La course aux élections cantonales de mars 2011 arrive dans sa dernière ligne droite ! Pour le quinzième débat d’idées précédant cette échéance politique, dijOnscOpe porte son regard sur le canton de Montigny-sur-Aube, où les candidats en lice – Annick Boursot (Front national), Philippe Chardon (Initiatives Côte-d’Or), Céline-Sandra Guy (A Gauche vraiment), Georges Morin (Divers droite) et Nadia Richez (Parti socialiste) – se sont prêtés au jeu des questions-réponses…
- Portrait-robot du canton
Le canton de Montigny-sur-Aube compte 2.306 habitants pour une superficie de 353,83 km² selon l’Insee. Les seize communes qui le composent sont Autricourt, Belan-sur-Ource, Bissey-la-Côte, Boudreville, Brion-sur-Ource, La Chaume, Courban, Gevrolles, Les Goulles, Grancey-sur-Ource, Lignerolles, Louesme, Montigny-sur-Aube, Riel-les-Eaux, Thoires et Veuxhaulles-sur-Aube. Il compte 8,7% de chômeurs contre 8,8% en Côte-d’Or et 34,9% de retraités contre 21,1% en Côte-d’Or.
- Cinq candidats
– Front national : Annick Boursot. La candidate ne souhaite pas répondre aux questions des journalistes.
– Sans étiquette (Liste Initiatives Côte-d’Or) : Philippe Chardon, 56 ans, enseignant en EPS et maire de Montigny-sur-Aube. Réponses non parvenues.
– Solidarités 21 (Liste A Gauche vraiment) : Céline-Sandra Guy, 37 ans, conseillère juridique.
– Divers droite : Georges Morin. Candidat injoignable.
– Parti socialiste (Liste Forces de progrès) : Nadia Richez, adjointe au maire de Boudreville. Réponses non parvenues.
→ Le conseiller général actuel du canton est Philippe Chardon, 56 ans, enseignant en EPS et maire de Montigny-sur-Aube.
- Le canton en cinq questions…
1 – En quoi la création d’un futur Parc national Champagne – Bourgogne, au cœur d’un canton tourné vers la filière bois, est-elle une aubaine pour son dynamisme économique ? Existe-t-il un risque que ce projet entre en concurrence avec le pôle d’excellence rurale de la Roche-en-Brenil (Parc naturel du Morvan) en terme de subventions, d’image, de survie économique ?
– Annick Boursot (FN) : La candidate ne souhaite pas répondre aux questions des journalistes.
– Philippe Chardon (Initatives Côte-d’Or) : Réponses non parvenues.
– Céline-Sandra Guy (Front de gauche) : « Soyons sérieux ! La création du Parc national Champagne – Bourgogne contribuera sans doute à préserver la biodiversité et à aménager le territoire au moins en termes de conservation des paysages. Il ne serait pas raisonnable en revanche d’en attendre une solution « miracle » aux problèmes de la filière bois. La concurrence entre territoires, avec le pôle de la Roche-en-Brenil n’est pas vraiment à l’ordre du jour. Ce qui l’est davantage et à l’échelle de la Région, c’est la création d’une filière de la construction écologique – intégrant l’apport du bois – combinant préoccupations environnementales et industrialisation du territoire où nous aurions sans doute les moyens de faire la course en tête. Le dynamisme économique est à ce prix, celui de l’audace et de l’ambition qui font tant défaut à la majorité de droite sortante de M Sauvadet ».
– Georges Morin (Divers droite) : Candidat injoignable.
– Nadia Richez (Forces de progrès) : Réponses non parvenues.
2 – 34,9% de retraités peuplaient le canton de Montigny-sur-Aube en 2007 selon l’Insee. La réforme de la dépendance étant le grand chantier social de 2011 : quel projet porterez-vous à l’échelle du canton comme celle du département ?
– Annick Boursot (FN) : La candidate ne souhaite pas répondre aux questions des journalistes.
– Philippe Chardon (Initatives Côte-d’Or) : Réponses non parvenues.
– Céline-Sandra Guy (Front de gauche) : « C’est clair, nous nous opposerons à la privatisation dudit cinquième risque, celui de la perte d’autonomie – qui nous concerne tous – avec autant de force que nous l’avons fait pour défendre la retraite à soixante ans. Car c’est le droit à l’accès le plus longtemps possible à l’autonomie qui est en cause. Privatiser cette dimension sociale de l’espérance de vie reviendrait à créer un système à deux vitesses avec d’un côté la masse des assurés sociaux réduits à la dépendance du pauvre et de l’autre les plus aisés seuls bénéficiaires de services de qualité payés au prix fort. Cette perspective ouverte par le gouvernement n’a aucune justification sociale, ni même la moindre raison d’être au plan économique. Elle coûterait au final plus cher et bafouerait l’égalité au profit d’une poignée de grands intérêts privés dont ceux d’un frère de l’actuel président de la République. Nous ne voulons pas de la privatisation de la protection sociale, même partielle ».
– Georges Morin (Divers droite) : Réponses non parvenues.
– Nadia Richez (Forces de progrès) : Réponses non parvenues.
3 – A l’heure où le projet de loi pour un bouclier rural – garantissant un “minimum vital” en terme de service public – suit son chemin : l’action du conseil général doit-elle s’orienter davantage vers les campagnes ? Quelle politique penser pour les services publics en milieu rural ?
– Annick Boursot (FN) : La candidate ne souhaite pas répondre aux questions des journalistes.
– Philippe Chardon (Initatives Côte-d’Or) : Réponses non parvenues.
– Céline-Sandra Guy (Front de gauche) : « Le principe c’est l’accès de tous à des services publics de qualité où que l’on réside, en milieu urbain ou à la campagne. En zone rurale, des solutions existent pour regrouper, par exemple, en un guichet unique les services publics avec des personnels formés à cet effet. Ces bureaux de services publics à raison d’au moins un par communauté de communes pourraient être complétés par des tournées d’agents spécialisés comme celle, à titre d’exemple, du contrôleur des impôts pour aider les contribuables à remplir leur déclaration fiscale une fois par an. La droite leur préfère, au prétexte d’économies à courte vue, une désertification qui a coût social particulièrement lourd. La gauche installée, majoritaire dans les départements, évoque souvent le sujet, mais n’agit guère. Faudra-t-il une loi après 2012 ? Peut-être… Sans que ce soit en attendant un alibi pour ne rien faire et remettre à plus tard les mesures pratiques car l’urgence sociale ne peut plus attendre ».
– Georges Morin (Divers droite) : Candidat injoignable.
– Nadia Richez (Forces de progrès) : Réponses non parvenues.
4 – Le canton a connu une baisse démographique de 164 habitants de 1999 à 2007 : comment rendre son territoire de nouveau attractif ?
– Annick Boursot (FN) : La candidate ne souhaite pas répondre aux questions des journalistes.
– Philippe Chardon (Initatives Côte-d’Or) : Réponses non parvenues.
– Céline-Sandra Guy (Front de gauche) : « Ce canton est en déclin avec une démographie défaillante, un vieillissement marqué et un appauvrissement continuel de ses habitants. M. Chardon ne peut donc s’exonérer de ses responsabilités dans cette situation critique qui frappe, il est vrai, de manière inégale les seize communes concernées. Il faut faciliter l’installation de nouveaux habitants car c’est bien de cela qu’il s’agit quand on parle ici d’attractivité. Plusieurs actions doivent y contribuer. La rénovation de logements laissés à l’abandon permettrait par exemple d’offrir un toit à des familles qui ne trouvent plus à se loger en ville et constituerait pour elles une seconde chance. Il en va de même de la création d’emplois liés à la relance d’un tourisme vert qui n’attend qu’un coup de pouce pour repartir. C’est un ensemble de mesures de ce genre, d’un coût au demeurant raisonnable, qui permettront d’inventer un autre avenir que celui du déclin programmé par l’inaction de M. Chardon ».
– Georges Morin (Divers droite) : Candidat injoignable.
– Nadia Richez (Forces de progrès) : Réponses non parvenues.
5 – Pouvez-vous évoquer un projet qui vous tient à cœur ?
– Annick Boursot (FN) : La candidate ne souhaite pas répondre aux questions des journalistes.
– Philippe Chardon (Initatives Côte-d’Or) : Réponses non parvenues.
– Céline-Sandra Guy (Front de gauche) : « S’il faut choisir, je prends celui d’une égalité réelle des chances par l’éducation qui concerne les jeunes du canton, en particulier ceux qui fréquentent les établissements d’enseignement professionnel. Je souhaite que les suppressions de postes, les coupes claires dans les budgets laissent la place à une politique plus équilibrée qui ne se traduirait plus par une inégalité criante selon que vous fréquentez le lycée de Châtillon, parent pauvre, ou un grand établissement dijonnais. La situation qui prévaut aujourd’hui et dont la droite est responsable équivaut pour s’en sortir à une « obligation d’expatriation » vers Dijon, souvent sans retour et qui explique en partie la perte d’habitants. Je manifesterai d’ailleurs avec les enseignants, les parents d’élèves et mes colistiers d’À gauche vraiment pour sauver l’école qui appelle « au secours » le 19 mars à Dijon ».
– Georges Morin (Divers droite) : Candidat injoignable.
– Nadia Richez (Forces de progrès) : Réponses non parvenues.