressé un constat unanime : après un demi-siècle de révolution des mœurs, ce modèle séculaire doit aujourd’hui se réinventer pour survivre…

Le mariage à l’épreuve du temps

Diacre du diocèse de Dijon, Daniel Bonnot supervise la préparation au mariage des jeunes couples depuis plus de quarante ans. La longévité de son engagement fait de lui un observateur privilégié des évolutions de la société… « En 1948, les jeunes filles étaient convoquées pendant quatre jours à Saulon-la-Rue, en Côte-d’Or, pour se préparer au mariage ; et elles y allaient en vélo ! Aujourd’hui, la préparation des fiancés ne dure pas plus d’une journée et, d’une manière générale, un couple sur deux ne vient plus nous voir avant de se marier », constate-t-il. Un désintérêt qui trouve sa source dans des évolutions sociétales « telles que la mode du « mariage tue l’amour » après 1968, l’idée d’union libre ou encore la contraception, qui permet à des jeunes adultes de vivre maritalement pendant plusieurs années avant le mariage », relève Daniel Bonnot. Dans les années 1960, il rencontrait des couples âgés de 20 à 22 ans. Aujourd’hui, les futurs mariés ont souvent 27 ans lorsqu’ils prennent leur décision…

Mais au fait : pourquoi se préparer au mariage ? Et qui se marie encore ? En 2009, 245.000 couples ont ainsi scellé leur union et 175.000 ont opté pour le Pacs, selon les statistiques de l’Insee. « Bien préparer son mariage permet de penser, dès le début, aux évolutions du couple. Beaucoup de jeunes nous disent qu’ils souhaitent se marier « parce qu’ils s’aiment ». C’est bien. Mais également très dangereux car faire reposer le mariage sur de simples sentiments lui fait courir le risque de l’implosion : en cas d’évolution des sentiments, il ne repose plus sur rien », explique Daniel Bonnot.

Selon lui, « à une époque où seul l’amour fusionnel et le rapport sexuel sont présentés comme source de bonheur, où même des médecins et des avocats sont incapables de penser l’évolution de leur couple, il faut réinstaurer une référence religieuse forte dans le mariage ». Et de préciser : « La seule manière de garantir la durée d’un couple sur une vie est de rappeler sa valeur sacramentelle. En cas de contentieux entre les deux époux sur la fécondité ou la régulation des naissances par exemple, chacun pourra ainsi trouver un cadre régulateur… ». De la théorie à la pratique, le pas est pourtant difficile à franchir ! « Comment parler aux jeunes de Jésus et de l’Evangile alors qu’ils n’en savent rien ? », résume Daniel Bonnot. En terme de promotion du mariage pour les couples des années 2010, la formule magique est donc loin d’être trouvée.

Après 1974, le déluge ?

Pour Michèle Dion, professeur de démographie à l’université de Bourgogne, ce constat de délitement peut être élargi à la cellule familiale dans son ensemble. « La famille traditionnelle a tenu jusqu’en 1974. Cette année-là, la loi relative au divorce par consentement mutuel et la méthode contraceptive ont achevé ce modèle d’un foyer où l’enfant naissait avec deux parents que seule la mort séparait… D’ailleurs, 1974 est également la dernière année où le seuil de renouvellement des générations – 2,1 enfants par femme – a été atteint », commente-t-elle. Et d’ajouter : « Depuis, chaque année, une nouvelle audace fait sauter le cadre de la famille. Le mariage est remplacé par la cohabitation, l’union libre, le Pacs… On ne peut d’ailleurs plus parler de famille au singulier. La société voit aujourd’hui se juxtaposer plusieurs formes de familles, qui rassemblent sous le même toit une agrégation d’individus pas forcément liés par le sang ». Ainsi, le foyer serait devenu un lieu de « cocooning » que les membres quittent « quand il ne correspond plus à ces critères de protection et de repos, que l’on soit l’enfant ou le père ! », selon la démographe.

A cette juxtaposition des modèles familiaux s’ajoute un élargissement de l’idée-même de famille, comme des responsabilités qu’elle induit. L’allongement de la durée de vie n’y est pas totalement étranger… « Jusqu’au XIXème siècle, quand les parents mourraient aux alentours de quarante ans, les enfants prenaient leur place et, de fait, leur statut d’adulte. Aujourd’hui, une fille née dans les années 2000 sait qu’elle vivra au moins 85 ans ! Dans ce cadre, on peut rester enfant et petit-enfant alors même qu’on est parent et grand-parent… Le sentiment d’être adulte s’acquiert plus tardivement », analyse Michèle Dion.

Surtout, pour la démographe, la généralisation du remariage après une rupture entraîne un « élargissement horizontal » de la famille : « Un enfant peut avoir quatre couples de grands-parents, des tantes et oncles nouveaux… tout en voyant toujours ceux de la famille-souche ! ». Et de conclure : « Aujourd’hui, des parents appellent « enfant » une progéniture avec laquelle ils n’ont aucun lien. Je trouve que cela brouille fortement la question des responsabilités… ».

« La famille traditionnelle ne peut pas être comprise par la société »

Qu’en pense le philosophe chrétien ? « La famille est bien naturelle… mais ce propos ne peut plus être compris par nos sociétés contemporaines », remarque Michel Boyancé, doyen de la Faculté libre de philosophie de Paris. « Je pense que le terme de Nature a perdu de son sens alors qu’il était une évidence au XIXème siècle… En effet, comment la société peut-elle rejoindre Aristote – qui estime que l’homme et la femme sont inégaux par nature – à l’heure où l’égalité et la parité sont des concepts qu’elle porte en étendard ? Comment dire que l’homme et la femme sont le support naturel de la procréation alors que la médecine l’a transformée en choix individuel ? Enfin, même les Chrétiens ont une certaine peur de la Nature : l’idée est aujourd’hui répandue que Dieu a créé l’homme libre et qu’à ce titre, ce dernier doit pouvoir s’épanouir librement dans une relation qui fait fi de toute intervention extérieure », analyse Michel Boyancé.

Le modèle catholique de la famille se trouve donc face à des défis sociétaux qu’il ne pourra dépasser qu’en évoluant… « Mais tout n’est pas perdu ! La famille existe toujours bel et bien puisqu’elle est ressentie comme telle, même sans parenté », remarque Michèle Dion. Et de conclure : « Aujourd’hui, il s’agit seulement de vivre un lien de confiance et d’autorité respectée avec un groupe de personnes ; et il faut accepter le fait que ce rapport ne s’établit plus exclusivement avec les parents ».

Côte-d’Or : Un nouveau rectorat pour 2012 !

Après de nombreuses années d’attente, le rectorat de Dijon déménage et l’inspection académique avec lui puisqu’ils seront désormais implantés dans le quartier d’affaire Clémenceau, à Dijon. la première pierre de ce nouvel ensemble a été posé lundi 28 mars 2011 en présence, notamment, de l’architecte Rudy Ricciotti. Prévu pour l’été 2012, ce projet financé par l’Etat représente un investissement total de 31,9 millions d’euros.

A noter que ce nouvel ensemble architectural a été pensé en fonction des enjeux environnementaux et énergétiques actuels, mais aussi dans une perspective fonctionnelle et esthétique. D’une hauteur de 33 mètres pour dix niveaux, l’immeuble accueillera les cinq sites du rectorat ainsi que l’inspection académique de Côte-d’Or, soit un total d’environ 600 personnes. Il sera chauffé par géothermie et gaz naturel tandis que le parvis minéral au coeur du bâtiment accueillera quelques pieds de vigne intitulés « Le Clos du recteur »…

Cantonales 2011 en Côte-d’Or : Réactions post-élections…

Dès l’issue du second tour des élections cantonales, dimanche 27 mars 2011, les réactions des divers partis politiques en présence n’ont pas tardé…

 Front de Gauche – Gauche unitaireParti de gauchePCF, Solidarités 21-les Alternatifs, et le MRC : « Au soir de ce second tour des élections cantonales, l’UMP et les candidats de Sarkozy subissent une défaite sans appel au niveau national. Une défaite qui fait écho à celle d’Angela Merkel en Allemagne. Sarkozy et Merkel sont en première ligne de l’offensive d’austérité en Europe et à ce titre leurs défaites consituent un encouragement à lutter contre cette politique injuste socialement et irresponsable économiquement. L’ampleur des manifestations anti-austérité des dix derniers jours à Lisbonne, Bruxelles et Londres le confirme. 

En Côte-d’Or le département reste à droite, ce qui constitue un échec pour la gauche. Le FN n’obtient aucun élu. Il en va de même en Bourgogne. Nos candidats, nos miliatnts et électeurs du premier tour ont contribué à ce résultat notamment dans le canton de Saint Jean de Losne. Pour autant, les scores très élevés des candidats de l’extrême droite et un taux d’abstention historique interpellent toutes les forces de gauche. Ils apellent de manière urgente une orientation clairement à gauche pour répondre aux urgences sociales et démocratiques afin de battre la droite, sa politique d’austérité et faire reculer partout l’extrême droite. »

– François-Xavier Dugourd, conseiller général réélu (liste Initiatives Côte-d’Or – UMP) du canton de Dijon VI : « Les électeurs du canton de Dijon VI m’ont renouvelé leur confiance, avec 53,81% des voix au second tour des élections cantonales, soit plus de 500 voix  d’avance sur la candidate socialiste. Malgré un contexte national difficile, ce résultat exprime un choix clair, sans appel. Je tiens ce soir à remercier très chaleureusement l’ensemble des électeurs du canton.  Particulièrement sensible à leur soutien, je resterai, avec Danielle Darfeuille, ma suppléante, le porte-parole de tous les habitants, le défenseur de leurs intérêts pour préserver la qualité de vie de nos quartiers. Fidèle aux valeurs de travail, de rassemblement et d’écoute, je poursuivrai mon action au service de tous, sans esprit partisan. Pour vous, avec vous, ce n’est pas pour moi un slogan, c’est le sens profond de mon engagement politique.

Au niveau départemental, ce soir, nos valeurs et nos idées l’emportent sur le sectarisme et l’opportunisme d’une gauche qui se rêvait toute-puissante. Je tiens à féliciter vivement tous les candidats de la Majorité Départementale qui ont porté haut nos valeurs et nos couleurs pendant toute la campagne. Cette nouvelle étape pour notre département, j’y participerai avec honneur et enthousiasme, aux côtés de François Sauvadet, dont j’ai pu apprécier les qualités de Président au cours des dernières années. Ce résultat, c’est aussi et surtout une défaite personnelle de François Rebsamen. Il doit le reconnaître.

Le maire de Dijon avait fait du canton de Dijon VI un symbole, un objectif majeur et s’est lui-même beaucoup engagé dans cette campagne. Je regrette également, à l’heure où nos concitoyens expriment leurs doutes dans leurs responsables politiques, qu’il ait cautionné la campagne indigne de mon adversaire et utilisé de vieilles recettes politiciennes auxquelles les Français ne croient plus : attaques personnelles, instrumentalisation des débats nationaux, amalgames scandaleux, calomnies… 

A travers toute la Côte-d’Or, les électeurs ont très nettement exprimé le rejet de ses méthodes et de ses idées. Trois proches de François Rebsamen sont battus : sur le canton de Vitteaux, avec la défaite cinglante au premier tour de Didier Martin, adjoint au maire de Dijon parachuté face à François Sauvadet ; sur le canton de Mirebeau-sur-Bèze, où Isabelle Lajoux, sa suppléante a été clairement désavouée ; et bien évidemment sur le canton de Dijon VI, où les électeurs ont rejeté les mensonges et les méthodes inadmissibles de sa maire adjointe.

Aujourd’hui, à Dijon, sur beaucoup de sujets, les masques tombent. J’ai conscience que certains points mis en exergue lors de ma campagne municipale de 2008 n’avaient pas été entendus. Pourtant, et chacun le mesure aujourd’hui, nombre de mauvais choix et d’erreurs stratégiques de François Rebsamen apparaissent au grand jour. Cette victoire est un formidable encouragement pour engager la reconquête de nos territoires et poursuivre nos actions au service des Dijonnais en leur offrant une vraie alternative tirant enfin profit des atouts de notre ville. Elle le mérite. Ce combat, c’est pour vous et avec vous que je le mènerai, en prenant toute ma part dans les prochaines échéances qui nous attendent (présidentielles, législatives, municipales, territoriales). »

– Jean-Philippe Morel, président du Parti radical de Côte-d’Or et conseiller municipal de Longvic : « Je me réjouis de cette belle victoire de la majorité départementale sortante derrière François SAUVADET qui va pouvoir continuer à mener, jusqu’aux prochaines élections de 2014, une politique équilibrée, au service de tous les territoires ruraux et urbains de Côte d’Or. La gauche départementale, qui perd deux cantons connaît un sérieux revers, y compris dans l’agglomération dijonnaise. C’est localement le début d’un cycle défavorable pour elle qu’il faudra amplifier en 2012 lors des élections législatives notamment sur la 3e circonscription de Côte d’Or. Il faut également saluer la victoire des valeurs de la République dans tous les cantons de Côte d’Or y compris à Saint-Jean de Losne. » 

– Pierre Jacob, candidat de la liste Initiatives Côte-d’Or (UMP) sur le canton de Dijon IV et conseiller municipal de Chenôve : « A l’issue du second tour des élections cantonales, je remercie les électrices et électeurs qui m’ont apporté leur suffrage. Leur confiance me va droit au cœur. Malheureusement, le contexte national très difficile ne nous a pas permis de remporter ce canton, bastion de gauche. Dans un esprit républicain, je félicite Roland Ponsaa pour son élection. Tout en respectant l’homme, je m’opposerai de façon résolue mais constructive à son action qui n’est pas suffisamment efficace pour dynamiser réellement nos quartiers. 

Je me réjouis que la Majorité de François Sauvadet se trouve renforcée au Conseil général de la Côte-d’Or. Elle sera en mesure d’impulser un projet ambitieux pour améliorer la vie quotidienne des familles, développer l’attractivité économique et assurer un développement harmonieux à tous les territoires de la Côte-d’Or. Je sais que l’emploi, domaine qui m’est particulièrement cher, sera au cœur de ses préoccupations.  Une campagne électorale est l’occasion d’engager un dialogue franc avec les habitants. Je compte bien le poursuivre pour renforcer encore les liens de confiance que nous avons noués ensemble. Ainsi, je continuerai inlassablement à travailler aux côtés des habitants du canton, à la fois en ma qualité de conseiller municipal de Chenôve et dans la perspective de nouveaux défis que j’entends bien relever. »  

– Safia Otokoré, vice-présidente du conseil régional de Bourgogne (PS) : « Aujourd’hui, les électeurs de notre département ont refusé d’élire un conseiller général FN. Je voudrais les en remercier personnellement et leur dire que nous avons entendu leurs messages, de peur, de crainte et  de désespérance. Dès demain, notre responsabilité est de lancer les fondations d’une nouvelle France, une France du futur… » 

Jeunes populaires de Côte-d’Or : « Cantonales 2011 : une belle dynamique pour engager la reconquête de nos territoires ! Guillaume Ruet, Damien Thieuleux, responsables départementaux des Jeunes UMP 21 et l’ensemble des Jeunes Populaires de Côte-d’Or se réjouissent des résultats des élections cantonales et félicitent l’ensemble des élus de la Majorité départementale. Alors que la gauche vendait la peau de l’ours depuis des mois et se voyait déjà conquérir le Conseil Général, la Majorité départementale est aujourd’hui confortée. En politique aussi, rien ne sert de courir, il faut partir à point ! La droite remporte en effet une victoire sans appel avec un canton supplémentaire gagné, dans un contexte national que chacun sait difficile. Ces résultats démontrent que le travail paie. Les électeurs ne s’y sont pas trompés. 

Les Jeunes de l’UMP 21 ont effectué, sur tous les cantons, un formidable travail de terrain, un travail de fond, dans le respect des adversaires. Cet engagement des jeunes derrière les candidats a participé à l’élan et à la réussite de la campagne ; nous les en remercions. Chacun a apporté une pierre décisive à cette dynamique. Ce scrutin nous donne beaucoup d’espoirs pour les échéances à venir : les présidentielles et les législatives l’an prochain, les municipales et les territoriales en 2014. Unie et rassemblée autour d’un projet commun et des candidats bien implantés sur leur territoire, la majorité a su montrer la voie des succès futurs, ceux de la (re)conquête de nos territoires ! »

Jean Rapenne, délégué régional de Cap21 : « En Côte-d’Or, l’UMP et le Nouveau Centre consolident leur position, dans un contexte de crise économique, sociale et écologique sans précédent ! Les électeurs de Côte-d’Or, à travers un niveau élevé d’abstention, ont exprimé dans ce scrutin, leurs malaises et leurs désintérêts pour le fait politique et les propositions de la gauche n’ont pas suscité la mobilisation espérée.  Celle-ci n’a pas su rassembler sur un programme concerté, novateur, ciblé et réaliste, les différents courants de pensée: fort est de constater l’absence de concertation, de dialogue,  et de collaboration, entre les forces de gauche et les mouvements écologistes, avant le premier tour, mais aussi sauf exception, pendant ces élections.  Compte tenu du mode de scrutin, seul le rassemblement permet de gagner ; dans un contexte socio-économique difficile pour la plus part des citoyens, une crise écologique avérée, la droite conservatrice gagne en Côte-d’Or et progresse en nombre de conseillers généraux! Si l’écologie politique, à travers le rassemblement Europe écologie-Les Verts et CAP21 a amélioré ses scores de 2004, on ressent une certaine amertume que l’écologie, en tant que 4e force politique dans le département de Côte-d’Or, ne soit pas représentée et associée à la gestion du département. 

Pour les trois prochaines années, au regard des enjeux et de la politique proposée par la majorité départementale, CAP21 exprime son inquiétude sur un certain nombre de points de la compétence du département : les conditions du développement de l’agriculture Bio, la protection et la gestion des milieux naturels, la protection de la ressource en eau, la mobilité, l’accompagnement social des plus faibles d’entre nous notamment. CAP21 poursuivra sa stratégie de rassemblement de tous les écologistes afin de conforter l’ancrage de l’écologie politique localement. A l’image des initiatives mise en place par les différents acteurs politiques à Besançon notamment, mais aussi en Alsace, en Savoie, … et compte tenu que nous avons peu de temps, localement, pour construire une alternative pour 2012 et 2014, CAP21 souhaite initier avec ses partenaires, une plateforme collaborative,  entre les forces du changement, pour favoriser à travers le dialogue, les échanges, la confrontation, l’élaboration d’un programme politique concerté. » 

Liste La Côte-d’Or ensemble (PS + PRG + DVG) : « Plafond de verre. Le découpage des cantons interdit une nouvelle fois aux forces politiques de la gauche de gouverner le département de la Côte-d’Or. Pourtant, les seuls 20 élus des Forces de Progrès (PS, PRG et DVG) réunissent plus de voix exprimées sur leurs noms et sont représentatifs d’une part plus grande de la population du département. 

– Forces de progrès = 20 sièges 
– ICO-UMP-NC-DVD = 23 sièges 
> Nombre de voix 
Droite = 45,76% (48.670)
Gauche = 54,24% (57.700)
> Population représentée 
Droite = 44,50 % (238.253)
Gauche = 55,50 % (297.138) »

Pascal Grappin, délégué départemental du Nouveau centre Côte-d’Or, conseiller régional de Bourgogne et maire de Villebichot : « La gauche a perdu ! Les Côte-d’Oriens ont décidé de renouveler leur confiance à l’actuelle majorité départementale conduite par François Sauvadet. C’est la victoire d’un bilan, la reconnaissance du travail effectué pendant ces trois dernières années au service de tous. C’est également la victoire d’un projet pour la Côte d’Or, d’une vision équilibrée de l’aménagement du département, notamment en direction des territoires les plus fragilisés pour que chacun se sente bien là où il a décidé de vivre. C’est aussi la victoire des candidats unis dans une majorité rassemblée et solidaire, qui a mené une campagne de vérité et de sincérité, là ou la gauche n’a fait que de critiquer sans proposer. C’est enfin la victoire d’un homme, François Sauvadet qui a montré le chemin et transmis son envie de réussir à toute la majorité. Cette élection il l’a gagné à force de courage et avec son cœur. »

Gilbert Menut, conseiller général réélu (Liste Initiatives Côte-d’Or – UMP) : « Madame, Monsieur, élu au 2nd tour avec près de 55% des voix sur le Canton de Fontaine-Lès-Dijon, en progression personnelle au regard des précédents scrutins, je remercie tous les électeurs qui se sont déplacés pour assurer ce résultat. Je pourrais ainsi, avec Patricia Gourmand ma suppléante, continuer avec tous les élus du Canton, le travail en cours, d’autant que la Majorité du Conseil Général autour de François Sauvadet a été renforcée. Pour la première fois depuis de si nombreuses années, la droite modérée et le centre sortent renforcés d’une élection locale en Côte-d’Or, alors même que le climat général est difficile. Je m’efforcerai, pour les 3 ans à venir, d’être efficace pour répondre aux attentes et à confiance qui m’a été renouvelée ».

François Deseille, conseiller municipal de Dijon (Modem : « En tant que démocrate, je suis satisfait qu’aucun représentant du FN ne siège au conseil général de la Côte-d’or. Par contre, le front républicain mis en place face au FN n’est pas aussi hermétique que souhaité. En effet, les électeurs de gauche ont fait bloc contre le FN, mais de nombreux électeurs de droite n’ont pas hésité à voter FN, aidés dans leur choix par les prises de positions de certains leaders nationaux de l’UMP qui tendent à rendre acceptable la collaboration avec le parti de Marine Le Pen. Cette situation est intolérable. Heureusement l’UMP apparait de plus en plus divisée face au FN. Maintenant, j’espère que la Majorité départementale respectera, conformément à  son programme, l’équilibre des territoires et qu’elle accompagnera notamment les grands projets de l’agglomération dijonnaise, car n’oublions pas qu’une capitale régionale forte est indispensable au développement et au rayonnement de toute la Côte-d’Or. »

Françoise Tenenbaum, candidate socialiste sur le canton de Dijon VI, maire adjointe de Dijon et vice-présidente du conseil régional de Bourgogne : « Je remercie toutes les électrices et tous les électeurs qui m’ont renouvelée leur confiance lors de ces élections cantonales sur le canton de Dijon 6. Alors que dans les pays du pourtour méditerranéen et du golfe les peuples se battent pour la démocratie, en France l’abstention souhaitée par le gouvernement a atteint un taux record ; la population en crise et déroutée par les propos indignes du Front National soutenus au plus haut de l’Etat ne va pas voter. Forte des 3.020 voix qui m’ont montré leur soutien, je continuerai ma tâche pour eux, pour les dijonnais et pour les bourguignons. Elue du social et de la santé,  je serai vigilante sur l’action du conseil général dans ses missions fondamentales de solidarité comme sur l’investissement du département dans l’accès de tous les Côte d’Oriens à la culture. Je serai également – et comme toujours – au rendez-vous pour lutter contre l’extrémisme et les propos indignes et défendre notre socle républicain et ses avancées sociales.

Je remercie Jacques Nodin, mon remplaçant, avec qui j’ai mené cette campagne difficile et avec qui je souhaite vraiment continuer le travail engagé. Je le remercie de son amitié. Je remercie chaque membre de mon équipe de campagne, les jeunes du MJS, les habitants du canton qui m’ont apporté leur concours. Le projet que nous avons défendu ne doit pas être perdu : les actions envisagées ne seront pas abandonnées.Nos convictions pour la solidarité, la justice, le progrès sont là et si la participation ne nous a pas permis de les voir éclore, nous sommes prêts pour les échéances de 2012. »

Edouard Ferrand, conseiller régional de bourgogne Front national : « Poussée du Front national. Le Front National a relevé le défi du second tour des élections cantonales avec succès en Bourgogne. Alors que nos candidats n’avaient pas une réserve de voix importante, que des élus UMP avaient appelé à un Front dit républicain, notre mouvement a enregistré une progression de plus de 30 % entre les deux tours des élections cantonales dans les 16 cantons où il était présent. A saint Jean-de-Losne, nous faisons jeu égal avec la gauche, en passant de 33% au 1er tour à 48% ;  à Sens sud-est, nous passons de 25% au 1er tour à 44% soit 45 % de progression. Christian Launay passe de 22% au 1er tour à 35% à Chalon-sur-Saône ; dans la Nièvre, le Front national était présent au second tour dans 5 cantons sur 10. Ce résultat confirme la percée du premier tour et la capacité du FN à mobiliser au-delà de son électorat traditionnel en ralliant des voix aussi bien à droite qu’à gauche au second. Le Front national s’enracine un peu plus dans le paysage politique français et renforce son statut de seule alternative crédible et efficace au système UMPS. »