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Guerre en Libye : Kadhafi, une affaire vite classée…

Si pour le moment il est impossible de mettre la main sur le dictateur Mouammar Kadhafi – qui ne contrôle désormais plus la Libye après que les rebelles ont atteint le coeur de Tripoli lundi 22 août 2011 -, peu importe : il faut penser aux lendemains… « Après la guerre, la paix reste à construire en Libye » titrait ainsi Le Figaro.fr dès lundi 22 août : « Le Conseil national de transition (CNT) organe politique de l’insurrection, a publié ces derniers jours une « Déclaration constitutionnelle » qui décrit en 37 articles les grandes étapes de la période de transition. Elle devrait durer huit mois. Le CNT s’engage à quitter le pouvoir au bout de ce délai, après avoir formé un gouvernement intérimaire et élu une Assemblée nationale de transition. Cette Assemblée désignera un nouveau gouvernement, organisera dans les six mois des élections générales sous supervision de l’ONU. Elle devra mettre en place un Comité chargé de rédiger une nouvelle Constitution, qui sera présentée par référendum aux Libyens. La Déclaration constitutionnelle trace déjà les contours d’un « État démocratique », fondé sur « le pluralisme politique ». Le texte est cependant marqué par la religion. Il affirme que la charia, la loi islamique, est la « source principale de la loi » reflétant ainsi la force de la tendance conservatrice au sein de la rébellion. La Déclaration garantit les libertés publiques et individuelles, les droits humains fondamentaux et l’égalité des chances » (Lire ici l’article). 

Interrogé par Les Échos.fr, Luis Martinez, directeur de recherche au Centre d’études et de recherches internationales (Ceri), estime que la guerre ayant duré six mois, « c’est trop court pour que le gain politique des opérations ne profite qu’à ceux qui ont fait cette guerre, pour qu’il y ait un Kadhafi à la place de Kadhafi. Deux grandes figures sont apparues durant la guerre – le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, et son Premier ministre, Mahmoud Jibril -, mais la Libye n’est pas une société tribale déconnectée : on y trouve beaucoup de gens très responsables dans tous les domaines, y compris politiques et économiques. Pour ce qui est des islamistes, ils avaient jusqu’ici échoué à eux seuls en Libye. Associés aux autres, ils ont finalement acquis une légitimité et ont montré qu’ils constituaient un courant – certes important – mais un courant politique parmi tous les autres. Les jeunes, enfin, vont se montrer radicaux et il faudra les écouter. Mais je ne pense pas que le changement se fasse sur l’élimination des anciens. On va maintenant déraciner le pouvoir de Kadhafi, mais la Libye compte suffisamment de responsables pour ouvrir la voie d’un juste milieu (Lire ici l’article).

De son côté, Slate Afrique.com se penche sur l’impact économique du changement de régime à venir : « Si la victoire finale des rebelles qui marquerait le dénouement de la situation pétrolière du pays impacte le cours de l’or noir, elle devrait surtout à terme considérablement modifier la structure même du marché mondial, avec un retour progressif des exportations libyennes. Le pays compte les plus grosses réserves de pétrole en Afrique avec 44 milliards de barils, loin devant le Nigeria (37,2 milliards) et l’Algérie (12,2). Les grandes compagnies présentes sont l’Italien Eni, le Français Total et les géants anglo-saxons BP, Shell et ExxonMobil. Les exportations d’hydrocarbures, ressources vitales pour le pays, devraient reprendre progressivement en cas de transition stable du régime, pour revenir à 50% de leur niveau d’avant-guerre en 2012 et à 100% en 2013, selon les scénarios d’analystes. Une production d’un million de barils par jour pourrait être envisageable en quelques mois. (…)  Si l’on venait à recouvrer la totalité de la production libyenne après les six mois de guerre civile qui ont mis l’industrie pétrolière libyenne à l’arrêt, la plupart des experts prévoient que le baril de Brent pourrait même passer sous la barre des 100 dollars, poursuivant ainsi son cycle baissier. Les indicateurs macroéconomiques sur l’état de santé de l’économie américaine, qui affectent le prix de l’or noir, pourraient même accentuer cette tendance si la crise mondiale se confirme » (Lire ici l’article).

Plus concret encore, le Parisien.fr fait état « qu’après deux semaines extrêmement agitées, teintées de rouge, les Bourses ont repris leur souffle – mais timidement finalement – ce lundi grâce aux valeurs énergétiques portées par des espoirs de fin de conflit en Libye et à des chasses aux bonnes affaires » (Lire ici l’article). 

Bref, le monde semble avoir enterré le régime libyen de Kadhafi. Néanmoins, RTL.fr notait mardi 23 août : « La rébellion libyenne, qui contrôle la majeure partie de Tripoli, a proclamé révolue l’ère de Mouammar Kadhafi, tandis que la communauté internationale se prépare à l’après-Kadhafi. Mais la situation reste confuse au cœur de la capitale, les combats se poursuivaient mardi entre les insurgés et les fidèles au Guide déchu. Le colonel Kadhafi serait toujours dans sa résidence. Deux de ses fils sont en liberté, contrairement à de précédentes informations. Saïf al-Islam – celui à qui on promettait la succession de son père – est venu narguer quelques journalistes occidentaux dans leur hôtel. Brandissant un poing triomphateur, il a affirmé que que le régime libyen contrôlait toujours Tripoli » (Lire ici l’article).

Londres : Une semaine d’émeutes… pour rien ?

« Comme Margaret Thatcher lors des émeutes de 1981, le Premier Ministre anglais David Cameron ne compte pas s’intéresser aux motivations économiques et sociales des émeutiers. Le gouvernement cherche avant tout à faire revenir le calme dans les rues de Londres » : ce constat, dressé par le quotidien en ligne Atlantico.fr (Lire ici l’article), montre à quel point la situation est encore loin de tout dialogue entre gouvernants et citoyens, dans cette capitale anglaise secouée par des émeutes quotidiennes depuis samedi 06 août 2011. Et si l’aspect social qui sous-tend la révolte populaire n’était finalement pas entendu par le gouvernement ?

« Il est intéressant de voir que le Parlement est rappelé et que le président de la Chambre des communes a décidé d’organiser une séance spéciale pour montrer la solidarité de tous les partis politiques dans la condamnation des violences. La ligne officielle privilégie le rétablissement de l’ordre public avant tout. Les motivations économiques et sociales du mouvement ne sont vues que comme des prétextes », remarque par exemple Philippe Chassaigne, professeur d’histoire contemporaine à l’université Bordeaux 3 (Lire ici l’article d’Atlantico.fr)… Et de préciser : « Le discours de David Cameron rappelle celui de Margaret Thatcher au moment des émeutes de 1981. Il s’agit de refuser de considérer que ces émeutes sont d’abord des émeutes ».

Même constat chez Pierre Haski, cofondateur du quotidien en ligne Rue89.com… « La crise sociale a bon dos pour justifier des pillages insensés, répondent les apôtres de la répression et du « kärcher » pour régler les problèmes. Mais la répression suffirait-elle pour résoudre la question du chômage massif, l’absence de perspective, des budgets sociaux décroissants, de l’insécurité ? » (Lire ici l’article sur Rue89.com).

Car si flammes et violences occupent le devant de la scène médiatique, le malaise est bien profond au sein de la société anglaise. « Le gouvernement du conservateur David Cameron a lancé l’an dernier un plan d’économies d’une ampleur sans équivalent parmi les autres grands pays européens, afin de venir à bout d’ici 2015 d’un déficit abyssal. Le budget des collectivités locales est l’un des plus touchés, avec une baisse de 27% de ses crédits en quatre ans, et des conséquences quasi-immédiates pour les associations d’aide aux démunis ou les services culturels locaux », remarque notamment LExpansion.com (Lire ici l’article).

Après avoir été le théâtre de plusieurs heurts entre la police et des étudiants suite à la forte augmentation des tarifs d’inscription à l’université pendant l’hiver, le taux de chômage atteint aujourd’hui des sommets chez les 16-24 ans (20%), tandis que « les consommateurs britanniques sont confrontés à une inflation supérieure à 4 %, qui fait considérablement gonfler leurs factures de gaz, d’électricité, d’essence, et bien sûr les prix de l’alimentation » (Lire ici LeFigaro.fr).

Si les émeutes londoniennes ont bien débuté après la mort d’un homme tué par la police (En savoir plus ici avec l’AFP), le silence du gouvernement sur l’aspect social du mouvement pourrait tout de même contribuer à entretenir les braises…

Défilé militaire du 14 juillet : Quand le débat prend une tournure nationaliste…

J’ai envie de remplacer un défilé militaire par un défilé citoyen ». Par cette simple phrase prononcée jeudi 14 juillet 2011, Eva Joly, candidate Europe écologie Les Verts (EELV) à la Présidentielle de 2012, semble avoir remué une vieille blessure… À considérer les réactions de la classe politique, il semblerait que la candidate écologiste d’origine norvégienne ait touché un point sensible. Ouvrant le bal des polémiques à droite, François Fillon a en effet réagit brutalement, comme le rapporte Le Post.fr : « Je pense que cette dame n’a pas une culture très ancienne de la tradition française, de l’histoire française et des valeurs françaises ». En une phrase lancée contre Eva Joly, Fillon a basculé dans le camp des dirigeants UMP qui font leurs les campagnes et obsessions du Front National. Il symbolise ainsi la dérive d’une droite à bout de souffle, dont le seul ressort semble être l’escalade xénophobe » (Lire icil’article). 

De son côté, le Parti socialiste se montre « embarrassé » depuis le début de la polémique résume Europe 1.fr : « Je pense que le 14 juillet, c’est d’abord un hommage donné à la République donc à notre armée, qui se bat aujourd’hui sur beaucoup de terrain », a estimé Martine Aubry. « Je pense qu’il faut garder ce défilé de l’armée pour représenter notre nation. Mais rien n’empêche en même temps de faire une fête de l’égalité chaque 14 juillet. Je crois que les deux vont bien de pair ». (…) « Ségolène Royal a aussi estimé que « ce serait une très mauvaise idée que de remettre en cause nos traditions, le 14 juillet, c’est notre fête nationale, c’est la fête de la République, de nos trois valeurs, la liberté, l’égalité, la fraternité, et n’oublions jamais (…) que si nous sommes un peuple libre, c’est parce que justement des hommes et des femmes ont donné leur vie pour que nous (le) soyons ». (…) Laurent Fabius s’est dit lui aussi « attaché au défilé du 14 juillet » (Lire ici l’article). 

La gauche, si elle ne semble pas de l’avis d’Eva Joly, ne l’a néanmoins pas attaquée sur ses origines étrangères, contrairement à la droite et l’extrême droite dont les propos ont fait réagir l’intéressée dimanche 17 juillet dans le journal Le Point : « Prétendre défendre la République en agitant le démon des origines est une hypocrisie dangereuse ». (…) « De tels excès n’étonnent guère quand ils proviennent des habituels matamores de l’identité nationale », a ajouté l’ex-juge d’instruction. « Je ne permets pas que l’on mette en doute mon patriotisme. Je ne suis pas moins française que ceux qui me refusent le droit de m’exprimer » (Lire ici l’article). 

Le même jour, à Libreville au Gabon, le Premier ministre se félicitait pourtant de « la polémique » créée par ses propos selon Le Figaro.fr : « On me dit qu’il y a une polémique en France sur les propos que j’ai tenus en réponse à Mme Joly qui proposait de supprimer le défilé militaire du 14 juillet. Je vais vous dire : je m’en félicite parce que je suis en colère » (Lire ici l’article).

> Dans divers communiqués reçus vendredi 15 et samedi 16 juillet 2011, la classe politique régionale réagit également aux propos d’Eva Joly relatifs à la suppression du défilé militaire du 14 juillet. 

« Eva Joly / 14 juillet : une stigmatisation honteuse et irresponsable »

« Les Jeunes Actifs de l’UMP de Côte-d’Or condamnent les propos d’Eva Joly qui a stigmatisé de manière honteuse et irresponsable la Fête nationale, alors que 6 soldats français viennent de donner leurs vies en Afghanistan. Il est inadmissible qu’un responsable politique, qui plus est candidat à une élection présidentielle, puisse tenir de tels propos. 

Le défilé du 14 juillet est bien plus qu’un symbole ; c’est la reconnaissance et l’hommage de tout un pays pour celles et ceux qui se battent pour porter à travers le monde les valeurs de la République française et pour défendre la démocratie. C’est précisément, contrairement à ce que laisse entendre Mme Joly, l’expression de notre citoyenneté, d’un devoir collectif de mémoire, de gratitude et de fierté. »

  • Communiqué Laurent Bourguignat, président du Cercle Gaulliste et conseiller municipal de Dijon (UMP) 

« La proposition de Madame Joly est une insulte »

« La proposition de Madame Joly de remplacer le défilé militaire du 14 Juillet par une « grande parade » est une insulte à notre pays, à ceux qui se battent pour lui, à ceux qui lui ont donné leur vie. Chaque jour, nos soldats se battent, non pas par instinct guerrier, mais pour défendre les valeurs de la Liberté, protéger les Français, affirmer la place de la France dans le monde. Ils le font au péril de leur vie. La mort tragique de 6 militaires en Afghanistan cette semaine nous le rappelle cruellement.  

L’armée, pilier de notre République, contribue à préserver l’indépendance nationale, à maintenir l’équilibre du monde, à le rendre plus juste contre les dérives extrémistes et la loi du plus fort. Le 14 Juillet est un rendez-vous incontournable pour que la Nation lui exprime son soutien, sa gratitude et sa reconnaissance. » 

  • Communiqué de presse du Mouvement démocrate de Côte-d’Or (Modem)

« Le Mouvement Démocrate de Côte-d’Or, par la voix de son président François Deseille et de son porte-parole Pierre-Louis Monteiro, souhaite réagir aux propos tenus par la candidate Eva Joly (Europe-Ecologie Les Verts).

« Le Mouvement démocrate de Côte-d’Or est consterné par les propos tenus par Eva Joly concernant la suppression du défilé militaire du 14 Juillet. Le Mouvement Démocrate de Côte-d’Or souhaite rappeler à la candidate à l’élection présidentielle Eva Joly que le défilé du 14 Juillet est un symbole républicain, qui rend notamment hommage aux millions de Français qui ont servit sous les drapeaux pour assurer l’indépendance de notre pays et défendre nos idéaux démocratiques.

De plus, le Mouvement Démocrate de Côte-d’Or trouve ces propos particulièrement malvenus alors que six soldats français sont morts ces derniers jours aux combats en Afghanistan. Leurs sacrifices, tout comme ceux de leurs ancêtres, méritent d’être reconnus et commémorés par la nation au moins un jour par an.  

Localement, le Mouvement Démocrate de Côte-d’Or rappelle également l’importance qu’ont nos armées dans notre département de la Côte d’Or. Les Côte-d’Oriens bénéficient grandement de l’implantation de base aérienne (BA 102), des casernes (Auxonne,…) et de leurs retombés économiques. Dès lors, les défilés du 14 Juillet sont aussi des moments de communion et de reconnaissance entre la population locale et nos différents corps d’armées. Enfin, si une réflexion devait être menée sur notre armée, le Mouvement Démocrate de Côte-d’Or privilégierait plutôt  une réflexion quant à la réalisation d’une armée européenne de premier rang, capable de faire exister dans les faits une Europe politique et diplomatique efficace et écoutée. »

« Contre la double nationalité »

« La candidature à l’élection présidentielle française de la franco-norvégienne Eva Joly, née en Norvège, est une aberration politique. Par comparaison, l’article II de la Constitution américaine et les amendements qui s’y rattachent fixent les critères d’éligibilité pour le président et le vice-président : pour être éligible à l’élection présidentielle américaine, il faut notamment être citoyen des Etats-Unis à la naissance. De plus, on s’assimile plus facilement à une nation lorsqu’on fait l’effort de renoncer à la nationalité de sa première patrie. C’est une décision difficile, bien sûr, incompréhensible peut-être pour les élites mondialisées, mais c’est surtout un acte magnifique, qui laisse envisager une parfaite assimilation à la nation française.

Sur un autre plan, Eva Joly est en retraite de la fonction publique depuis 2006. Mais d’une manière plus large, le cas Eva Joly met en lumière un sacré dilemme : comment peut-on agir en fonctionnaire de l’Etat de façon éthique, impartiale et responsable et se présenter aux différentes élections politiques ? Il convient de respecter la séparation des pouvoirs ; la fonction de candidat à une élection semble incompatible avec la fonction publique. Pratiquement dans toutes les démocraties du monde, l’exercice de la fonction publique et de la fonction politique est constitutionnellement incompatible ! Au travers de cette confusion des genres, politiciens et hauts fonctionnaires ne sont que les deux parties d’une même caste qui a mené la France aux déficits abyssaux que l’on connaît aujourd’hui et que nous allons léguer aux générations futures.

Tant qu’un fonctionnaire, national ou territorial pourra, à son gré, exercer un mandat sans avoir à démissionner, puis retourner dans son corps d’origine après son aventure politique, la France restera cette machine infernale aux mains de ceux, qui, prétendant la servir, pense en réalité qu’à se servir ! »

Affaire DSK : Votez pour votre complot préféré !

« Pop the champagne DSK » (litt : « Débouche le champagne DSK »), titrait le New York Post mardi 05 juillet 2011. Et c’est peu dire… Les accusations d’agression sexuelle portées contre l’ex-directeur du Fond monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, semblent s’effondrer : le procureur de New York, Cyrus Vance, serait en effet sur le point d’abandonner les charges contre ce dernier, selon les dires d’un enquêteur haut placé, interviewé par le New York Post (Lire ici l’article).

Depuis les révélations fragilisant clairement la crédibilité de la plaignante (Lire ici l’article du Parisien.fr sur le sujet), les théories du complot ont repris de plus belle… Le journal Slate.fr énumère ainsi toutes les théories imaginées par ses lecteurs et propose même de voter pour la plus crédible : « Dès le début de « l’affaire DSK », le mot « complot » a été prononcé. Un sondage CSA réalisé le 16 mai pour RMC, 20 minutes et BFM TV se fait l’écho de ces suspicions : 57% des 1.007 personnes interrogées jugent que Dominique Strauss-Kahn a été « victime d’un complot ». Pour beaucoup, pas de doute : DSK serait innocent ou aurait été piégé et manipulé car les faits reprochés semblent « invraisemblables ». Reste à savoir quel complot ? Qui donc a bien voulu piéger DSK ? Car il n’y a pas une mais plusieurs théories qui circulent… Au gré des facettes du personnage : le socialiste, le patron du FMI, le « juif » ou encore le « riche » (Lire ici l’article de Slate.fr).

Quatre complots pourraient être à l’origine de l’affaire

– « Le socialiste » : « L’UMP souhaitait se débarrasser de DSK avant la présidentielle », ou « un complot interne, venant du sein même du PS »… 
– « Le patron du FMI » : « Un complot international qui se décline en plusieurs possibilités et qui a été relayé par de nombreuses personnalités. Théorie A : un complot orchestré par les États-Unis. Variante : les États-Unis veulent cacher la disparition de leurs réserves d’or »… La « piste russe » est également évoquée, ainsi qu’une « machination des cerveaux de Wall Street »… 
– Le « juif »: « Une organisation antisémite à l’origine de tout », ou « DSK prenait trop de place, le FN n’en a fait qu’une bouchée »
– Le « riche » : « La plaignante a elle-même tout organisé ». 

Mais pour Le Parisien.fr, « ces hypothèses ne résistent guère à l’examen des faits »… Dans son article, notre confrère démonte l’une après l’autre quatre de ces théories, en répondant à certaines questions : « Comment l’information de l’arrestation est-elle remontée à l’Elysée ? », « Le Monsieur Sécurité d’Accor est-il un ancien espion ? », « Pourquoi est-ce un jeune militant UMP qui révèle l’affaire en premier ? », « A qui profiterait le crime ? » (Lire ici l’article). 

Néanmoins, même à l’hôtel Sofitel de New York, la théorie du complot – celui d’éloigner Dominique Strauss-Kahn de la politique française et de la prochaine présidentielle – est en plein essor. Selon 20minutes.fr, « le directeur de la sécurité d’Accor (dont fait partie l’hôtel Sofitel de New York) est un ancien haut fonctionnaire de la police nationale, et (…) c’est lui qui a prévenu l’Elysée. Une théorie à laquelle croient également les clients du Sofitel, à New York. Ainsi, Claude, un touriste suisse de 62 ans qui sort de l’hôtel, explique qu’il « pense que, avec l’élection qui arrive, c’est un complot politique ». Selon lui, « toute cette affaire est étrange depuis le début ». Nolwenn, 36 ans, une touriste française, est du même avis : « Je suis tout à fait d’accord. Il devait gêner certaines personnes », suppose-t-elle » (Lire ici l’article de 20minutes.fr).

Une autre théorie émerge de l’autre côté de l’Atlantique : celle du complot mafieux. « C’est aussi la théorie qu’avance Bob, agent de sécurité de 42 ans. « Si elle a découvert que c’était un homme très puissant et qu’il avait beaucoup d’argent, ça a pu lui tourner la tête et elle a rendue son histoire publique parce qu’elle savait qu’elle aurait une compensation financière », avance-t-il. Cependant, cette théorie, favorite des New-Yorkais, n’est pas partagée les Européens. Interrogés sur le sujet, ces derniers disent qu’ils n’y croient pas, que l’idée d’un complot politique leur semble « plus crédible »…

Et pendant ce temps-là… 

L’ancienne ministre de l’Économie, Christine Lagarde, a pris officiellement ses fonctions mardi 05 juillet à la tête du Fonds monétaire international (Lire ici l’article de Challenges.fr sur le sujet). Pour exercer son métier, celle-ci touchera 551.700 dollars par an… 

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier LIBRES !

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, avec leurs accompagnateurs afghans ont été libérés ce mercredi. La nouvelle a été officiellement annoncée à 15h25 par le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer.

 

 

 

A l’annonce de cette nouvelle attendue depuis le 29 septembre 2009, tout l’hémicycle s’est levé et a applaudi. Pour le moment, aucune information n’a filtré sur les conditions de leur libération. Les deux journalistes effectuaient un reportage pour l’émission « Pièces à conviction » diffusée sur France 3 et produite par l’agence « Ligne de mire ». Vers 15h ce mercredi, Reporters Sans Frontières a posté la nouvelle sur Twitter : « Hervé et Stéphane sont libres ! » Dans la foulée, c’est au conditionnel que l’information a de nouveau été relayée par un second tweet. Sur iTélé, la mère de Stéphane Taponier a confirmé cette excellente nouvelle. 

 

18 mois de captivité

 

Les deux journalistes ont été transférés sur une base militaire de Tagab en Afghanistan et sont entre les mains des forces françaises, a annoncé le Premier ministre François Fillon lors des questions au gouvernement. « Ils seront dans quelques heures sur le territoire français » a-t-il ajouté. « Aujourd’hui, ils sont enfin libres. Nous allons maintenant les accueillir et les accompagner pour les remettre dans la vie réelle et celle de l’entreprise », a déclaré Rémy Pflimlin, directeur de France Télévisions. Cela faisait exactement 547 jours qu’ils étaient captivés.

Fraude au bac : Un jeu d’enfant… pour les profs !

Une fraude peut en cacher une autre… Depuis lundi 20 juin 2011, l’affaire des élèves de filière scientifique ayant divulgué sur internet le sujet du baccalauréat de mathématiques a connu de multiples rebondissements, entre déclarations du ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, et arrestation des suspects… Pourtant, selon Stéphane T.*, professeur de lycée dans l’académie de Dijon, les failles du système sont loin d’être limitées à ce simple cas d’espèce. D’après lui, les professeurs auraient même toute latitude pour favoriser leurs propres élèves ! Explications.

Fraude au Bac : ce qui est possible (et puni par la loi)

Lundi 20 juin 2011, sur le forum dédié aux 15-18 ans du site Jeuxvidéo.com, un simple post a chamboulé le déroulement du baccalauréat scientifique 2011. A la veille de l’épreuve de mathématiques, un jeune utilisateur répondant au pseudo de Chaldeen publiait en effet une photo d’un sujet, prétendant savoir qu’il était précisément celui qui tomberait le lendemain entre les mains des futurs bacheliers… Mercredi 22 juin 2011, au lendemain de l’épreuve, le ministère de l’Education nationale annonçait enquêter sur des « soupçons de fuites » à propos d’un exercice de mathématiques du baccalauréat scientifique qui « aurait été divulgué sur internet avant l’épreuve de mardi » (Voir le communiqué de presse joint). La fraude concernaient alors potentiellement des dizaines de milliers de candidats. L’affaire a ensuite continué en toute logique : les parents d’élèves et les professeurs se sont insurgés contre cette situation d’inégalité entre les lecteurs du forum et les non-initiés ; les suspects ont, pour leur part, été entendus lors de gardes à vue réalisées en fin de semaine… Au final, Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, a décidé de ne pas comptabiliser le premier exercice dans la notation des copies (Voir le communiqué de presse joint).

Mais comment une telle fraude est-elle possible ? « Les sujets passent entre beaucoup de mains. Plusieurs exercices sont proposés par des professeurs agrégés, puis un ensemble d’enseignants va en sélectionner un après une phase de test ; ensuite, celui-ci part à l’imprimerie. Enfin, il est cacheté et envoyé dans chaque lycée, où le directeur en est responsable. Les paquets ne sont ouverts que deux minutes avant l’épreuve », explique Stéphane T, professeur de lycée dans l’académie de Dijon. Selon le site de l’Education nationale, toutes les personnes qui ont accès aux sujets signent une attestation de confidentialité (Lire ici). « En amont, la fuite peut donc venir d’un professeur ayant participé à l’élaboration des sujets ou de l’imprimeur, ce qui semble être le cas pour l’affaire des fuites au Bac S », remarque Stéphane T. En effet, le père du jeune homme qui aurait transmis à Chaldeen le sujet de mathématiques est employé dans une imprimerie. La brigade de répression de la délinquance contre la personne l’a interpellé lundi 27 juin 2011 vers 21 heures à son domicile, dans le Gard. Salarié d’une entreprise de maintenance travaillant pour des imprimeurs, il est aujourd’hui la « source » présumée de la fuite au bac S.

Et que risque-t-on en cas de fraude au baccalauréat ? La réponse est inscrite noir sur blanc dans la Loi du 23 décembre 1901 réprimant les fraudes dans les examens et concours publics. Selon l’article 2 de la loi, « quiconque se sera rendu coupable d’un délit de cette nature, notamment en livrant à un tiers ou en communiquant sciemment, avant l’examen ou le concours, à quelqu’une des parties intéressées, le texte ou le sujet de l’épreuve, ou bien en faisant usage de pièces fausses, telles que diplômes, certificats, extraits de naissance ou autres, ou bien en substituant une tierce personne au véritable candidat, sera condamné à un emprisonnement de trois ans et à une amende de 9 000 euros ou à l’une de ces peines seulement ». Et l’article 3 de préciser que « les mêmes peines seront prononcées contre les complices du délit »…

La triche, encore plus facile pour les profs ?

Si la législation semble claire à propos des fuites en amont de l’épreuve, il est un maillon de la chaîne qui, selon Stéphane T., échappe tout de même à la vigilance des institutions… « Aujourd’hui, nous surveillons nos propres classes et ramassons les sujets de nos élèves, avant de les garder pendant deux jours à notre domicile », explique-t-il. Et de poursuivre : « Les copies sont légèrement scellées dans un papier plastique mais il est très facile de le désceller et de le recoller après. C’est assez accessible. Donc concrètement, si je voulais avantager une élève, je pourrais relever son numéro d’anonymat sur des listes qui nous sont accessibles facilement, ouvrir le bordereau, récupérer sa copie et faire en sorte qu’elle revienne pour refaire l’épreuve ou compléter ce qu’elle veut… ».

Une situation suscitée selon lui par la disparition des centres d’examen en 2009… « Par souci d’économie, les centres d’examen n’existent plus. Avant, tous les élèves allaient dans un lycée passer leur épreuve puis nous récupérions leurs copies, mettions le tout dans un coffre fort au lycée et rien ne bougeait. Maintenant, les élèves passent systématiquement les épreuves dans leur lycée, surveillés par leur professeur ». Des consignes ne circulent-elles pas pour sécuriser le parcours de la copie ? « On ne signe aucune décharge ni document de confidentialité, seulement une attestation prouvant que nous prenons en charge les copies… », explique Stéphane T., qui s’estime également choqué de « la responsabilité qui incombe aux professeurs pendant deux jours : imaginez ce qui peut arriver à des copies pendant ce laps de temps ! ».

Pour ce professeur de lycée, « la démarche est très légère par rapport à l’importance de l’examen ». Et de conclure : « Je pense que le lycée, représenté par le proviseur, devrait récupérer les copies et les faire expédier par une société de transport au centre d’examen, par exemple. Le ministère compte sur notre impartialité, notre sérieux et notre déontologie mais ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde ! ».

Le Bac, épreuve fragile

Du côté des correcteurs, l’arbitraire est également à portée de main, comme le montre ce témoignage d’Elisabeth Schapira, enseignante en région parisienne, publié sur LeMonde.fr (Lire ici l’article). « Si Elisabeth Schapira regrette l’exploitation de la « fuite », elle regrette aussi les consignes (ndlr : données par le ministre de l’Education nationale au sujet de la correction de l’épreuve incriminée) et a choisi de désobéir. De son cartable, elle sort une enveloppe kraft et feuillette encore une fois ses copies. Au stylo rouge, d’une écriture régulière, elle a apposé une note générale, proprement, dans la petite case. Et à côté, elle a corrigé les quatre exercices. L’exercice n°1 aussi. En dépit de la consigne ministérielle de fermer les yeux dessus ; suite à sa publication sur internet la veille de l’épreuve ». Et de poursuivre : « En fait, ce qu’il l’a le plus agacée, c’est la consigne reçue oralement de mettre 1,5 point à la question 2 du second exercice, quelle que soit la réponse. « J’ai appliqué mais franchement, mettre le point à ceux qui ont faux, ou même pas répondu, c’est quand même fort ». Cette consigne, elle l’a eue au téléphone alors que les autres consignes lui avaient été délivrées par écrit lorsqu’elle a retiré son paquet de copies. « 1,5 sur 20 de gagné ainsi, ça fausse quand même la donne « , sourit la prof, ramassant son paquet de copies, un tantinet désabusée ».

Grande conséquence de ces défaillances en cascade : la remise en question de la forme que devra adopter demain le baccalauréat pour regagner en crédibilité… « Parmi les multiples appels à faire repasser l’épreuve de maths du Bac S et les recours en annulation de l’épreuve, des voix s’élèvent désormais pour demander une réforme en profondeur du baccalauréat », note TF1News.fr (Lire ici l’article). Et de préciser : « Parents d’élèves et lycéens sont en première ligne : les principales organisations jugent dans un communiqué commun que « cet incident très problématique est significatif de la nécessité désormais urgente de revoir les modalités d’organisation du baccalauréat, ainsi que de sortir du modèle d’un diplôme uniquement fondé sur l’examen terminal »… Un débat qui pourrait être tranché au cours du mois de juillet, puisque Luc Chatel a annoncé pour cette échéance des propositions visant à améliorer la sécurité autour des épreuves du baccalauréat. Au regard du développement des nouvelles technologies d’information et de communication, reste à savoir si la solution ne résiderait pas plutôt dans des épreuves acceptant le recours à internet et favorisant la réflexion plus que la « récitation » de données brutes, plutôt que dans la répression d’un phénomène informatique difficilement contrôlable…

France : Une baisse des prix à la pompe dès lundi 27 juin ?

Dans un communiqué reçu vendredi 24 juin 2011, le ministère de l’Économie informe que le ministre chargé de l’Industrie, Éric Besson, demande aux distributeurs de carburants en France de répercuter intégralement et sans délai la baisse des cours des produits pétroliers. 

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« Eric BESSON, Ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, demande aux distributeurs de carburants en France de répercuter intégralement la baisse des cours des produits pétroliers. Suite à la décision de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) de remettre sur les marchés 60 millions de barils de stocks, les cours du pétrole brut ont baissé de plus de 7 dollars en 24 heures. Cette baisse des cours du brut commence d’ores-et-déjà à se traduire sur celui des produits raffinés.

Le Ministre a demandé aux principaux distributeurs de produits pétroliers en France de répercuter sans délai cette baisse importante dans le prix des carburants à la pompe. D’ores-et-déjà, les groupes Total, Esso, Shell, ENI, Auchan, Leclerc et Les Mousquetaires se sont engagés en ce sens. La décision de l’AIE va se traduire par une mise sur le marché progressive de 2 millions de barils par jour sur une durée de 30 jours. Cette opération dans la durée doit permettre de renforcer l’approvisionnement du marché en prévision des départs en vacances de juillet et août.

Pour la France, cette opération conduit à réduire les stocks d’environ 3,2 millions de barils. Les stocks stratégiques nationaux resteront à un niveau supérieur au plancher de 90 jours fixé par l’AIE. Eric BESSON continuera de faire le point avec l’ensemble des distributeurs pétroliers pour s’assurer des mesures prises à la pompe. »

Visite guidée de l’avion du futur !

Le rêve, voir la Terre défiler sous tes pieds pendant que tu voyages en avion. Selon Airbus, ce sera bientôt possible. Le 14 juin dernier, le constructeur d’avions européen a présenté le « Concept Plane », un avion totalement futuriste prévu pour 2050.  Visite guidée de cet avion pas comme les autres !

Quelques jours avant l’ouverture du Salon de l’aéronautique (voir le mot du jour) du Bourget, à Paris, Airbus a dévoilé son « Concept Plane ». Un avion qui devrait faire sensation, car ses parois sont transparentes.

 

Visite guidée du « Concept Plane »

Fini les bagarres pour être assis à côté du hublot et voir le paysage : il te suffira de lever les yeux pour voir le ciel ou de les baisser pour voir la Terre. Les parois de cet avion du futur sont dites « intelligentes » : elles utilisent la lumière pour devenir transparentes.

Clique sur les images pour voir la vue du ciel, de nuit, à bord du « Concept Plane » :

La nuit à bord de l’avion

 

La nuit à bord de l’avion

Les sièges sont « transformables » : ils changent de forme pour s’ajuster parfaitement aux corps des passagers. Dans l’avion, il y a aussi un espace où l’on peut se relaxer et se faire masser et une salle pour travailler. Mais ce n’est pas tout ! Tu peux aussi jouer au golf ou faire du shopping… mais « virtuellement », autrement dit sur écran.

Clique sur l’image pour voir à quoi ressembleront les sièges « transformables » :

Les sièges transformables

 

Clique sur l’image pour voir le circuit de golf virtuel :

Une partie de golf virtuelle !

Encore un long chemin à parcourir

D’ici 2050, la société Airbus estime qu’elle aura les moyens nécessaires pour maîtriser de nouvelles technologies et, ainsi, construire son « Concept Plane ». Des équipes d’experts planchent sur ce projet.

En attendant, cet avion du futur nous permet de rêver un peu…

Et toi, serais-tu prêt à voyager à bord du « Concept Plane » ?

 

Le mot du jour : aéronautique

L’aéronautique est l’étude de la navigation aérienne. D’ailleurs, le mot vient du latin aer, qui signifie « air », et de nauta, qui signifie « matelot ». C’est-à-dire les « matelots des airs ». Un matelot est une personne qui fait partie de l’équipage d’un bateau. Là, on parle de « matelots des airs », car ils ne naviguent pas en mer, mais dans le ciel. L’aéronautique regroupe aussi toutes les techniques utilisées pour construire des avions. En règle générale, le terme « aéronautique » désigne souvent tout ce qui concerne le monde des avions.

France : Jusqu’où ira la dette ?…

Comment se portent la dette et le déficit public de la France ? Mal, selon la Cour des comptes. Dans son rapport annuel sur la situation des finances publiques publié mercredi 22 juin 2011 (Voir document joint), l’institution prend position en faveur d’un nouveau plan de rigueur, alors que la France a déjà un pied dans la campagne pour l’élection présidentielle et que le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux lors des départs en retraite pèse déjà lourd dans les esprits… Une situation qui confine au status quo et inquiète sur l’avenir des finances du pays.

En 2009 déjà, Philippe Séguin, président de la Cour des comptes, adressait une sévère mise en garde sur le risque « d’emballement exponentiel de la dette française » (Lire ici l’article sur Lemonde.fr). Après sa mort, son successeur Didier Migaud n’a pas changé de message et revient à la charge dans le rapport de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques, présenté mercredi 22 juin 2011… « En dépit des inflexions réalisées depuis un an, les déficits restent trop élevés et le risque existe d’un emballement de la dette publique », indique-t-il  (Lire ici l’article de Boursorama.com). Pour le président de la Cour des comptes, le verdict est clair : « Il faut des mesures supplémentaires de rigueur budgétaire ».

Il y a urgence à agir. « Car si la France ne réduit pas son déficit primaire – le solde avant paiement des intérêts de la dette -, la dette publique atteindra 110% du PIB en 2020, contre 85% cette année. La charge de la dette absorbera alors 10% des prélèvements obligatoires tels que les impôts nationaux et locaux ou encore les cotisations sociales… Dès aujourd’hui, l’endettement est si élevé qu’une hausse des taux d’intérêt – même d’un point seulement – alourdirait la charge de la dette de 2 milliards la première année et jusqu’à 14 milliards dix ans plus tard ! », relève LeFigaro.fr (Lire ici l’article).

Si le refrain de la dette et de l’envol du déficit public sont aujourd’hui bien connus, l’urgence à agir n’est pas aussi évidente. Pour LeMonde.fr, l’on peut « craindre que l’année électorale 2012 ne soit guère propice à l’ascèse budgétaire. C’est vrai des dépenses, comme en témoignent les contorsions actuelles du gouvernement en matière d’éducation : pour ne pas désespérer les élus locaux, il annonce le gel des suppressions de classes en 2012, tout en maintenant son objectif de suppressions de postes d’enseignants. C’est tout aussi vrai pour les recettes, comme en témoignent les acrobaties peu convaincantes pour faire croire que la réforme de l’impôt sur la fortune n’entraînera pas de manque à gagner pour l’Etat » (Lire ici l’article). Même constat du côté de LExpress.fr, qui considère « qu’à un an de l’élection présidentielle, le gouvernement préfère modérer ses annonces en matière de hausse des recettes fiscales. Il n’hésite pas, en outre, à créer de nouvelles niches sociales pour les salariés, telle la prime contre dividendes qui devrait coûter 395 millions d’euros à l’Etat cette année et 640 millions en 2012. Ou encore à se priver de recettes en allégeant l’impôt de solidarité sur la fortune » (Lire ici l’article).

Conclusion ? Alors que la crise grecque illustre l’issue à laquelle peut conduire un aveuglement volontaire des élus au sujet de la dette, le gouvernement français risque pourtant de ne pas ciller d’ici l’élection présidentielle de 2012, en raison des retombées certaines – et négatives – des hausses d’impôts et autres suppressions de postes auprès de la population. Pour quelles conséquences ? Réponse en 2013…

FUITE AU BAC. L’épreuve de maths ne sera pas annulée

L’un des quatre exercices  de l’épreuve de mathématiques du baccalauréat S a fuité sur Internet. Luc Chatel a annoncé que l’épreuve ne serait pas annulée et que les candidats seront notés sur les autres exercices restants.

 

165000 candidats en série S  (1329 en Côte-d’Or) bachotaient sur le sujet de  mathématiques mardi matin. Ceux qui ont passé beaucoup de temps et qui avaient réussi le premier exercice de probabilité seront déçus. Les autres pousseront un « ouf » de soulagement. Car ce premier exercice (4 points sur 20) ne comptera dans la notation. Pour quelle raison ? Une partie de l’énoncé a été dévoilé sur le forum du site jeuxvidéo.com la veille de l’épreuve. Suite à cette découverte, l’exercice a été neutralisé et le ministère de l’Education nationale a déposé une plainte. Quatre exercices composaient l’épreuve ; trois serviront à évaluer les élèves. Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, n’a pas jugé bon d’annuler la totalité de l’épreuve. Les responsables de cette fuite risquent désormais gros : trois ans de prison et 9000 euros d’amende.