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BIOGRAPHIE D’URSULA ANDRESS

L’actrice Ursula Andress, qui est née le 19 mars 1936 dans le canton de Berne, en Suisse, a marqué toute une génération, et bien d’autres, en incarnant une sensuelle James Bond girl dans le premier épisode de la saga, James Bond contre Dr No, sorti sur les écrans en 1962. Une scène devenue mythique qui l’a propulsée au rang de star internationale : en effet, lorsqu’elle sort de l’eau habillée d’un petit bikini blanc, Ursula ajoute immédiatement son nom à la liste des sex symbol. La comédienne incarne un fantasme, resté intact jusqu’à aujourd’hui, puisqu’en 2001, ce fameux maillot de bain deux pièces a été vendu aux enchères pour 35 000 livres sterling.

Mais avant de connaître la gloire et la notoriété, Ursula Andress fut d’abord une jeune femme au caractère bien trempé qui vivait en Suisse avec ses parents et ses cinq frères et soeurs. A 17 ans, elle quitte le nid familial et s’envole pour Rome au bras d’un acteur italien bien plus âgé qu’elle. Là-bas, elle commence à jouer la comédie dans quelques films où sa plastique prévaut sur un éventuel talent.

Mais sa non-carrière prend enfin de l’essor grâce à la rencontre improbable d’une haute figure du cinéma US : l’acteur Marlon Brando avec qui elle finit par entretenir une petite idylle. Ce dernier lui conseille vivement de tenter sa chance à Hollywood, aux Etats-Unis.

Après plusieurs entretiens, Ursula Andress signe à Londres, en Grande-Bretagne, un contrat avec les studios américains Columbia avant de prendre la direction du pays de l’Oncle Sam. Là-bas, elle fait la rencontre d’un autre comédien, devenu également une légende : l’acteur James Dean. L’histoire lui prête même une liaison avec le héros de La fureur de vivre. Puis, elle tombe amoureuse de l’acteur et réalisateur John Derek qu’elle épouse en 1957.

Alors qu’elle n’a pas encore tourné un seul film pour les studios Columbia, elle décide de racheter son contrat. Ursula Andress disparaît alors des plateaux de cinéma et ce jusqu’en 1962 où elle triomphe dans James Bond. Cette performance lui vaut même un Golden Globe, décerné en 1964.

Les sixties se révèlent florissantes pour l’actrice qui tourne dans une dizaine de productions : L’idole d’Acapulco (1963), Quoi de neuf Pussycat ? (1965) ou encore Casino Royal (1967).

Parallèlement à sa carrière professionnelle, Ursula qui parle couramment l’allemand, l’italien, le français et l’anglais (avec un fort accent), voit son mariage avec John Derek voler en éclat. Elle finit par divorcer en 1966. A la même époque, elle tourne aux côtés du comédien français Jean-Paul Belmondo dans Les tribulations d’un Chinois en Chine.

Dans les années 1970, Ursula Andress se fait plus rare à l’écran. Le public la retrouve notamment dans Safari Express (1976) et The Mountain of the Cannibal God (1979). Puis en 1981, elle partage l’affiche, du film culte Le choc des Titans, avec le nouvel homme de sa vie : l’acteur Harry Hamlin, de quinze ans son cadet. En 1980, le couple a accueilli un petit garçon, Dimitri. Deux ans plus tard, leur histoire d’amour prend fin. Ursula, elle, continue de travailler aussi bien pour le cinéma que pour la télévision. C’est ainsi qu’elle fait une apparition dans la série culte Manimal ou encore dans Pierre le Grand.

Ursula Andress, qui a célébré ses 70 ans en 2006, reste plus que jamais associée à la révolution sexuelle des années 1960 et à ce vent de liberté qui a balayé la société.
Filmographie :
2005 : Die Vogelpredigt de Clemens Klopfenstein
1997 : Cremaster 5 de Matthew Barney
1996 : Alles Gelogen
1993-1994 : La caverne de la Rose d’or (TV)
1992 : Hola Raffaella (TV)
1989 : The Dame Edna Experience (TV)
1989 :Man against the mob : The chinatown murders (TV)
1988 : Klassäzämekunft de Walter Deuber
1987-1988 : Falcon Crest (TV)
1986 : Pierre le Grand (TV)
1985 : Liberté, égalité, choucroute de Jean Yanne
1983 : Manimal (TV)
1982 : Krasnye Kolokola de Sergei Bondarchuk
1981 : Le choc des Titans de Desmond Davis
1979 : The fifth Musketeer de Ken Annakin
1978 : Double Murders de Steno
1978 : The mountain of the Cannibal God de Sergio Martino
1976 : Sex with a smile de Sergio Martino
1976 : Safari Express de Duccio Tessari
1975 : Le avventure e gli amori di Scaramouche de Enzo G. Castellari
1975 : Africa Express de Michele Lupo
1975 : L’infermiera de Nello Rossati
1974 : Colpo in canna de Fernando Di Leo
1973 : L’ultima chance Maurizio Lucidi
1972 : Five against Capricorn
1971 : Soleil Rouge de Terence Young
1970 : Perfect Friday de Peter Hall
1969 : The southern star de Sidney Hayers
1968 : La dolce signore de Luigi Zampa
1967 : Casino Royale de Val Guest
1966 : Once before I die de John Derek
1966 : The blue Max de John Guillermin
1965 : La decima vittima d’Elio Petri
1965 : Les tribulations d’un Chinois en Chine de Philippe de Broca
1965 : Quoi de neuf, Pussycat ? de Clive Donner
1965 : She de Robert Day
1965 : Nightmare in the Sun de John Derek
1963 : 4 for Texas de Robert Aldrich
1963 : Fun in Acapulco de Richard Thorpe
1962 : James Bond 007 contre Dr No de Terence Young
1955 : Le avventure di Giacomo Casanova de Steno
1955 : La catena dell’odio de Piero Costa
1954 : Un Americano a Roma de Steno

BIOGRAPHIE DE DAVID HASSELHOFF

David Hasselhoff, né le 17 juillet 1952 à Baltimore dans le Maryland), est un acteur américain essentiellement connu pour ses rôles d’acteur principal des séries K 2000 et Alerte à Malibu. Il fut également l’un des juges de l’émission America’s Got Talent de 2006 à 2009. Il a aussi fait carrière dans la musique, essentiellement en Allemagne, le pays de ses ancètres (son arrière-arrière-grand-mère Meta, émigra avec sa famille originaire de Brême, vers Baltimore en 1865

Pendant six ans, il joue le docteur Snapper Foster dans le soap opera Les Feux de l’amour. Il connaît ensuite la célébrité en devenant Michael Knight de 1982 à 1986 dans la série K 2000 créée par Glen A. Larson.

Son contrat stipulait que des redevances lui seraient versées sur les profits engendrés par la série. Cela lui permet d’amasser une certaine fortune et de pouvoir racheter les droits sur Alerte à Malibu à la NBC.

Alerte à Malibu sort en 1989 mais après la première saison, la série est arrêtée. Croyant au potentiel de la série, David Hasselhoff y investit son propre capital, devient producteur exécutif de la série et la relance en 1991. Il y joue le rôle de Mitch Buchannon dans la série.

Le succès d’Alerte à Malibu est énorme. Dix nouvelles saisons seront tournées et le succès se propage hors des frontières des États-Unis, la série est connue internationalement. Avec cette série, David Hasselhoff acquiert le statut d’« homme le plus vu au monde », donné par le livre Guinness des records.

Réalisant son rêve d’être un chanteur, il chante en 1989 « Looking for freedom » juste avant que ne tombe le mur de Berlin. Il chantera sur le mur, devant plus d’un million de personnes. En Allemagne, la chanson devient un symbole à ce moment-là et l’album accompagnant le single connaît un énorme succès : or et triple platine, caracolant en tête des hit-parades trois mois d’affilée.

En 1996, il a droit à son étoile sur la Walk of Fame.

En 2005, il fait une brève apparition dans Bob l’éponge, le film et A Dirty Shame de John Waters, originaire comme lui de Baltimore. En 2006, on le retrouve aux côtés de Adam Sandler dans Click : télécommandez votre vie.

Depuis juin 2006, il est juge dans l’émission America’s got talent aux côtés de Brandy et Piers Morgan. À partir de la saison 2, Brandy sera remplacée par Sharon Osbourne.

Le 21 septembre 2010 il fait partie des 12 célébrités en compétition de la onzième saison de Dancing with the Stars, aux côtés notamment de Jennifer Grey, du jeune Kyle Massey, Audrina Patridge et de la fille de Sarah Palin, Bristol.

Il est le premier éliminé, le 22 septembre avec seulement 15 points donnés par les juges.

David Hasselhoff était marié à l’actrice Pamela Bach dont il a eu deux filles, Taylor-Ann et Hayley Amber, mais il a divorcé en 2006 pour divergences irréconciliables. Il a été auparavant marié à Catherine Hickland de 1984 à 1989.

Il a été le Guest Host de WWE RAW le 12 avril 2010, et crée le Alerte Malibu Match (Triple treat match) pour divas.

Il sera également l’un des juges de l’émission Britain’s Got Talent pour l’Édition 2011.

En 2012, il sera de retour au cinéma dans la suite de Piranha 3D.

Filmographie

Cinéma

Télévision

Divers

Discographie

Single

  • I get the message / Piece of cake
  • I’m a little bitch
  • Our first night together (remix)
  • Les kids de KITT / Stay(avec Julie)
  • Looking for freedom
  • Lonely is the night
  • Torero – Te quiero
  • Is everybody happy?
  • Flying on the wings of tenderness
  • Song of the night
  • Je t’aime means I love you
  • Crazy for you
  • Are you still in love with me?
  • Freedom for the world
  • Let’s dance tonight
  • Do the Limbo dance
  • Gypsy girl
  • Casablanca
  • Hands up for Rock’n’roll
  • Everybody sunshine
  • The girl forever
  • Darling I love tou
  • Dance Dance d’Amoure
  • If I could only say goodbye
  • Wir zwei allein (avec Gwen)
  • Au ciel, une étoile (avec Nadège Trapon)
  • The best is yet to come – Hot shot city
  • Summer of love
  • Pingu Dance
  • Du
  • I believe (avec Laura Branigan)
  • Looking for freedom – The Oliver Lieb Remix
  • Hooked on a feeling
  • More than words can say (avec Egine Velasquez)
  • Looking for freedom (Remixes 2000)
  • Jump in my car

BIOGRAPHIE DE CHARLES BRONSON

Charles Bronson, de son vrai nom Charles Dennis Buchinsky, est un acteur américain, né le 3 novembre 1921[1],[2] à Ehrenfeld, en Pennsylvanie et décédé d’une pneumonie le 30 août 2003 à l’âge de 81 ans au Centre médical Cedars-Sinai à Los Angeles, Californie.

Avec son physique impressionnant et son visage dur, Charles Bronson fut souvent habitué à des rôles virils, dont quelques-uns sont entrés dans la légende. Il reste pour des générations de cinéphiles l’inoubliable homme à l’harmonica de Il était une fois dans l’Ouest, le roi du tunnel de La Grande Évasion, un des Douze Salopards, un des Sept Mercenaires et le Justicier dans la ville.

Il côtoya les plus grands acteurs de son temps, tels que Steve McQueen, Gary Cooper, Yul Brynner, Lee Marvin, Henry Fonda, Anthony Quinn, Lino Ventura, Alain Delon, ou Ernest Borgnine et tourna avec quelques grands cinéastes tels que Sergio Leone, Robert Aldrich, John Sturges, Vincente Minnelli, Terence Young, René Clément, Michael Winner, J. Lee Thompson ou Sydney Pollack

Onzième enfant d’une famille ouvrière d’origine tatare[3] lituanienne, Charles Bronson est d’abord mineur de fond, puis mitrailleur de queue d’un bombardier pendant la Seconde Guerre mondiale. Démobilisé en février 1946, il part pour Philadelphie tenter sa chance et s’inscrit l’année suivante dans une école de dessin, il a alors 27 ans. Sur place, il noue une amitié avec un dénommé Jack Klugman avec lequel il partage un appartement jusqu’en 1949. Durant cette période, il entre dans la troupe de théâtre local et joue des rôles secondaires dans divers pièces. Il passe ainsi une audition avec Elia Kazan pour Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams. En 1949, il épouse à Atlantic City Harriet Tendler, qu’il avait rencontrée au théâtre deux ans plus tôt, avant de partir pour la Californie. La même année, il est admis au célèbre théâtre de Pasadena puis se fait remarquer dans The Great Highway d’August Strindberg. En 1951, Bronson obtient son premier grand film : La marine est dans le lac, d’Henry Hathaway.

Avec son premier film, Bronson rencontre Gary Cooper. Ce dernier le conseille et lui sera une aide précieuse pour la suite de sa carrière. Son rôle est celui d’un marin polonais, Wascylewski. Son second film, Le peuple accuse O’Hara, permet à Bronson de rencontrer le réalisateur John Sturges, qui saura se souvenir de l’acteur neuf ans plus tard lors du film Les Sept Mercenaires. Poursuivant les rôles, Bronson termine l’année avec Dans la gueule du loup où il incarne un docker musclé.

Charles Bronson a tourné plus de 150 films pour la télévision, entre 1952 et 1998.

En tant qu’artiste invité, l’acteur apparaît souvent en boxeur (M-Squad avec Lee Marvin, Playhouse 90, Roy Rogers, One Step Beyond) ou en méchant de western (Bonanza, Rawhide avec Clint Eastwood, Have gun, will travel, Gunsmoke). Il a également interprété un rôle de soldat pacifiste dans la série La Quatrième Dimension (Two avec Elizabeth Montgomery), et de gangster gitan dans Les Incorruptibles.

Sa carrière de cinéma débute dans les années cinquante, son service militaire effectué. Il est surtout connu pour ses rôles dans Les Sept Mercenaires de John Sturges, Il était une fois dans l’Ouest ou encore Soleil rouge et des films de guerre (La Grande Évasion et Les Douze Salopards).

Consacré en Europe par Sergio Leone et René Clément (Le Passager de la pluie), Bronson trouve le succès aux États-Unis en 1974, grâce à Un justicier dans la ville, à l’âge de 52 ans. Il tourne quatre suites à ce film de Michael Winner, au fil des années. Le 5 octobre 1968, il épouse l’actrice anglaise Jill Ireland avec laquelle il vivra jusqu’au décès de celle-ci, victime d’un cancer du sein le 18 mai 1990, et avec qui il tourne de nombreux films. Il succombe à une pneumonie le 30 août 2003 à Los Angeles alors qu’il était atteint de la maladie d’Alzheimer.

Bien que d’origine lituanienne, Charles Buchinsky devint l’un des « Indiens » les plus célèbres de Hollywood. Dans le film pro-indien Bronco apache de Robert Aldrich, Bronson joue un Indien ayant trahi les siens.

Il incarne un Indien rebelle dans le film de Delmer Daves : L’Aigle solitaire. Son interprétation grandiloquente sera détournée dans La Classe américaine de Michel Hazanavicius. Il sera, ensuite, un chef impérial dans le Le Jugement des flèches de Samuel Fuller.

Dans La Bataille de San Sebastian d’Henri Verneuil, il incarne un métis haineux opposé à l’invasion de son territoire.

Comme noté très justement par Sir Christopher Frayling, dans son livre sur Sergio Leone, Something to do with death, son légendaire tueur silencieux dans Il était une fois dans l’Ouest est aussi indien. Le flash back final nous montre clairement l’homme à l’harmonica sous les traits d’un jeune Amérindien.

Enfin, en 1972, il incarnera un terrifiant Indien vengeur dans Les Collines de la terreur de Michael Winner.

Filmographie

Biographie de Roch Voisine

 Roch Voisine

Roch Voisine est né le 26 mars 1963 à Edmundston, au Nouveau-Brunswick. Il grandit avec son frère Marc et sa sœur Janice à Saint-Basile. Ses parents Zélande Robichaud et Réal Voisine sont tous deux professeurs d’anglais. Ainsi Roch reçoit-il une éducation bilingue. Lorsque ses parents divorcent, il est recueilli par ses grands parents paternels. Féru de hockey sur glace, il veut devenir joueur professionnel. Mais une méchante blessure lors d’un match de baseball l’oblige à prendre une nouvelle orientation. Il se dirige alors vers une carrière médicale. En 1985, il obtient son diplôme. Cependant, la médecine n’est pas sa véritable vocation. Rock se sent surtout attiré par la musique. Pendant des années, il cherche à faire un tube. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. Il anime alors une émission à la télévision franco-canadienne. Roch Voisine devra attendre 1989 pour voir sa carrière musicale décoller. Sur les conseils d’un ami, il sort un titre en français Hélène. Cette fois, le chanteur est lancé. En février, coup d’envoi de son Europe Tour. Le 17 avril 1992, Roch se produit au Champ-de-Mars, devant 75 000 spectateurs. Le concert est diffusé en direct par la chaîne TF1 et l’audimat est estimé à 14 millions de téléspectateurs ! De l’Europe, au Canada, il n’y a qu’un pas ! Quelques semaines plus tard, Roch Voisine chante Hélène en version anglaise à Montréal. Son rêve est réalisé : il est enfin une star dans son pays !
En 1991, Roch Voisine sort son album Double et reprend la route pour une deuxième tournée en Europe. En janvier 1992, il devient le plus jeune artiste à se voir décerner par le gouvernement français la distinction honorifique de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. En mai 2007 il reçoit un doctorat honoris causa en musique de l’Université de Moncton, Campus d’Edmundston, pour souligner ses exploits en musique (13 albums) et un disque de Diamant qui vient récompenser 20 ans d’une fabuleuse carrière.
Côté cœur, Roch Voisine se marie en décembre 2002 avec Myriam St-Jean. De cette union naissent 2 garçons : Killian, le 25 juin 2004 et Alix-Elouan le 9 janvier 2006. Malheureusement, le 17 octobre 2007, le couple annonce sa séparation.

Discographie :
2007 : Best Of
2005 : Sauf si l’amour…
2003 : Je te serai fidèle (6 Inédits et 9 anciens titres réenregistrés et réarrangés)
2002 : Higher
2001 : Éponyme
2000 : Christmas Is Calling
2000 : L’album de Noël
1999 : Chaque feu…
1996 : Kissing Rain
1994 : Participation au CD Vatican Christmas, The little drummer boy
1994 : Coup de Tête
1992 : Europe Tour
1993 : I’ll Always Be There
1990 : Double (cd français + cd anglais)
1989 : Hélène
1987 : Roch Voisine
1986 : Sweet Songs

Biographie de Bob MARLEY

Robert Nesta Marley[1] est né le 6 février 1945 (date figurant sur son passeport, mais non vérifiée officiellement car l’État de Jamaïque ne peut fournir d’acte de naissance) à Rhoden Hall près de Nine Miles, dans la paroisse de Saint Ann (Jamaïque).

Bob Marley est né d’une mère noire jamaïcaine âgée de 18 ans, Cedella Marley Booker, née Malcolm et d’un père blanc d’origine anglaise né en Jamaïque, capitaine de la Royal Navy, âgé d’une cinquantaine d’années, Norval Marley, qu’il n’a que très peu connu. Ses grands parents paternels sont Albert Thomas Marley, un anglais du Sussex et Ellen Broomfield une bourgeoise jamaïcaine colorée. D’après Michael George Marley (fils de Noel Marley, frère de Norval Marley) qui l’aurait appris de sa famille puis vérifié, les Marley serait des Juifs syriens passés par l’Angleterre avant de s’installer en Jamaïque[2].

Les parents de Norval Marley n’acceptaient apparemment pas sa liaison avec une femme noire et Norval, décrit par Cedella comme un homme gentil, mais de faible caractère, aurait été rejeté par sa famille. Bob Marley souffre de l’absence de son père, qui le fait venir à la capitale pour étudier quand il a cinq ou six ans. Sans nouvelles, sa mère le retrouvera des mois plus tard dans une rue de Kingston : son fils avait été confié à une vieille dame, pour qui il faisait les courses. Cedella voit Norval une dernière fois et reprend son enfant.

À l’adolescence, Bob Marley quitte la misère de la campagne pour celle du ghetto de Trenchtown à Kingston. Il y rencontre Neville Livingston, dit Bunny Wailer et Winston Hubert McIntosh, dit Peter Tosh, avec qui il chante des cantiques et des succès de soul américaine qu’ils entendent sur les radios de Miami. Le chanteur Joe Higgs leur donne des cours de chant. Bob Marley enregistre sa première chanson Judge Not pour le producteur Leslie Kong du label Beverley’s en 1962 à l’âge de 17 ans ainsi qu’une reprise d’un succès de country & western de Claude Gray : One Cup of Coffee en 1962. Ces titres ska n’ont aucun succès, mais Bob continue à s’investir dans la musique.

En 1963, il forme avec Junior Braithwaite, Peter Tosh et Bunny Wailer le groupe vocal The Wailers (les gémisseurs). Ils obtiennent un contrat avec Studio One en 1964 et leurs premiers morceaux de ska, gospel, rhythm and blues et soul sont produits par le grand producteur local Clement « Sir Coxsone » Dodd, qui a pour assistant en studio Lee « Scratch » Perry (Scratch assure aussi la promotion). Bob quitte son métier de soudeur. Après l’album intitulé The Wailin’ Wailers, le trio se sépare de Coxsone, qui ne leur a pas versé grand chose en contrepartie des dizaines de titres qu’ils ont enregistrés pour lui (dont plusieurs succès, comme Simmer Down et Put it On).

Après son mariage avec Rita Anderson début 1966, Bob Marley part rejoindre sa mère, remariée avec un Jamaïcain nommé Booker à Wilmington, Delaware, aux États-Unis. Bob travaille à l’hôtel Dupont, mais continue à écrire des chansons. Il est provisoirement remplacé par Constantine « Dream » Walker. À son retour après l’été 1966, il s’intéresse de plus en plus au mouvement rastafari, qui a émergé dans les années 1930 en Jamaïque, et fonde avec Peter Tosh et Bunny Livingston le label indépendant Wail’n Soul’m. Leur premier titre autoproduit dans le nouveau style rocksteady s’intitule Bend Down Low.

À Kingston, c’est Mortimer Planno, un rasta jamaïcain d’origine cubaine qui a voyagé en Éthiopie et rencontré Haïlé Sélassié Ier au début des années 1960 qui lui transmet une partie de sa culture rasta. Sans le soutien d’un distributeur professionnel, ses disques se vendent très mal, et Bob Marley est trop pauvre pour vivre en ville avec sa femme Rita et ses deux enfants Cedella et Ziggy. Il retourne dans son village natal en 1967 pour un ressourcement spirituel, mais continue à enregistrer et à publier nombre de 45 tours obscurs pour sa petite marque Wail’n Soul’m, comme les futurs classiques Hypocrites et Nice Time qui sortent sous le nom de Bob Marley & the Wailers.

Rita, Bob Marley et Peter Tosh rencontrent en janvier 1968 le chanteur américain Johnny Nash, qui est décidé à lancer le style rocksteady aux États-Unis, et son manager Danny Sims, avec qui ils signent un contrat international exclusif pour les disques et éditions JAD. Bob Marley leur fournit quantité de compositions inédites, dont Stir It Up, qui deviendra bientôt un succès pour Nash. Johnny Nash a beaucoup de succès avec le rocksteady (tube américain « Hold Me Tight » en 1968), mais l’album de Bob Marley & the Wailers qu’il a financé ne sort pas (il ne sera finalement publié qu’en 1997 chez JAD). Seule une nouvelle version de Bend Down Low avec des cuivres américains ajoutés à New York sort en France et au Canada (JAD-CBS) en 1968, mais sans aucun succès. Bob Marley écrit parallèlement son premier morceau rasta, Selassie Is the Chapel en 1968. Cet enregistrement important, dans le style nyabinghi (tambours rastas), est financé par Mortimer Planno, qui en interprète la face B, A Little Prayer. Quelques producteurs locaux se succèdent, mais le trio vocal n’a plus aucun succès depuis son départ du giron de Coxsone Dodd.

Sans ressources, Bob Marley repart aux États-Unis rejoindre sa mère en 1969. Il travaille plusieurs mois de nuit dans une usine automobile Chrysler. Sa femme et ses jeunes enfants le rejoignent. À son retour, il fonde les disques Tuff Gong, du nom de son surnom du ghetto (dérivé du surnom de Leonard Howell, le « Gong » fondateur du mouvement rastafari), et enregistre une reprise de James Brown (Say It Loud) I’m Black and I’m Proud rebaptisée Black Progress dans le nouveau style reggae avec de jeunes musiciens brillants, les frères Carlton (à la batterie) et Aston « Family Man » Barrett (à la basse) qui ne le quitteront plus. Mais les disques indépendants Tuff Gong n’ont toujours aucun succès. Marley va voir son vieil ami Lee « Scratch » Perry qui fin 1969 est allé chanter en Angleterre accompagné par les frères Barrett sous le nom des Upsetters. Perry a obtenu un succès anglais avec l’instrumental The Return of Django et accepte de produire le trio vocal Bob Marley & the Wailers. Ils collaboreront jusqu’en 1978. Perry donne une nouvelle couleur au groupe, qui enregistre plusieurs chefs-d’œuvre avec lui, dont Duppy Conqueror, Sun Is Shining, Soul Rebel, Kaya et le (I’ve Gotta) Keep on Moving de Curtis Mayfield. Il réunira certains de ces 45 tours sur l’album Soul Rebels sorti en Angleterre en 1973 chez Trojan.

Toujours sans succès, Bob Marley & the Wailers gravent une dizaine de chansons avec l’équipe de musiciens de Leslie Kong, un producteur jamaïcain (Kong avait déjà produit les deux premiers 45 tours solo de Bob Marley en 1962) qui a du succès en Angleterre grâce à un son professionnel capable de percer sur le marché britannique (disques Trojan à Londres). Il publiera ces titres en 1971 sous le nom de The Best of the Wailers. « Bunny Wailer, superstitieux, pense que leur « meilleur » est encore à venir et lui lance une malédiction. Leslie Kong meurt peu après d’une crise cardiaque »(à vérifier), et le trio ne touche aucun argent. Bob Marley se rapproche de l’organisation rasta des Douze Tribus d’Israël fondée par Prophet Gad, alias Vernon Carrington. Ils continuent à alterner les auto-productions pour Tuff Gong et les séances financées par Lee « Scratch » Perry pour sa marque Upsetter. Malgré la qualité de leur travail prolifique, ils n’ont aucun succès local jusqu’à leur autoproduction Trench Town Rock (Tuff Gong 1971).

À la demande de Johnny Nash qui cherche des compositions pour la bande du film suédois Vil Sa Garna Tro (L’amour n’est pas un jeu) dans lequel il joue le rôle principal, Bob Marley part pour Stockholm en 1971. Il y écrit plusieurs morceaux, et collabore à la bande du film. Nash signe alors avec les disques CBS à Londres où il enregistre le plus gros succès de sa carrière, I Can See Clearly Now. Marley l’a rejoint, et signe lui aussi avec CBS grâce à Nash et son manager, avec qui il est toujours sous contrat. Comme l’album de Nash, le 45 tours Reggae on Broadway sort en 1972, mais Bob Marley n’a aucun succès. Le son et les musiciens anglais apportés par Nash ne lui conviennent pas. Quelques concerts à Londres avec les frères Barrett sont organisés en première partie de Nash, mais sans succès. Nash part vers la gloire et abandonne son poulain. Marley contacte alors Chris Blackwell, le fondateur des labels Trojan et Island Records. Blackwell est Jamaïcain, il a déjà distribué en Angleterre les disques Beverley’s de Leslie Kong, et connaît le nom de Marley. Il rachète le contrat de production à Danny Sims, et confie de l’argent à Bob Marley, qui part enregistrer à Kingston. À ce point charnière de sa carrière, Bob Marley a déjà contribué à au moins 350 morceaux enregistrés en studio (dont une trentaine environ en tant que choriste), dont une grande partie ne seront révélés au public international que très tardivement, bien après sa mort, notamment dans la série de dix CD The Complete Bob Marley & the Wailers 1967 to 1972 (JAD) réalisée entre 1998 et 2003 par le français Bruno Blum et l’américain Roger Steffens. Marley réenregistrera par la suite une partie de ces compositions, comme Satisfy my Soul, Sun Is Shining ou Lively Up Yourself.

À la suggestion de Blackwell, les deux premiers albums pour Island sont remixés à Londres, où des solos de guitare sont ajoutés, ainsi que des parties de claviers qui apportent un son plus accessible au grand public. Ils sortent chez Island sous le nom des Wailers en 1973, mais après une tournée anglaise Bunny Wailer quitte le groupe, remplacé par Joe Higgs pour la tournée suivante (album Talking Blues), puis c’est Peter Tosh qui s’en va, laissant Bob à sa carrière solo. Le trio vocal féminin « The I Three » avec Rita Marley, Marcia Griffiths et Judy Mowatt prend en charge les chœurs. Le nom des Wailers sera désormais celui de ses accompagnateurs, parmi lesquels les frères Barrett (basse et batterie), les pianistes Earl « Wire » Lindo et Tyrone Downie, le guitariste Earl « Chinna » Smith, l’harmoniciste Lee Jaffee et le percussionniste Alvin « Seeco » Patterson. Son premier album est le chef-d’œuvre Natty Dread, dans lequel il incorpore une influence blues avec le guitariste américain Al Anderson. Un autre guitariste soliste américain, Junior Marvin, est ensuite engagé. Suivront le « Live! » enregistré le 18 juillet 1975 à Londres, qui contient son premier succès international No Woman No Cry où il console une femme affectée par la violence des ghettos, puis l’essentiel Rastaman Vibration (1976) qui sera le disque de Bob Marley le plus vendu de son vivant, et son premier succès américain.

En 1973, Bob Marley rencontre Eric Clapton en Jamaïque et celui-ci reprend l’année suivante, I Shot the Sheriff, qui sera gage de succès et contribuera à la vague du reggae en Occident.

Le 3 décembre 1976 à Kingston, peu avant le grand concert en plein air Smile Jamaica, Bob Marley échappe à une fusillade déclenchée à son domicile par six hommes armés. Il reçoit une balle dans le bras, une dans la poitrine et cinq dans la cuisse tandis qu’une autre touche Rita à la tête mais sans la tuer (elle s’en sort miraculeusement). Don Taylor, leur manager américain, en sort très gravement blessé de six balles. Parmi les agresseurs, des membres des Wailers reconnaissent Jim Brown, un tueur proche du parti de droite pro-américain, le JLP.

Deux jours après l’attentat, Bob Marley participe comme prévu au concert Smile Jamaica à Kingston. Aux journalistes qui lui demandaient pourquoi il tenait tant à jouer lors de ce concert il répondit : « Les gens qui tentent de rendre ce monde mauvais ne prennent jamais de jours de congés. Comment le pourrais-je ? ». Family Man Barrett, caché dans les collines, est remplacé ce jour-là par Cat Coore de Third World. Bob montre ses bandages à la foule. Il ne se sent plus en sécurité en Jamaïque et part en exil en janvier 1977. Il fait escale à Nassau, puis se réfugie à Londres. Il y enregistre les albums à succès Exodus et Kaya ainsi que le single Punky Reggae Party avec Lee Scratch Perry, qui scelle un pacte rebelle avec le mouvement punk anglais en plein essor. Les titres Jamming, Waiting in Vain notamment sont des tubes mondiaux. Sa relation avec la Jamaïcaine Cindy Breakspeare, Miss Monde 1976, contribue à le projeter à la une des médias.

En mai 1977, une blessure au gros orteil faite en jouant au football se rouvre lors d’un match amical à l’hôtel Hilton de Paris. Le médecin lui suggère des analyses. Le diagnostic est réalisé à Londres : Bob Marley souffre d’un mélanome malin (maladie de la peau qui ne représente que 4% des cancers, mais qui, de tous, est la plus dangereuse), sans doute dû à une trop longue exposition au soleil. On lui prescrit une amputation urgente de l’orteil, mais un mélange de superstition de son entourage (la religion Rastafari interdit toute amputation) et de pression en pleine tournée européenne où il rencontre enfin son public contribuent à retarder l’opération.

En avril 1978, Bob Marley & the Wailers font un retour triomphal en Jamaïque. Lors du One Love Peace Concert, Bob parvient à réunir sur scène les deux ennemis politiques qui se disputent le pouvoir, Edward Seaga (JLP) et le Premier Ministre Michael Manley (PNP). C’est le sommet de sa carrière. Sans arrêt en tournée, Bob Marley & The Wailers enregistrent l’album en public Babylon by Bus au Pavillon de Paris[3] de la porte de Pantin en 1978. Bob fait alors construire son studio, Tuff Gong, où il enregistre l’album Survival. Les succès se multiplient. Ils vont jouer jusqu’en Nouvelle-Zélande, où ils sont accueillis chaleureusement par les Māori. En 1979, en pleine gloire, il est la grande attraction du festival Reggae Sunsplash où participent également Burning Spear et Peter Tosh.

En 1980, après une perte de connaissance lors d’un jogging à Central Park à New York, Bob Marley passe un examen aux rayons X où l’on voit cinq tumeurs, trois au cerveau, une aux poumons et une à l’estomac. Il ne dit rien à son entourage et continue ses concerts dont celui au Bourget [4] en Seine-Saint-Denis, en France, le 3 juillet 1980 qui rassembla plus de 50 000 personnes ; il joue un dernier concert enregistré à Pittsburgh, le 23 septembre. Bob Marley part ensuite pour une clinique de Bavière où il suit un traitement original avec un médecin allemand, le docteur Josef Issels qui prolonge sa vie au prix de dures souffrances. Le cancer se généralise.

À la fin de sa vie, Bob Marley se convertit à l’Église orthodoxe éthiopienne, dont la plus haute autorité était feu l’empereur d’Éthiopie Hailé Sélassié Ier (Jah Live), considéré par les rastas comme étant la réincarnation de Jésus annoncée dans l’Apocalypse (« le roi des rois, seigneur des seigneurs »). Il souhaitait finir ses jours en Jamaïque, mais meurt à Miami le 11 mai 1981, trop faible pour faire le voyage en avion jusqu’à Kingston. Il sera enterré le 21 mai dans sa paroisse de naissance, à St Ann, en Jamaïque, après des funérailles nationales à Kingston qui attireront des centaines de milliers de personnes.

Bob Marley a fait découvrir au monde le reggae, un riche dérivé du blues qui a considérablement influencé la musique populaire occidentale, et ce bien plus qu’il est généralement admis (le remix, ou dub, et le rap sont directement issus du reggae). Sa musique a touché tous les publics, transcendant les genres, comme en témoigne un large culte, encore en pleine expansion dans le monde entier à la fin du vingtième siècle. La dimension de Bob est bien plus large que celle du simple chanteur capable de produire des succès populaires comme Is This Love ou Could You Be Loved. Exprimant à l’origine l’affirmation de la dignité et la valorisation d’une identité Noire pour son peuple bafoué par des siècles d’esclavage (Slave Driver, Redemption Song), de colonialisme (Music Lesson, Crazy Baldhead) et d’oppression économique (Revolution), il incarne avec le mouvement rastafarien (Positive Vibration, War) l’éveil de son peuple à une révolution spirituelle contre un oppresseur qu’il décrit d’abord comme étant le fruit d’une imposture chrétienne (Get Up Stand Up), voire païenne (Heathen), capitaliste (Rat Race), corrompu, raciste et hypocrite (Who the Cap Fit) à la fois. Avec une authenticité et une force sans doute inégalées depuis, il a été la première (et dernière ?) véritable superstar venue d’un pays pauvre. Parolier remarquable capable de s’approprier avec naturel des formules du langage populaire, n’hésitant pas à aborder les thèmes les plus universels, Bob Marley reste d’abord un symbole d’émancipation et de liberté. Il est aussi devenu l’un des symboles universels de la contestation (Soul Rebel), voire de la légitime défense (I Shot the Sheriff), supplantant souvent dans l’inconscient collectif des politiciens comme Che Guevara (la proche révolution cubaine a marqué Bob Marley), le Jamaïcain Marcus Garvey, Malcolm X, Léon Trotsky, Nelson Mandela ou Thomas Sankara. Son message est d’abord d’ordre spirituel et culturel, et assorti d’une incitation à la consommation du chanvre (Kaya, Easy Skanking), qui fait partie de la culture rastafari.

Miroir de l’esprit rebelle des peuples opprimés, héros, exemple et modèle à la fois, Bob Marley est considéré par plusieurs générations déjà comme le porte-parole défunt mais privilégié des défavorisés. Il a porté jusqu’à son paroxysme, la dénonciation de la négation de la personne noire, de la falsification des cultures africaine et afro-américaine par le pouvoir et les religions de l’Occident, du travail des historiens à la solde de ces régimes; (Zion Train, Music Lesson). Grâce au mouvement rasta (Forever Loving Jah, Rastaman Chant), Bob Marley a ouvert une voie qui ne se limite pas à la protestation d’ordre colonial et post-colonial.

Il a souhaité montrer à l’humanité, la falsification de l’histoire des peuples noirs. Il a aussi une approche de la Bible jusque là essentiellement inédite et de plus en plus largement étudiée et reprise depuis. Son approche théologique rastafarienne, relayée par sa célébrité, fait ainsi de Marley l’objet d’un certain nombre de réflexions de nature hagiographique. Beaucoup voient en lui une sorte d’apôtre ou de « prophète » multimédia (Time Will Tell. Comme l’écrivait le New-York Times de façon peut-être aussi ironique que prophétique quinze ans après sa disparition, en 1996 : « En 2096, quand l’ancien tiers-monde occupera et colonisera les anciennes super-puissances, Bob Marley sera commémoré comme un Saint. »).

Bob a reconnu onze enfants, dont les cinq de sa femme Rita, bien que deux d’entre eux ne soient pas de lui. Il n’a pas reconnu sa première fille Imani Carole, née le 22 mai 1963 d’une relation avec Cheryl Murray, mais a adopté Sharon après son mariage avec Rita en 1966. La plupart ont entrepris une carrière musicale, et avec succès pour Ky-Mani Marley, Damian Marley, Ziggy Marley, Julian Marley et Stephen Marley notamment. Rohan Marley a été joueur professionnel de football américain et compagnon de Lauryn Hill.

  1. Sharon Marley, née le 8 octobre 1964 d’une relation antérieure de Rita ;
  2. Cedella Marley née le 23 août 1967, avec Rita ;
  3. David « Ziggy », né le 17 octobre 1968, avec Rita ;
  4. Stephen, né le 20 avril 1972, avec Rita ;
  5. Robert « Robbie », né le 16 mai 1972, avec Pat Williams ;
  6. Rohan, né le 19 mai 1972, avec Janet Hunt ;
  7. Karen, née en 1973, avec Janet Bowen ;
  8. Stephanie née le 17 août 1974 fille d’une relation entre Rita et un homme nommé « Ital » reconnu par Bob
  9. Julian, né le 4 juin 1975, avec Lucy Pounder ;
  10. Ky-Mani, né le 26 février 1976, avec Anita Belnavis ;
  11. Damian « Junior Gong », né le 21 juillet 1978, avec Cindy Breakspeare

 

 

Biographie de Michel Polnareff

Michel Polnareff est inquiété par Facebook après que des fans ont posté des commentaires insultants.

Jamais un artiste n’aura suscité autant de mystère, d’interrogations et d’admiration. Et pourtant, cet homme, ses lunettes et sa silhouette sont rentrés dans l’histoire de la chanson comme personne d’autre auparavant. J’ai nommé Michel Polnareff.
Né le 3 juillet 1944 à Nérac, le jeune Michel a tout de suite baigné dans la culture musicale. Son père, Léo Poll, collabore avec Edith Piaf. A 4 ans, il s’adonne au piano et remporte à 11 ans le premier prix de solfège du Conservatoire de Paris. Après avoir obtenu son bac, réglé la question du service militaire, exercé des petits jobs dans la banque et les assurances, Polnareff prend sa guitare et va jouer sur les marches de la Butte Montmartre.
En 1965, il remporte un concours rock dont le premier prix est un contrat chez Barclay, prix qu’il refuse… Pourtant, un de ses amis d’enfance, Gérard Woog le convainc de rencontrer Lucien Morisse, le boss d’Europe 1. Ce dernier devient son manager. Et le 26 mai 1966, Michel Polnareff sort son premier album, enregistré à Londres avec la participation de Jimmy Page, guitariste de Led Zeppelin, La Poupée qui fait non.
Le succès est immédiat et les tubes s’enchaînent les années suivantes. Sa renommé dépasse les frontières que ce soit en Angleterre ou en Allemagne. Les tournées s’enchaînent, mais en septembre 1967, il refuse de monter sur la scène de l’Olympia, sous prétexte d’un trop peu d’expérience. Peu importe, ce n’est que partie remise.
Dans un pays très gaullien et peu enclin aux extravagances, ses tenues de scènes, ses textes, ses coiffures diverses et variées, ses provocations font jaser. Polnareff vit dans son monde, et il compte bien y rester, au grand dam de certains. Mais il bénéficie également de soutiens de poids, tel Charles Trenet qui ne cesse de le complimenter.
En 1968, il revient donc à l’Olympia. Les hits continuent de pleuvoir et il collabore également à la musique du film L’indiscret de François Reichenbach. En 1970, Michel Polnareff part pour une nouvelle tournée qui forgera le mythe : cheveux blonds et bouclés, lunettes blanches aux verres sombres. La même année, il répond aux nombreuses rumeurs qui courent sur sa vie privée par la mémorable chanson Je suis un homme. Mais au cours de cette tournée, il est agressé sur scène et annule les concerts suivants pour se reposer.
En septembre 1970, Lucien Morisse met fin à ses jours. C’est trop d’émotions pour Michel Polnareff qui fait une cure de sommeil, avant de revenir sur scène en 71, plus en forme que jamais. En 72, il écrit deux de ses plus gros succès, Holidays et On ira tous au paradis, ce qui donne lieu à une nouvelle série de concerts ainsi qu’un nouveau spectacle, Polnarévolution. Mais la promotion de celui-ci ne se passe pas comme prévu. L’affiche qui annonce le spectacle le représente les fesses nues, ce pourquoi il sera condamné à verser 10 francs par affiche pour attentat à la pudeur…
En 1973, alors qu’il est de passage en France entre deux concerts à l’étranger, Michel Polnareff découvre qu’il doit au FISC plus d’un million de francs… Son homme de confiance, Bernard Seneau a en effet détourné des sommes astronomiques avant de disparaître. La même année, sa mère décède, et Polnareff décide de s’exiler aux Etats-Unis pour « s’échapper ».
Là-bas, Michel Polnareff reprend goût à la chanson, à la composition, tout en s’intéressant de prêt aux nouvelles technologies. Il sort quelques albums, tourne à l’étranger, avant de revenir pour un concert exceptionnel à Bruxelles, lui qui est interdit de territoire français. En 77, il écrit la poignante Lettre à France dans laquelle il crie tout son amour pour son pays. L’année suivante, il y revient pour la première fois en 5 ans afin de régler ses problèmes juridiques. Mais c’est en 81 qu’il revient triomphalement, grâce à son album Bulles qui se vend à plus d’un million d’exemplaires.
Il faut attendre 1989 pour entendre à nouveau parler du chanteur secret. Goodbye Marylou sort un peu par surprise et envahit les ondes. Michel Polnareff est en train de travailler sur son nouvel album dont est issu le hit. Il s’installe alors à l’hôtel Royal Monceau où il va passer plus de 800 jours sur Kama Sutra qui sort en 1990. Nouveau triomphe pour celui qui se fait de plus en plus rare.
Suite à quoi Michel Polnareff va à nouveau disparaître pendant près de 5 ans, le temps de se faire opérer d’une cécité des yeux. En 95, on le retrouve en concert évènement au Roxy à Los Angeles, puis en 96 il annonce à grands coups de promotions la sortie d’un nouvel album, sans plus de précision. Mais à nouveau, le blondinet se volatilise.
En 2004 dans son autobiographie, l’artiste laisse entrevoir la sortie d’un nouvel album. Polnareff entretient le suspens. Et c’est deux ans plus tard qu’il apparaît au journal de 20h, annonçant son retour pour 2007 pour une série de concerts exceptionnels et un nouvel album, pour le plus grand bonheur de ses fans. Et le 2 mars 2007, après 34 ans d’absence, il remonte sur une scène française où plus d’un millions de personnes viendront l’admirer, l’aduler, le crier. Le 14 juillet 2007, il donne une représentation devant plus de 600 000 personnes au Champs de Mars, après avoir reçu une victoire de la musique pour l’ensemble de son œuvre.
Artiste avant-gardiste, secret, surprenant, original, Michel Polnareff a su cultiver le mystère autour de sa personne, pour sans cesse surprendre ses admirateurs…

 

Discographie :
2007 : Ze re Tour 2007
1996 : Live at the Roxy (live)
1990 : Kâmâ Sutrâ
1985 : Incognito
1982 : Show télé 82/Public (« live »)
1981 : Bulles
1978 : Coucou me revoilou
1975 : Fame à la mode
1974 : Michel Polnareff (Polnarêve)
1972 : Polnarévolution (live)
1971 : Polnareff’s
1968 : Le Bal des Laze
1966 : Love me please love me

Biographie de Don Johnson

Donnie Wayne Johnson est né le 15 décembre 1949 à Flat Creek dans le Missouri. Il grandit à Wichita au Texas, auprès de son père fermier et de sa mère esthéticienne. A l’âge de 12 ans, il est envoyé quelques mois en maison de correction pour avoir « emprunté » une voiture. Il suit ensuite une scolarité sans encombre jusqu’à l’université du Kansas dont il sort diplômé d’art dramatique en 1971. Il intègre ensuite l’American Conservatory Theater de San Francisco et se voit confier ses premiers rôles au cinéma dans des films sans intérêt. Il traverse les années soixante-dix en désespérant d’occuper un jour le haut de l’affiche.
En 1984, âgé de 45 ans, il décroche enfin le rôle de sa vie, celui de Sonny Crocket, dans la série Deux Flics à Miami. Avec son brushing impeccable, son costume Armani et sa Ferrari 365 GTS, il incarne encore aujourd’hui la frime des années 80. Il tourne ensuite dans une poignée de films dont Harley Davidson et l’homme aux santiags de Simon Wincer en 1991, que les spécialistes considèrent comme le plus gros navet hollywoodien de la décade. En 1996, il revient heureusement à la télévision en incarnant un flic de San Francisco dans Nash Bridges, une série à succès en 122 épisodes.
Séducteur, Don Johnson fut le compagnon de Barbra Streisand et de Cybill Shepherd. Marié trois fois (dont deux fois avec Mélanie Griffith), il est le père de 5 enfants. En 2001, une femme de 36 ans dépose plainte contre lui pour agression sexuelle. D’après ses dires, l’acteur lui aurait saisi le bras à l’entrée des toilettes d’un restaurant en lui faisant une proposition indécente. L’affaire sera classée sans suite.

 

Filmographie :
2007 : Moondance Alexander, de Michael Damian
2005 : Just Legal (Série TV – Saison 1)
2003 : La Chute des héros, de Robert Markowitz
1999 : Goodbye Lover, de Roland Joffé
1996 : Tin Cup, de Ron Shelton
1996-2000 : Nash Bridges (Série TV – Saisons 1, 2, 3, 4, 5 et 6)
1993 : L’Avocat du diable, de Sidney Lumet
1993 : Born Yesterday, de Luis Mandoki
1991 : Harley Davidson et l’homme aux santiags, de Simon Wincer
1991 : Paradise, de Mary Agnes Donoghue
1990 : The Hot Spot, de Dennis Hopper
1989 : Dead Bang, de John Frankenheimer
1987 : Heartbeat, de John Nicolella
1984-88 : Deux flics à Miami (Série TV – Saisons 1, 2, 3, 4 et 5)
1983 : Matt Houston (Série TV – Saison 2)
1976 : Les Rues de San Francisco (Série TV – Saison 5)
1973 : The Harrad Experiment, de Ted Post
1970 : The Magic Garden of Stanley Sweetheart, de Leonard Horn

Biographie de Alain Delon

Acteur charismatique pour certains, symbole de suffisance pour d’autres, Alain Delon est l’une des figures emblématiques du septième art français. Né le 8 novembre 1935 à Sceaux, dans les Hauts-de-Seine, Alain Delon se fait remarquer dès sa plus tendre enfance pour son manque de discipline à l’école. Lorsque sa mère convole en secondes noces avec un artisan-charcutier, le jeune cancre décide, avec l’enthousiasme d’un condamné à mort, de suivre les traces de beau-papa. Mais à 17 ans, il change d’avis et se dit que, tant qu’à être charcutier, autant que ce soit dans l’armée. Alain Delon devance l’appel de son service militaire et débarque en Indochine. Cinq ans plus tard, Alain Delon de retour à Paris, cherche sa voie. Sa vie bascule lorsqu’il rencontre Jean-Claude Brialy, qui l’emmène au Festival de Cannes. Alain Delon tape dans l’œil des producteurs. « Quand la femme s’en mêle », son premier film, sort un an après son retour d’Indochine. Alain Delon connaît immédiatement le succès. Sa carrière va de paire avec de nombreux succès rencontrés dans vie personnelle … Romy Schneider, Nathalie Canovas, la mère d’Anthony Delon, Mireille Darc, et Rosalie Van Breemen, Alain Delon est « le » séducteur des années 1960-1970. Mais dans les années 2000, un livre de Christian Aaron fait scandale : il révèle être le fils caché d’Alain Delon et de la chanteuse Nico (ex égérie du Velvet Underground). En 2002, Alain Delon traverse une période sombre de son existence. Seul, il ne trouve plus de sens à sa vie et commence à parler de lui à la troisième personne. Le monde du cinéma fait bloc autour d’Alain Delon ; il sort peu à peu de sa détresse, revient à Cannes où il avait juré ne plus jamais mettre les pieds. En 2007, il confie à son ami le Commissaire-priseur Pierre Cornette de Saint Cyr la vente d’une collection d’œuvres exceptionnelles, jusqu’alors jamais révélées au grand-public.

 

Relations connues :
Rosalie Van Breemen, son épouse de 1987 à 2002.
Mireille Darc de 1968 à 1987.
Nathalie Canovas, son épouse de 1964 à 1968.
Romy Schneider de 1958 à 1964.

Enfants :
Alain-Fabien Delon né le 18 mars 1994 (fils de Rosalie Van Breemen)
Anouchka Delon née le 25 novembre 1990 (fille de Rosalie Van Breemen)
Anthony Delon né le 30 septembre 1964 (fils de Nathalie Canovas)

Enfant illégitime :
Christian Aaron né en 62 de son aventure avec la chanteuse Nico.

 

Filmographie principale :
1957 : Quand la femme s’en mêle, d’Yves Allégret
1957 : Sois belle et tais-toi, de Marc Allégret
1958 : Christine, de Pierre Gaspard-Huit
1959 : Faibles femmes, de Michel Boisrond
1959 : Le Chemin des écoliers, de Michel Boisrond
1960 : Plein soleil, de René Clément
1960 : Rocco et ses frères (Rocco e suoi fratelli), de Luchino Visconti
1961 : Quelle joie de vivre (Che gioia vivere), de René Clément
1961 : Les Amours célèbres (sketch « Agnès Bernauer »), de Michel Boisrond
1962 : L’Éclipse (L’eclisse), de Michelangelo Antonioni
1962 : Le Diable et les Dix Commandements (5e commandement – « Tes père et mère honoreras »), de Julien Duvivier
1962 : L’Échiquier de Dieu, de Christian-Jaque -inachevé-
1963 : Carambolages, de Marcel Bluwal
1963 : Mélodie en sous-sol, d’Henri Verneuil
1963 : Le Guépard (Il gattopardo), de Luchino Visconti
1964 : La Tulipe noire, de Christian-Jaque
1964 : L’Insoumis, d’Alain Cavalier
1964 : Les Félins, de René Clément
1964 : La Rolls-Royce jaune (The Yellow Rolls-Royce), d’Anthony Asquith
1965 : Les Tueurs de San Francisco (Once a Thief), de Ralph Nelson
1966 : Paris brûle-t-il ?, de René Clément
1966 : Texas, nous voilà (Texas Across the River), de Michael Gordon
1966 : Les Centurions (Lost Command), de Mark Robson
1966 : Les Aventuriers, de Robert Enrico
1967 : Diaboliquement vôtre, de Julien Duvivier
1967 : Le Samouraï, de Jean-Pierre Melville
1968 : Adieu l’ami, de Jean Herman
1968 : La Motocyclette (Girl on a Motorcycle), de Jack Cardiff
1968 : La Piscine, de Jacques Deray
1968 : Histoires extraordinaires (sketch « William Wilson »), de Louis Malle
1969 : Jeff, de Jean Herman
1969 : Madly, de Roger Kahane
1969 : Le Clan des Siciliens, d’Henri Verneuil
1970 : Doucement les basses, de Jacques Deray
1970 : Borsalino de Jacques Deray
1970 : Le Cercle rouge, de Jean-Pierre Melville
1971 : Soleil rouge, de Terence Young
1971 : L’Assassinat de Trotsky, de Joseph Losey
1971 : La Veuve Couderc, de Pierre Granier-Deferre
1972 : Un flic, de Jean-Pierre Melville
1972 : Le Professeur (La prima notte di quiete), de Valerio Zurlini
1972 : Traitement de choc, d’Alain Jessua
1973 : Les Grands Fusils (Big Guns), de Duccio Tessari
1973 : Scorpio, de Michael Winner
1973 : Les Granges brûlées, de Jean Chapot
1973 : La Race des Seigneurs, de Pierre Granier-Deferre
1973 : Deux Hommes dans la ville, de José Giovanni
1974 : Borsalino & Co, de Jacques Deray
1974 : Les Seins de glace, de Georges Lautner
1974 : Zorro, de Duccio Tessari
1975 : Le Gitan, de José Giovanni
1975 : Flic Story, de Jacques Deray
1976 : Comme un boomerang, de José Giovanni
1976 : Armaguedon, d’Alain Jessua
1976 : Monsieur Klein, de Joseph Losey
1977 : L’Homme pressé, d’Edouard Molinaro
1977 : Mort d’un pourri, de Georges Lautner
1977 : Le Gang, de Jacques Deray
1978 : Attention les enfants regardent, de Serge Leroy
1979 : Airport 80 Concorde (Airport ’79, the Concorde), de David Lowell Rich
1979 : Le Toubib, de Pierre Granier-Deferre
1980 : Téhéran 43. Nid d’espions, d’Alexandre Alov
1980 : Trois Hommes à abattre, de Jacques Deray
1981 : Pour la peau d’un flic, d’Alain Delon (réalisateur et acteur principal)
1982 : Le Choc, de Robin Davis
1983 : Un amour de Swann, de Volker Schlöndorff
1983 : Le Battant, d’Alain Delon
1984 : Notre histoire, de Bertrand Blier
1985 : Parole de flic, de José Pinheiro
1986 : Le Passage, de René Manzor
1988 : Ne réveillez pas un flic qui dort, de José Pinheiro
1990 : Dancing Machine, de Gilles Béhat
1990 : Nouvelle Vague, de Jean-Luc Godard
1992 : Le Retour de Casanova, d’Edouard Niermans
1993 : Un crime, de Jacques Deray
1994 : L’Ours en peluche, de Jacques Deray
1995 : Les Cent et une nuits de Simon Cinéma, d’Agnès Varda
1997 : Le Jour et la nuit, de Bernard-Henri Lévy
1998 : Une chance sur deux, de Patrice Leconte
2000 : Les Acteurs, de Bertrand Blier
2003 : Le Lion, de José Pinheiro
2007 (sortie prévue en janvier 2008) : Astérix aux Jeux Olympiques, de Frédéric Forestier et Thomas Langmann

BIOGRAPHIE DE MARILYN MONROE

Norma Jean Mortenson est née en 1926, à Los Angeles. Ce prénom de Norma est le choix de sa mère, Gladys, en référence à l’actrice Norma Talmadge. Gladys et Edward Mortenson vivent déjà séparés au moment de la naissance de Norma. Ils divorceront en 1928.
Entre un père absent et une mère dépressive, l’enfance de la petite Norma Jean est faite d’orphelinats, de foyers et de familles d’accueil avant de connaître, à 15 ans, un semblant de tranquillité chez une amie de sa mère, Grace, qui devient sa tutrice. Celle-ci s’arrange pour marier la jeune fille à un voisin, Jim Dougherty, de cinq ans son aîné. La cérémonie a lieu le 19 juin 1942. Norma Jean a 16 ans. Un an plus tard, Jim rejoint les marines et Norma Jean travaille dans une usine aéronautique.
La jeune femme n’a qu’une obsession, fuir cet univers médiocre. En 1944, elle tente sa chance en faisant des photos glamour. Son premier cliché professionnel est réalisé par le photographe David Conover dans le cadre d’une campagne de l’armée pour illustrer l’implication des femmes dans l’effort de guerre. Puis tout s’enchaîne rapidement. La plastique de la future Marilyn est vite repérée. Quelques mois plus tard elle fait la couverture d’une trentaine de magazines de pin-ups. Elle devient blonde – pas encore platine – et s’inscrit à l’agence Blue Book Model.
En 1946, Norma et Jim divorcent. La même année, la jeune femme est remarquée par le milliardaire Howard Hughes, patron de la RKO mais c’est avec la Twenty Century Fox qu’elle va signer son premier contrat, le 26 juillet 1946. Elle change de nom. Il faut désormais parler de Marilyn Monroe. Le prénom Marilyn est celui de l’actrice Marilyn Miller et Monroe est le nom de sa grand-mère. Premiers coups de manivelles, en mars et en mai 1947, de Bagarre pour une blonde et Dangerous year.
En 1948, après un nouveau contrat à la Columbia, Marilyn Monroe tourne dans Les reines du music-hall. Un film dans lequel elle montre qu’elle sait aussi chanter. Elle rencontre Johnny Hyde, son nouvel agent et amant. On la voit ensuite dans La pêche au trésor, des Marx brothers, en 1949. C’est aussi à cette époque qu’elle pose nue pour un calendrier. Des photos qui feront le tour du monde quelques années plus tard… quand elle sera devenue célèbre. Cette même année, elle apparaît dans un classique du septième art, Quand la ville dort. L’année suivante, la presse spécialisée commence à s’intéresser à cette superbe créature. Ainsi, au mois de septembre 1950, après son rôle dans Eve, Photoplay Magazine lui consacre un article : How a star is born? (Comment naît une vedette ?).
En 1951, Marilyn Monroe rencontre une première fois l’homme qui va marquer sa vie, le dramaturge Arthur Miller. La même année elle signe un contrat de sept ans avec la Fox. S’ensuivent Nid d’amour et Chéri, divorçons.
Son premier grand rôle, date de 1952, dans Troublez-moi ce soir puis elle enchaîne avec Chérie, je me sens rajeunir, où Marilyn Monroe apparaît pour la première fois en blonde platine. C’est aussi à cette époque qu’elle rencontre la légende vivante du baseball, Joe DiMaggio.
Désormais son nom s’inscrit en haut de l’affiche, dans Le démon s’éveille la nuit. Puis, Marilyn Monroe tourne dans Niagara et Les hommes préfèrent les blondes. Chichement payée, elle reçoit 15 000 dollars alors que Jane Russell en touche dix fois plus !
En 1953, Marilyn Monroe enchaîne Comment épouser un millionnaire et La rivière sans retour. Le 14 janvier, elle épouse son joueur de base ball avant d’aller soutenir le moral des troupes en Corée. C’est aussi l’époque des premiers somnifères. En 1954, elle tourne La joyeuse parade mais elle s’absente pour maladie pendant le tournage. Elle confie à des proches que DiMaggio la bat… elle divorce rapidement. Le mariage n’aura duré que huit mois. Plus professionnelle qu’on ne le croit généralement, Marilyn prend des cours à l’Actor’s studio. C’est alors qu’elle croise à nouveau la route de Arthur Miller. Un nouveau contrat avec la Fox lui permet, cette fois, de mieux monnayer son statut de star, à 100 000 dollars par film et 500 dollars supplémentaires par semaine pour ses frais.
En juin 1956, Marilyn Monroe se marie avec Arthur Miller. Elle tourne dans Le prince et la danseuse. Pendant le tournage elle apprend qu’elle est enceinte. Elle fera une fausse couche. Elle en fera une seconde, un an plus tard. Elle commence à fréquenter les cabinets des psychiatres. Sa santé se détériore. L’alcool n’arrange rien. Bientôt, une surdose de somnifères la conduit à l’hôpital.
Début 1960, Marilyn Monroe tourne Le milliardaire et a une liaison avec Yves Montand. C’est cette année là qu’elle rencontre John F. Kennedy. Elle joue dans Les désaxés, écrit pour elle par Arthur Miller. Ce sera son dernier film comme celui d’ailleurs de ses deux partenaires, Clark Gable et Montgomery Clift. Elle est victime d’une nouvelle surdose. Nouveau séjour à l’hôpital. La séparation avec Miller est consommée et elle se fait interner dans un hôpital. Après sa sortie, elle fait la connaissance de Robert Kennedy.
Alors qu’ont lieu les premières prises d’un nouveau film, Something’s got to give, de Geroges Cukor et que l’on se rapproche du drame ultime, Marilyn s’absente de plus en plus souvent des studios. Il semblerait même qu’elle ait été victime d’un coma dû à des barbituriques. Nous sommes en 1962. Entre temps la plus grande star de l’époque est partie pour New-York pour l’anniversaire du Président des Etats-Unis. « Happy birthday Mr Président… ». Rumeurs d’une liaison…. Odeurs de scandale… Jackie Kennedy refuse d’assister à la fête donnée en l’honneur de son mari.
1er juin 1962. Ce jour là, Marilyn a 36 ans. Elle est sur le plateau. Une fête est organisée en fin de journée en son honneur. Ce sera sa dernière apparition professionnelle. Le 7 juin, la Fox la renvoie du tournage. Mais le 20, après des négociations, on va reprendre le tournage. L’actrice, surtout son entourage, veut restaurer son image dégradée auprès du public. Photos, interviews. DiMaggio et elle parlent même d’un remariage. Une date est arrêtée : le 8 août 1962. Il est question de nouveaux projets de films… On saura un peu plus tard que la dernière semaine de sa vie sera surtout riche en ordonnances pour des somnifères.
Le samedi 4 août, jour de sa mort, Marilyn, déprimée, toujours sous l’effet de somnifères, voit son psychiatre, le Dr Greeson et se promène sur la plage avec l’acteur Peter Lawford qui est aussi le beau-frère des Kennedy. Peu avant 20 heures, Marilyn a encore une conversation téléphonique avec lui. Elle semble encore déprimée et confuse. Lawford rappelle plus tard mais la ligne est en dérangement. Il parvient à joindre Mme Murray, la femme à tout faire qui vit avec l’actrice. Selon elle, tout va bien. Il est 20h30.
A partir de cet instant les versions diffèrent. Personne ne sait qui est venu chez elle ce soir là. Certains affirmeront avoir vu Robert Kennedy, le frère du président. Quand serait-il venu et pourquoi ? Surtout personne ne sait à quel moment, précisément, Marilyn est morte. La police arrive chez elle à 4h35, le matin du dimanche 5 août 1962. La star est nue, couchée dans son lit. DiMaggio et la demi-sœur de Marilyn organisent les funérailles, le 8 août. Seules 24 personnes, triées sur le volet, sont autorisées a y assister. Marilyn avait tourné 30 films. Elle avait 36 ans.
Who killed Norma Jean ? Qui a tué Norma Jean ?, comme le dit la chanson. Aujourd’hui encore c’est un mystère. Le rapport du médecin légiste de Los Angeles parle de suicide « probable », dû à une surdose de barbituriques. Certains, comme l’écrivain Norman Mailer, parlent d’un complot du FBI et de la CIA dans le but d’accumuler des preuves contre les Kennedy. D’autres parlent d’un assassinat dans lequel serait impliqué Robert Kennedy…
Le corps de Marilyn repose au cimetière de Westwood Memorial Park, à Los Angeles.
Comme de ses mariages, on sait à peu près tout de la vie amoureuse de Marilyn. Elle-même ne s’en cachait pas ou presque. La liste de ses amants a pu être ainsi reconstituée. Parmi les plus connus, on trouve Marlon Brando, Charlie Chaplin junior, Sammy Davis junior, André de Diènes, Howard Hughes, Elia Kazan, John et Robert Kennedy, Yves Montand, Frank Sinatra et Elvis Presley. Tout cela est évidemment sujet à caution mais appartient à la légende de Norma Jean…

Filmographie :
1962 : Something’s Got to Give. Film inachevé de George Cukor
1961 : Les Désaxés (The Misfits), de John Huston
1960 : Le Milliardaire (Let’s Make Love), de George Cukor
1959 : Certains l’aiment chaud (Some Like It Hot), de Billy Wilder
1957 : Le Prince et la danseuse (The prince and the showgirl), de Laurence Olivier
1956 : Arrêt d’autobus (Bus Stop), de Joshua Logan
1955 : Sept Ans de réflexion (The Seven Year Itch), de Billy Wilder
1954 : La Rivière sans retour (River of No Return), de Otto Preminger
1954 : La Joyeuse Parade, de Walter Lang
1953 : Niagara, de Henry Hathaway
1953 : Les Hommes préfèrent les blondes, de Howard Hawks
1953 : Comment épouser un millionnaire, de Jean Negulesco
1952 : Le démon s’éveille la nuit, de Fritz Lang
1952 : Cinq mariages à l’essai, de Edmund Goulding
1952 : Troublez-moi ce soir, de Roy Ward Baker
1952 : Chérie, je me sens rajeunir (Monkey Business) de Howard Hawks
1952 : La Sarabande des pantins, de Henry Koster
1951 : Home Town Story de Arthur Pierson
1951 : Rendez-moi ma femme, de Harmon Jones
1951 : Nid d’amour, de Joseph Newman
1951 : Chéri, divorçons, de Richard Sale
1950 : Le petit train du Far-West ( A Ticket to Tomahawk), de Richard Sale
1950 : Quand la ville dort (The Asphalt Jungle), de John Huston
1950 : Les Rois de la piste (The Fireball), de Tay Garnett
1950 : Ève (All About Eve), de Joseph Mankiewicz
1950 : Tourment (Right Cross), de John Sturges
1949 : La pêche au trésor (Love Happy), de David Miller
1948 : Bagarre pour une blonde (Scudda Hoo! Scudda Hay!), d’Hugh Herbert
1948 : Les reines du music-hall (Ladies of the Chorus), de Phil Karlson
1947 : Dangerous Years, d’Arthur Pierson

Biographie de Christophe Lambert

Il a poussé le cri de Tarzan et c’est grâce à l’homme singe que Christophe Lambert devient une valeur sûre du Box office. Il est né le 29 mars 1957 de parents français mais à New York car son père, ambassadeur à l’ONU est alors en poste aux Etats-Unis.
Avant de parvenir au firmament, Christophe Lambert passe sa jeunesse à Genève, jusqu’à l’âge de 18 ans, où il rate son baccalauréat. Il effectue, sans conviction un stage à la Bourse de Londres puis à Paris. Mauvais élève, mauvais boursier, il atterrit au Cours Florent et passe le concours du Conservatoire avec succès. On le croise dans quelques téléfilms et autres longs métrages.
La chance lui sourit lorsqu’il passe un casting, en Angleterre, pour Greystoke, une biographie du personnage réel qui aurait inspiré Tarzan. Succès phénoménal. Christophe Lambert est lancé. Il enchaîne plusieurs succès : Paroles et musique, Subway, Highlander. Christophe Lambert est plus que jamais « bankable ». Il choisit des rôles plus difficiles avec des réalisateurs renommés : I love you, de Marco Ferreri, Le Sicilien, de Michael Cimino, Le complot, d’Agnieszka Holland. Pourtant le succès le déserte.
Christophe Lambert se tourne alors vers les Etats-Unis. Et se convertit au films d’action : Why me ?, Fortress, Face à face, Deux doigts sur la gâchette… Les séries B, que la critique ne prend même pas la peine de relever, se suivent et se ressemblent. C’est à cette époque que Christophe Lambert coproduit plusieurs de ses propres films et d’autres dans lesquels il ne joue pas : Génial, mes parents divorcent !, Neuf mois, N’oublie pas que tu vas mourir etc.
Partie sur des chapeaux de roues, la carrière de Christophe Lambert s’essouffle et il cherche aujourd’hui à se relancer en revenant en Europe. L’avenir dira s’il a eu raison.
Marié un temps avec l’actrice américaine Diane Lane, dont il a eu une fille Eleanor, née en 1993 , Christophe Lambert vit aujourd’hui une belle romance avec l’actrice préférée des français, Sophie Marceau. Peut-être peut-on y voir une seconde raison à son récent retour en Europe ?

Filmographie :
2007 : La Disparue de Deauville, de Sophie Marceau
2006 : Le Lièvre de Vatanen, de Marc Riviere
2006 : Southland Tales, de Richard Kelly
2006 : Day of Wrath, d’Adrian Rudomin
2004 : A ton image, d’Aruna Villiers
2003 : Janis et John, de Samuel Benchetrit
2003 : Absolon, de David Barto
2002 : The Piano Player, de Jean-Pierre Roux
2001 : The Point men, de John Glen
2001 : Vercingétorix : la légende du druide roi, de Jacques Drofmann
2000 : Highlander : Endgame, de Douglas Aarniokoski
1999 : Gideon, de Claudia Hoover
1999 : Resurrection, de Russel Mulcahy
1999 : Beowulf, de Graham Baker
1999 : Opération Splitsville, de Lynn Hamrick
1999 : Fortress 2 : réincarceration, de Geoff Murphy
1997 : Mean Guns, d’Albert Pyun
1997 : Arlette, de Claude Zidi
1997 : Nirvana, de Gabriele Salvatores
1996 : Hercule et Sherlock, de Jeannot Szwarc
1996 : Adrenalin : Fear the Rush, d’Albert Pyun
1996 : Tashunga (Grand Nord), de Nils Gaup
1995 : Mortal Kombat, de Paul Anderson
1995 : The Hunted (La proie), de J.F. Lawton
1994 : Highlander III: The Sorcerer, d’Andrew Morahan
1994 : The Road Killers, de Deran Sarafian
1994 : Gun men (Deux doigts sur la gâchette), de Deran Sarafian
1993 : Fortress, de Stuart Gordon
1992 : Max et Jérémie, de Claire Devers
1992 : Knight Moves (Face à face), de Carl Schenkel
1990 : Highlander II, le retour, de Russel Mulcahy
1990 : Why me ?, de Gene Quintano
1988 : Le complot, d’Agnieszka Holland
1988 : Love dream, de Charles Finch
1987 : Le Sicilien, de Michael Cimino
1986 : I love you, de Marco Ferreri
1985 : Subway, de Luc Besson
1985 : Highlander, de Russel Mulcahy
1984 : Paroles et musiques, d’Elie Chouraqui
1984 : Greystoke la légende de Tarzan, de Hugh Hudson
1982 : Légitime violence, de Serge Leroy
1981 : Putain d’histoire d’amour, de Gilles Béhat
1981 : Une sale affaire, d’Alain Bonnot
1981 : Asphalte, de Denis Amar
1980 : Le bar du téléphone, de Claude Barrois