Archives

Côte-d’Or : Une nouvelle prison à Chenôve en 2016 ?

Le Garde des Sceaux Michel Mercier a présenté à la presse, jeudi 05 mai 2011, son nouveau programme immobilier pénitentiaire. Alors qu’en juillet 2011, Michèle Alliot-Marie s’était attirée les foudres de la profession, son successeur a annoncé la construction de vingt-cinq établissements et de sept extensions de capacité, le maintien et la rénovation de quinze établissements supplémentaires par rapport aux annonces de juillet 2010 et la fermeture de 36 établissements. Comme prévu, la prison historique de Dijon devrait fermer ses portes pour laisser place en 2016 à un nouveau centre.

Objectif 70.000 places

Au 1er avril 2011 en France, 64.148 personnes étaient incarcérées en France selon le ministère de la Justice. Avec ce nouveau plan, 7.577 nouvelles places de prison supplémentaires devraient être créées – 13.365 créations pures et 1.039 créations par une extension de capacité moins 6.827 suppressions. Dans son communiqué de presse, le ministère précise que « l’achèvement du programme immobilier pénitentiaire  engagé en 2002 – 13.200 places – et la réforme annoncée permettront de disposer en 2018 de plus de 70.000 places de prison, contre 56.500 aujourd’hui ». De plus, la réalisation des nouveaux établissements se fera sous forme de partenariat public-privé, le coût de la construction étant estimé à  5,844 milliards d’euros !

Au sein de la Direction interrégionale des services pénitentiaires de Dijon, quatre prisons devraient fermés leurs portes : Orléans et ses 105 places, Troyes et ses 113 places, Chartres et ses 112 places et enfin Dijon. Mais ces fermetures sont accompagnées de nouvelles créations. Ainsi, à Orléans et à Troyes, respectivement 770 et 514 places seront créées tandis qu’à Dijon, 476 places devraient voir le jour en 2016 – contre 188 actuellement.

Le ministère précise même l’emplacement de cette nouvelle construction : « A la suite de recherches foncières, la ville de Dijon a identifié deux sites à Dijon en périphérie de ville : Europa sud à Chenôve et Mont-Blanc à Mirande ». L’administration privilégie aujourd’hui le site de Chenôve, « possédant d’un accès direct par 2×2 voies desservant l’Est de Dijon et proche du tribunal de grande instance et de l’hôpital. Il est correctement desservi par les transports en commun ».

Dijon : Confessions d’une actrice classée X…

Elle a tourné dans deux films X et jure qu’on ne l’y reprendra plus… Chloë*, 28 ans, vit et travaille aujourd’hui à Dijon. A l’occasion du lancement de la série télévisée « Xanadu » par Arte, consacrée à une grande famille de l’industrie du X, elle évoque pour dijOnscOpe son parcours en coulisses, ses déceptions et la bêtise des réactions suscitées par l’étiquette « d’actrice porno »…

Chloë, bonjour. Comment en êtes-vous venue au monde du X ?

« Par un concours de circonstances. Je ne suis jamais dit : « Tiens, je veux faire ça plus tard ! »… Tout a commencé par des séances photos simples, puis des clichés plus glamour, dénudée, et enfin des nus. Un été où je passais mes vacances dans le Sud avec des amis, nous avons rencontré le patron d’un mensuel libertin, Interconnexion, qui m’a proposé de participer à leur élection annuelle, Miss connexion, dont la gagnante représente le magazine pour l’année suivante. Je suis arrivée deuxième.

Un ami à moi se trouvait dans le jury comme acteur X : il est venu me voir car il tournait à ce moment-là Destination Cap d’Agde, un film-reportage dont le but était surtout de montrer des gens libertins, plus que de travailler à fond la mise en scène… Comme il savait que je n’étais pas du tout du milieu, qu’il fallait que je sois rassurée, il m’a proposé d’être sa partenaire dans le film. Donc j’ai réfléchi un peu, sachant que je le connaissais, que c’était l’été et que nous étions plus « libérés », que j’avais fait des photos avant… Finalement j’ai accepté. Je dirais que le film Destination Cap d’Agde est arrivé par hasard et, pour moi, comme les soirées imprévues, c’est toujours ce qui est le plus réussi.

Puis ce film a mené à un autre…

A l’origine, ce film était seulement une expérience parmi tant d’autres. Par la suite, le directeur du magazine Interconnexion m’a proposé un contrat en tant que présentatrice de sa chaîne libertine, ce que j’ai fait pendant trois ans à côté de mon travail. J’allais dans tous les clubs de France interviewer des stars… Là encore, j’ai pu découvrir des endroits totalement nouveaux et particuliers mais je ne voulais pas spécialement faire d’autre film. Je ne souhaitais pas en faire une carrière ni qu’on me voit comme une actrice X. J’avais donc toujours dit non aux propositions, surtout amateurs, car j’avais besoin de garder une image qui me correspondait.

Toutefois, au bout de deux années, mon patron – qui est devenu un ami – s’est mis d’accord avec Marc Dorcel (ndlr : réalisateur et producteur français de films X) pour faire un Story of…, c’est-à-dire un film centré sur une personne, qui raconte son parcours dans le X. J’ai accepté parce que c’était un Dorcel, le top du X français. J’ai imposé mes conditions à savoir que j’ai déterminé le nombre de jours de tournage et, surtout, j’ai voulu être toujours accompagnée sur le plateau. Sur ces bases, j’ai accepté.

Avec Marc Dorcel, vous avez souhaité imposer vos conditions. Quelles facettes de l’industrie du porno justifiaient cette prudence ?

C’est en tournant le Dorcel que j’ai vu ce qui ne me plaisait pas. Etre une actrice X est un métier, qui n’est pas le mien. C’est-à-dire que les filles doivent accepter beaucoup de choses que je n’accepte pas : nous sommes considérées comme des pantins que l’on pose là, qu’on maquille, qu’on coiffe, qu’on habille… On arrive à 9h du matin pour tourner finalement à 17h, on attend… Une actrice X est comme une poupée. Ça ne me va pas du tout. Il y a toujours une maquilleuse pour dégainer un pinceau de sa ceinture, qui te saute dessus. Tu embrasses quelqu’un et hop ! Elle te remaquille… Il n’y a rien de naturel ! Donc en faisant le film, j’ai su que ce premier Dorcel serait le dernier.

Mais je ne suis jamais contre une expérience : pour pouvoir dire que l’on ne veut pas, il faut essayer. Comme dans la vie, on ne dit pas « j’aime pas » sans goûter. Pour les hommes ? C’est un peu différent car c’est mécanique et souvent ils prennent quelque chose pour que ça marche… Le côté esthétique n’est pas non plus aussi appuyé qu’une femme. Aujourd’hui au moins, quand je regarde un film, je sais comment il est fait ! Pour moi c’est un plus. Mais je ne voulais pas continuer dans cette univers où tout est artificiel.

N’y-a-t-il donc aucune place pour le plaisir dans un film X ?

Non, c’est du commerce. Le sexe marchera toujours, c’est ce qui fait tourner le monde. Le fait de mettre en scène le sexe donne de l’excitation mais je ne suis pas sûre que les gens croient vraiment au plaisir. Parfois c’est un peu trop quand même, ça se voit. Et je pense surtout que les personnes qui regardent ce genre de films ne cherchent pas à savoir si l’homme est un prince charmant, s’ils sont amoureux… C’est l’acte sexuel qui fait que ça excite. Le corps d’une belle femme, la mise en scène… Pour répondre à votre question, je dirais qu’un film X est avant tout de l’excitation, plus que du plaisir. Je ne crois pas les filles qui disent qu’elle en prennent : on nous demande de simuler comme des comédiens.

Après, un film X peut être autre chose que du pur sexe. Chez Dorcel, par exemple, je trouve qu’il y a quand même une histoire. Dans les Story of… notamment, le but est vraiment de mettre le spectateur dans l’ambiance que veut créer la personne située au centre du film. Moi, en l’occurrence, je jouais quelqu’un qui ne connaissais rien, qui arrive dans un château et petit-à-petit enchaîne les découvertes… Les Dorcel ont leur propre style, leurs décors, leurs maquilleuses, leurs lieux – souvent des châteaux… C’est assez classe, ils recherchent beaucoup de luxe, mais toujours avec une histoire. Donc oui, il peut y avoir autre chose que du pur sexe dans le monde du X. Je pense d’ailleurs que les producteurs sont obligés de se démarquer aujourd’hui, avec toute l’industrie porno qui développe des films bateau, sans histoires, sans mise en scène…

Comment vit-on au quotidien l’étiquette « d’actrice porno », notamment dans une petite ville comme Dijon ?

Les conséquences du film m’ont totalement échapées. La façon dont il a été connu, vu… Je ne pensais pas qu’il prendrait cette ampleur. Si c’était à refaire, je prendrais sûrement plus de précautions après. Car mon but n’est pas de me faire connaître ! Mais vous savez, quand on tourne, on se dit : « De toute façon, qui va l’acheter ? ». En fait, on m’a expliqué que plus tu es rare, plus ton film est demandé. Et c’est ce qui s’est passé. D’abord parce que les gens me connaissaient en tant que présentatrice de la chaîne libertine et ensuite, sur Dijon, cela s’est très vite diffusé. C’est cela qui m’a échappé. Que le film soit vu dans le milieu X, peu m’importe, mais par ceux qui n’ont rien à voir là-dedans, j’ai été totalement dépassé et cela m’a porté préjudice.

De mon côté, j’ai toujours assumé cette expérience mais ce sont les personnes qui m’entourent qui n’assument pas ce que je suis. Elles n’arrivent pas à se positionner et se permettent de dire des choses sur moi alors que je le vis très bien. J’assume tout, et ça dérange. Parce que c’est tabou, peut-être aussi par jalousie de ne l’avoir pas fait… Les filles, tout de suite, ont peur que je leur saute dessus. Et parfois, certains hommes ont également peur sexuellement parce qu’ils pensent que je sais tout faire… Alors que non ! Dans un film on reçoit des ordres !

A ce sujet, je tiens surtout à préserver ma famille, qui ne le sait pas. Cela fait partie de ma vie privée, de mon équilibre personnel… Il faut donc faire attention à ce que ça ne soit pas plus diffusé que ça ne l’est – et c’est déjà trop pour moi.

Justement, quels préjugés sur les actrices et l’univers du X vous semblent injustifiés, vu des coulisses ?

Le fait d’avoir été actrice X m’a effectivement permis de voir que les acteurs étaient de vrais gens, avec de vrais problèmes et des raisons de faire ça… Après, je dirais qu’il y a beaucoup de curiosité autour de l’industrie du porno et qu’elle pousse à dire plein de choses, à se faire des idées… En ce qui me concerne, la curiosité peut aussi emmener beaucoup de jalousie. Quand on parle de moi, les gens qui n’apprécient pas vont dire : « De toute façon, c’est une actrice X… ». Est-ce que ça veut dire que je suis une fille facile ? Que je n’ai rien dans le cerveau ? Que je ne sais rien faire d’autre ? Je me défends toujours en répondant que je fais un autre travail, qui n’a rien à voir, avec un diplôme à Bac + 5. Il est là le préjugé : une actrice X, aux yeux de la majeure partie des gens, n’est rien d’autre qu’un pantin.

Vous dites que dans l’industrie de la pornographie, « les filles ne durent qu’un an »… N’y a-t-il pas de vie après le X ?

Oui, beaucoup se lancent dans le X car elles n’ont pas le choix, c’est leur gagne-pain et elles n’ont pas d’autre issue. Au début, le succès arrive tout de suite car elles sont nouvelles, font beaucoup de films… Mais à la fin, à force de voir tout le temps les mêmes, les gens se lassent et rebondissent sur d’autres nouvelles, qui commencent de plus en plus jeunes, sont étrangères… Ce sont des choses que j’ai pu remarquer en faisant des salons érotiques par la suite : on se voit, on connait les actualités, on sait qui tourne, qui ne tourne pas. J’ai une amie qui a commencé en même temps que moi et qui a continué : je me suis félicitée d’avoir arrêté car sa vie personnelle en a pâti. Elle partait tous les week-ends pendant un an, sa célébrité a grimpé en flèche et la retombée a été d’autant plus difficile.

La plupart des filles essaient de continuer tant bien que mal, font des salons, une marque de lingerie… Mais si elles n’ont pas de métier avant elles peinent à se reconvertir. De nos jours, il faut se former, faire des études, et elles n’en n’ont souvent ni les moyens ni l’envie. Car il est facile de rester dans le milieu en faisant des photos, des films amateurs, en trouvant un producteur pour partir à l’étranger… Personnellement je ne connais pas de fille qui ait trouvé un autre travail à côté. La vie, après le X, donne surtout des jeunes un peu paumés ».

*Par souci d’anonymat, l’identité a été modifiée.

 

 

Bourgogne : Vaccinez-vous, la rougeole revient en force !

Dans un communiqué reçu mardi 03 mai 2011, l’Agence régionale de santé en Bourgogne (ARS) informe que « sur les trois premiers mois de l’année, la Bourgogne compte autant de cas déclarés de rougeole que sur l’année 2010. La rougeole reste une maladie très contagieuse qui touche les enfants et les jeunes. Le seul moyen de se protéger et de protéger sa famille reste la vaccination ». 

Pour en savoir plus, lire le dossier de presse ci-dessous (en partie) et ci-joint (en entier). 

« Se vacciner pour se protéger 

La rougeole est une maladie à déclaration obligatoire. L’Agence Régionale de Santé, estime que les cas recensés sont sous-évalués. Entre 2009 et 2010, le nombre de cas de rougeole déclarés a été multiplié par 8, passant de 6 cas en 2009 à 47 cas en 2010. Pour ces 47 personnes touchées, 17 ont été hospitalisées et 7 ont développé des complications pulmonaires. 16 étaient des enfants de moins de 10 ans et 25 des jeunes de plus de 20 ans. 

Depuis le début du mois de janvier jusqu’au 25 mars 2011, 53 cas sont déjà recensés par l’ARS de Bourgogne. La couverture vaccinale est insuffisante pour maîtriser l’épidémie. Ainsi parmi les 18-30 ans, seuls 50% ont une couverture vaccinale satisfaisante (source ORS). Un vaccin efficace bien toléré et facilement accessible contre une maladie contagieuse qui touche les enfants et les jeunes adultes 

La rougeole reste une maladie très contagieuse qui peut entraîner des pneumopathies (inflammations pulmonaires), des encéphalites (inflammations au cerveau) et parfois la mort. Les personnes les plus fragiles sont les jeunes adultes de 20 ans à 30 ans et les enfants de moins d’un an, chez qui l’on observe une plus grande sévérité de la maladie et de sérieux risques d’hospitalisations.  

Seule la vaccination avec deux doses de vaccin des tout-petits et le rattrapage vaccinal selon les mêmes modalités des personnes nées depuis 1980, tels que recommandés dans le calendrier vaccinal, permettront d’interrompre l’épidémie actuelle. L’Agence Régionale de Santé recommande de faire vérifier l’état de sa vaccination par son médecin traitant.

L’essentiel : En Bourgogne en 2010 et début 2011 : 108 nouveaux cas déclarés. Parmi ceux-ci, 50% touchent les adultes de 20 ans et plus et 43% ont été hospitalisés. 5 personnes ont développé une pneumonie. »

Bourgogne : Lancement de l’opération « 8 jours pour un métier », du 05 au 13 mai

Dans un communiqué reçu le 14 avril 2011, Pôle emploi Bourgogne informe du lancement de l’opération « huit jours pour un métier en Bourgogne », qui se déroulera du 05 au 13 mai : « Tout un programme d’événementiels dédiés emploi formation alternance orientation, sur huit jours, à destination des demandeurs d’emploi mais aussi création et reprise d’entreprise pour les porteurs de projets ».

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous et consulter le programme ici

« La Région et Pôle emploi se mobilisent pour l’emploi et la formation

Le conseil régional de Bourgogne, Pôle emploi et les entreprises du territoire se mobilisent du 5 au 13 mai pour les demandeurs d’emploi.

Pendant 8 jours, des forums (Dijon, Montbard, Chalon-sur-Saône, Louhans, Mâcon, Montceau-les-Mines, Auxerre, Nevers), des jobs dating se dérouleront dans tous les bassins d’emploi de notre région. Un objectif partagé : aider les demandeurs d’emploi à retrouver un emploi en cdd, en cdi, en apprentissage et, dans une conjoncture difficile, à se qualifier dans le métier qu’ils souhaitent exercer, ou à se réorienter.

La volonté des organisateurs de ces « 8 jours », en tant qu’acteurs de l’emploi et de la formation, est également de mobiliser tous les moyens (aides à l’embauche et à la formation), pour accompagner les employeurs bourguignons dans leurs besoins en recrutements (les entreprises du territoire prévoient 33 800 recrutements, mais plus de 40 % d’entre elles devraient rencontrer des difficultés dans leurs intentions d’embauches – source : Enquête sur les besoins en main d’œuvre, avril 2011).

Le conseil régional et Pôle emploi soutiennent de même les porteurs de projet de création, de reprise ou de transmission d’entreprise.

Quelques chiffres clés : 

– 46 millions investis dans les formations (12 millions d’euros pour Pôle emploi et 34 millions d’euros pour la Région, hors prise en charge des frais de mobilité de stagiaires pour 3 millions et de rémunération des stagiaires de la formation professionnelle pour 14 millions d’euros) ;
– 25 millions d’euros dans l’accompagnement des créateurs repreneurs d’entreprise.

  • Le conseil régional accompagne les demandeurs d’emploi

Chaque année, le conseil régional accompagne 10 000 Bourguignons vers l’emploi grâce à 350 formations collectives et des aides individualisées. Il consacre 34 millions d’euros aux formations et 14 millions d’euros à la rémunération des stagiaires (*).

La compétence de la Région Bourgogne en matière de formation professionnelle continue s’est renforcée au fil des différentes lois de décentralisation. La loi de 2004 lui a confié le rôle de chef de file en la matière. Dans ce cadre, le conseil régional a choisi de mettre en place un Service public de la formation professionnelle des demandeurs d’emploi afin de se doter des moyens d’assumer pleinement ses responsabilités. Il doit aussi offrir une meilleure lisibilité de son action aux bénéficiaires potentiels et à ses partenaires, institutionnels ou privés.

Le service régional de la formation professionnelle continue des demandeurs d’emploi

Ce service a été créé pour, avant tout, assurer à tout citoyen, privé d’emploi, l’accès à un parcours de formation adapté, lui permettant d’acquérir une qualification professionnelle reconnue. Il accompagne le demandeur d’emploi tout au long de son parcours de formation en tenant compte de sa situation et ses attentes. 

Pour davantage d’efficacité, le conseil régional et Pôle emploi se sont associés pour offrir des formations communes aux demandeurs d’emploi, en fonction des réels besoins recensés sur le territoire par les branches professionnelles.

Pour les Bourguignons les plus éloignés de la qualification (et/ou de l’emploi), la Région assure une offre de service globale, de l’orientation professionnelle aux actions de préparation à la qualification et l’accompagnement en cours de formation.

Le Chéquier-formation-emploi, un accompagnement individualisé 

Au-delà des formations classiques, la Région propose également une aide individuelle avec le chéquier-formation-emploi, mis en place pour financer des parcours de formations qualifiantes (en Bourgogne ou hors Bourgogne)  répondant à un projet professionnel particulier qui n’a pas trouvé de réponse adaptée. Il permet aussi aux bénéficiaires des passeports VAE (validation des acquis de l’expérience) qui n’auraient obtenu qu’une validation partielle du diplôme visé, de financer le parcours de formation complémentaire nécessaire à la validation totale.

(*) auxquels il faut rajouter les frais de déplacement des stagiaires,  entièrement pris en charge par la Région : 3 M€. »

Bourgogne : Le festival « Faire un film en 48 heures » arrive à Dijon !

Êtes-vous passionné de cinéma ? Professionnel ou amateur, vous possédez un caméscope, un téléphone portable, une webcam ou un appareil photo ? Si vous répondez oui à une seule de ces questions, alors vous êtes prêt pour vous inscrire et participer au festival Faire un film en 48 heures, qui se tiendra à Dijon à partir du vendredi 27 mai 2011. A la clé notamment : représenter Dijon et la Bourgogne à la finale internationale de Los Angeles, aux Etats-Unis, en mars 2012…

Dijon au festival de Cannes ?

Pour sa première édition en Bourgogne, l’organisation de ce festival international a été confié à la société de production audiovisuelle Petit Studio, qui prévoit notamment plusieurs événements sur Dijon. Tout d’abord, un séminaire aura lieu samedi 21 mai 2011, à la Fnac de Dijon, sur le thème – pas si évident : « Comment réussir un film en 48 heures ? ». Vendredi 27 mai 2011, à 19h30, les participants se rencontreront à la mairie de Dijon pour un tirage au sort. Et là, le défi commencera…  »En 48 heures, ces équipes vont devoir imaginer, écrire, tourner et monter un film. Nous leurs imposons le genre du film, un personnage – soit un métier, soit un caractère -, une ligne de dialogue et un objet. Comme c’est la première fois que le festival 48 heures a lieu à Dijon, il faudra que dans le film, on identifie la ville ou la région. Il faudra qu’à un moment, on comprenne qu’on est soit à Dijon, soit en Bourgogne », explique Olivier Dussausse, manager général du Petit Studio.

Pour se qualifier, les équipes devront franchir la ligne d’arrivée au bar l’Hôtel Particulier à Dijon, dimanche 29 mai, et cela, avant 19h30. Le film qui gagnant représentera Dijon et la Bourgogne à la finale internationale qui se tiendra à Los Angeles, aux États-Unis, en mars 2012. Les dix premiers films de la finale internationale seront ensuite projetés au Short film corner et au Festival de Cannes de l’année suivante !

 »Le point fort de ce festival est le fait que tous les films seront projetés au cinéma. Nous allons organiser le 17 juin 2011, au cinéma L’Olympia de Dijon, la projection des films tournés en Bourgogne. Ce soir-là, nous remettrons les prix pour les meilleurs réalisations – meilleur film, meilleur acteur, meilleure actrice, meilleur réalisateur, meilleur image, meilleur son, meilleur montage, meilleure utilisation de la ligne de dialogues, meilleure utilisation d’objets, meilleure utilisation des personnages », explique Olivier Dussausse.

Zéro limite d’âge !

Bien évidemment, les mineurs doivent avoir l’autorisation des parents. Les inscriptions se font sur internet et les frais sont de 90 euros pour les équipes professionnelles et amateurs et de 60 euros pour les étudiants. Les films doivent durer entre 4 et 7 minutes. Les droits sont partagés à hauteur de 50% pour le festival 48 heures et 50% pour le réalisateur pendant 2 ans après lesquels l’auteur reprend tout les droits.

Olivier Dussausse met en avant les avantages du festival et donne quelques conseils aux futurs participants :  »C’est un moment fédérateur et formateur ! On doit apprendre presque deux ans d’expérience en deux jours. Il faut être efficace sinon on n’y arrive pas. C’est aussi une référence dans le métier : il faut être en même temps pragmatique et créatif et ne pas mettre la barre trop haut. »

Pour cette première année, les organisateurs prévoient entre 10 et 20 équipes participantes à Dijon. Les candidats auront la possibilités de gagner une place pour le festival Ptit clap, à Paris, ou des cadeaux tels que des appareils photos. A noter enfin que les organisateurs aideront à financer le voyage et le séjour aux États-Unis du gagnant.

Bientôt une compétition européenne ?

En 2001, aux États-Unis, Mark Ruppert, professeur de Sciences Politiques mais aussi passionné de cinéma, créé The 48 hour film project. Cette compétition a pour objectif de contribuer à l’évolution de la production et réalisation de courts-métrages, et d’encourager les réalisateurs et réalisatrices en herbe à se lancer dans l’aventure de la création d’un film. Petit à petit, le festival se développe dans diverses villes des États-Unis et commence rapidement à gagner le reste du monde : l’Australie, la Chine, l’Inde, le Vietnam, la Mongolie, l’Espagne, le Royaume Uni, la France.

En 10 ans d’existence, 150 villes ont participé au festival. Chaque année en moyenne, 90 villes font partie du projet. Les nouvelles villes inscrites cette année : Prague, Singapour, l’ensemble de l’ile de Chypre. rappelons que Paris était la première ville française à participer au festival et cela, depuis 2005. Cette année la production française est renforcée par deux nouvelles villes : Dijon et Nantes.

 »Nous envisageons un projet pour 2012-2013 : nous aimerions faire une compétition spéciale Europe du festival 48 heures. Les dirigeants américains veulent internationaliser au maximum ce festival. Mark Ruppert, le créateur du festival a exprimé son désir d’organiser parfois la finale internationale hors des États-Unis et éventuellement de faire une édition en France », a annoncé Olivier Dussausse.

Dijon : Seconde édition du salon Apprentissimo les 04 et 05 mai

Après avoir accueilli plus de 2.500 personnes autour de 56 exposants en 2010, Apprentissimo, le salon de l’apprentissage et de l’alternance organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de Côte-d’Or (CCI 21), revient au palais des congrès de Dijon mercredi 04 et jeudi 05 mai 2011. Du CAP au Bac+5, les jeunes seront accueillis par près de 70 exposants répartis sur trois villages métiers : nature et habitat ; transport et industrie ; gastronomie, vente et services, sans oublier le village conseil.

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

« Apprentissimo : 2 heures pour trouver son futur patron

Fort du succès de sa 1ère édition, qui a accueilli plus de 2 500 visiteurs et réuni 56 exposants en 2010, Apprentissimo revient au Parc des Expositions de Dijon mercredi 4 et jeudi 5 mai. Co-organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte-d’Or et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Bourgogne, Apprentissimo s’impose déjà comme le salon incontournable de l’apprentissage et de l’alternance en Bourgogne.

Les jeunes préoccupés par leur orientation, du CAP au Bac + 5, sont attendus par près de 70 exposants répartis sur 3 villages métiers : nature et habitat, transport et industrie, gastronomie, vente et services et sur le village conseil.

Cette deuxième édition sera rythmée par de nombreuses démonstrations, mais aussi des tables rondes (1h30) et des ateliers (45 mn), parmi lesquels :

  • Un métier … des métiers… ? Comment choisir ?
  • Les métiers ont-ils un sexe ?
  • L’industrie, des métiers en plein boom!

Les jobs dating, qui avaient rencontré un franc succès en permettant aux jeunes de rencontrer un chef d’entreprise pour les accueillir en apprentissage ou en alternance, sont également de retour. Deux sessions sont prévues mercredi 4 mai de 14 à 16 heures et jeudi 5 mai de 10 heures à midi. Deux heures pour trouver son futur patron ou apprenti, une opportunité sans pareil dans toute la Bourgogne !

Comme l’année dernière, sur son espace multimédia, Apprentissimo propose de découvrir plus de 1 000 métiers, ou encore d’accéder aux offres de contrat en alternance ou en apprentissage disponibles. Des ateliers techniques de recherche d’emploi seront également proposés, pour aider les jeunes dans la réalisation de CV et de lettres de motivation et dans la préparation à l’entretien d’embauche.

Mais Apprentissimo 2011, c’est également de nombreuses nouveautés : concours du meilleur dessin avec un I-Pad à gagner, présence exceptionnelle de David Derepas (Champion de France cycliste demi-fond)… et bien d’autres surprises à découvrir […] ».

  • infOs pratiques :

Salon Apprentissimo
Parc des Expositions de Dijon
Mercredi 4 mai, de 10h à 21h
Jeudi 5 mai, de 9h à 17h
Liste des exposants, inscription aux ateliers ou aux jobs dating et toutes les informations pratiques ici.

Dijon : Jusqu’à fin mai, c’est « Jours de fête » à la Fontaine d’Ouche !

Dans un communiqué reçu mardi 03 mai 2011, la Ville de Dijon annonce la manifestation « Jours de Fête », qui se déroule dans le quartier de la Fontaine d’Ouche du 02 mai au 28 mai 2011 : « La direction animation des quartiers de la ville de Dijon ainsi que plus de 70 associations, structures, institutions, artistes et compagnies se sont mobilisés pour animer le quartier Fontaine d’Ouche et présenter une programmation de qualité, éclectique et gratuite. Cet événement s’inscrit dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale. Il a pour objectif de créer un moment festif et populaire, un temps d’échange et de rencontre avec et pour les habitants, de soutenir et dynamiser la vie associative, d’accompagner et valoriser l’ensemble des pratiques culturelles, de professionnels ou d’amateurs.

Des ateliers de pratiques artistiques animés par des artistes professionnels ont été proposés en amont de l’évènement en direction des enfants des écoles, des jeunes fréquentant les structures socioculturelles et des groupes amateurs du quartier : danse, cirque, arts de la rue, percussions, batucada, slam, graff, lecture, jeux de société, arts plastiques, écriture, théâtre, maquillage, ainsi que création de masques, de costumes.  Ces ateliers donneront lieu à des productions artistiques présentées lors de la « Parade métisse ».

Pour en savoir plus, lire le dossier de presse ci-dessous (en partie) et les programmes ci-joints. 

  • « Jours de fête à Fontaine d’Ouche, c’est quoi ? 

40 Rendez-Vous

– 20 manifestations culturelles tout public : Théâtre, danse, chanson française, chant choral, cabaret, cinéma, cirque, concert, colloque 
– 4 manifestations culturelles jeune public : Exposition, conte, ciné-concert, théâtre, spectacle musical 
– 5 manifestations culturelles sous chapiteau 
– 7 expositions : Photographie, vidéo, peinture, patchwork 
– 1 Concours : Concours autour de l’écologie 
– 2 manifestations sportives : Football, escrime, handball, animations à la piscine 
– 1 temps fort – samedi 28 mai de 14h30 à 23h : une journée festive autour de 16 stands (animations sportives et culturelles, expositions), des spectacles (conte, danses antillaise et africaine), des concerts (beatbox, orchestre de cuivres, fanfare, hip-hop et sonorités électro classiques,  la « Parade métisse », un apéro-bal et repas de quartier. 

  • C’est où ? 

10 lieux investis : Bibliothèque municipale Fontaine d’Ouche / Centre social Fontaine d’Ouche / Hôtel de ville – Salon Apollon / Maison de quartier Fontaine d’Ouche / Piscine Fontaine d’Ouche / Promenade du Ruisseau / Rues du quartier /  Théâtre Fontaine d’Ouche / Terrain synthétique Fontaine d’Ouche / Chapiteau Cirq’Ônflex.  

JOURS DE FÊTE FONTAINE D’OUCHE 

Le festival Jours de fête prend ses quartiers à Fontaine d’Ouche du 2 au 28 mai. C’est plus d’une soixantaine de partenaires, d’acteurs locaux associatifs et institutionnels qui se mobilisent autour de ce temps festif et populaire qui fait la part belle aux pratiques culturelles amateurs. La ville accompagne le quartier dans cette effervescence créative depuis quelques mois déjà, par le biais d’ateliers artistiques et de résidences d’artistes. Le fruit de ces rencontres donne lieu à des productions collectives dans lesquelles chacun a apporté sa richesse et ses différences. 

La Parade Métisse dont on fête la cinquième édition cette année revêt les couleurs de l’imaginaire, intégrant à son cortège des animaux rêvés. La bête est dans la ville !. Que se cache t-il derrière cette exclamation ?… Rendez-vous est donné le samedi 28 mai à 17h. 500 participants donnent corps à cette déambulation, suite à plus de 200 heures d’ateliers. S’adaptant aux mutations du quartier, un nouveau parcours pour la Parade Métisse et un nouvel emplacement pour la Fête des associations le samedi 28 mai sont proposés : de la Place Fontaine d’Ouche en travaux, la fête se met au vert Promenade du Ruisseau au 3-5 avenue du Lac. 

L’univers du cirque vient aussi à la rencontre des habitants : un chapiteau s’installe pendant les premiers jours de mai, Promenade du Ruisseau. Jours de Fête n’est pas un festival comme les autres, il fédère des énergies issues d’horizons divers mises au service d’un projet artistique et solidaire, dont vous pouvez aussi être l’acteur ! 

François Rebsamen 

Maire de Dijon – Sénateur de la Côte-d’Or – Président du Grand Dijon »

Bourgogne : Les consommateurs scrutés à la loupe !

Les Bourguignons consomment plus de télévisions que de vêtements, se rendent principalement dans les grandes surfaces pour effectuer leurs achats et ont dépensé 8,8 milliards d’euros dans la région en 2010… Mardi 03 avril 2011, la Chambre de commerce et d’industrie régionale (CCIR) présentait les principaux résultats d’une étude macroéconomique sur les tendances et évolutions du commerce en Bourgogne. Au programme : un décryptage des habitudes de consommation des ménages et le constat d’un chiffre d’affaires en hausse malgré la crise…

  • Plus de ménages = plus de consommateurs !

Pour commencer : deux mots sur le contexte de l’étude présentée mardi 03 avril 2011 à la Chambre de commerce et d’industrie régionale de Bourgogne (CCIR). Ciblée sur l’année 2010, elle a été menée alors que le nombre de ménages a considérablement augmenté dans la région, pour passer de 671.210 en 1999 à 743.201 en 2010, soit 11% d’augmentation. Cette évolution du nombre de foyers de consommation peut être nuancée par des disparités observées entre les territoires, puisque Dijon connaît une hausse de 13% tandis que la Nièvre plafonne à 6%.

Sur l’étude en elle-même, notons qu’elle a été menée par téléphone auprès d’un échantillon de 6.255 ménages, interrogés sur le lieu de leur dernier achat et questionnés sur leurs habitudes de consommation concernant neuf produits alimentaires, 29 produits non-alimentaires – vêtements, mobilier, électro-ménager – et un service : la coiffure.

  • La Bourgogne, marché de 8,8 milliards d’euros

Les ménages bourguignons consomment moins que la moyenne nationale l Les ménages bourguignons enregistrent un indice de consommation (93) inférieur à la moyenne nationale (100). « Cela ne veut pas dire qu’ils sont plus pauvres ! C’est seulement que leur structure sociologique – taille, âge du chef de famille, revenus – induit qu’ils consomment moins, en volume, qu’un ménage moyen français », remarque la CCIR. Et de préciser : « La disparité géographique est forte : on part de la Nièvre à 88 pour aller, sur la circonscription de Dijon, à 96 – cette dernière se rapprochant ainsi de la moyenne nationale ».

Sur les produits alimentaires, les ménages bourguignons consomment de manière relativement normative par rapport au reste de la France, puisque la consommation atteint un indice de 97 sur 100. « Par contre, la sociologie des ménages bourguignons détermine une consommation beaucoup moins élevée au sujet des produits non-alimentaires, puisqu’elle enregistre un indice de 90 sur 100 », note la CCIR. Aujourd’hui, la consommation non-alimentaire est tirée par le primo-équipement des jeunes ménages et les achats technologiques. « Lorsque l’on est dans des profils de ménages plutôt âgés, comme c’est le cas dans de nombreux territoires en Bourgogne, ces consommations sont moins marquées, ce qui se ressent sur la moyenne globale », souligne la CCIR.

Dijon et la Saône-et-Loire en tête l En 2010, l’ensemble des ménages de la région a dépensé 8,8 milliards d’euros, ce qui donne un ordre de grandeur pour caractériser le marché régional. « Ce marché est presque calqué sur les bassins de population », commente la CCIR. Ainsi, la circonscription de Dijon enregistre des consommations plafonnant à 2,4 milliards d’euros (27% de la consommation régionale) et le département de Saône-et-Loire 2,9 milliards d’euros (34%).

Consommation en hausse depuis 2005 l A l’échelle de la Bourgogne, la consommation a augmenté de 12% entre 2005 et 2010. « Deux facteurs impactent cette évolution de la consommation. En premier lieu : l’augmentation du nombre de ménages, qui pèse pour près de 5% dans cette hausse », explique la CCIR. Et de continuer : « D’autre part, la consommation des ménages – au sens classique – pèse environ 7% dans cette augmentation. En clair : l’évolution du marché en Bourgogne suit la tendance démographique et n’est pas active à cause de la sociologie des ménages ». La plus forte évolution de marché concerne le secteur de l’équipement de la maison, fortement tiré par les effets de la décohabitation : « Quand un ménage se sépare, il va se rééquiper, même si ce rééquipement se fait dans des niveaux d’achats inférieurs », note la CCIR. Sans surprise, les achats technologiques sont également en forte hausse selon la CCIR, qui n’a pas dévoilé de chiffre à ce sujet.

  • Une grande surface sinon rien !

Les supermarchés ont la cote l Quel circuit de distribution capte principalement la consommation des ménages ? « Les grandes surfaces. A ce sujet, les ménages bourguignons ont même un poids de dépenses supérieur de six points à la moyenne nationale », remarque la CCIR. Et de continuer : « Plus précisément, cette consommation n’est pas forcément la plus élevée dans les hypermarchés (30% de la consommation) dans la mesure où la Bourgogne compte assez peu de densité commerciale dans ce domaine ». Par contre, la densité est plus forte en supermarchés et en hard discount, qui recueillent 22% de la consommation et, surtout, le poids des circuits de grandes surfaces spécialisées – Leroy Merlin, Decathlon, Ikéa – est significativement plus élevé en Bourgogne avec de forts effets de concentration, notamment dans l’agglomération dijonnaise – 22% de la consommation contre 16% en France.

Le petit commerce chute encore l « En France, sur la période 2005-2010, nous avons vécu un ralentissement de l’impact des grandes surfaces sur le commerce traditionnel mais en Bourgogne, cette tendance n’a pas été très ressentie », constate la CCIR. Au contraire, la situation de déséquilibre s’est encore aggravée puisque sur cette période, on constate un nouveau transfert de parts de marché : les grandes surfaces gagnent encore quatre points et les commerces de moins de 300m² en perdent trois en 2010.

Proximité et gain de temps : les nouveaux mots-d’ordre du consommateur bourguignon l La première tendance comportementale observée par la CCIR, qui rejoint des considérations nationales, est celle d’un retour à une plus grande proximité et davantage de simplicité dans les achats de base. « Les consommateurs veulent retrouver un rapport rationnel au lieu de consommation pour les achats du quotidien, sans valeur ajoutée, pour lesquels on a besoin d’une réponse immédiate et de proximité », commente la CCIR. Aujourd’hui, cette réponse se retrouve notamment dans les grands centres urbains avec des enseignes telles que Carrefour City, Inter express, mais rappelle surtout l’importance des halles et marchés, qui permettent d’apporter des réponses de proximité.

Deuxième tendance : le gain de temps. « Aujourd’hui, si l’on n’a pas besoin de choix ou de plaisir pour un achat banalisé, le consommateur ne veut plus subir les courses comme dévoreuses de temps. D’ailleurs, le rapport au temps s’élargit considérablement par la vente en ligne, y compris sur les produits alimentaires. On constate également la montée en puissance du drive-in, qui est en train de se développer en France, notamment sur les grands axes : les gens font leurs courses sur internet à la pause-déjeuner et les récupèrent en rentrant chez eux le soir », constate la CCIR. La consommation au meilleur prix par le discount, les produits démarkettés ou encore la location de produits, tout comme la « consommation responsable » privilégiant les circuits courts, les Amap ou le commerce éthique, entrent également en jeu aujourd’hui chez les consommateurs bourguignons…

  • Conclusion…

Mettez dans un grand bocal l’augmentation de 11% du nombre de ménages dans la région, la hausse de consommation de 12% et les nouvelles formes d’achat en développement, et vous obtiendrez un chiffre d’affaires de 8,3 milliards d’euros pour la Bourgogne en 2010 ! 

Dijon : Tous unis (ou presque) pour défendre la liberté de la presse

A l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, une trentaine d’éditeurs de presse et journalistes bourguignons se sont réunis mardi 03 mai 2011 au square Darcy, devant l’arbre de la liberté de la presse planté symboliquement voilà quelques années. Ils ont posé tous ensemble derrière deux banderoles : l’une soutenant Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, nos confrères de France 3 National retenus en otage en Afghanistan depuis 490 jours (à la date du 03 mai 2011) ; l’autre arborant le slogan « Touche pas à mon info », militant en faveur d’une information libre et indépendante. Ils ont également annoncé la création prochaine d’un conseil de surveillance de la presse en Bourgogne, destiné à recenser et dévoiler « les agressions des prédateurs de la liberté de la presse »…

L’union ferait-elle la force ?…

Organisée à l’initiative de Reporters sans frontières (RSF) – représenté par Thomas Barbier, directeur de la Gazette de Cote-d’Or -, de la fédération des magazines « Régionaux Indépendants » – via Dominique Bruillot, directeur de Bourgogne Magazine -, et du Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil) – représenté par Sabine Torres, directrice de dijOnscOpe -, cette manifestation a tenté de dénoncer le climat de tensions malsaines entourant l’exercice de la profession, la situation des journalistes dans le monde étant particulièrement inquiétante, celle des Bourguignons n’étant guère reluisante.

En effet, comme le souligne Thomas Barbier, représentant de RSF, depuis quelques temps déjà, l’association « reçoit de multiples plaintes et informations relatives à la liberté d’informer en Bourgogne, et plus particulièrement à Dijon. Pressions diverses sur les journalistes, les rédactions et patrons de presse, menaces, chantages publicitaires, malversations et bien d’autres ». Une situation « intolérable et inacceptable dans un pays démocratique », « des pratiques malhonnêtes et d’un autre âge », même si elles n’ont aucune commune mesure avec les exactions commises contre nombre de nos confrère ailleurs dans le monde.

Au-delà de ces problématiques purement locales et régionales, les organisateurs de l’évènement ont fait un point sur la situation de la liberté de la presse au niveau international. Rappelons que selon les chiffres officiels, 151 journalistes sont emprisonnés à travers le monde, sans compter les 128 contributeurs à l’info appelés « net-citoyens ». RSF de rappeler que 57  journalistes ont été tués en 2010 dans l’exercice de leur droit d’informer. Toujours selon RSF, « plusieurs pays ouvertement en guerre, théâtres d’un conflit larvé ou d’une guerre civile (Afghanistan, Pakistan, Somalie, Mexique) voient des situations de chaos se pérenniser, s’ancrer une culture de la violence et de l’impunité où la presse est une cible privilégiée ».

Inquiétude en Bourgogne…

Dans son édition du mardi 03 mai 2011, France 3 Bourgogne rappelle qu’en France aussi, « gardes à vue de journalistes, perquisitions ou cambriolages dans les rédactions et autres écoutes téléphoniques ont fait dégringoler notre pays à la 44ème place au classement mondial établi par Reporters sans frontières » (Lire l’article ici).

De fait, les éditeurs de presse et journalistes en présence ont partagé leurs inquiétudes grandissantes concernant l’exercice quotidien de leur métier en Bourgogne, inquiétudes recensées par les organisateurs :

– Pressions auprès des responsables de médias afin qu’ils licencient ou tempèrent leurs journalistes.
– Menaces et retrait de marché publicitaire.
– Pressions sur des annonceurs afin qu’ils ne communiquent pas dans certains médias.
– Huissier demandant le retrait d’informations sur le site Internet d’une radio.
– Pressions sur des journalistes afin qu’ils dévoilent leurs sources.
– Cambriolage d’une rédaction avec vol d’outils informatiques.
– Pressions sur des points de ventes afin qu’ils arrêtent la diffusion d’un média local.

Et tous de dénoncer ces véritables attaques à liberté de la presse et à la liberté d’expression, qu’ils ne supportent plus.

Création d’un conseil de surveillance de la presse régional

Puisque « la liberté de la presse ne doit souffrir d’aucun compromis », RSF, le Spiil et les Régionaux Indépendants ont proposé à l’ensemble des éditeurs et journalistes de la région de se mobiliser autour d’un conseil de surveillance de la presse en Bourgogne, où un représentant de chaque média pourra être représenté. « Toutes les agressions des prédateurs de la liberté de la presse seront recensées et dévoilées en octobre et en mai de chaque année à travers une conférence de presse ». La première réunion de ce conseil est prévue en mai ; tous les confrères locaux et régionaux seront conviés à intégrer cette instance de contrôle des pressions exercées sur les médias, mais aussi de régulation des pratiques internes à la profession.

A noter enfin qu’une demande officielle a été faite à la mairie de Dijon afin que la banderole « Touche pas à mon info » puisse être affichée sur les grilles de l’hôtel de ville, place de la Libération, durant quelques jours. Réponse officielle : « Nous sommes d’accord sur le principe, à condition que les autres institutions comme le conseil général de Côte-d’Or, le conseil régional de Bourgogne et la préfecture de Bourgogne arborent la même bannière au même moment ».

En attendant que tous les violons protocolaires veuillent bien s’accorder, la banderole est donc remisée au placard…

Côte-d’Or : Situation des aides sociales dans le département

Près de 3,3 millions de personnes touchaient en 2009 une aide sociale de leur département d’appartenance selon une étude publié par l’Institut national des études économiques et statistiques (Insee), vendredi 29 avril 2010. Parmi eux, 2,7 millions en reçoivent une au titre de l’aide sociale à l’insertion et aux personnes âgées, un chiffre en forte augmentation mais qui touche assez inégalement les départements. La Côte-d’Or elle, figure globalement dans la moyenne…

2,6% de la population touche le RSA

Dans son étude, l’Insee relève que l’attribution du revenu de solidarité active (RSA socle) est plus fréquente là où les taux de pauvreté sont les plus élevés. Le lien entre la pauvreté des personnes âgées et les prestations qui leur sont destinées est très fort. Avec les lois de décentralisation, les départements sont devenus d’importants maillons dans le processus d’action sociale : en 2000, ces prestations représentaient ainsi le quart des dépenses nettes de l’action sociale des départements contre la moitié en 2008. Et, si le RSA est lié aux situations de pauvreté et de précarité, les personnes disposant de faibles ressources sont également sur-représentées parmi les bénéficiaires d’aides aux personnes âgées.

Toujours selon l’Insee, la Côte-d’Or figure au 17ème rang des départements en matière de RSA socle (2,6% de la population) et RSA total (3,9% de la population) alors que la moyenne nationale s’établit respectivement à 4,3 et 5,8%. La différence entre ces deux allocations réside dans le fait que si les ressources initiales du foyer sont inférieures au montant forfaitaire, la différence constitue le RSA socle tandis que le complément de revenu d’activité éventuel, égal à 62% des revenus d’activité, constitue le RSA activité.

Les jeunes et les femmes seules, principales victimes de la pauvreté

Par ailleurs, en étudiant la structure de la population vivant en-dessous du seuil de pauvreté à 60% – c’est-à-dire avec environ 880 euros par mois -, un chiffre retient l’attention : celui de la 93ème position occupée par la Côte-d’Or dans la catégorie des 20-24 ans, cette dernière représentant 9,6% de la population vivant sous le seuil de pauvreté. La part des 25-29 ans est elle aussi de 6,3%, classant la Côte-d’Or à la 83ème position. Les jeunes seraient donc sur-représentés, tout comme les femmes seules, qui représentent près de 14,7% de cette population, plaçant le département au 73ème rang. Il est également 70ème pour la part des hommes seuls dans la structure de la population vivant sous le seuil de pauvreté (10,5%). A l’échelle de la Bourgogne, 12% de la population vit en dessous de cette limite (Lire notre article ici).

Du côté des personnes âgées, 20,3% des Côte-d’oriens de plus de 75 ans bénéficiaient de l’aide personnalisée d’autonomie (APA) en 2008 : 11,1% à domicile et 9,3% en établissement contre respectivement 12,5 et 7,9% pour la France. En outre, en 2009, 2,2% de la population du département de 20 à 65 ans bénéficiait de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH), une aide qui s’adresse aux personnes handicapées ne pouvant prétendre ni à un avantage vieillesse ni à une rente d’accident du travail. Enfin, 0,3% de la population touche une prestation de compensation (PCH), une aide personnalisée visant à financer les besoins de compensation des personnes au regard de leur projet de vie.