Le canton de Dijon IV compte 16.684 habitants selon l’Insee. Il est composé de deux portions de communes : Chenôve et Dijon. Il compte 14,1% de chômeurs contre 8,8% en Côte-d’Or et 24,0% de retraités contre 21,1% en Côte-d’Or.
– Modem (Liste Union des centristes) : Christophe Berthier, 46 ans, assistant en gestion du personnel, conseiller municipal de Dijon. Réponses non parvenues.
– PCF 21 (Liste Front de gauche) : Isabelle de Almeida, 46 ans, assistante sociale.
– La Gauche moderne : Malika Gauthié, 57 ans, consultante emploi-formation, conseillère municipale à Dijon.
– Liste Europe Ecologie/Les Verts/CAP21 : Ahmad Hussein, 55 ans, médecin généraliste, conseiller municipal EELV à Chenôve.
– UMP (Liste Initiatives Côte-d’Or) : Pierre Jacob, 38 ans, dirigeant d’entreprise, conseiller municipal à Chenôve.
– Front National : Florian Lauquin, 28 ans, agent de restauration.
– Parti socialiste (Liste Forces de Progrès) : Roland Ponsâa, 63 ans, retraité de l’éducation spécialisée, conseiller général de Dijon 4, adjoint au maire de Chenôve, conseiller au Grand Dijon et président du conseil de surveillance du centre hospitalier de la Charteuse.
– Parti ouvrier indépendant : Marie-France Villaume. Réponses non parvenues.
→ Le conseiller général actuel du canton est Roland Ponsâa, 63 ans, retraité de l’éducation spécialisée, adjoint au maire de Chenôve, conseiller au Grand Dijon et président du conseil de surveillance du centre hospitalier de la Charteuse.
- Le canton en cinq questions…
1 – La question de la couverture du quartier des Bourroches en très haut débit a longtemps tenu le haut de l’affiche sur ce secteur : quel plan d’action mener pour garantir un accès optimal sur tout le canton ? Plus largement, à l’échelle de la Côte-d’Or, pensez-vous nécessaire d’engager un plan Marshall du numérique pour éradiquer définitivement la fracture numérique du département ?
– Christophe Berthier (Union des centristes) : « A l’heure où l’on parle de fibre optique, il est nécessaire de combler le déficit existant dans les quartiers mal desservis. Les Valendons sont reliés au nœud de raccordement d’abonnés de Marsannay-la-Côte, ainsi la distance en fil de cuivre est trop importante pour qu’il supporte du haut débit et le « triple play ».
Je m’engage à animer une concertation entre les villes de Chenôve et Dijon, le Conseil général et les opérateurs afin d’étudier la meilleure façon de sortir ces quartiers de la zone grise. Nous pourrons étudier la faisabilité d’un nœud de raccordement d’abonnés – zone d’ombre, que le Conseil général a déjà cofinancé avec la Ville de Plombières-lès-Dijon pour le bénéfice de ses habitants. Vous évoquez un « plan Marshall ». Étant donné que les Conseils général et régional financent déjà des actions, je propose que nous les évaluions pour en déterminer les bénéfices et les coûts, afin de directement cibler les territoires encore déficitaires et optimiser les actions à conduire.
– Isabelle de Almeida (Front de gauche) : « En effet, il faudrait que tous les habitants de la Côte-d’Or puissent, comme d’ailleurs tous les habitants de France, bénéficier de l’accès au très haut débit ; c’est d’ailleurs ce que j’ai voté en tant que conseillère régionale entre 2004 et 2008 ; et des mesures ont été prises en ce sens. Cependant, plutôt que de mettre la responsabilité sur les collectivités locales pour faire ces installations, ne faudrait-il pas reposer la question d’ un service public des télécommunications et du numérique à la hauteur des besoins d’aujourd’hui ? Nous savons très bien – car nous en faisons l’expérience, usagers et salariés – que la privatisation des Télécom et de la Poste nous prive d’infrastructures efficaces et accessibles à tous – en qualité et à égalité – et que le risque avéré, c’est que l’Etat mais surtout les collectivités locales se tournent vers le privé pour réaliser ces infrastructures.
Mais qui va payer la facture pour ces grands groupes, sans aucune maîtrise ? Ce sont les contribuables du département, de la ville et de la région. Alors, je propose que les habitants, les entreprises qui ont besoin des ces équipements portent l’exigence d’un service public, d’un opérateur public des télécommunications, d’Internet de qualité et pour tous – pas seulement , là où il y a de l’argent à faire ».
– Malika Gauthié (Gauche moderne) : « Le département de la Côte-d’Or a été parmi les premiers à présenter un schéma directeur visant à favoriser la cohérence des initiatives publiques et leur bonne articulation avec l’investissement privé. État des lieux complet des infrastructures et réseaux numériques et présente surtout une stratégie de développement permettant d’assurer la couverture totale du département. L’Europe par le biais du Fond européen agricole pour le développement et l’Etat consacrera 30 millions d’euros à ce projet. Encourager la poursuite de la couverture à 100% du territoire. »
– Ahmad Hussein (EELV-Cap 21) : « Tout d’abord, il faut noter que l’équipement numérique ne fait pas partie des compétences premières d’un conseil général, à l’inverse de la petite enfance, de la solidarité avec les aînés, de l’équipement des collèges, de l’équipement routier et de la sécurité publique ou encore du logement (à travers le Fonds solidarité logement).
Cependant, nous ne pouvons qu’être sensibles aux inégalités d’équipement en la matière et à une « fracture numérique » qui pénalise toujours les particuliers et les entreprises d’un certain nombre de territoires en Côte-d’Or. Sans parler avec emphase d’un « plan Marshall du numérique » – on a pu voir ce qu’a donné ce type de communication avec les banlieues… -, le conseil général peut donc travailler avec les autres collectivités pour permettre un accès durable et équitable au haut débit à l’échelle de la Côte-d’Or. Encore faut-il qu’un partenariat honnête et non clientéliste soit établi… »
– Pierre Jacob (Initiatives Côte-d’Or) : « Le quartier des Bourroches, des Valendons, de la Montagne Sainte-Anne sont situés en bout de ligne France Telecom et n’ont donc pas un débit internet suffisant. Il appartient d’abord aux opérateurs privés de remédier à ce problème. Je pense toutefois que la municipalité de Dijon a un rôle de pression et d’accompagnement à jouer dans ce dossier.
Ces quartiers, comme tous les autres, ont besoin d’avoir accès à internet dans de bonnes conditions. Cet outil est désormais si indispensable aux familles qu’on observe une baisse du prix des maisons en cas de problèmes de connexion. Un objectif national a été fixé pour donner l’accès au très haut-débit à tous les Français à l’horizon 2025. Concrètement, il s’agit d’acheminer la fibre optique auprès de chaque foyer. C’est un objectif très ambitieux, comparable à ce que fut l’électrification au début du siècle. Le Département de la Côte-d’Or doit donc préparer cette échéance importante en adoptant un Schéma Départemental d’Aménagement Numérique. L’enjeu est de taille : une fracture numérique trop marquée accentuerait l’isolement de zones enclavées ou très rurales. Pour ma part, je prône un aménagement équilibré du territoire ».
– Florian Lauquin (FN) : « Aujourd’hui, internet est devenu indispensable en terme de communication mais aussi à la culture et l’information. Dans notre société actuelle, il est difficile d’admettre et de cautionner le fait que des zones importantes de notre département soient dépourvues d’accès au haut débit. Cette inégalité territoriale, que ce soit aux Bourroches comme ailleurs, doit prendre fin avec une vraie politique volontariste. Les moyens existent, seule la volonté fait défaut ! »
– Roland Ponsâa (Forces de progrès) : « Ce dossier du numérique n’est pas nouveau. C’est l’illustration du fait qu’aujourd’hui la notion de rentabilité prime sur les exigences de service public, ce que je déplore. J’ai interpellé le Maire de Dijon à plusieurs reprises sur cette problématique et je peux dire que grâce au travail conduit par les collectivités locales auprès des opérateurs de télécommunication, Dijon fait partie des rares zones qui recevront la fibre optique en avant première.
Cependant, force est de constater qu’il reste à ce jour de nombreuses interrogations… Seuls les logements privés sont concernés, le déploiement sera progressif et il risque de ne pas couvrir en priorité les secteurs qui en ont le plus besoin. Toutes ces difficultés ne pourront se résoudre qu’avec une action volontaire des pouvoirs publics. Il faut une vraie logique de coopération à tous les échelons et le Conseil général de Côte-d’Or qui doit s’engager beaucoup plus que ce qu’il fait actuellement ! Sans oublier, bien entendu, les différents prestataires eux-mêmes qui ont leur part de responsabilité.
Pour ma part, je suivrai ce dossier avec la plus grande attention et avec ténacité car je mesure combien il est important pour les habitants de notre département et pour ceux du canton de Dijon IV ».
– Marie-France Villaume (Parti ouvrier indépendant) : Réponse non parvenue.
2 – L’immeuble d’entreprises Dionysos héberge depuis 2006 une trentaine de petites entreprises et a permis la création de 100 emplois environ dans le quartier du mail à Chenôve. Quelles seraient vos actions en direction des TPE-PME a l’échelle du canton ?
– Christophe Berthier (Union des centristes) : « Dans la centaine d’emplois créés, combien concernent des personnes qui habitent vraiment le canton ? Les TPE PME représentent évidemment un gisement d’emplois à soutenir.
Je propose d’épauler et de maintenir les commerces de quartier en aidant à leur création (accompagnement les premières années par exemple) et à l’investissement matériel. Je promeus également l’aménagement d’espaces multiservices afin d’enrayer la désertification des quartiers et pour le bénéfice des habitants.
Concernant le collège H. Dunant, je propose d’augmenter le nombre d’emplois de vie scolaire pour l’aide aux devoirs et la surveillance des élèves par exemple. Afin de dynamiser la vie dans les quartiers du canton, je suggère de réinvestir des lieux de vie en implantant notamment des marchés bio ».
– Isabelle de Almeida (Front de gauche) : « La France, comme la Bourgogne et la Côte-d’Or, ont besoin d’une réelle politique économique et industrielle ; et donc de prendre des mesures drastiques contre la spéculation financière des grands groupes. Car cette logique financière a des conséquences négatives pour les petites et moyennes entreprises et pour tous les salariés, en terme de développement (sous-traitance) et de volonté de réduction du coût du travail (salaires trop faibles, affaiblissement de la protection sociale, conditions de travail de plus en plus dures…). Et en fin de compte, ces grands groupes investissent moins et diminuent leurs efforts de recherche.
Je pense qu’une politique du crédit plus offensive doit être mise en place et que ce sont les banques, qui ont reçu beaucoup d’argent à faible taux d’intérêt, qui devraient – car elles ont une grande responsabilité, avec nos gouvernants français et européens – renvoyer l’ascenseur. Elles devraient accorder des crédits aux entreprises qui développent de l’emploi, des qualifications, de l’égalité salariale homme/femme à très faible taux, voire à taux zéro. Car ce sont les charges financières qui plombent les petites et moyennes entreprises et non les cotisations sociales. Le conseil général, en coopération avec le conseil régional, devrait inciter à ce type de politique plutôt que de verser des aides sans véritable contrepartie et à la place des banques, qui préfèrent spéculer plutôt qu’aider le développement économique ».
– Malika Gauthié (Gauche moderne) : « L’immeuble Dionysos est implanté en zone France urbaine pour une création de cent emplois annoncés. La juste question, c’est combien d’emplois ETP sur les 100 annoncés ? Le constat actuel est absolument effarant : plus de 19% de chômage pour la commune de Chenôve classée 2e pôle économique de l’agglomération dijonnaise, avec un taux d’activités de près de 85% alors que le taux de chômage national est de inférieur à 10%. Valoriser et aider les TPE et PME dans la réussite de leur mutation technologique – Accompagner les TPE et PME pour les aider à bénéficier de financements privés et publics. »
– Ahmad Hussein (EELV- Cap 21) : « Ces actions sont définies clairement dans notre programme : privilège à donner, justement, aux TPE-PME en matière d’aides du CG (aides directes, cautionnement, facilitation de la transmission-reprise, etc…), et non aux gros pôles d’activité comme le pôle nucléaire bourguignon. Par ailleurs, privilège supplémentaire donné aux TPE-PME s’engageant dans une démarche innovante et durable – ce que nous appelons l’éco-conditionnalité des aides : emplois durables (CDI), emplois locaux, impacts environnementaux modérés de l’activité, etc… Finalement, les choses sont assez simples non ? Et, bien entendu, des initiatives et des réussites comme celles du quartier du mail à Chenôve seraient fortement soutenues, pour en assurer la pérennité et l’exemplarité. »
– Pierre Jacob (Initiatives Côte-d’Or) : « Je souhaite que le prochain conseiller général donne la priorité absolue à l’emploi. En effet, dans notre canton, comme dans tout le sud dijonnais, la vie économique a besoin d’être dynamisée. Le taux de chômage, nettement plus élevé ici qu’ailleurs, en est la triste confirmation.
Mon projet comprend plusieurs engagements forts dans cette direction. Il faut d’abord que le conseil général maintienne un niveau d’investissement élevé pour générer de l’activité et faire travailler les entreprises locales. Je souhaite également encourager les initiatives qui permettent de créer de l’emploi sur notre canton. C’est le sens de ma proposition visant à créer une Agence du développement économique pour attirer de nouvelles entreprises à Chenôve, mieux profiter de notre statut de zone franche et faciliter la création ou la transmission d’entreprises. »
– Florian Lauquin (FN) : « Les TPE-PME sont vitales à la fois pour la vie de nos quartiers et pour l’économie. Elles sont les thermomètres de la croissance. Malheureusement, les gouvernements de gauche comme de droite n’ont fait que contribuer à leur lente agonie en les asphyxiant de charges de plus en plus lourdes ou en subissant de nouvelles normes imposées par Bruxelles. Il faut libérer le travail du carcan administratif et fiscal, dénoncer les politiques mondialistes responsables de la concurrence déloyale dans les secteurs non délocalisables. Dans ce canton où le chômage est supérieur à la moyenne départementale, il est important de soutenir les créations d’entreprises et en parallèle, faire la promotion de la formation et de l’apprentissage. »
– Roland Ponsâa (Forces de progrès) : » Concernant l’immeuble d’entreprises Dionysos installé au cœur de la zone franche urbaine sur Chenôve, je veux insister sur l’implication forte, décisive, du Maire de Chenôve, Jean Esmonin, à l’origine de cette initiative remarquable menée en pleine collaboration entre la Municipalité de Chenôve, l’office HLM concerné et les entreprises. Une collaboration fructueuse qui aura permis de soutenir l’activité économique et, dans le même temps, de créer de l’emploi sur des quartiers confrontés à un fort taux de chômage, notamment chez les jeunes.
Il faut savoir qu’en Mairie de Chenôve nous recevons de nombreuses demandes d’entreprises souhaitant s’installer sur la commune. Au-delà des avantages fiscaux relatifs au dispositif des ZFU, c’est un signe très encourageant qui dans le contexte de crise actuelle mérite d’être salué, alors que j’entends certains prétendre sans aucun fondement que les élus locaux ne feraient rien pour soutenir les PME… Et bien la réalité est toute autre et il faut le faire savoir !
Pour en discuter très souvent avec le Maire de Chenôve, je peux attester de sa volonté d’impliquer toujours plus les acteurs économiques locaux pour faire de Chenôve un modèle en terme de développement et d’attractivité sur le sud de l’agglomération dijonnaise. En tant que Conseiller général, je m’inscris pleinement dans une telle dynamique que j’accompagnerai étroitement, parce que je suis convaincu que c’est par la synergie partenariale acteur public/décideur privé que nous parviendrons, ensemble, à multiplier les opportunités d’embauche pour les habitants et que nous lutterons ainsi contre cette terrible précarité qui menace tant de nos concitoyens ».
– Marie-France Villaume (Parti ouvrier indépendant) : Réponse non parvenue.
3 – Dans un canton où toutes les franges de la société sont représentées, tant en terme de ressources que de générations, quelles priorités définir en terme de politique sociale ?
– Christophe Berthier (Union des centristes) : Dans un contexte économique particulièrement difficile où l’on a trop l’habitude de faire des coupes aveugles dans les budgets sociaux, les besoins des personnes sont de plus en plus croissants. Je propose donc de définir trois priorités : Pérenniser le soutien aux associations travaillant dans l’action sociale afin de garantir un niveau de prévention et d’éducation (par exemple le placement des enfants en famille d’accueil, en foyer d’accueil…) tout en confirmant les missions des travailleurs sociaux ; Assurer à nos aînés de vieillir dignement en leur garantissant de continuer à vivre décemment dans leur logement, tout en bénéficiant d’un service de proximité adapté à leurs besoins quotidiens ; Soutenir les familles temporairement en difficulté et qui ne bénéficient pas habituellement d’aides sociales.
Le vivre ensemble dans une démarche humaniste est mon fer de lance politique.
– Isabelle de Almeida (Front de gauche) : « Le Département devrait être, d’une part, un véritable « bouclier social » pour les populations en situation de grande précarité : la pauvreté touche 9,7% des habitants de la Côte-d’Or donc il faut que les fonds d’aides aux familles, les fonds pour le paiement des loyers, de l’énergie et de l’eau soient augmentés. Il en va de la dignité des personnes ! Mais il faut aussi interdire les expulsions locatives et les coupures de gaz ou d’électricité. Je me réjouis que récemment, sur proposition du groupe communiste à l’Assemblée Nationale, une loi pour l’accès à tous à l’eau ait été votée. Le 15 mars, je prendrai avec mon suppléant une initiative sur Chenôve pour dire stop à ces pratiques d’un autre siècle !
Et il faut que les associations et les structures qui viennent en aide aux populations fragilisées (les enfants, les personnes en perte d’autonomie, les personnes démunies) aient les moyens de se développer et de répondre aux urgences sociales comme à l’accompagnement et à l’accueil : il n’est pas normal, par exemple, que Solidarités Femmes stoppe l’accueil téléphonique la nuit aux femmes en détresse, maltraitées pour cause de baisse de subventions ! Il n’est pas acceptable qu’en 2011, des jeunes de moins de 25 ans n’aient pas les mêmes droits au RSA, aux soins, que d’autres catégories et soient dans une extrème pauvreté qui les empêche d’acquérir leur autonomie ; il faut une politique de la jeunesse nationale et départementale pour les revenus, le logement, la santé et contre le travail précaire orchestré par le patronat ».
– Malika Gauthié (Gauche moderne) : « La politique sociale doit avant tout cibler l’emploi et l’accompagnement au vieillissement de la population. Pour les demandeurs d’emploi : en finir avec les formations « casse-croûte » en définissant de réelles stratégies de retour à l’emploi ; favoriser l’emploi dans les entreprises implantées localement. Pour les aînés : favoriser le maintien à domicile des personnes âgées en aidant les associations pour qu’elles se dotent de professionnels compétents et en adaptant les logements ; créer plus de places spécialisées au sein de maison de retraites existantes ou à créer (Alzheimer, handicap…). »
– Ahmad Hussein (EELV- Cap 21) : « Là encore, ces priorités sont définies de manière simple dans notre programme : réinvestissement approfondi dans la petite enfance (car il est anormal, en ce que cela ressort justement des compétences premières du CG, que les communes et les communautés de communes soient quasiment « abandonnées » en la matière et singulièrement dans les territoires urbains en croissance) ; parallèlement, un meilleur effort en direction des aînés, par la création de places en maison de retraite mais aussi l’amélioration globale des services à la personne (soins, alimentation, mobilité, etc…) ; enfin, le logement, en alimentant et en mobilisant de manière plus conséquente le Fonds solidarité logement, pour créer par exemple des aides spécifiques en faveur des étudiants, des jeunes précaires ou des petites retraites, et réellement soutenir l’accès de tous à un logement de qualité.
Bien entendu, toutes ces priorités devront être financées et il est pour nous largement possible de le faire en réduisant certaines dépenses : dépenses de communication, dépenses de fonctionnement générales du CG, et par ailleurs investissement dans un certain nombre « d’usines à gaz » (muséoparc d’Alésia, aéroport,…) qui ne servent que « l’affichage » de la majorité départementale actuelle, et non le développement durable de la Côte-d’Or. Nous avons les chiffres de ces dépenses et je vous assure qu’il est possible de réaliser des économies substantielles, et de les réinvestir efficacement dans la politique sociale et la lutte contre toutes les précarités. »
– Pierre Jacob (Initiatives Côte-d’Or) : « Notre canton connaît en effet une grande diversité de ses habitants ce qui exige de renforcer la cohésion sociale et le lien entre les générations. Cela passe à la fois par la création de nouvelles formes de garde d’enfants (crèches d’entreprises, crèches à horaires décalés…) et par la réhabilitation des logements pour personnes âgées dépendantes, afin de favoriser leur maintien à domicile.
Mais les politiques sociales ne doivent pas être déconnectées d’un autre élément, dont j’ai fait ma priorité absolue : l’emploi, qui est un levier majeur dans la lutte contre l’exclusion. Je propose ainsi de lever les freins à l’emploi, pour que chacun puisse y accéder. Mon programme prévoit en effet plusieurs mesures fortes pour lutter contre la discrimination à l’embauche, et permettre aux jeunes de trouver des stages, des jobs d’été par le biais de Forums. Je défends également le lien entre les générations : pour cela je propose par exemple le parrainage d’un demandeur d’emploi du canton par un chef d’entreprise retraité ou en activité. »
– Florian Lauquin (FN) : « Je serais tenté de dire que trop de social tue le social ! D’un côté, nous avons les Bourroches et Valendons frappés par la vétusté par endroit et de l’autre, nous avons Chenôve et sa politique de la ville et d’urbanisme onéreuse pour le contribuable et qui ne s’attaque pas aux véritables causes des problèmes. La construction de logements sociaux est le réceptacle de la politique d’immigration menée depuis plusieurs décennies, amenant avec elle communautarisme et insécurité. Il faut dénoncer les orientations politiques faussement généreuses, pour les autres mais pas pour les nôtres ! »
– Roland Ponsâa (Forces de progrès) : « Ce que j’aime par-dessus tout dans ce canton, c’est justement la richesse humaine que propose sa diversité sociologique et générationnelle ! A l’opposé des thèses nauséabondes de la droite extrême basées sur la haine et le rejet de l’autre, j’y vois un atout formidable sur lequel il faut s’appuyer pour continuer à développer le dynamisme des quartiers, effectivement très divers, de ce canton, véritable trait d’union entre Chenôve et Dijon, deux villes dont nul ne peut ignorer la force de l’engagement pour améliorer sans cesse la qualité de vie des habitants.
Mais, au-delà de ces considérations au demeurant importantes, la priorité des priorités, c’est l’emploi. Cette insertion dans la société, qui passe impérativement par la reconnaissance professionnelle et l’emploi, c’est la préoccupation majeure de nos concitoyens. Et cela concerne aussi les classes moyennes avec lesquelles j’ai également de nombreux contacts sur mon canton. Tous me font part du même sentiment qu’on ne peut que partager alors que les temps sont de plus en plus durs pour la grande majorité des Français : c’est l’avenir de leurs enfants qui les inquiètent au premier plan… Personne ne peut dire aujourd’hui de quoi sera fait demain… Personne ne peut affirmer qu’il est à l’abri d’une catastrophe professionnelle et donc humaine, les drames quotidiens en ce sens sont hélas légions… Sur cette question, le Conseil général se doit d’être beaucoup plus offensif, en phase avec les attentes légitimes des Côte-d’Oriens ! »
– Marie-France Villaume (Parti ouvrier indépendant) : Réponse non parvenue.
4 – Le conseil général et la Ville de Dijon sont deux grandes incomprises et le contact est parfois chaotique. Est-ce le rôle du conseil général que de s’investir financièrement aux côtés d’une agglomération qui regroupe 49% de la population de la Côte-d’Or ?
– Christophe Berthier (Union des centristes) : « La réponse est dans la question. Aujourd’hui les personnes se déplacent beaucoup, que ce soit pour leur travail ou pour leurs loisirs. Les grands projets d’infrastructures routières, culturelles, sportives, … profitent à l’ensemble des Côte-d’Oriens et même plus largement. Je refuse l’opposition « ville campagne » au même titre que « droite gauche ». Par exemple au sein de la Ville de Dijon, j’exerce mon mandat de conseiller municipal dans une large majorité « arc-en-ciel » au bénéfice d’un projet ambitieux pour les Dijonnais. J’entends agir de même au sein de l’assemblée départementale ».
– Isabelle de Almeida (Front de gauche) : « Je ne rentrerai pas dans ce débat stérile sur l’opposition urbain et rural qui ressemble plus à qui aura le pouvoir local. A mon avis, il vaut mieux partir des besoins sociaux de services publics et créer le débat avec les organisations de salariés, les associations, les usagers de services publics pour définir un plan de développement du département. Le conseil général doit traiter à égalité ses habitants, en terme d’accès aux services publics locaux , aux services publics nationaux (transports , école , hôpitaux , poste), en terme d’aménagement du territoire. C’est pour cette raison que je suis candidate sur une « liste » de candidats et non pour « défendre » les habitants du canton Dijon IV contre ceux du canton voisin ou d’un canton rural.
Cela n’intéresse pas les électeurs ; ce qu’ils veulent – et tous les soirs je les rencontre – c’est de l’emploi, du pouvoir d’achat, des services publics de qualité et un avenir pour les jeunes. Ils savent que les banques ont été sauvées par l’argent public et ils ne veulent pas payer la crise de ceux qui s’enrichissent. L’argent existe en France, en Côte d’Or – dans les journaux locaux, on voit les directeurs de banques exposer leurs profits, ceux qui paient l’impôt sur les grandes fortunes – mais dans le même temps, la droite aux manettes augmente l’électricité et privatise le gaz, les loyers, mais refuse avec le Medef et le directeur de la Banque centrale européenne d’envisager l’augmentation des salaires ! Je pense donc que les petites querelles des deux présidents (agglo et conseil général ) sont loin des préoccupations des gens, ils feraient mieux de dire ce qu’ils proposent pour améliorer la vie quotidienne de ceux qui souffrent, d’autant plus qu’ils ont aussi un mandat national pour voter des lois. »
– Malika Gauthié (Gauche moderne) : « Les missions du département et de l’agglomération sont pourtant clairement définies par le législateur. Chaque collectivité doit être complémentaire de l’autre. L’absence de tout groupe d’opposition au Grand Dijon, où pourtant toutes les grandes décisions sont prises, ne donne pas une très belle image de la démocratie locale. Je peux comprendre la crainte de voir un territoire où toutes les décisions seraient prises arbitrairement sans qu’aucune voix ne vienne les contrarier. »
– Ahmad Hussein (EELV- Cap 21) : « Le rôle du conseil général est de s’investir équitablement aux côtés de tous les cantons, tout en différenciant ses aides selon la population et les problèmes des différents territoires. Sans clientélisme encore une fois et sans opposition artificielle entre les territoires urbains, périurbains et ruraux. Un département est un tout et une politique départementale doit être une politique intégratrice, qui assume ses responsabilités à l’égard de tous, de manière honnête et non politicienne… ce qui ne va pas vraiment dans ce sens si l’on regarde la gestion de l’actuelle majorité départementale et ses grands axes de campagne – où l’opposition Dijon/cantons ruraux tient lieu de programme politique, pour mieux masquer l’injustice et les déséquilibres non assumés de la gestion de l’équipe Sauvadet… »
– Pierre Jacob (Initiatives Côte-d’Or) : « Bien sûr le conseil général doit accompagner les projets du Grand Dijon. C’est le cas par exemple des travaux du tramway, qui concernent notre canton. C’est le cas de tous les projets structurants et importants pour l’agglomération : le rayonnement de la Côte-d’Or passe aussi par celui de sa capitale.
Le contrat « Ambitions Côte-d’Or », signé avec le Grand Dijon, c’est 55 millions d’euros apportés par le conseil général aux projets d’agglomération. Cependant, et parce que je suis attaché à la maîtrise des dépenses publiques, je suis convaincu que le conseil général ne doit pas être un simple tiroir-caisse à disposition du maire de Dijon. La participation financière du Département doit être effectuée dans le cadre d’engagements concertés, d’une aide raisonnée, et en conformité avec la vocation du conseil général d’aménageur de tout le territoire. Elle doit ainsi profiter aussi bien au Grand Dijon qu’aux communes rurales. »
– Florian Lauquin (FN) : « Chaque collectivités a son rôle à jouer. La question n’est pas de savoir si le conseil général doit s’investir aux côtés de l’agglomeration dijonnaise mais de savoir où va l’argent et dans quel but ? Nos concitoyens ne sont pas assez informés dans ce domaine. Ils pensent quelques fois, avec raison, qu’on leur fait des « petits » dans le dos, ce qui provoque leur mécontentement et le rejet d’un système inaudible et de moins en moins crédible ! »
– Roland Ponsâa (Forces de progrès) : « Bien entendu que le Conseil général doit s’investir concrètement aux côtés de la Communauté d’agglomération !! Et qu’on cesse une bonne fois pour toute cette querelle stérile et stupide qui consiste à opposer espace urbain et milieu rural ! Le simple fait de poser régulièrement cette question est d’’ailleurs révélateur du malaise actuel et des insuffisances de la majorité départementale, ce qui rejaillit négativement sur les Côte d’oriens. Cela ne peut plus durer et c’est pourquoi l’alternance est absolument nécessaire !
Faut-il rappeler que le travail d’un élu de la République, c’est de s’engager dans le sens de l’intérêt général et non au nom de considérations plus ou moins partisanes ?! Oui, je le dis clairement : le moteur du Département, c’est l’agglomération et c’est tous les territoires de la Côte d’Or qui en bénéficient Et c’est tant mieux ! Cela est vrai en terme d’aménagement du territoire, de services, de déplacements, d’emplois, de politique sociale où j’observe, par exemple, que c’est l’agglomération qui participe à hauteur de 54 % du produit fiscal du Département […] Pour ma part, je suis fier d’affirmer que sur mon canton aux contours essentiellement urbains, je me sens pleinement solidaire de mes collègues élus sur des cantons ruraux. C’est aussi cela la communauté de destins ! ».
– Marie-France Villaume (Parti ouvrier indépendant) : Réponse non parvenue.
5 – Pouvez-vous évoquer un projet qui vous tient à cœur ?
– Christophe Berthier (Union des centristes) : « Parmi les projets qui me tiennent à cœur, je propose la création de « l’Université de la Connaissance », en associant les acteurs éducatifs, institutionnels, culturels, religieux,…avec et pour tous les habitants. Si je prends ma proposition d’ouvrir le collège H. Dunant le week-end, celui-ci pourrait accueillir des ateliers et des tables rondes thématiques où les habitants pourront échanger leurs expériences et apprendre les uns des autres ».
– Isabelle de Almeida (Front de gauche) : « Je souhaite que la question de la démocratie avance et notamment celle de la démocratie locale. Ce que la droite a concocté pour 2014 va fortement entraver le rôle des citoyens et des élus des communes, des départements et des régions. C’est le pouvoir central qui va décider et localement, il n’y aura plus de liberté, de choix de mettre en place des politiques progressistes et de pouvoir avoir une fiscalité locale pour y répondre. La droite a supprimé la taxe professionnelle et François Sauvadet en est content, comme la CGPME et le Medef ; elle veut aussi suprimer l’impôt sur les grandes fortunes pour satisfaire les très riches et elle veut donc étrangler les collectivités locales pour réduire la dette publique ! Faux ! Son objectif est d’offrir encore plus d’espace au privé et de réduire tous les services publics : hôpitaux transformés demain en cliniques privées ; écoles, collèges, lycées à deux vitesses ; transports livrés au privé… et de moins en moins de personnels au service des populations.
Aussi, je propose qu’une réforme de la fiscalité locale et une réforme des collectivités locales pour satisfaire les besoins des populations soient au cœur de cette campagne des cantonales qui ont un enjeu local et national ; il en va de notre avenir, pour permettre à chacun(e) de vivre dignement en Côte-d’Or, dans un département solidaire. »
– Malika Gauthié (Gauche moderne) : « Pour la professionnelle de l’emploi que je suis, l’un des projets prioritaires qui me tient le plus à cœurs est évidemment l’emploi et plus particulièrement l’emploi des jeunes. Parmi les solutions envisagées : on le sait, il y a un réel décalage entre les besoins des entreprises et la formation des candidats : agir pour un meilleur ciblage de l’offre de formation, l’orientation des personnes et les besoins des entreprises ; établir un partenariat efficace avec les entreprises locales ; organiser des ateliers thématiques et des soirées débats sur les problématiques des demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, des jeunes ; créer un espace de détente, d’échange et d’expression pour ne pas rester isoler, animé par les associations ; soutenir les initiatives individuelles et collectives. »
– Ahmad Hussein (EELV- Cap 21) : « Un département multi-culturel où toutes les ressources et les générations seront prises en compte et respectées. je m’intéresse un peu plus de l’aspect humain qui, dans l’avenir devrait être au centre de toute forme d’économie et non l’inverse. Et pour cela, nous devons innover une nouvelle façon de penser et d’agir. »
– Pierre Jacob (Initiatives Côte-d’Or) : « Comme je l’ai déjà dit, ma priorité est l’accès de tous à l’emploi parce que c’est l’emploi qui conditionne tout : la possibilité de mettre en place une politique sociale réellement redistributrice, la capacité financière de construire des équipement éducatifs, sportifs ou encore culturels de qualité. Je souhaite donc naturellement évoquer mon projet d’Agence du développement économique. Cette Agence aura pour mission d’attirer de nouvelles entreprises, de mieux profiter du statut de zone franche et d’impulser une dynamique partagée pour l’emploi. Elle accompagnera les projets d’investissement des entreprises en leur présentant des sites et des solutions d’implantation. Elle facilitera leurs démarches notamment juridiques, administratives et fiscales. Un service d’accueil favorisera l’intégration et l’installation des salariés sur notre territoire. Plus globalement, je pense qu’il faut accompagner, humainement et matériellement, les petites entreprises, qui composent l’essentiel du tissu économique.
– Florian Lauquin (FN) : « C’est bien plus qu’un projet ! J’attends des concitoyens un véritable sursaut patriotique ! Je saurai être le defenseur d’un patrimoine, d’une langue et d’une culture commune rejetant ainsi toute forme de communautarisme mettant à mal des principes fondamentaux tel la laïcité. Je souhaite un ordre républicain retrouvé dans les zones de non-droit en soutenant nos forces de l’ordre dont les effectifs ne cessent de baisser afin de rétablir la première des libertés. Avec vous au sein du conseil général de Côte-d’Or, je serai la voix de la dénonciation de la politique faussement généreuse d’un État qui, incapable d’assumer la dette vertigineuse, s’en remet aux collectivités locales socialistes tout aussi complices, mais aussi la voix du non renoncement face à tant d’années de lâcheté idéologique mortifère, pour la fierté retrouvée d’être Français…d’abord ! »
– Roland Ponsâa (Forces de progrès) : « Il est bien difficile de répondre à une telle question tant il y a de projets qui me tiennent à cœur… C’est ainsi qu’au côté de l’emploi dont chacun aura compris toute l’attention que j’y porte, j’aurais pu évoquer les problèmes liés aux déplacements, à l’écologie, à la tranquillité et à la prévention… Tous ces sujets, je ne manquerais pas de les aborder lors de mes prochaines réunions publiques. Mais, puisqu’ici, il ne faut en garder qu’un seul, j’ai envie de mettre en avant le soutien fort que le Conseil général doit apporter au monde associatif et bénévole. Cela est d’autant plus vrai en période de crise lorsque l’on sait le rôle de ces associations en terme de lien social sur nos villes et nos quartiers. Et en ce domaine, plus qu’ailleurs encore, les carences (ou bien les choix ?…) de la majorité départementale actuelle sont criantes d’injustice. Il faut en finir avec cette politique clientéliste ! Comment les responsables associatifs peuvent ils travailler sereinement et sur la durée lorsque du jour au lendemain, brutalement, sans concertation, on leur annonce des baisses substantielles des moyens qui leur étaient jusqu’alors attribués ?! Pour en rencontrer énormément tant sur Chenôve que sur Dijon, je sais leur désarroi et j’ai parfaitement conscience de leurs attentes qui nécessitent d’activer une nouvelle gouvernance aux manettes du Conseil général ».
– Marie-France Villaume (Parti ouvrier indépendant) : Réponse non parvenue.