Côte-d’Or : Norges-la-Ville, une terre open !

Pour la quatrième année consécutive, le Tennis club de Norges-la-Ville accueille les futures stars du tennis mondial à l’occasion de son open en collaboration avec GDF-Suez. Alors que les pré-qualifications touchent à leurs fins, 56 jeunes joueuses vont participer à ce tournoi doté de 10.000 dollars de « prize money » (7.164 euros), du 05 au 13 mars 2011. Permettant aux apprentis tenniswomen de remporter des points WTA, ce genre de compétition a vu s’affronter des joueuses qui évoluent aujourd’hui dans les deux cents premières mondiales, comme Amélie Moresmo ou Alizé Cornet. Denis Liébé, directeur d’Avenir Tennis, le club de Norges-la-Ville (21), présente la compétition…

Un tournoi international

L’Open GDF-Suez est en quelque sorte la première marche vers le circuit professionnel. Compétition inscrite dans le cadre des tournois internationaux féminins dotés de 10.000 dollars, conformément à la réglementation Women’s tennis association (WTA), l’Open GDF-Suez de Bourgogne fait partie des treize étapes du circuit Open, dont la plus prestigieuse s’est déroulée la semaine dernière au stade Coubertin à Paris, avec un prize money de 618.000 dollars (443.000) pour le seul tournoi simple (En savoir plus ici). « Durant cette compétition, introduit Dennis Liébé, directeur d’Avenir Tennis, le club de Norges-la-Ville (21) nous aurons un tableau de qualification de 32 joueuses, ainsi qu’un tableau final avec à nouveau 32 joueuses en simple et de seize équipes en double ».

« C’est le meilleur plateau depuis la création de ce tournoi », a-t-il ainsi estimé expliquant que les « dix-huit têtes de série étaient classées entre la 193ème et la 449ème place mondiale ». Durant toute la semaine, du 05 au 13 mars 2011, les joueuses vont s’affronter selon un schéma classique avant la grande finale, dimanche 13 mars. En 2010, l’Ukrainienne Ganna Piven était venue à bout de la Française Anaïs Laurendon (6-4, 7-5). Cette année, pas moins de dix-sept nationalités seront représentées pour lui succéder. « C’est un véritable tournoi international, avec des joueuses qui viennent de Thailande, des États-Unis, etc. », ajoute le directeur.

Une tête d’affiche : Ana Vrljic !

À la clé, certes une belle somme d’argent mais surtout la possibilité de gravir des échelons au niveau mondial et d’entrer dans des tableaux du tournoi du grand chelem comme Roland Garros par exemple : « Lorsque l’on n’a pas ou très peu de points WTA, on ne peut pas rentrer dans les grands tournois. Les joueuses vont donc faire leurs classes, participer à des plus petits tournois comme l’Open de Dijon, de façon à accumuler ces points et monter dans la hiérarchie du classement mondial ».

En tête d’affiche, Ana Vrljic est actuellement 193ème mondiale : « C’est trop peu, précise Denis Liébé. Car pour être dans les qualifications de Rolland Garros, il faut être dans les 170 meilleures joueuses mondiales ». Fraîchement remise de sa participation au premier tour de l’Open Gaz de France, la Croate de 26 ans devait initialement participer à un tournoi en Égypte qui, doté de 100.000 dollars (72.000 euros), a été annulé. « Pour notre tête de série numéro un, il faut encore gagner quelques points pour envisager une participation à Rolland Garros ».

Le tennis fauteuil en exhibition

Derrière cette joueuse, plusieurs autres tenteront de sortir du lot : « Il y a celles que l’on a envie de suivre car elles sont du cru, même si elles sont aujourd’hui au pôle France : je pense notamment à Julie Gervais. Mais il y a aussi évidement les Françaises, avec Claire Feuerstein, ou encore l’Italienne Anna-Giulia Remondina, qui a gagné l’année dernière l’Open de Lyon« . Rendez-vous désormais incontournable des amoureux de la petite balle, ce tournoi reste un événement unique en Bourgogne et devrait prendre de l’ampleur.

Créé en 2008, l’Open est doté d’un budget de 80.000 euros, financé par GDF-Suez et BNP Paribas : « Pour avoir le droit d’organiser un tournoi de cette ampleur, il faut obtenir une accréditation de la Fédération française de tennis (FFT) mais aussi de la Fédération international de tennis (ITF). Nous avions un an pour faire nos preuves avant de se voir délivrer un contrat sur trois ans et nous avons été reconduits avec l’objectif de monter en gamme et de passer à la catégorie supérieure dès l’année prochaine, avec un tournoi à 25.000 dollars (17.900 euros) », qui serait l’assurance d’attirer des joueuses de plus gros calibres.

Mais, en parallèle de cet événement qui n’est autre que le plus grand tournoi féminin que la Bourgogne ait jamais accueilli, Denis Liébé tient à mettre en lumière un événement qui lui tient particulièrement à cœur : « Avec BNP Paribas, nous avons souhaité organiser un match exhibition de tennis en fauteuil roulant, avant la finale du dimanche 13 mars 2011. Un double mixte entre deux joueurs de niveau mondial et deux joueuses du circuit. Le but est bien sûr de mettre cette pratique en lumière, admirable en sachant que la seule différence avec du tennis « valide » est l’autorisation d’avoir recours à deux rebonds ».

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