Dans un communiqué reçu jeudi 10 mars 2011, la Maison de l’emploi et de la formation (MDEF) du bassin dijonnais informe avoir « inauguré » ce même jour un point relais situé dans le quartier des Grésilles à Dijon. À cette occasion ont été présentées les grandes lignes du plan d’action 2011-2014 répondant au nouveau cahier des charges des Maisons de l’emploi : « La Maison de l’emploi et de la formation poursuit son action engagée depuis quatre ans mais avec des nouvelles missions (elle n’a plus le droit de faire du placement et de l’accompagnement de demandeurs d’emploi, missions désormais réservées à Pôle emploi) et avec des financements de l’Etat en forte réduction qui l’a obligée à réduire ses effectifs ».
Cliquer ici pour connaître le détail des nouvelles missions de la MDEF et lire ci-desous le discours de Michel Bachelard, président de la Maison de l’emploi et de la formation.
« Point relais MDEF des Grésilles
Au nom du Conseil d’administration de la Maison de l’emploi et de la formation du bassin dijonnais, je suis heureux de vous accueillir dans ce Point Relais dont nous avons repris possession au tout début de l’année. Après avoir été hébergés pendant plus d’un an dans un appartement de la place Galilée, suite à l’incendie de l’automne 2009, nous voilà à nouveau dans ces locaux plus spacieux et très bien rénovés par la ville de Dijon, où nous pouvons accueillir les candidats à l’emploi ou à la formation, les créateurs ou repreneurs d’entreprise et toutes les personnes en quête de renseignements sur le monde du travail. Une configuration nouvelle pour ce Point Relais puisque, depuis le 1er janvier, nos missions ont évolué. Je tiens à rappeler que La Maison de l’Emploi et de la Formation du Bassin Dijonnais est née en 2006 de la volonté de la collectivité territoriale porteuse (le Grand Dijon) de créer, avec les membres fondateurs obligatoires (qui étaient à l’époque l’Etat, l’ANPE et l’Assédic) et les autres collectivités impliquées, un outil fédérateur, pour réunir en un lieu unique tous les acteurs de l’emploi et de la formation. L’objectif étant de renforcer ou de développer une offre de service de proximité aux populations.
C’est ainsi qu’avec l’implication et l’appui des élus locaux, un réseau de 15 points relais et de proximité couvrant tous les territoires, urbains et ruraux, du Bassin dijonnais, a été créé. Il s’agissait donc d’assurer une complémentarité et une coordination entre les actions menées par les collectivités locales et celles conduites par le service public de l’emploi. En 2010, la MDEF a tenu compte du nouveau cahier des charges national pour construire son nouveau plan d’actions et ajuster ses moyens financiers. En effet, les Maisons de l’emploi n’assurent plus directement l’accompagnement et le placement des demandeurs d’emploi, hormis pour ceux qui relèvent du Plan local pour l’insertion et l’emploi de l’agglomération dijonnaise, puisque ce dispositif a été intégré à la MDEF dès sa création. Deux référentes du PLIE, Monia TSRI et Dominique MARGUILLER reçoivent ici les personnes éloignées de l’emploi qui sont orientées vers nous par les prescripteurs, notamment par Pôle emploi et le Conseil Général. L’accompagnement et le suivi des jeunes restent assurés dans ces locaux par la Mission locale, qui est notre partenaire depuis le début. Jennyfer Barthélémy et Thomas Brigatti sont présents en permanence ici pour les jeunes de 16 à 26 ans.
Pour les autres usagers, nous assurons un accueil de premier niveau avant de les orienter vers le partenaire le mieux adapté à leur problématique ou à leurs projets. Le conseil d’administration a souhaité maintenir cette présence de proximité à Dijon, comme dans les autres points relais du Bassin dijonnais, en secteur urbain comme en zone rurale, grâce à l’engagement réitéré des collectivités locales. La situation actuelle observée sur le bassin dijonnais témoigne de la pertinence du maintien de l’activité des points relais et de proximité, afin de conforter la position de la MDEF comme outil territorialisé intégré, animant et coordonnant une offre de services partenariale. Nous remercions d’ailleurs l’ensemble des partenaires ici présents : Pôle emploi et la Mission Locale notamment, avec qui nous avons collaboré activement, pour articuler nos offres de services et répondre ainsi aux besoins de la population du territoire.
Je disais il y a un instant que nos moyens avaient évolué aussi, peut-être pas dans le sens souhaité. L’Etat, qui est notre principal financeur, a revu à la baisse le financement des Maisons de l’emploi dans une logique de projet. Ne faisant plus de placement, nous avons donc dû réduire nos effectifs et nous restructurer. Nos conseillères nous ont quitté ; certaines ont été reprises chez nos partenaires, d’autres sont en reclassement professionnel. Nous avons dû également alléger notre équipe d’encadrement. Nous avons aussi réduit nos frais de fonctionnement en faisant par exemple des économies sur le loyer de notre siège, boulevard des Gorgets, où nous avons déménagé dans les locaux de la Mission locale, plus étroits que ceux occupés précédemment. Une partie de notre équipe a également déménagé pour s’installer ici. C’est le cas de Virginie Bettelli, qui coordonne nos cinq Points Relais du Grand Dijon implantés à Quetigny, Talant, Chenôve, Longvic et bien sûr ici aux Grésilles.
Nous avons également ici la chance d’accueillir les chargées de mission pour les clauses d’insertion dans les marchés publics, Isabelle Guillot et Solène Miller, qui sont installées à l’étage. Nous avons également notre chargée d’accueil, Rachida MOUTIA, arrivée ici récemment et qui assure la fonction d’accueil, d’information et d’orientation. Cette fonction est essentielle et vient en appui des services de Pôle emploi. Nous bénéficions également des services de nos chargées de développement TPE-PME. Carole BOURBASQUET intervient par exemple sur les opérations de recrutement en nombre ou les cafés de l’emploi. Audrey PIFFAUT intervient auprès des porteurs de projet de création d’entreprise dans une logique d’amorçage et les oriente ensuite vers les partenaires adéquats.
Je disais tout à l’heure que les missions des Maison de l’emploi ont été redéfinies par un arrêté du secrétaire d’Etat de décembre 2009. Sans vous noyer dans les détails, disons qu’elles sont regroupées dans quatre axes :
– Développer une stratégie territoriale partagée
– Participer à l’anticipation des mutations économiques
– Contribuer au développement de l’emploi local
– Réduire les freins culturels et sociaux à l’emploi
Avec cette volonté du Gouvernement que nous ne soyons plus dans le « faire », mais dans le « faire faire ». Bref, que la Maison de l’emploi joue davantage un rôle de coordination des acteurs de l’emploi, de la formation, de l’insertion, de l’économie. Sous l’impulsion de sa directrice, Bénédicte Delneste, l’équipe de la Maison de l’emploi a donc bâti son plan d’action pour les quatre années à venir. Un peu plus de trente actions, très concrètes, ont ainsi été proposées, affinées avec nos partenaires, avec la DIRECCTE, avec Pôle emploi. Elles ont été validées par le Conseil régional de l’emploi qui a pu ainsi décider du financement que l’Etat apporterait, pas tant au fonctionnement de la Maison de l’emploi qu’à la mise en œuvre de ces actions.
Un exemple, parmi d’autres. Puisque nous sommes dans le quartier des Grésilles qui fait partie des zones « Politique de la ville ». Nous avons engagé la réflexion avec des partenaires comme l’Université, l’APEC, l’AFIJ et Pôle emploi pour aider les jeunes diplômés de ces quartiers à démarrer dans la vie professionnelle. Leur origine sociale, leur lieu d’habitation et même, n’ayons pas peur de le dire, leur patronyme sont des freins à l’emploi. Ils ne bénéficient pas des mêmes possibilités, des mêmes réseaux que leurs collègues d’études qui résident dans d’autres secteurs de la ville. Ensemble, avec les partenaires qui nous suivent dans cette action, nous allons les aider à pousser les portes des entreprises. Puisque le plus difficile pour eux, c’est justement de décrocher ce premier rendez-vous qui leur permettra de valoriser leurs compétences.
Nous travaillons également avec le PLIE, Pôle emploi, la Mission locale, le Grand Dijon, la politique de la ville, le Conseil Général et l’État sur la mise en place d’une plate-forme d’accès dynamique à l’emploi qui devrait concerner 250 personnes éloignées du monde du travail et qui souhaitent un retour rapide à l’emploi. Cela se traduira par un suivi individuel, coordonnant et ajustant différentes démarches en formation ou en atelier, mettant en œuvre une entreprise fictive pour résoudre les difficultés liées à la mauvaise représentation de l’entreprise, de ses normes, de ses règles, utilisant des immersions en entreprise ou recourant à l’intérim, pour aboutir à des sorties positives vers diverses solutions : l’économie marchande, bien entendu, mais aussi l’accès aux postes des clauses d’insertion ou des entreprises d’insertion.
Je me limiterai là pour les exemples. Beaucoup d’entre vous, déjà partenaires de la Maison de l’emploi, en connaissent d’autres. Toutes ces actions découlent du premier axe de nos missions : Développer une stratégie territoriale partagée. L’observatoire de la Maison de l’emploi du Bassin dijonnais a forgé sa notoriété pendant les quatre premières années de son existence. Avec vous, partenaires de l’emploi, de la formation et de l’insertion, avec vous représentants des collectivités locales et de leurs services emploi, avec vous représentants du monde économique, nous avons partagé depuis 2007 nos observations, nos analyses. Ensemble, nous avons pu définir une stratégie adaptée à chaque territoire. Il n’y a plus qu’à… Comme nous l’indiquions dans notre message de vœux : 2007, 2008, 2009, 2010… le temps file…et il reste tant à faire. Et c’est ensemble que nous le ferons. Je vous remercie de votre attention. »