Gevrey-Chambertin (21) : Le ton monte entre la mairie et l’opposition municipale !

Décidément, la Côte-d’Or n’a rien à envier à Dallas ! A la veille du second tour des élections cantonales, qui s’est tenu dimanche 27 mars 2011, Mary Quintallet, leader de l’opposition municipale de Gevrey-Chambertin, en Côte-d’or, a déposé plainte contre Jean-Claude Robert, maire PS de la ville et président du groupe des Forces de Progrès pour la Côte-d’Or. Ce dernier aurait pris à partie et agressé physiquement des opposants dans les rues de sa commune vendredi 25 mars 2011. « Faux ! », répète-t-on du côté de la défense, qui dénonce une « manœuvre désespérée pour faire pression avant les élections ». Après enquête sur les conditions du dépôt de plainte des deux militants de l’UMP, le maire de Gevrey-Chambertin soulève quant à lui l’hypothèse d’une dénonciation calomnieuse…

Une dénonciation calomnieuse ?

Vendredi 25 mars 2011, 21h30. Dans les rues du centre-ville de Gevrey-Chambertin, deux groupes de deux personnes distribuent le dernier numéro de la gazette de Côte-d’Or : « Il n’y avait rien de diffamant dans notre action ! Nous avions récupéré plusieurs numéros de la Gazette pour les distribuer car ils comportaient un article sur Jean-Claude Robert qui  nous plaisait, pour que les gens découvrent combien il est procédurier », débute ainsi Mary Quintalet (Lire l’article de la Gazette ici). Selon cette dernière, Jean-Claude Robert et son fils aurait alors « tendu un piège à son compagnon, » François Magnien, « le ceinturant par derrière et lui mettant de coups de savates ».

Dans l’entourage de Jean-Claude Robert, andidats des Forces de progrès 21, Jean-François Regnier assure que tout est absolument faux : « Elle fait monter la pression pré-électorale par tous les moyens, c’est une manœuvre désespéré de quelqu’un qui est près à tout, même aux bêtises les plus grossières ! ». Voilà quelques jours, ce dernier menaçait de déposer plainte pour diffamation, une plainte qui n’a pas été enregistrée « afin de ne pas mêler les affaires de la commune au contexte électoral » (Lire notre article ici). Or, précise-t-il, « cette dernière sera posée dès le lundi 28 mars 2011 ».

Contactée par téléphone, Mary Quintalet s’est dit « très choquée » par ce qu’elle vient de vivre et affirme avoir déposé plainte : « Je ne l’avais jamais vu dans cet état ; il nous a fait barrage avec sa voiture avant de nous rattraper et de nous insulter. L’agression de François Magnien doit même nécessiter huit jours d’incapacité totale de travail (ITT) » (Voir les documents joints ci-dessous). Pour Jean-François Regnier, « elle ne fait qu’aggraver son cas : il n’y a pas pas eu d’altercation ! En revanche, il est exact que Jean-Claude Robert les a photographiés en train de distribuer le numéro de la Gazette […]. Les propos sont déplacés et les actes sont fondamentalement malhonnêtes ».

Finalement, dans un communiqué reçu samedi 26 mars 2011, Jean-Claude Robert fait savoir « qu’après enquête sur les conditions du dépôt de plainte des deux militants de l’UMP, il s’avère qu’il s’agit d’une dénonciation calomnieuse, délit contre lequel la Justice sera saisie tant à l’égard des faux plaignants qu’à celui de leurs complices ».

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