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L’acteur de Kaamelott, Jean-Yves Chatelais est mort

 

L'acteur de Kaamelott, Jean-Yves Chatelais est mort

Âgé de 63 ans, le comédien français, Jean-Yves Chatelais, est décédé mardi 31 juillet. C’est sa femme, Aude Briand qui a annoncé la triste nouvelle sur Twitter.

« Jean-Yves Chatelais.

1953-2018. Il est mort comme il a vécu. Libre. Il aura illuminé les plateaux de son talent. Et ma vie de son amour. Repose en paix, Jean-Yves ». Ce sont par ces mots qu’Aude Briand, la femme de Jean-Yves Chatelais a fait part du décès de son mari. Le comédien aura été rendu célèbre par ses nombreux rôles à la télévision dans des séries françaises. Les spectateurs avaient notamment pu le voir jouer dans Julie Lescaut, Joséphine, Speakerine, Kaamelott ou encore plus récemment Dix pour cent.

Un comédien aux nombreuses facettes

C’est dans les années 70 qu’il a commencé sa carrière de comédien. Passionné par le petit écran, Jean-Yves Chatelais avait également foulé les planches au théâtre. Il y a notamment joué Shakespeare, Becket, Brecht, Tchekhov ou Marivaux. Le comédien avait aussi pu laisser parler son talent sur le grand écran. Il tenait d’ailleurs un rôle dans le dernier film de Jérôme Commandeur, Ma famille t’adore déjà! En 1985, c’est à Alain Delon qu’il a donné la réplique dans Parole de flic. Celui qui a interprété le sénateur romain, Vibius Pisentius Petrus dans Kaameloot avait ensuite joué dans Coco avant Chanel en 2009. Mais il avait encore une corde à son arc. Il était doubleur. Il avait prêté sa voix à l’anglais Tom Wilkinson (La Jeune Fille à la perle, Mission impossible : Protocole Fantôme), Wilkinson, au Suédois Stellan Skarsgard ou encore à l’Américain Martin Sheen (Les Inflitrés).

Antoine de Caunes le décrit comme étant un homme « libre, drôle et infiniment talentueux ». De son côté, le créateur de Kaamelott, Alexandre Astier, a réagi publiquement de manière très ému. Il a fait part de ses condoléances à la famille de Jean-Yves Chatelais. Les causes du décès du comédien à 63 ans ne sont pas encore connues.

 

David Hasselhoff, 66 ans, s’est marié avec le mannequin de 38 ans Hayley Roberts

David Hasselhoff et sa fiancée Hayley Roberts à la première de "Ant-Man and The Wasp" au théâtre El Capitan à Hollywood, le 25 juin 2018

Après deux ans de fiançailles, la star d' »Alerte à Malibu » et sa jeune compagne de 38 ans se sont dit « oui ». David Hasselhoff et Hayley Roberts viennent de se marier en Italie. Une troisième union en toute discrétion pour l’acteur américain de 66 ans.

David Hasselhoff est de nouveau un homme marié ! Après sept ans de relation, l’acteur de 66 ans a épousé sa petite amie, Hayley Roberts, 38 ans. Comme l’annonce le magazine américain People, le couple s’est uni ce mardi 31 juillet 2018 en Italie, dans la région des Pouilles.

Adriana Karembeu enceinte et radieuse au Bal de la Croix-Rouge de Monaco

Adriana Karembeu enceinte - Arrivées des people à la 70ème édition du gala de la Croix Rouge monegasque à Monaco le 27 juillet 2018. © Dominique Jacovides/Bestimage

Pierre Bellemare : décès d’un géant de la télévision

Pierre Bellemare : décès d'un géant de la télévision

Pierre Bellemare s’est éteint.

Né le 21 octobre 1929 à Boulogne-Billancourt, il fut très vite attiré par le monde des médias. Après un petit boulot d’assistant du chargé des programmes de Radio Luxembourg à 18 ans, Pierre Bellemare passe enfin à l’animation en 1954, suite à sa rencontre avec Jacques Antoine, créateur de l’émission « La Chasse aux trésors ». Ce dernier lui donne sa chance et lui confie l’animation d’une émission radio et d’un jeu télévisé. Le début d’une longue série. Pierre Bellemare est à l’origine de la première émission de télé-achat : « Le Magazine de l’objet » sur TF1 qui deviendra par la suite « Téléshopping ».

Dès 1992, il intègre la bande de chroniqueurs réguliers de Christophe Dechavanne dans l’émission « Coucou, c’est nous ». Depuis le 4 septembre 2005, Pierre Bellemare présente « Les enquêtes impossibles ». D’abord sur RTL9 mais aujourd’hui sur HD1. Côté radio, pendant 17 ans, il a produit et animé la tranche 11-13h sur Europe 1. Conteur sur RTL, Pierre Bellemare sera également régulièrement invité dans l’émission de Philippe Bouvard « Les Grosses Têtes » de 1992 à 2013. De 2013 à 2015, il fut chroniqueur pour Cyril Hanouna dans l’émission « Les pieds dans le plat » sur Europe 1.

Kate Middleton, copycat de Lady Di : L’image de Diana jeune maman resurgit

La duchesse Catherine de Cambridge (Kate Middleton), avec le prince William et leur troisième enfant devant l'aile Lindo de l'hôpital St Mary à Londres le 23 avril 2018. 34 ans plus tôt, le 15 septembre 1984, la princesse Diana (Lady Di) et le prince Charles avec le prince Harry, au même endroit. Photos Bestimage, photomontage Purepeople.

La démonstration rayonnante de la duchesse de Cambridge à la sortie de la maternité de l’hôpital St Mary, après la naissance de son troisième enfant, a rappelé le souvenir de la regrettée Diana au même endroit et dans les mêmes circonstances, près de trente-quatre ans auparavant…

Ce qui apparaît au premier degré comme un pur exercice de style peut aussi, subtilement, receler des intentions très personnelles : en choisissant une robe rouge pour son apparition ardemment guettée hors de la maternité de l’hôpital St Mary lundi 23 avril 2018 à Londres, Kate Middleton – et/ou sa styliste Natasha Archer –, spécialiste des tenues « clin d’oeil », avait-elle conscience que l’image viendrait se graver dans les annales auprès de celle de Lady Di ?

15 septembre 1984 : la princesse Diana vient de mettre au monde le prince Harry et paraît sur le perron de l’aile Lindo, entrée de la maternité VIP de l’hôpital St Mary situé dans le quartier de Paddington, le bébé dans les bras et le prince Charles à ses côtés. La princesse de Galles porte pour l’occasion un long manteau rouge de la marque Jan van Velden, sur une tenue blanche dont on distingue, sortant du col, un noeud lacé, rouge également. 23 avril 2018 : sur ces mêmes marches, la duchesse Catherine de Cambridge, devant une foule de médias et d’admirateurs, vient présenter avec le prince William son troisième enfant né le matin même, vêtue d’une robe rouge de Jenny Packham – sa styliste fétiche pour les grandes occasions… dont celle du rituel post-accouchement, puisqu’elle portait également des créations de la Britannique après la naissance du prince George et de la princesse Charlotte, respectivement en 2013 et 2015. En 2013, justement, sa robe à pois Jenny Packham n’avait pas manqué, déjà, d’éveiller des comparaisons avec celle, à pois également, portée par Diana à la suite de la naissance du prince William, en juin 1982…

Au-delà de l’émotion suscitée par ce rapprochement avec une belle-mère iconique qu’elle n’a hélas pas connue, l’écho, à plus de trente années d’intervalle, reconvoque aussi le fantôme d’un désir tristement inassouvi de Lady Di : celui d’avoir un troisième enfant, une fille. « Tout au long de sa vie, la princesse Diana a été une rêveuse. Enfant d’un foyer brisé, elle rêvait de vivre un mariage parfait. Épouse, elle rêvait d’avoir un mari aimant. Mère de deux enfants, elle rêvait d’avoir une fille, observent le chroniqueur royal Richard Kay et le journaliste Geoffrey Levy, pour le Daily Mail. Et même dans les moments les plus sombres après l’échec amer de leur mariage, elle s’autorisait à rêver que si seulement Charles et elle avaient pu avoir un troisième enfant – garçon ou fille –, leur mariage aurait peut-être été sauvé. Les amis de Diana se sont souvenu de cela hier lorsque le nouveau bébé de William et Kate est arrivé, lorsque les trois enfants que Diana avait toujours voulus sont devenus une réalité pour son fils aîné. » « Triple dose de soucis« , lâchait lundi en riant le duc de Cambridge, comblé mais un peu anxieux tout de même, avant de s’installer au volant de son Land Rover et d’emmener Catherine et le bébé à la maison.

Elle aurait aussi été la plus aimante des mamies, remarquait après la naissance du prince George sa grande amie et confidente Rosa Monckton…

Mort d’Avicii : La famille brise enfin le silence…

DJ Avicii à Hollywood, en février 2016

Alors que les fans se questionnent toujours sur les circonstances de la mort tragique d’Avicii, la famille du jeune DJ suédois parle pour la première fois, trois jours après sa disparition.

Alors que la lumière n’est toujours pas officiellement faite sur les causes de la mort d’Avicii, le DJ suédois de 28 ans retrouvé mort ce vendredi 20 avril à Mascate, au Sultanat d’Oman, sa famille s’exprime enfin.

Dimanche 22 mars, son demi-frère Anton Körberg a été le premier membre de la famille à sortir du silence. « Merci à tous les gens incroyables autour de moi pour vos gentils mots dans ce moment difficile. Vous êtes merveilleux. Je vous aime !« , a-t-il écrit sur Facebook. La soeur d’Avicii, Linda, avait également posté sur les réseaux sociaux une photo de la fratrie Bergling-Körberg en guise d’hommage à son frère décédé.

Mais lundi 23 avril, c’est la famille Bergling – à savoir ses deux parents, ses deux frères et sa soeur – qui a publié un communiqué. « Nous aimerions vous remercier pour le soutien et les mots adorables à propos de notre fils et frère. Nous sommes tellement reconnaissants vis-à-vis de chaque personne qui a aimé la musique de Tim et qui garde de précieux souvenirs de ses chansons, peut-on lire. Merci pour toutes les initiatives visant à rendre hommage à Tim, les rassemblements publics, les cloches qui font résonner sa musique, les hommages à Coachella et les minutes de silence à travers le monde. »

Il n’y aura donc pas un mot sur les circonstances de la mort tragique du jeune DJ. Selon le site d’information people américain TMZ, le second frère d’Avicii, David Bergling, s’est rendu dès vendredi soir à Mascate pour tenter de comprendre les causes du drame. Ce dimanche, sans plus de précisions, la police d’Oman disait avoir « toutes les informations sur la mort » du DJ, mais refusait de les rendre publiques « pour des raisons de confidentialité » à la demande de la famille.

Pendant ce temps-là, les fans continuent d’échafauder des hypothèses tout en pleurant leur idole. Quelques jours avant la mort d’Avicci, Netflix avait mis en ligne un documentaire qui prend aujourd’hui des allures tristement testamentaires. Dans ce long métrage de 95 minutes intitulé Avicii: True Stories et réalisé par Levan Tskitishvili, une caméra suit le DJ pendant quatre ans et permet de découvrir qui se cache derrière Avicii. Il s’agit d’un film « brutalement honnête » selon son auteur, dans lequel l’artiste fait face à ses démons, l’alcool, mais aussi la peur de la médiatisation et le stress. « Les fans étaient super heureux et moi j’étais super mal. Les concerts n’en finissaient pas. Quand j’avais envie de taper dans les murs, je m’arrêtais deux mois mais je n’arrivais pas à me détendre en pensant aux nouveaux concerts qui approchaient« , confie-t-il notamment face caméra.

Au magazine Billboard, un de ses amis DJ, Laidback Luke, a confié avoir eu un mauvais pressentiment en le voyant en pleine descente aux enfers. « À un moment, j’ai vu mon pote entrer dans le club des 27 comme ceux de la musique et du cinéma qui sont morts à cet âge. Ça semble horrible mais c’est la vérité et je ne peux pas expliquer le sentiment d’intense frustration que j’ai ressenti« , a-t-il déclaré, faisant référence à Amy Winehouse, Jim Morrison et autres Kurt Cobain, tous décédés à 27 ans.

Enfin, dernier élément qui a son importance, TMZ a relayé une photo prise jeudi 19 avril sur laquelle on peut voir Avicii, verre à la main et entouré de deux amis, sourire à la caméra alors qu’il se détendait sur un yacht à Mascate.

Emmanuel Macron main dans la main avec Brigitte, coquette en cuir et jeans

Le président de la République Emmanuel Macron et sa femme la première dame Brigitte Macron arrivent au palais de Chaillot, à Paris, France, le 15 avril 2018. Le président de la République est l'invité de BFMTV, RMC et Mediapart pour une grande interview en direct par les journalistes Jean-Jacques Bourdin, pour BFMTV et RMC, et Edwy Plenel, directeur de Mediapart. © Dominique Jacovides/Bestimage

Dimanche, le président de la République donnait une grande interview télévisée, un événement médiatique qui marquait, en quelque sorte, le premier anniversaire de son arrivée à l’Elysée. Souriant, Emmanuel Macron est arrivé à l’enregistrement au côté de son épouse Brigitte, toujours aussi élégante.

Après son passage au journal télévisé de 13h sur TF1, où il a été accueilli jeudi 12 avril 2018 à Berd’huis par Jean-Pierre Pernaut afin de répondre aux « questions que se posent les Français » (6,40 millions de téléspectateurs selon Médiamétrie), Emmanuel Macron a donné dimanche 15 avril une grande interview menée au palais Chaillot par les journalistes Jean-Jacques Bourdin (BFMTV et RMC) et Edwy Plenel (Mediapart) afin de s’exprimer sur la politique qu’il mène depuis un an.

Vêtu d’un costume marine, Emmanuel Macron est arrivé sur place au côté de son épouse Brigitte. La première dame, qui a fêté ses 65 ans le 13 avril, était chic en jeans, chemisier blanc, veste en cuir, très élancée dans une paire d’escarpins noirs. Main dans la main, le couple présidentiel a descendu les marches du palais Chaillot avant de saluer Alain Weill (président du groupe NextRadioTV) et Hervé Béroud, directeur de la rédaction de BFMTV.

Durant 2h40, le président de la République a évoqué lors d’un entretien parfois électrique les frappes menées en Syrie, la grève SNCF, les réformes économiques et sociales ou bien encore la suppression partielle de l’ISF. « J’entends toutes les colères« , mais « il n’y a pas tant que cela » une « coagulation des mécontentements« , a-t-il affirmé. Évoquant la grève en pointillés des cheminots, Emmanuel Macron s’est montré ferme. « C’est une colère que je comprends, que je respecte mais qui est liée à une décision que nous prenons, que j’assume, une réforme que nous mènerons jusqu’au bout« , a-t-il ajouté.

Au sujet de la Syrie, l’homme politique a affirmé que la France « n’avait pas déclaré la guerre au régime » de Bachar al-Assad, expliquant qu’il voulait désormais « convaincre » les Russes et les Turcs de venir à la table des négociations et qu’il souhaitait « parler avec tout le monde » de cet épineux dossier. Il a par ailleurs déclaré qu’il avait « convaincu » le président américain Donald Trump de garder ses troupes en Syrie. Une affirmation contredite dimanche par la Maison Blanche, qui a assuré au contraire que les forces américaines déployées en Syrie rentreront « dès que possible » aux États-Unis.

Héritage de Johnny Hallyday : Laeticia Hallyday répond à l’appel de Laura Smet

Exclusif - Laura Smet, Laeticia Hallyday et ses filles Jade et Joy - Aftershow apres le concert caritatif de Johnny Hallyday pour l'association de sa femme "La Bonne Etoile", qui vient en aide aux enfants du Vietnam, au Trianon a Paris, le 15 decembre 2013.

Le camp de Laura Smet veut négocier et en premier lieu rétablir le dialogue. Avant toute chose, la prudence est de mise du côté de Laeticia. Les avocats se renvoient la balle poliment… Jusqu’aux prochaines retrouvailles en justice ?

Ce lundi 16 avril 2018, dans la rubrique 6 minutes pour trancher de RTL Matin, l’émission d’Yves Calvi, l’avocat de Laura Smet, Me Emmanuel Ravanas, lançait cet appel à Laeticia Hallyday : « Au bout de la route de ce terrain judiciaire, il y a l’application de la loi française [le fond du débat est le suivant : le testament américain de Johnny Hallyday est-il recevable ? NDLR]. Je dis, déployons l’intelligence du coeur, arrivons à trouver un accord essentiel sur deux points : l’avenir immense de Johnny Hallyday, du devenir de l’oeuvre, avec Jade et Joy, et entamons un partage en pleine propriété des biens. Et je forme un voeu, que le 15 juin prochain, nous ayons réussi à trouver un point d’équilibre. »

C’est à l’AFP que le conseil de la veuve de Johnny Hallyday a tenu à répondre. Me Ardavan Amir-Aslani ne ferme pas la porte au dialogue mais se veut très, très prudent : « Nous n’avons reçu aucun courrier et Laeticia n’a reçu aucun appel de la part de Laura ou David. » Il ne se dit pas opposé « de facto » à une conciliation mais pas à n’importe quel prix. Et de rappeler avec force : « Ils ont quand même tout fait pour que les liens soient aujourd’hui distendus« , affirme le cabinet de Me Amir-Aslani à l’AFP. C’est d’ailleurs l’un des sujets longuement abordés par Laeticia dans son interview au Point, les rapports compliqués avec David Hallyday et Laura Smet pendant la maladie de leur père et depuis sa mort.

Laeticia Hallyday : Johnny lui a « reproché » de ne pas avoir d’enfant biologique

 

Laeticia et Johnny Hallyday sur Instagram le 15 juin 2017.

Dans son entretien fleuve avec Le Point, sa première prise de parole depuis les obsèques de Johnny et l’éclatement de la discorde concernant son testament, Laeticia Hallyday n’élude aucun sujet. Et aborde les plus sensibles avec une transparence parfois crue.

« Il y a tellement de non-dits dans cette famille« , déplorait Laeticia Hallyday dans la longue interview événement qu’elle a accordée à Etienne Gernelle pour l’hebdomadaire Le Point du 12 avril 2018, affrontant pour la première fois publiquement « les horreurs » destinées à la « salir » dans le litige qui l’oppose à Laura Smet et David Hallyday concernant le testament de Johnny. A l’inverse, elle a choisi de tout dire au cours de cet entretien retranscrit en pas moins de onze pages.

De tout dire de la complicité passée et de la trahison présente, de tout dire du chagrin et de la colère, de tout dire aussi de ce qu’était la vie avec son homme, pendant vingt-trois années d’amour. Un mari qui pouvait être excessif, possessif, buté, capricieux, colérique, hanté par ses démons – et là, « on était loin de la poésie« , souligne la veuve de l’idole. Mais aussi un homme que sa paternité tardive avait profondément changé, apaisé, guéri. Le thème de l’abandon de Johnny Hallyday par son père, « traumatisme » qui « ne le lâchait jamais« , intervient dès le début de la conversation, Laeticia rapportant qu’il « en parlait énormément« , « avec des mots très violents« , parfois avec l’aide de l’alcool. Mais « ces dernières années, il avait réussi à trouver une forme d’apaisement« , dit-elle aussi : « Avec Jade et Joy [adoptées respectivement en novembre 2004 et décembre 2008, NDLR], il a trouvé sa place de papa, il a guéri une partie de ses blessures. Il a soigné l’abandon par l’adoption. Sa détermination [à rédiger en 2014 son testament en faveur de Laeticia, Jade et Joy et en excluant David et Laura, NDLR] vient de là. Jade et Joy sont arrivées à un moment où mon homme avait un énorme désir de paternité. »

Ca a créé des tensions dans notre couple

Or, si Laeticia Hallyday a la conviction d’avoir « apporté à [son] mari ce qu’aucune femme n’avait pu lui apporter« , il est une chose qu’il désirait et qu’elle n’était pas en mesure de lui procurer : un enfant. Sujet sensible… « Moi, révèle-t-elle en toute transparence, je ne pouvais pas lui offrir un enfant biologique parce que j’ai connu certains traumatismes dans mon adolescence. J’ai fait du mal à mon corps. L’anorexie m’avait abîmée. Il est arrivé à mon mari de me reprocher de ne pas lui donner cet enfant. A l’époque, ça a créé des tensions dans notre couple. Il en avait besoin, pour réparer certaines souffrances liées à son propre abandon, mais aussi parce qu’il n’avait pas été là pour David et Laura. Il a porté cette culpabilité toute sa vie. Il voulait être à nouveau père, mais un père présent, cette fois. »

Il l’a été. Et désormais, ce sont en quelque sorte ses filles de 13 et 9 ans qui veillent sur lui : « Elles l’imaginent en paix. Elles continuent à lui écrire des dessins et des mots magnifiques qu’elles posent sur son oreiller. Je les garde précieusement. Ce sont des mots pleins de bienveillance, de bonté. Elles ont été élevées comme ça, dans un amour inconditionnel. Il ne faut pas oublier qu’avant elles ont vécu la même chose que lui : l’abandon. Elles se sont construites aussi comme ça. Il y a tellement de lui en elles ! »

Y aura-t-il à l’avenir une suite à l’histoire de Jade et Joy avec leur grand frère et leur grande soeur ? Laeticia Hallyday, qui assure avoir tout mis en oeuvre pour rassembler cette famille qu’elle a trouvée « explosée » après sa rencontre avec Johnny, constate que ses filles souffrent de la situation : « Après l’enterrement [à Saint-Barthélemy], David et Laura ont promis à mes filles de les protéger, d’être là pour elles, de les appeler à Noël, de venir nous voir en février à Los Angeles, de passer du temps avec nous. Rien de tout cela ne s’est produit et on a fini, mes filles et moi, assignées par mes beaux-enfants ! Les belles promesses de Saint-Barth’ n’ont pas été tenues. Jade et Joy en souffrent aujourd’hui. Elles réclament des nouvelles de leur frère et de leur soeur. » Retour à la case « famille explosée« …

Bernard Tapie, à 50/50 face au cancer : Johnny Hallyday lui a donné une idée…

Sophie Tapie épaule son père Bernard Tapie dans son combat contre le cancer, photo Instagram le 13 février 2018.

Depuis sa lourde opération en début d’année et les maigres nouvelles peu rassurantes qui avaient suivi, Bernard Tapie, contraint à une nouvelle séquence de chimiothérapie, se battait en silence contre le cancer. Ce 15 avril, il revient à la une de la presse avec de la détermination et une grande annonce.

« 50% de chances à cinq ans » : ça, c’est le diagnostic des médecins. Mais Bernard Tapie s’en « moque » : « Pour moi, j’ai 100% de chances. Je veux vivre au-delà de mes 90 ans. C’est le souhait de toute ma famille et je n’ai pas envie de les décevoir. » Une détermination qui fait la fierté des siens, à l’image de l’émouvant message publié cette semaine sur les réseaux sociaux par sa fille Sophie, et qu’il affiche dans un long entretien accordé au quotidien Le Parisien (édition du dimanche 15 avril 2018, dont il fait la une), à son domicile dans le 7e arrondissement de la capitale.

Avec le journaliste Marc Lomazzi, « Nanard », le cheveu désormais tout blanc mais la gueule toujours aussi intense malgré l’impact de la maladie, fait tout le tour de la question du cancer de l’estomac contre lequel il se bat depuis le début de l’automne 2017 : comment il l’a appris, où il en est du traitement, les projets qu’il a la ferme intention de réaliser – en particulier celui de remonter sur scène.

Pierre, cette fois, mon cancer, c’est pour de vrai

Ce personnage au charisme qui nous le rendrait presque invincible se remémore le jour où, 48 heures après une fibroscopie prescrite parce qu’il s’était plaint d’avoir « du mal à avaler« , on lui a annoncé la mauvaise nouvelle. « KO debout. » « Je rentre à Paris, relate Bernard Tapie, et là, le destin me joue un tour incroyable. Dans l’avion, je suis assis à côté de Pierre Arditi, qui, vingt ans plus tôt, dans le film de Claude Lelouch Hommes, femmes, mode d’emploi, jouait le rôle du médecin qui m’annonce que je suis atteint d’un cancer de l’estomac ! J’adore Pierre Arditi et je lui dis : « Pierre, cette fois, c’est pas du cinéma, mon cancer de l’estomac, c’est pour de vrai ». » A posteriori, l’homme d’affaires de 75 ans observe qu’il avait « depuis six ou sept ans régulièrement mal à l’estomac » et se rend compte qu’il a eu « tort » de ne pas faire de check-up, constat qui l’incite à exhorter les autres à « être attentif aux alertes que le corps vous envoie » et à ne pas négliger les processus de prévention et de détection. Autre conseil, pour réduire drastiquement les risques de développer un cancer : « Fumeurs, ne déconnez pas, arrêtez de fumer ! J’ai fumé pendant 25 ans. Après deux ans de galère, on n’y pense plus. »

Comme on pouvait s’y attendre, Bernard Tapie n’a pas peur, dans ce combat qu’il n’envisage pas de perdre. « Tant que l’on est dans la bagarre, la peur n’est plus présente« , souligne-t-il. Il concède toutefois : « Mais je suis très affaibli et je me pose des questions. » Affaibli, on le serait à moins : des mois de chimiothérapie et une intervention chirurgicale lourde ont laissé des traces. « J’ai déjà subi six séances de chimiothérapie très dures et une opération très lourde puisqu’elle visait à l’ablation de l’estomac et d’une grande partie de l’oesophage, rappelle-t-il. Après analyse, l’équipe médicale a décidé une nouvelle séquence de chimiothérapie. Je reconnais que c’est une épreuve très dure à vivre et à supporter mais c’est le sort de tous les gens qui sont atteints de cette maladie. On ne connaît ni la durée du combat, ni son issue. »

Très touché par tous les témoignages de soutien qu’il reçoit du public, l’actionnaire majoritaire de La Provence livre aussi un aperçu de son expérience de patient à l’hôpital public Saint-Louis, où il dit ne pas bénéficier d’un traitement VIP. Et de raconter : « Lorsque je suis dans le hall ou dans l’ascenseur, on vient me voir, je fais des selfies les uns derrière les autres. Dès que j’arrive dans le service, là-haut, avec les autres patients, plus personne ne me demande de photo, je suis des leurs. L’équipe médicale s’occupe de Tapie comme de monsieur Durand ou monsieur Dupont. »

Sans les Vieilles Canailles, Johnny Hallyday serait mort un an plus tôt

Malgré la situation, Bernard Tapie refuse de se « laisser enfermer dans la case malade« . D’ailleurs, il déborde d’envie et de projets, animé par le désir de « renouer le contact direct avec le public » : « C’est sûr et certain, assène-t-il. Je vais remonter sur scène pour une pièce de théâtre ou une comédie musicale. Je veux renouer le contact direct avec le public, je ressens autour de moi un tel mouvement de sympathie, je veux qu’on se retrouve au moins avec ces gens-là pour passer une super soirée. Je ferai 100 représentations à Paris et une tournée en province. Rien que de vous en parler, j’en ai la chair de poule. »

Fou de tirer des plans sur la comète, Nanard ? Pas du tout. Inspiré, plutôt. Inspiré par un certain Johnny : « J’ai été très marqué, avoue-t-il, par ce qu’a fait Johnny Hallyday, que je connaissais bien. Je sais que sans la tournée des Vieilles Canailles il serait mort un an plus tôt. Il a tenu le coup parce qu’il s’était fixé cet objectif de finir la tournée. Cela va au-delà de votre volonté quand vous ne pouvez pas faire autrement. Dans un spectacle, devant 100 ou 2000 personnes, il n’y a rien de plus jubilatoire que d’apporter à tous ces gens des instants de bonheur pendant lesquels ils oublient tout le reste. »

Alors, qu’on se le dise tout comme lui-même le dit : « Il n’y a pas de si. Je vais le refaire. »

Bernard Tapie, entretien à découvrir en intégralité dans Le Parisien du 15 avril 2018 et sur leparisien.fr