Archives

Bourgogne : Bienvenue à Sound design-sur-Saône !

Bientôt des étudiants en « sound design » en Bourgogne ? Lundi 28 mars 2011 à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire, Laurent Planchon, directeur d’Acfa Multimédia – école d’image et son située à Montpellier, dans l’Hérault -, présentait les grandes lignes du projet d’implantation d’une antenne spécialisée dans les métiers du son au sein de Nicéphore cité, pôle de développement de la filière image et son en Bourgogne. Dès novembre 2011, une quinzaine d’étudiants devraient ainsi bénéficier d’une formation en sound design, mixage et traitement numérique du son applicable aux jeux vidéo et aux médias interactifs. A l’origine de cette initiative, Marc Benner, directeur de Bourgogne développement, et Jean-Luc Belda, directeur de l’Agence de développement économique du Grand Chalon, insistent quant à eux sur les enjeux économiques de cet ambitieux projet…

Quand Bourgogne développement s’intéresse aux jeux vidéo…

Selon les acteurs du projet, l’implantation d’une école du groupe Acfa Multimédia en Bourgogne s’intègre pleinement dans le plan de développement voté par le Grand Chalon en 2009, qui repose sur trois axes majeurs : promouvoir un développement équilibré du territoire, générer une croissance et un développement soutenables, et construire un territoire de la connaissance. « L’attention portée à la recherche et à l’enseignement supérieur constitue un des points forts du mandat du président Christophe Sirugue« , explique Jean-Luc Belda, directeur de l’Agence de développement économique du Grand Chalon (Aderc).

Le projet trouve son origine dans le cadre d’une campagne de prospection menée par l’Agence régionale de développement économique Bourgogne Développement lors du salon du jeu vidéo de Montréal à l’automne 2010. A l’époque, Laurent Planchon, directeur de l’école d’image et son Acfa Multimédia, envisageait d’implanter une antenne en région Rhône-Alpes. Bourgogne Développement et l’Aderc ont alors échafaudé une alternative crédible dans la ville d’origine du pionner Nicéphore Niepce.

Depuis les locaux de l’ancienne sucrerie de Chalon-sur-Saône – transformés depuis 2005 en pôle de développement, de soutien et d’accompagnement de la filière image et son en Bourgogne avec Nicéphore Cité -, Jean-Luc Belda insiste sur la stratégie économique de niche adoptée par le Grand Chalon, et qui prévaut au lancement de l’école de son. « Nous sommes situés entre Paris et Lyon ; dans ces conditions, nous devons nous positionner dans un marché de niche, voire de sous-niche, pour nous différencier », précise le patron de l’Aderc.

Le but du sound design ? Créer des émotions avec des sons !

Dédiée aux technologies numériques, la SEM Nicéphore Cité devrait donc accueillir une antenne du groupe Acfa Multimédia à compter de novembre 2011, sous le label Institut supérieur des techniques de design sonore (ISTDS). « Nous allons développer des formations de sound design, mixage et traitement numérique du son, appliqué aux jeux vidéo et aux médias interactifs. Le sound design fait appel à des compétences à la fois artistiques et techniques ; le but étant de créer des émotions avec des sons », explique Laurent Planchon, directeur du groupe Acfa Multimédia.

« Plutôt que les formations qui orientent vers les métiers du spectacle, avec bien souvent à la clé juste un emploi à la journée, le marché du sound design est plus porteur ; il peut s’agir de la 3D, des jeux vidéo, etc. », d’après Laurent Planchon. A partir de novembre 2011, l’ISTDS Chalon-sur-Saône devrait accueillir une quinzaine d’étudiants pour une durée de six à sept mois pour leur permettre ensuite de travailler pour des studios d’enregistrement et de post production, des sociétés de production sonore ou du multimédia.

Une centaine d’étudiants dès 2012 !

« Et pour la rentrée 2012, nous espérons accueillir une centaine d’étudiants en formation initiale autour du sound design, ainsi qu’un BTS audiovisuel option son », poursuit le directeur d’Afca Multimédia, qui reconnaît au passage que la qualité du studio son chalonnais et la qualité des infrastructures ont été des éléments déterminants dans son choix de s’implanter en Bourgogne. Reste aussi à voir quelles seront les relations qui pourront se nouer avec le centre de formation que doit ouvrir l’Afca Multimédia à Montréal en octobre 2011.

Les futurs étudiants devraient aussi bénéficier de la proximité avec la pépinière d’entreprise de la filière image et son également implantées sur le site de Nicéphore cité. Plus largement, il s’agit aussi de « construire sur la région un projet qui soit structurant pour son économie », explique Marc Benner, président de Bourgogne développement. « Dans le climat de compétition entre les différentes régions de France et d’Europe, il faut savoir se différencier et la nouvelle offre de formation que représente cette école du son est un nouvel élément différenciant », se félicite Marc Benner, directeur de Bourgogne Développement.

Dijon : Un petit déjeuner offert au Palais des ducs le 1er avril… ce n’est pas un poisson d’avril !

Dans un communiqué reçu mercredi 30 mars 2011, la Ville de Dijon annonce l’opération « Dijon réveille votre santé » au petit déjeuner offert le vendredi 1er avril 2011, de 07h30 à 11h, au Palais des États de Bourgogne, dans la cour d’honneur, auquel François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon participera, en présence de Françoise Tenenbaum, adjointe déléguée à la solidarité et à la santé. 

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous. 

« 10e village goût-nutrition-santé

Des animations et des informations autour du goût, de la nutrition et de la santé invitent les Dijonnais à réfléchir sur leur régime alimentaire quotidien. Ce sont les futurs ingénieurs agronomes d’AgroSup Dijon et les étudiants en sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) qui, durant deux jours, cour d’Honneur de la mairie, accueilleront le public sur les stands dédiés au goût des aliments, à la nutrition et à la santé. En leur compagnie, un bilan nutritionnel personnalisé sera tout d’abord proposé. De quoi s’informer, mais aussi de quoi fournir des indications pour nous aider à corriger, par exemple, nos dosages en sel, en sucre ou en matières grasses dans la confection de nos repas. 

Un atelier sensoriel où des aliments sucrés et salés seront comparés à l’aveugle donnera même une touche récréative à ces journées de sensibilisation à la santé nutritionnelle. Quelques tests fonctionnels adaptés à toutes les générations sur l’équilibre, la souplesse et la respiration viendront parfaire cette approche, axée aussi sur les bienfaits d’un petit déjeuner équilibré, à partager en matinée sur l’un des stands. Une information spécifique sur la prévention des maux de dos, notamment chez les enfants, sera du ressort des élèves infirmiers, présents eux aussi lors de ces journées. 

D’autres exercices faciles à reproduire chez soi éveilleront l’envie de se maintenir en bonne forme. Quant aux idées culinaires, qui remportent toujours un franc succès, elles seront proposées par les apprentis des centres de formation et les lycéens de la filière hôtelière, qui animeront également ce circuit. À l’exemple de ce smoothie de pommes, de kiwis ou d’oranges et sa petite touche d’amandes effilées : très peu calorique, il se prépare en à peine 10 minutes…

Éducation auprès des enfants

La première journée est réservée aux enfants des écoles dijonnaises. Le lendemain, les grands sont conviés à suivre le même parcours, largement ouvert aux aînés et aux personnes handicapées, avec notamment un atelier de gymnastique adaptée. Une visite à thème du musée des Beaux-Arts, autour de la représentation de la nourriture à travers les collections, sollicitera encore nos sens.

Tout éphémère qu’il soit, ce village, qui en est déjà à sa 10e édition, est en lien direct avec le réseau des Villes-santé de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont Dijon est adhérente. Un engagement qui se poursuit toute l’année par l’éducation nutritionnelle dispensée dans les écoles, les centres sociaux, les structures de la petite enfance, dont celles des Grésilles et de la Fontaine-d’Ouche. Près de 2 000 visiteurs sont attendus cette année encore. Ils seront accueillis par une cinquantaine de bénévoles, épaulés du savoir-faire d’une vingtaine de partenaires.

infOs pratiques

Renseignements : 03 80 44 81 11 
Date : 1 Avril de 7h30 à 18h30  
Lieu : Palais des Etats de Bourgogne – Cours d’Honneur »

ESC Dijon : L’alliance avec l’université Oxford Brookes est scellée

Après plus de deux années de construction et de réalisations, l’École supérieur de commerce (ESC Dijon Bourgogne) et la Oxford Brookes university business school ont officiellement présenté leur alliance, le 25 mars 2011 à la maison Française d’Oxford. Une avancée unique dans le monde de l’enseignement supérieur international durant lequel Eric Cornuel, directeur général de la Fondation Européenne pour le développement du management (EFMD) et Siân Herbert-Jones, directrice financière de Sodexo ont rappelé, selon un communiqué transmis par le groupe ESC, « l’intérêt de ce type d’innovations pour répondre aux besoins du développement à l’international ».

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

« Groupe ESC Dijon Bourgogne et Oxford Brookes University Business School : l’Alliance présentée officiellement à Oxford le 25 mars 2011

Après plus de deux années de construction et de réalisations, le Groupe ESC Dijon Bourgogne et Oxford Brookes University Business School ont officiellement présenté leur Alliance, unique dans le monde de l’enseignement supérieur international, le 25 mars 2011 à la Maison Française d’Oxford.

Cet événement a notamment vu de brillantes interventions d’Eric Cornuel, Directeur Général de l’EFMD (European Foundation for Management Development), particulièrement enthousiaste et convaincu par l’Alliance, et de Siân Herbert-Jones, Directrice Financière de Sodexo, qui a insisté sur l’intérêt de ce type d’innovations pour répondre aux besoins du développement à l’international de groupes comme le sien. Le Professeur Philippe Lane, Attaché de Coopération Universitaire à l’Ambassade de France au Royaume-Uni, était spécialement envoyé par Monsieur l’Ambassadeur, lui aussi particulièrement convaincu par ce modèle d’alliance mis en œuvre par le couple franco-britannique.

Ce fut également l’occasion de dresser un état des lieux de l’Alliance et de présenter ses projets à la presse. Parmi les réalisations déjà effectuées, citons notamment :

  • Un Bachelor Marketing & Business lancé en septembre 2010 et un Master of Art « Food, Wine & Culture » qui ouvre en septembre 2011 et dont la signature de lancement a été effectuée lors de l’événement du 25 mars par Janet Beer, Vice-Chancellor d’Oxford Brookes, et Stéphan Bourcieu, Directeur du Groupe ESC Dijon Bourgogne ;
  • Les projets de recherche communs : une conférence conjointe de recherche réunit 40 enseignants chercheurs des deux institutions tous les ans, la prochaine ayant lieu le 10 mai 2011 à Dijon ;
  • L’engagement dans une gouvernance croisée : les directeurs sont chacun membre de leur « School Advisory Board » ;
  • Les nombreux échanges d’étudiants et de professeurs, etc.

Le « mariage » a aussi été mis en perspective avec les enjeux de l’enseignement supérieur au niveau international et présenté comme modèle innovant pour déployer une stratégie de développement en matière de recherche, d’enseignement, de relations internationales et de liens avec les entreprises.

La veille au soir, un dîner avait réuni l’ensemble de la délégation française et de nombreux membres des équipes d’Oxford Brookes University, dont son Conseil d’Administration. Après la conférence du 25 mars, les invités français ont pu profiter des charmes d’Oxford en visitant la ville sous un soleil radieux ».

François Perrault, « chevalier » de la sécurité publique en Côte-d’Or !

Hauts représentants de la police nationale, préfète de Région, officiers de gendarmerie, de l’armée de l’air, procureur de la République ou encore sénateur-maire… La préfecture de Côte-d’Or était comble de fonctionnaires de haut rang, jeudi 31 mars à 11h. L’événement ? François Perrault, directeur départemental de la sécurité publique, y a reçu la croix de chevalier de la Légion d’honneur !

L’occasion de découvrir, d’abord, un parcours dévoué à la police nationale… En 1985, celui-ci s’oriente déjà vers la sécurité publique à la tête du commissariat de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Normandie. Aussitôt repéré par le premier adjoint au maire du Grand-Quevilly – qui n’est autre que le premier ministre Laurent Fabius -, François Perrault accède à davantage de responsabilités à la tête du commissariat de cette commune… Un poste qui le familiarise avec les questions de la petite et moyenne délinquance. Lors d’une affaire de meurtre de deux enfants par leur père, sa gestion de l’affaire lui fera gagner l’estime de ses pairs.

Mais déjà, François Perrault pense à changer d’orientation… En 1988, il est nommé professeur de droit pénal spécial et de libertés publiques à l’Ecole nationale supérieure de police. Après un retour aux études pour obtenir son DEA de sciences criminelles à Paris – dans la promotion d’Amaury de Hautecloque, aujourd’hui patron du Raid, et de Marine le Pen, chef de file du Front national -, il accède au rang de commissaire principal et rejoint la Martinique comme chef de la sécurité générale de Fort-de-France. Le Cantal, l’Aube et la Réunion seront les dernières étapes avant son arrivée à Dijon, en juin 2008, comme directeur départemental de la sécurité publique en Côte-d’Or…

Surtout, le discours introductif de Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, aura permis d’entrevoir une part de l’homme qui se cache derrière l’uniforme, « aimant sillonner l’île de la Réunion à bord de sa Triumph » ou « guitariste fondateur de nombreux groupes de blues » ! « C’est donc un fonctionnaire exemplaire, qui fait honneur à la police nationale et au service public, que la nation a voulu honorer en lui décernant le grade de chevalier de la Légion d’honneur – sa plus haute distinction », concluera Frédéric Péchenard…

Dijon-Nevers en 31 minutes : Qui dit mieux ?…

Le vol inaugural de la nouvelle ligne Dijon-Nevers était célébré jeudi 31 mars 2011, à l’aéroport de Dijon-Longvic. « Nouvelle », pas tout à fait… Lancée fin 2005, la compagnie aérienne dijonnaise Air Mana avait finalement renoncé à la ligne hebdomadaire en 2007, ne laissant pas d’autre choix que des heures de route ou de train à tous ceux qui ont besoin de rallier les deux villes. Ces derniers peuvent donc se réjouir : dès aujourd’hui, la liaison reprend du service tous les jeudis !

 

Pas de quantitatif mais du qualitatif

Il n’aura pas été aisé de remettre en route la ligne Dijon-Nevers… « La Chambre de commerce (CCI) de la Nièvre a eu beaucoup de difficulté à trouver un opérateur aérien pour établir cette liaison, expose Daniel Lefèbvre, directeur de l’aéroport de Dijon-Longvic. Les compagnies pouvant présenter un certificat de transport aérien (CTA) leur permettant d’établir une ligne régulière entre deux points en France sont rares : il n’existe pas de compagnie aérienne avec des neuf sièges capables de mettre en place une ligne régulière, surtout deux fois par semaine… Dans le cas présent, nous avons la compagnie locale Air Mana, qui est « charterisée » : ce n’est donc pas une ligne régulière dans le sens où l’on ne peut pas la trouver dans les systèmes de distribution d’agences de voyages. Nous avons d’ailleurs dû mettre en place un site internet spécifique pour la vente de billets concernant cette ligne » (Consulter ici le site). 

Arrêtée début 2007, la ligne avait comptabilisé deux cents mouvements en 2006. « La compagnie Air Mana n’a plus voulu opérer cette ligne parce qu’elle était prise par ailleurs sur d’autres contrats. Du coup la CCI de Nevers a tout stoppé. Cela s’est fait de manière un peu chaotique : les annulations ont eu lieu du jour au lendemain… », raconte Daniel Lefèbvre, qui poursuit : « Ce qu’il faut bien comprendre avec cette ligne, c’est qu’il ne faut pas voir le côté quantitatif (ndlr : l’avion ne comporte en effet que huit sièges) mais qu’il s’agit vraiment de qualitatif. En 2006, nous avions par exemple un chirurgien pédiatrique du CHU de Dijon qui allait consulter à Nevers. Cela évitait à sept ou huit familles de prendre la journée pour venir consulter ici ce spécialiste. Le médecin ne l’aurait pas fait s’il avait dû prendre sa voiture… De même, des spécialistes en cancérologie nivernais ont besoin de venir au centre Leclerc pour discuter avec leurs homologues ». 

Un tarif unique de 120 euros A/R

La liaison s’effectue à partir d’un Merlin III, au tarif fixe de 120 euros l’aller et retour. « Il ne s’agit pas d’e-management qui consiste à changer les tarifs en fonction du remplissage, comme la SNCF le pratique », précise le directeur de l’aéroport, qui explique que « la volonté politique et économique existe plutôt du côté de Nevers que du notre ». D’ailleurs, la ligne serait plus empruntée par les Nivernais que par les Côte-d’Oriens… Néanmoins, des deux côtés du Morvan, chacun mettra la main à la poche pour financer la ligne : « Si l’avion est plein, le prix du billet paye l’ensemble des frais, précise le directeur de l’aéroport. Mais il arrive que cela ne soit pas le cas et du coup, l’équilibre budgétaire n’est pas bon ». 

Ce sont donc les collectivités – CCI de Nevers, CCI de Côte-d’Or, le conseil régional de Bourgogne – qui financeront en partie la liaison : la Chambre de commerce de la Côte-d’Or et la Chambre de commerce de la Nièvre financeront la ligne à hauteur de 10.000 euros et 15.000 euros chacun par an. « Nous espérons que le conseil régional de Bourgogne mette autant », confie Georges Grenier, élu de la CCI Côte-d’Or délégué aux transports. 

Où partir de Dijon en avion ? 

En lignes régulières, il existe désormais trois liaisons : Dijon-Nevers, depuis aujourd’hui, et des vols bi-quotidiens sur Bordeaux et Toulouse (sauf le samedi). La ligne Dijon-Nantes s’apprête à démarrer le 16 mai 2011. « Par ailleurs, le dossier est tellement que nous pouvons commencer à en parler : à partir du mois de juin 2011, apparaîtra une ligne South Hampton, situé dans le sud de l’Angleterre. Deux opérateurs sont d’accord pour y aller… De plus, je crois que la motivation de François Patriat (ndlr : président du conseil régional de Bourgogne) sur la question est vraiment entière. Nous voyons bien que l’Angleterre est un marché à développer pour le tourisme de la Bourgogne : nous pourrions en effet voir arriver une nouvelle clientèle par voie aérienne, qui n’existe pas aujourd’hui par voie ferroviaire à cause des ruptures de charge. D’autre part, deux notions intéressantes viennent d’apparaître : le lien qui existe désormais entre l’École de commerce (ESC) de Dijon et l’université Oxford Brooke, qui devrait générer un certain nombre d’échanges entre les deux institutions (Lire ici le communiqué sur le sujet). Enfin, le traité de défense signé en novembre 2010 entre la France et l’Angleterre – leur permettant de partager des équipements de simulation nucléaire sur le site du CEA de Valduc en Côte-d’Or – est perçu également comme une aubaine puisque le centre de recherche franco-britannique sera implanté à Aldermaston, dans le sud-est de l’Angleterre (Lire ici notre article sur le sujet). 

En ligne saisonnière, il existe depuis cinq ans, tous les samedis, un vol à destination de la Corse (Dijon/Figari – l’avion comporte cent sièges). « Désormais, tous les samedis également, il y aura un cent sièges qui partira en direction de Mayorque. Dijon/Palma, c’est la nouveauté de l’été 2011… Il se trouve qu’il devait y avoir une ligne sur Tunis, saisonnière, mais elle a dû être annulé parce que le marché tunisien a beaucoup de mal à repartir. Même de Lyon ou de Paris, les sièges des avions restent vides »… 

De nouvelles lignes annoncent de nouveaux clients, ce qui est certes de bonne augure pour l’aéroport mais pose néanmoins le problème du parking : déjà plein à craquer certains jours, il sera bientôt vraiment trop étroit. « Il y a un terrain en face  sur le Plan d’occupation des sols (POS), nous avons fait en sorte qu’il soit désigné comme une zone d’extension possible pour l’aéroport ». 

infOs pratiques 

Aller-retour Nevers /Dijon dans la journée : départ de Dijon à 07h45, arrivée à Nevers à 08h15 ; départ de Nevers à 18h40, arrivée à Dijon à 19h10. Aller-retour Nevers /Dijon dans la journée : départ de Nevers à 08h20, arrivée à Dijon à 08h50 ; départ de Dijon à 18h, arrivée à Nevers à 18h30. Les vols ont lieu tous les jeudis (sauf coupure estivale de mi-juillet à fin août, fêtes de fin d’année et jours fériés).

Conseil général de Côte-d’Or : François Sauvadet repart pour un tour

Avant de quitter ce siège que j’occupe provisoirement, je fais appel à candidature ». C’est par ces mots qu’Henri Julien, doyen de l’assemblée départementale, a lancé le scrutin pour élire le nouveau président du conseil général de Côte-d’Or. Suite logique des élections cantonales, qui avaient vu le camp de François Sauvadet sortir vainqueur, ce dernier a été réélu, jeudi 31 mars 2011, au poste de président du département, face à Roger Ganée, candidat de la coalition PS-PRG-DVG, qui était sorti vainqueur d’un duel l’opposant au Front national. Retour sur une session pour le moins houleuse…

François Sauvadet, assuré de « Ganée »

Jean-Claude Robert, chef de file des forces de progrès qui regroupe les élus de gauche, l’a martelé : « Nous sommes fiers d’avoir évité à la Côte-d’Or la honte du premier conseiller général d’extrême droite ». Deux des vingt-et-un candidats FN s’étaient en effet maintenus pour le second tour, dimanche 27 mars 2011 : l’un sur Beaune Nord, l’autre sur Saint-Jean-de-Losne (Lire notre article ici). « Personne n’a appelé clairement à voter Roger Ganée, contrairement à ce que nous avons fait pour le candidat de Beaune Nord », a-t-il rappelé avant de présenter la candidature de ce dernier, « au nom des valeurs républicaines ».

Si la dernière intronisation, en 2008, était restée dans les annales pour son aspect sensationnel – le candidat Modem, Marc Frot, ralliant à la dernière minute le groupe UMP-Nouveau centre – celle-ci n’a pas réservé de surprise. Soulignant le « succès d’un travail d’équipe », François-Xavier Dugourd, a plébiscité la candidature de François Sauvadet pour Initiatives Côte-d’Or. Assez logiquement, le patron du groupe Nouveau centre à l’Assemblée nationale a été réélu au poste de président après avoir conforté, au niveau départemental, sa majorité. Vint-trois des quarante-trois élus du conseil lui ont ainsi apporté leurs suffrages, contre vingt pour le candidat socialiste Roger Ganée. Henri Julien, fort de ses 77 ans, de lui céder son fauteuil, « avec un certain plaisir », pour laisser place au discours de politique générale, déterminant quatre priorités pour les trois prochaines années.

Une opposition ville/campagne ?

« Rien n’est pire que l’immobilisme quand tout bouge dans nos vies », a introduit le président de l’assemblée départementale. « Cette nouvelle étape, je l’aborde avec beaucoup d’esprit de responsabilité et avec la volonté d’assumer les engagements pris ». Pour cette nouvelle mandature, les présidents des cinq commissions n’auront pas de charges exécutives, « il n’y aura pas de cumul des fonctions », a commenté François Sauvadet, qui ajoute qu’en outre, la commission permanente sera composée de l’ensemble des élus, « une main tendue » à l’opposition… qui ne l’a pas entendu de cette oreille et s’est abstenue sur ce point. Mais revenant à sa feuille de route, François Sauvadet a dégagé quatre points : l’équilibre territorial, le développement économique et l’emploi, le soutien aux personnes les plus fragiles et la préservation de l’environnement et du cadre de vie.

« Nul ne souhaite l’affaiblissement de Dijon mais il faut reconnaitre la diversité des territoires de la Côte-d’Or comme une chance », a considéré le président du département. Un point de friction entre les deux groupes… « Nous prenons acte d’avoir perdu la bataille choisie par François Sauvadet : l’opposition ville/campagne », a commenté pour sa part Patrick Molinoz, élu PRG sur le canton de Venarey-Lès-Laumes. « Je m’inscris dans une opposition constructive, je ne laisserai plus dire ou faire ce qui affaiblit la ruralité », a poursuivi le président.

Une session sous pression

Si les deux partis ont semblé s’entendre au départ, une suspension de séance a finalement remis en cause cette douce « harmonie »… Prévue par le protocole, celle-ci doit permettre à chaque élu de regagner sa place et de retrouver son groupe politique. Au retour, Jean-Claude Robert prend la parole pour présenter ses félicitations à son adversaire politique et regretter l’absence de « ceux qui ont dû subir la dure loi du suffrage universel ». Selon lui, l’élection a été marquée par une trop forte abstention : « Nous déplorons un vote important en direction des extrêmes », pointant du doigt l’attitude de certains, même « au plus haut niveau de l’État », de ne pas faire barrage au Front national. « Juste après l’élection, poursuit-il, l’État annonce la suppression de 79 postes dans les écoles de Côte-d’Or. Ce n’est pas le meilleur moyen de défendre la ruralité ». Après quoi il a ajouté qu’avant d’être minoritaire au conseil général, le groupe des Forces de progrès a recueilli 57.700 voix au total (soit 54,24%), représentant 297.138 Côte-d’Oriens (soit 55,50% de la population).

« Monsieur 483 voix », entend-on alors dans l’assemblée lorsque Alain Houpert prend la parole : « Je suis heureux d’être à tes côtés », assure-t-il avant de revenir sur le contexte du suffrage : « Cette élection est celle de la vérité » et de souligner « le sang-froid perdu » par Jean-Claude Robert, allusion à un fait divers survenu la veille du second tour (Lire notre article ici). S’en est alors trop pour le conseiller général de Gevrey-Chambertin, qui quitte la salle avec l’ensemble du groupe. Retranché dans une salle, il sera rejoint quelques minutes plus tard par François Sauvadet, qui prendra « Jean-Claude » sous le bras pour discuter dans le couloir, puis à l’abri des oreilles des journalistes : »Nous ne rentrerons pas, nous ne transigerons pas ».

En coulisse, les âmes s’échauffent. Les élus des Forces de progrès reviennent même dans la salle des séances pour plier bagage, exigeant des excuses du sénateur DVD. Au bout d’une quarantaine de minutes, Alain Houpert reprendra la parole affirmant n’avoir voulu « blesser » personne à travers ses propos. Les émotions ont ensuite laissé place à l’ordre du jour, avec notamment l’élection des cinq commissions (Voir le détail ci-dessous). François-Xavier Dugourd de se réjouir : « La parité n’est pas parfaite mais je salue le fait que trois présidents de commissions sur cinq soient des femmes, c’est un signe fort pour notre département ». À noter : le conseil général compte quatre femmes et la moyenne d’âge des candidats fraîchement élus est d’environ 58 ans.

Commission permanente :

  • Président : François Sauvadet
  • Questeur : Henri Julien
  • Vice-présidents : Alain Houpert, François-Xavier Dugourd, Hubert Brigand, Jean-Pierre Rebourgeon, Anne-Catherine Loisier, Emmanuel Bichot (rapporteur du budget), Ludovic Rochette, marc Patriat, Claude Vinot, Gilbert Menut, Denis Thomas, Nicolas urbano
  • Secrétaire : Charles Barrière, Dominique Girard, Georges Morin, Laurent Thomas

Commissions intérieures :

  • Affaire financières, générales et ressources humaines : Martine Eap-Dupin (Présidente), marc Patriat (Vice-président), Emmanuel Bichot (Rapporteur du budget), Charles Barrières, Michel bachelard, Patrick Molinoz, Pierre-Alexandre Privolt, Jean-Claude Robert
  • Aménagement du territoire, économie, agriculture et développement durable : Marc Frot (Président), Denis Thomas (VP), Alain Houpert, Dominique Girard (secrétaire), Yves Courtot, Pierre Poillot, Paul Robinat, Roger Ganée
  • Infrastructures, transports, bâtiments et habitat : Joël Abbey (Président), Gilbert Menut (VP), Anne-Catherine Loisier (rapporteur), Hubert Brigand, Ludovic Rochette, Pierre Gobbo, Robert Grimpret, Gabriel Moulin, Gérard Leguay
  • Actions sociales et intergénérationnelles : Emmanuelle Coint (Présidente), Laurent thomas (VP), Georges Morin (secrétaire), Claude Vinot, Noël bernard, Jean Esmonin, Alain Millot, Colette Popard
  • Jeunesse, animation touristique, sportive et culturelle : Catherine Louis (Présidente), jean-Pierre Rebourgeon (VP), François-Xavier Dugourd, Nicolas Urbano, Jean-Paul Noret, Jean-Yves Pian, Roland Ponsâa, laurent Grandguilaume.

Commission des appels d’offres : Charles Barrière, Gilbert Menut, Catherine Louis (Denis thomas, Ludovic Rochette, Nicolas Urbano), Gabriel Moulin, Robert Grimpret (Yves Courtot, Pierre Poillot)

Conseil d’administration du SDIS : Jean-Pierre Rebourgeon (Hbert Brigand), Georges Morin (Laurent Thomas), Charles Barrière (Gilbert Menut), Claude Vinot (Alain Houpert), Emmanuel Bichot (D enis Thomas), Emmanuel Coint (Joël Abbey), Nicolas Urbano (Catherine Louis), Marc Frot (Henri Julien), François Sauvadet (Martine Ead-Dupin), Anne-Catherine Loisier (Marc Patriat), Pierre Gobbo, (yves Courtot) Noël Bernard (Patrick Molinoz), Jean-Claude Robert (Pierre-Alexandre Privolt).

Beaune (21) : « Bienvenue au festival du crime » !

 Clovis Cornillac, acteur et membre du jury « Longs métrages ».

 Clovis Cornillac, acteur et membre du jury « Longs métrages ».
 Fred Cavayé, réalisateur et membre du jury « Longs métrages ».
 Clovis Cornillac, acteur et membre du jury « Longs métrages ».
 Mireille Darc, actrice.
 Thierry Frémont, acteur et membre du jury « Longs métrages »
 Le film Vallanzasca, de Michele Placido, a fait salle comble pour l’ouverture du festival !
 Clovis Cornillac, acteur et membre du jury « Longs métrages ».
 Avec son lot de fans, le tapis rouge beaunois avait de faux airs de Croisette…
 Régis Wargnier, acteur, réalisateur et président du jury « Longs métrages ».
Le jury « Spécial police », constitué de professionnels… de la police !
Le jury « Sang neuf », qui récompense le meilleur premier polar.
Le jury « Longs métrages » au complet !
 Alain Suguenot, député-maire de Beaune.
 Lionel Chouchan, président du festival international du film policier de Beaune.
 Michele Placido, acteur et réalisateur italien, a ouvert le festival avec son film « Vallanzasca »
  • Clovis Cornillac en pleine offensive de charme, Mireille Darc en cuir de la tête aux pieds… Ajoutez à cela un tapis rouge, des fans avides d’autographes et un réalisateur italien évoquant ses rencontres avec le criminel Renato Vallanzasca pour les bienfaits de son film… Vous voilà plongé au cœur de la cérémonie d’ouverture du troisième Festival international du film policier de Beaune, en Côte-d’Or! Plus précisément du « festival du crime » si l’on s’en tient à la version de Michele Placido, réalisateur italien invité à l’ouverture mercredi 30 mars 2011, afin de présenter sa dernière création en avant-première… Un événement à savourer en compagnie de films noirs jusqu’au dimanche 03 avril 2011 !

Dijon : « Il nous faut quasiment des masques à oxygène pour rester sur la Place Grangier ! »

Un nouveau plan qui ne fait pas l’unanimité

Avec la montée en puissance du chantier du futur tramway du Grand Dijon, des modifications importantes ont été et vont être menées – à partir du 11 avril 2011 – au réseau Divia sur les secteurs gare et Grangier-Godrans. Dans sa partie supérieure, la place Grangier est d’ailleurs évitée par les transports en commun : « Les bus tournent désormais à 90° place Grangier, ré-accélèrent pour monter avant de freiner et à nouveau tourner rue du Temple » – mise à double sens pour l’occasion. Après avoir obtenu l’aménagement du terre-plein central, qui accueille aujourd’hui brocanteurs et chineurs, l’association « Vivre Place Grangier », créée en 2007, précise par la voix de son président, Bernard Dengreville, qu’elle n’avait « pas pour vocation de batailler contre le plan de transports. Au contraire ! Nous ne sommes pas contre le tramway ». La place sera d’ailleurs un des points d’accès principaux au centre-ville avec l’ouverture de la station Godrans et la piétonisation de la rue du même nom.

Quel est le problème finalement ? L’effet collatéral de l’arrivée de ce nouveau moyen de transport : « Jusqu’à un bus toute les deux à quatre minutes peut traverser la place », explique Marc Suratteau, secrétaire de l’association. « L’odeur de fioul y est très nette ». En adressant un courrier le 16 juin 2010 au sénateur-maire de Dijon et président du Grand Dijon, François Rebsamen, l’association pensait pouvoir engager le dialogue, mais le courrier reste encore sans réponse : « Nous avons rencontré à trois reprises André Gervais [ndlr : adjoint au Grand Dijon en charge des transports et du dossier du tramway] qui n’est pas en désaccord fondamental avec nous, et Bernard Depierre [ndlr : député de la première circonscription de Côte-d’or], qui a relancé le maire le 14 janvier dernier ». S’ils ne demandent pas de « démocratie participative », les membres de l’association considèrent que le « minimum n’est aujourd’hui pas atteint ».

Vers une nouvelle flotte de bus ?

Alors qu’ils pensaient que ce dispositif était temporaire, les commerçants craignent en effet qu’il ne se pérennise : « Nous comprenons très bien les problèmes environnementaux mais nous sommes dans la situation contradictoire où la construction d’un tramway, qui doit lutter contre la pollution, nous en amène encore plus en confortant un trafic de bus important dans le centre historique […] Aujourd’hui, ils nous faut quasiment des masques à oxygène pour rester sur la place ! ». Selon les plans que dijOnscOpe s’est procuré en décembre 2009 (Voir ici), deux lianes devraient traverser la place (Campus > Talant et Chenôve > Dijon Nation). Plans confirmés par Laurent Senecat, directeur marketing de Divia : « Le réseau « Bus+Tram 2012″ n’est pas encore finalisé, explique-t-il, mais l’étude est toujours en cours : nous prenons en compte les remarques et attentes des élus des différentes communes, sollicités en ce sens par le président du Grand Dijon début février d’une part, et les suggestions ou réclamations émises par nos clients ou les habitants du Grand Dijon suite à la mise en place du nouveau réseau Divia, en juillet dernier d’autre part ».

Si deux lianes devraient desservir la place Grangier, celles-ci seront dotées, toujours selon Laurent Senecat, « de bus récents, respectant les normes les plus strictes en matière de pollution atmosphérique et sonore. Ils seront donc encore moins polluants que ceux traversant actuellement la Place Grangier ». Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), les transports en commun émettent près de trois fois moins de polluants et de gaz à effet de serre que les voitures. Les transports en commun en ville sont responsables de 4 % des émissions de CO2 alors qu’ils effectuent 10% des déplacements (En savoir plus ici). « Nous sommes donc loin de l’usage obligatoire de masques à oxygène !, assure Laurent Senecat, même si nous reconnaissons volontiers que des efforts sont encore nécessaires, efforts que le Grand Dijon réalise de façon systématique lors du renouvellement de notre flotte de bus ». un appel d’offre pourrait être lancé dès le mois de septembre 2011.

« Il faut faire du bruit »

A terme, la rue des Godrans devrait être rendu aux piétons. « Cela va entrainer la suppression de 59 places de parking, compensée, nous-a-t-on dit, par l’ouverture du premier niveau du parking Grangier (trente places). Or les deux types de stationnement n’ont pas le même objectif ». L’accès au parking devrait d’ailleurs être inversé. Et Marie-Jo Dupuis, responsable d’une société d’édition, de se demander « dans quelle mesure elle, comme les camions de livraison, pourront accéder au côté pair de la rue sans braver les sens interdit ? ». Des solutions sont dores et déjà proposées comme des demi-lianes pour éviter le centre-ville ou des navettes pour transiter dans le secteur sauvegardé.

« L’autre problème, selon Bernard Dengreville, est la possibilité offerte pour les voitures de circuler sur le plateau piéton. Lorsqu’on voit l’attitude des piétons quand des véhicules empruntent la partie pavé de la place, on peut craindre de nouveaux conflits ». Le président d’ajouter que flotte une impression d’improvisation : « Les problèmes n’ont jamais été anticipés et plutôt que de trouver des solutions, on préfère nier les problèmes ». Aujourd’hui, l’association se prépare à passer à la vitesse supérieure : « Si nous voulons être entendu ici, il faut faire du bruit et nous avons un public potentiel très large ». Dans tous les cas, des dispositifs spéciaux devraient être mis en place pour pallier ces désagréments dixit Divia et le Grand Dijon.

Place de la République à Dijon : Des nuits désormais sous contrôle !

À compter du jeudi 31 mars 2011, quatre silhouettes argentées arpenteront désormais les trottoirs de la place de la République à Dijon et ce, toutes les nuits des jeudis, vendredis et samedis, de 22h à 5h du matin… Qui sont-ils ? Des médiateurs dont la mission est d’apaiser la place qui draine jusqu’à 3.000 personnes certains soirs. Dans un article publié sur dijOnscOpe le 19 avril 2010, un commerçant du quartier témoignait déjà de l’initiative, arguant « qu’un coup de couteau tous les quinze jours, ce n’est plus possible ». Mais ces médiateurs ne seront pas les seuls que les fêtards un peu trop excités trouveront sur leur route…

Fronde de commerçants

Pourra-t-on parler d’un avant et d’un après place de la République ? Sans doute. À l’occasion de la conférence de presse organisée mercredi 30 mars 2011 afin de présenter le nouveau dispositif, le premier adjoint au maire de Dijon, Alain Millot, a souligné « qu’avec l’arrivée du tramway, la place sera complètement transformée. Je crois pouvoir dire même que, allez, je suis un peu chauvin (ndlr : Alain Millot est également conseil général du canton de Dijon 7, dont fait partie la place de la République), d’ici un an et demi, elle sera sans doute la plus belle place de Dijon. Donc il va falloir qu’on la soigne et pour cela, il faut travailler autour de la tranquillité publique car je crois que les personnes qui habitent dans ce quartier ont droit aussi à un certain respect pendant que d’autres ont le droit de faire la fête » (Voir notre article du 19 avril 2010 sur le sujet ici). 

Pour changer le visage du quartier – et peut-être également sa réputation-, les commerçants du quartier et la mairie se rencontraient dès le mois de mars 2010, suite à plusieurs graves agressions dans le secteur. Ensuite, l’association Coeur de nuit s’est constituée en juin 2010, pour regrouper une quinzaine d’établissements localisés à proximité de la place – 100% Latino, Aux enfants terribles, Cocorico, La Bella lenna, La Jamaïque, La Noche, La Salsa Pelpa, Le Beverly, Le Bora, Le Chamois, Le Chat noir, Le China town, Le Pain chaud et Le Smart – et présidée par Christophe Le Mesnil, co-gérant de la discothèque Le Chat noir. 

Ce dernier explique que « des habitants du quartier de la République avaient fait parvenir des doléances à notre maire sur leur difficulté à habiter dans un quartier qui vit la nuit. D’emblée, les commerçants que nous sommes avions souhaité apporter une solution à cette question de tranquillité publique. Comment ne pas comprendre, qu’un habitant qui veuille dormir soit excédé par le bruit des différents noctambules qui fument une cigarette dehors ? Comment ne pas comprendre qu’une personne en sortant d’une ambiance musicale continue de parler fort ? Notre association est animée par une forte volonté de faire du quartier République un quartier où il fait bon vivre, où il fait bon s’amuser. Peut-être trouvez-vous cela imcompatible voire utopique mais pour nous, chefs d’entreprise, cela est capital. Que ferait un commerçant dans un quartier sans vie ? » 

70.000 euros par an : le prix de la tranquillité… 

Aussi, le recrutement de médiateurs – déjà évoqué en 2010 – est apparu comme une action possible à mettre en place. « Qui dit médiation dit prévention et gestion de conflit, précise Christophe Le Mesnil. Cependant, il ne s’agit pas pour ces médiateurs d’être des représentants de la force publique mais bien d’agir en amont auprès de la clientèle de nos établissements. Organisés en binôme, les médiateurs, ils auront également une mission d’information sur les animations de notre quartier, sur les bus, les taxis, numéros d’urgence, etc. En tant que chefs d’entreprise, nous ne sommes pas des spécialistes du recrutement de médiateurs : nous pouvons apporter notre contribution mais nous nous avons besoin du soutien des pouvoirs publics. Tant en ce qui concerne le recrutement que le financement de ces postes et de la formation de ces personnes. Cette opération a donc été menée en étroite collaboration avec les services de l’État et la Ville de Dijon. La tranquillité publique est bien l’affaire de tous ».

En contrats aidés, le financement des médiateurs est assuré par l’État, la Ville de Dijon et les commerçants adhérents à l’association. Si l’État prend en charge 70% de la charge des salaires, soit 25.000 euros, il faut également compter des dépassements de travail de nuit : en tout, l’opération coûtera aux alentours de 70.000 euros par an. La mairie accorde pour cela une subvention exceptionnelle de 30.000 euros et le reste – 15.000 euros environ – est assumé par les commerçants. 

La place de la République interdite d’ivresse publique 

En formation sur la prévention, la gestion des conflits et sur la discrimination depuis un mois, les médiateurs assurent se sentir prêts à affronter les noctambules : « Bien sûr, nous nous sentons prêts. Nous avons tous un cursus complémentaire : moi-même, je suis dans la médiation sociale avec des jeunes et j’ai aussi été dans la sécurité », explique Farid. Ses collègues sont également issus du domaine de la médiation : Mireille – formation dans le domaine de l’éducation et de la psychologie, expérience de médiation dans le domaine scolaire et familial ; Paulin – formation en droit, expérience dans le domaine de la sécurité ; Florian – formation dans le domaine de l’éducation et expérience en tant qu’éducateur, mise en place de projets  et encadrement d’activités. Ce dernier affirme se sentir confiant : « Lors de la formation, nous avons appris des choses comme la neutralité et l’écoute, l’analyse de la situation ou encore des techniques de situation ». 

Mais les médiateurs ne seront pas la seule surprise que réservera la place de la République aux fêtards… Alexander Grimaud a en effet annoncé un autre dispositif : « L’ordre public, c’est de la prévention mais c’est aussi de la répression. Avec le directeur départemental de la sécurité publique, nous sommes en train de réfléchir à une nouvelle façon de prendre en charge l’ivresse publique manifeste, qui est à l’origine, notamment sur la place de la République, de plus de 70% des infractions pénales – que ce soit des atteintes aux personnes, des atteintes aux biens, une petite chose comme un rétroviseur cassé ou une grosse rixe qui peut entraîner des blessures voire pire. Nous sommes donc en train de réfléchir à industrialiser – un terme qui veut bien dire la démarche dans laquelle nous nous inscrivons aujourd’hui – la capacité à enlever les personnes de la voie publique quand ils sont en situation d’ivresse publique manifeste. C’est-à-dire faire de la prévention des actes de délinquance avant qu’ils ne soient commis ». 

« Nous souhaitons fortement diminuer les faits constatés tous les ans liés à l’alcool. Dans les semaines et mois qui arrivent, nous mettrons donc en place un dispositif qui permettra de mettre en cellule de dégrisement à l’hôtel de police toutes les personnes en situation d’ivresse publique manifeste, cela en mettant en oeuvre des certificats de non-hospitalisation. Aujourd’hui, avant de passer à la cellule de dégrisement, les personnes passent à l’hôpital, ce qui sature les urgences. Demain, elles seront amenées directement en cellule de dégrisement, en présence d’un médecin, ce qui fait que nous pourrons en amener plusieurs en même temps ». Pour Christophe Le Mesnil, il s’agit « d’une excellente démarche : aucune prévention ne peut être efficace s’il n’y a pas de répression. En plus, je n’imagine pas que la police va ramasser deux jeunes qui certes sont en état d’ébriété mais qui se tiennent pas la main en rentrant tranquillement chez eux… »

Énergies renouvelables en Bourgogne : Peut mieux faire…

Dans un communiqué transmis le 23 mars 2011, Consonéo, le portail des énergies renouvelables et des économies d’énergie, informe avoir « regroupé l’ensemble des aides et subventions pour les énergies renouvelables dans une base de données mise à jour au 11 février 2011 et accessible à tous sur son site ». 

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous. 

« Énergies renouvelables et économies d’énergie : La Bourgogne au 3e rang des régions pour les aides que les collectivités territoriales proposent aux particuliers sur l’éolien. 

Au 11e rang national toutes aides confondues, la Bourgogne fait un score moyen sur l’ensemble des énergies renouvelables/économies d’énergie. Elle se situe au 3e rang cependant pour l’éolien et au 6e pour le photovoltaïque. Les communes de Semur-en-Auxois, Fontaine-lès-Dijon et Talant proposent les aides les plus conséquentes de la région. 

Les Français sont majoritairement favorables aux énergies renouvelables mais sont freinés dans leur mise en oeuvre par leur coût : l’éco-citoyen est convaincu, le consommateur fait ses comptes… Pour les inciter, en plus de celles de l’État, les conseils régionaux, conseils généraux, communes et communautés de communes ont mis en place de nombreuses aides financières. 

Quelles sont-elles ? Dans quelles régions de France sont-elles les plus nombreuses ? Il existe 3.320 aides et subventions de ces collectivités en France ! En cumulant les aides de l’État et des collectivités territoriales, les projets d’énergies renouvelables et d’économies d’énergie deviennent intéressants économiquement, surtout dans un contexte d’augmentation des prix des énergies fossiles et de l’électricité. Mais on observe de grandes variations d’une région à l’autre et l’information est aujourd’hui très éparpillée et dans de nombreux cas n’est pas actualisée… 

Palmarès Consonéo : Pays de la Loire, Corse et Lorraine en tête

Toutes énergies renouvelables confondues, le Palmarès consonéo place les Pays de la Loire en tête des régions de France pour le montant des aides et subvention potentiellement octroyées au particulier par les collectivités territoriales : conseil régional, conseil général, communes et communautés de communes, suivie de la Corse, grâce à un effort financier important du conseil régional, puis de la Lorraine, où les collectivités territoriales sont impliquées dans l’ensemble des énergies renouvelables. »