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Climats de Bourgogne : Un pas de plus vers l’Unesco !

Organisée dans le cadre de la candidature du vignoble bourguignon au patrimoine mondial de l’Unesco, la Marche des Climats aura été une indéniable réussite. Près de 2.500 personnes ont répondu à l’appel de l’organisation vendredi 08 avril 2011, histoire de soutenir le projet. Déambulation nocturne, torches illuminant le terroir, comédiens en verve… Le pèlerinage s’est terminé par la signature de la charte territoriale au château du Clos de Vougeot, en Côte-d’Or. Aubert de Villaine, président de l’association des climats, ainsi que 53 signataires, élus et représentants du monde viticole, se sont impliqués dans cette étape qui engage officiellement la région dans la course au classement. Carnet de voyage d’une marche qui, sans être celle de la victoire, fut une véritable démonstration de l’envie qui anime les Bourguignons…

2.500 marcheurs

« Mon palais n’est que peu aiguisé mais mon esprit chauvin » : voici l’une des devises de la région, qui aimerait voir ses vignes enflammant de leur couleurs fauves les soirs d’automne inscrites au patrimoine mondiale de l’Unesco ; une véritable aubaine tant sur le plan touristique, qu’économique… C’est d’ailleurs de ce patchwork de couleurs que viendrait le nom du département. Les vignobles de la Côte-d’Or s’étendent en effet sur une superficie d’environ 9.500 hectares du Châtillonnais jusqu’à la côte de Beaune, en passant par la côte de Nuits. En 1790 et suite à la loi du 22 décembre 1789, les constituants doivent diviser la France en 83 départements. La polémique se crée autour de la dénomination de la future Côte-d’Or, certains députés étant plus en faveur d’un « Seine-et-Saône » tandis que d’autre prônent la « Haute-Seine ». Finalement, le département doit son salut à l’avocat et député de Dijon, Chares-André-Rémy Arnoult, qui met en avant la couleur de la vigne en automne…

Il n’en fallait pas moins pour motiver la foule – 2.500 selon les organisateurs – qui s’est massée dans le cœur du village de Chambole-Musigny. Le temps d’une soirée et au rythme des lanternes délimitant les parcelles de vignes, les marcheurs ont rejoint le parvis du château du Clos de Vougeot, une infime partie du trajet que faisait quotidiennement les moines bénédictins. Mais plus qu’une marche, pour certains, cet événement revêtait la posture d’un véritable devoir, un hommage à l’histoire. Au gré de la ballade, nous croisons un « troupeau de gens », comme le décrit une jeune fille : le gratin politique bourguignon au grand complet, et un homme, Aubert de Villaine.

Un engagement fort

Du haut de ces 71 ans, le président de l’association des climats du vignoble de Bourgogne porte à bout de bras depuis 2006 la candidature des climats au patrimoine mondiale de l’Unesco : « Cela fait trois ans que nous sommes mobilisés autour de cette candidature, nous confiait-il avant de rejoindre le départ de la marche. C’est une grande occasion de rendre hommage au travail scientifique mais aussi de faire prendre conscience aux gens qu’ils ont quelque chose de précieux entre les mains ». Ainsi, dans le grand cellier du Clos de Vougeot, une fois la nuit tombé, il a signé aux côté de 52 autres personnalités, la Charte territorialle des climats du vignoble de Bourgogne.

Au travers de cette signature, il espère « s’engager solennellement pour gérer et transmettre aux générations futures ce patrimoine unique et inestimable dans le respect de sa valeur universelle et exceptionnelle que le monde nous envie ». Un patrimoine qui puise sa source aux temps des Romains… Enfin, c’est du moins à eux que l’on doit les premiers ceps ! Car, quand la nuit tombe sur les parcelles bercées par le halo lumineux des flambeaux illuminés, une ambiance mystique, que seule l’œil humain peut percevoir, enveloppe la foule et le décor majestueux s’anime au gré de l’histoire…

Un rendez-vous avec l’histoire

Au milieu des plus grands médias nationaux, la marche ne s’ébranlera pourtant qu’une fois la nuit assez tombée. Une course contre la montre et contre les astres pour une image parfaite et la révélation, celle des acteurs du patrimoine arguant ci et là, une foule hétéroclite et attentive. Certains annonçaient Laure Manaudou ; nos chemins nous amèneront à croiser la chanteuse Nolwen Leroy, dont on ne connaitra pas les motivations de sa présence, ou encore le journaliste et critique littéraire Bernard Pivot. Plus loin, l’alchimie Guls production opère et éveille les esprits tandis que les hélicoptères apparaissant à flanc de colline rappellent à tous les bons cinéphiles quelques scènes mythiques d’Apocalypse now.

Là, un moine bénédictin rappelle ce qu’il a laissé à la postérité lorsqu’il s’est installé ici en 476 après Jésus-Christ : « On peut classer le réel par des lignes de partage naturelle », philosophe-t-il alors qu’il évoque la création même du terme de climat. « Les moines avaient tout compris, poursuit-il, ils ont gouté la terre », déterminant ainsi une multitude de micro-terroirs selon la nature du sol et du sous-sol, l’exposition de la côte,… Sur la façade du Clos de Vougeot, fondé en 1115 par les moines de Cîteaux, les noms des différents climats farandolent.

La candidature est encore loin d’être acquise et le dossier ne sera présenté qu’à l’automne à l’Etat Français qui devra alors le porter devant l’Unesco. Car il s’en est passé du temps depuis les premières vendanges, depuis le temps où les Ducs étaient ambassadeurs du vin de Bourgogne, depuis la première vente aux enchère à Beaune en 1851. Le fouleur aux bas rosés trône toujours sur la place tandis que comme un message dans la nuit viticole, 130 lampions s’élèvent, soit autant de climats aux noms parfois chantants tels les Gouttes d’or, le Clos des Amoureuses. Autant d’arguments surtout jalonnant la RN 74, la route des Grands Crus

Bourgogne : Création d’un département de musique vocale à l’attention des chanteurs !

Dans un communiqué reçu le 31 mars 2011, le Pôle d’enseignement supérieur de la musique (PESM) en Bourgogne annonce l’ouverture d’un département de « Musique vocale » à l’attention des chanteurs et des chefs d’ensembles vocaux ».

Pour en savoir plus, lire le dossier de presse ci-dessous (en partie) et ci-joint (en entier). 

« Ouverture du département de musique vocale de PESM Bourgogne

Depuis la récente réforme de l’enseignement supérieur de la musique en France, les musiciens qui souhaitent s’engager dans des études supérieures bénéficient de possibilités considérablement élargies. Ainsi les Pôles d’enseignement supérieur de la musique proposent une formation au nouveau diplôme national supérieur professionnel de musicien (DNSPM, bac + 3) qui peut être préparé conjointement à une Licence de musique et musicologie voire, dans certains Pôles, donner lieu à des parcours de formation préparant également au diplôme d’Etat de professeur de musique. 

Cet accroissement sensible des possibilités de formation vaut pour l’ensemble des disciplines musicales. Il permet aux instrumentistes et chanteurs de toutes esthétiques d’accéder à un niveau de diplôme reconnu à l’échelle nationale et européenne et, par conséquent, de multiplier leurs débouchés, en terme de poursuite d’étude (en France et à l’étranger) comme d’insertion professionnelle (dans les domaines de l’enseignement et de la pratique artistique notamment). 

C’est dans ce contexte que le Pôle d’enseignement supérieur de la musique en Bourgogne (PESM Bourgogne) propose une formation à ces trois diplômes (DNSPM, DE, Licence), en convention avec l’université de Bourgogne et en partenariat avec les conservatoires à rayonnement régional de Dijon et du Grand Chalon. 

Après avoir ouvert deux spécialités du DNSPM (« instrumentiste dans les répertoires classiques à contemporains » et « instrumentiste et chanteur dans le champ des musiques actuelles »), le PESM Bourgogne ouvre en septembre 2011 la spécialité « chanteur et chef d’ensembles vocaux dans les répertoires anciens à contemporains ». 

La première promotion est ouverte pour 20 chanteurs et 4 chefs d’ensembles vocaux. Le cursus est accessible aux musiciens titulaires du baccalauréat (ou équivalent). Il faut également être titulaire d’un diplôme d’études musicales d’un conservatoire (DEM ou équivalent) dans la discipline présentée ; à titre transitoire, il est alternativement possible aux candidats possédant déjà une expérience professionnelle de présenter un dossier d’activités artistiques. 

> Les inscriptions ont lieu jusqu’au 31 mai 2011

> Le concours d’admission est organisé le 23 juin (épreuves écrites) et à partir du 27 juin 2011 (épreuves pratiques). 

Informations complémentaires : PESM Bourgogne : 03 80 58 98 90 – contact@pesm-bourgogne.frhttp://www.pesm-bourgogne.fr »

Dijon : Entrez dans la cave de l’oncle Doc !

Dijon : Nouveaux locaux pour l’Ecole suisse internationale !

Avec plus de 500 étudiants accueillis chaque année, l’Ecole suisse internationale basée à Dijon avait besoin de nouveaux locaux, qui ont été inaugurés le vendredi 08 avril 2011.
 On se croirait un peu à l’école Poudlard dans Harry Potter…

Université de Bourgogne : Hommage au docteur André Gisselmann, décédé lundi 04 avril

Dans un communiqué reçu vendredi 08 avril 2011, l’université de Bourgogne informe que ce même jour, « les collègues du docteur André Gisselmann, décédé ce 04 avril, lui ont rendu hommage lors d’une séance privée de recueillement. Le doyen de la faculté de médecine, le professeur Frédéric Huet, souligne l’ouverture d’esprit et la ténacité du professeur Gisselmann, pour développer sa discipline universitaire : la santé publique ».

> En novembre 2009 puis en mars 2010, dijOnscOpe avait interviewé le docteur André Gisselmann pour son expertise dans le domaine de la psychiatrie (Lire ici et ici nos articles). 

Pour en savoir plus, lire la suite du communiqué. 

« Le professeur André Gisselmann s’est engagé dans l’enseignement de la santé publique à la faculté de médecine de Dijon dès 1984. Il s’est attaché à montrer la polyvalence de la discipline et ses implications dans la pratique médicale quotidienne. Militant et ouvert d’esprit, il s’était engagé dans les instances régionales et nationales en lien avec la santé publique. Sa vision large de la discipline, associée à sa rigueur et son franc-parler ont suscité de nombreuses vocations  parmi  ses étudiants, qu’il s’est attaché à soutenir avec ténacité sur le long terme. Il a ainsi renforcé et enrichit cette  jeune discipline tout en établissant des ponts avec la psychiatrie, l’addictologie et la médecine légale. 

Professeur de Santé Publique, André Gisselmann était également psychiatre, chef du service de Psychiatrie et d’Addictologie du CHRU de Dijon. Il y a contribué à diversifier les modalités de prises en charge (comme par exemple les hospitalisations séquentielles) et à développer les activités de soins extrahospitaliers. Ses doubles compétences, en Santé Publique et en Psychiatrie, l’ont conduit à créer un enseignement et une activité régionale d’Addictologie. 

C’était un chef de service apprécié de ses collègues et de ses équipes dont il a toujours soutenu énergiquement les actions. De nombreux travaux témoignent de sa réelle implication nationale et internationale pour la Santé Publique, la Psychiatrie et l’Addictologie. On retient notamment la création d’un Centre d’Addictologie régional et universitaire.

La faculté de médecine de l’uB ainsi que le service de Psychiatrie et d’Addictologie du CHRU veulent témoigner conjointement de leur reconnaissance au professeur André Gisselmann. »

Week-end à Dijon : Prenez un grand bol de pop !

  • Samedi 09 avril 2011

18h – Tuez la pop qui est en vous l Kill your pop : chaque année, le festival s’engage à faire découvrir aux oreilles dijonnaises la crème de la musique indépendante… Dès 18h, la galerie du Consortium, place des Halles, accueillera Dustin Wong, musicien solo qui réussit à faire voyager son public avec sa simple guitare et quelques samples. A quelques mètres de là, au Bistrot Quentin, La Féline proposera à 20h un set entre « pop, le folk épique, le beau, le bizarre et la musique instrumentale », précise le programme, qui indique également qu’un soupçon de western et de série B planera sur leur concert… Enfin, la Péniche Cancale sera également caisse de résonance des musiques indépendantes avec un plateau réunissant dès 22h les Anglais de The Notes et ceux d’Electricity in our homes, deux groupes situés quelque part entre le Velvet Underground et Sonic Youth… Pas encore rassasiés ? Les DJ Tippex Bouggie System et ceux du label Rough Trade viendront pousser des disques à la Péniche cancale pour terminer la soirée !

20h – Une deuxième tournée de… pop ? l Vous l’aurez compris, le samedi 09 avril 2011 sera pop ou ne sera pas… En parallèle du festival Kill your pop, La Vapeur accueillera à 20h une sélection de groupes réalisée par le dénicheur de talents General Elektriks. Au menu : de la power pop franco-américaine avec Honeycut ; de la pop et du hip-hop avec Pigeon John ; et enfin un soupçon de trip-hop avec Antonionian.

  • Dimanche 10 avril 2011

11h – S’éveiller avec Bach (et ses fils) l Dans le foyer de Jean-Sébastien Bach, la musique était partout. Et ses enfants n’ont pas échappé à l’exigence de leur père, accédant à un excellent niveau musical… Parmi les six fils survivants, cinq épouseront ainsi une carrière musicale et trois d’entre eux deviendront célèbres. Cette intimité familiale, l’Orchestre Dijon Bourgogne tentera de la retranscrire en musique au coeur de son lieu de résidence : la chapelle de l’Hôpital général, place du 1er Mai à Dijon…

15h – Trouver le disque rare l Des disques, Radio Dijon Campus en a par milliers, de tous les styles, pour tous les goûts. « Mais voilà, la radio en reçoit tellement qu’au bout d’un moment, il faut libérer les stocks », explique-t-elle dans un communiqué… Aussi, rendez-vous est donné dès 15h à la Péniche Cancale pour une foire aux disques, au soleil et en musique, dont le principe est simple : un disque = un euro !

15h – Un zeste de Bartabas l Du Bartabas, sans Bartabas, mais à grands renforts de chorégraphies équestres, de symphonie musicale et de danse… A 15h, le Zénith de Dijon a rendez-vous avec le virtuose, oubliant l’apesanteur pour flirtant avec le rêve le temps d’un spectacle… Une prouesse accompagnée par l’Orchestre symphonique d’Europe de Brest Litovsk.

16h – Retour à la case pop l Amoureux de pop indé, ce week-end vous aura bien choyé ! Trois nouveaux concerts rythmeront également la journée de dimanche à Dijon : celui du duo anglais Hype Williams, flirtant avec les années 1980, à 16h au Consortium ; celui du Lonesome French Cowboy, alias Fédérico Pellegrini, ancien Little Rabbits et French Cowboy déjà aperçu plusieurs fois à Dijon en compagnie de sa casquette et de sa guitare ; et Motorama, pour finir, arrivé tout droit de Russie pour enchanter le Flannery’s à 20h…

20h – Un voyage en Bosnie l « Bosnie, 1997. Dans le village de Slavno, tous les hommes, sauf le vieil imam, tous les garçons, à l’exception d’un seul, ont été emmenés et tués par les forces serbes. Dans les maisons ravagées, quelques femmes sont restées. Alma est la seule à croire qu’il est possible de rester au village sans dépérir. Avec une opiniâtreté aussi admirable qu’absurde, elle s’échine à confectionner confitures et conserves, alors que le marché le plus proche est à des kilomètres et qu’il ne reste pas une automobile ». Conte funeste et réaliste, très sobre, Premières Neiges est un film humaniste qui sera projeté en exclusivité au cinéma Eldorado de Dijon, dimanche à 20h, avant une rencontre-débat avec Jean-Arnault Dérens, journaliste, rédacteur en chef au Courrier des Balkans…

Maxime Berger : « A 300 kilomètres, la moindre erreur en moto peut-être fatale »

On estime aujourd’hui à 2,5 millions, le nombre de deux-roues circulant en France, hors vélos. Un chiffre en constante augmentation, qui accentue l’effet de vulnérabilité de ces derniers sur la route. Dans le cadre du Plan départemental d’actions de sécurité routière – et en partenariat avec l’auto-école Notre-Dame -, la Préfecture de la Côte-d’Or organise le Printemps de la moto, samedi 09 avril 2011, au lac Kir de Dijon. Une opération de sensibilisation à destination d’un large public, parrainé par le champion Maxime Berger. L’occasion pour dijOnscOpe de revenir sur le palmarès de ce Dijonnais coureur superbike, champion d’Europe 600 en 2007, vice-champion du monde 1.000 en 2008 et 2010 en superstock…

Dans la cour des grands…

Pour Maxime Berger – qui va fêter ses vingt-deux ans fin juin 2011-, la moto est déjà une longue histoire. Dès l’âge de trois ans, il enfourche son premier engin. Lorsqu’il a huit ans, son père est victime d’un accident de la route le contraignant à arrêter toute pratique. Partant du principe que « tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », Maxime débute la compétition et donc sa carrière de pilote motocycliste en 1998, sur des petites motos de 70cc. D’emblée, et durant trois années consécutives, il décroche le titre de champion de France de catégorie. S’essayant sur tous les circuits de kart, il se retrouve depuis le début de l’année 2011 sélectionné pour le championnat du monde Superbike.

Fondé en 1988, ce championnat est moins connu que le motoGP mais se court sur des circuits permanents. Chaque épreuve est composée de deux courses et le résultat permet de décerner à la fin de la saison les titres pilote et constructeur. « C’est un rêve qui s’accomplit ! J’ai toujours donné beaucoup pour la moto ; c’était un de mes rêves de monter et déjà quand j’étais petit, je regardais ces courses. » Le voilà donc aux côtés de pilotes comme l’Espagnol Carlos Checa ou l’Italien Max Biaggi, respectivement premier et quatrième du championnat après deux courses, et qui ont fait leur gamme en motoGP. Une sensation « bizarre et extra », pour le jeune homme.

Des ambitions plein la tête !

Depuis le début de la saison, Maxime Berger a déjà roulé sur deux circuits : Phillip Island en Australie le 25 février 2011 et Doningtom en Angleterre le 27 mars 2011. Un circuit qui ne lui aura pas porté chance puisque le Dijonnais a tout simplement perdu sa roue ! « J’utilisais des jantes en magnésium de l’année dernière, plus légères mais extrêmement fragiles. Elles ont sans doute pris quelques chocs ou avaient des micro-fissures car elles n’avaient pas leurs quotas de kilomètres et ont cassé. » La roue arrière de sa Ducati 1198 se détache alors littéralement du bras oscillant, provoquant la chute du pilote qui se considère chanceux, l’accident étant sans gravité (Voir la vidéo ici). Prenant tout de même le départ de la seconde course, il devra aussi abandonner du fait d’un autre souci technique.

Pourtant, Maxime Berger l’assure, il ne manque pas de motivation, considérant même que « pour l’instant, tout se passe bien ! […] Je bosse énormément physiquement et contrairement aux autres années, c’est un travail à temps complet […]. Il faut suivre une préparation physique saine, appeler les sponsors… A chaque niveau, la compétition est très prenante. Je n’aurais jamais imaginé que se soit aussi poussé que ça ! ». Un jour sur deux, il suit un programme draconien à base de vélo, footing, gainage et musculation : « L’année dernière, j’avais une course de treize tours ; cette année, rien que le dimanche, j’en ai deux de 23 tours. Si le physique ne suit pas, vous ne faîtes rien ! Si on commence à fatiguer, à 300 km/h, la moindre erreur peut être fatale… ». Malgré un budget restreint et une team privée le pénalisant par rapport aux motos-usines que peuvent utiliser ses concurrents, il espère pouvoir faire un top 10 pendant la saison et marquer des points à quasiment toutes les courses. Même s’il reconnait qu’il lui « faudra sans doute une année d’apprentissage avec quelques bons résultats ».

La quinzième place dans le viseur

Face à l’expérience – certains pilotes ont déjà quarante ans -, Maxime Berger fait le pari de sa jeunesse et de sa bonne condition physique. A 21 ans, il est bien conscient que sans résultat, son nom sera vite oublié : « Il faut pousser, il faut aller plus vite qu’eux pour contourner l’expérience qu’ils ont ». Ce crédo sera appliqué dès la prochaine compétition, qui aura lieu du 15 au 17 avril 2011 à Assen, aux Pays-Bas, avec l’objectif de finir dans les quinze premiers en marquant des points aux deux courses : « Je veux entrer dans les seize pilotes en qualifications pour accéder ensuite au Superpôle, qui est divisée en trois courses ». Ces dernières permettent de déterminer l’ordre de placement sur les lignes de départ : au terme de la première course, les quatre pilote les plus lents sont placés en cinquième ligne ; lors de la seconde, les huit plus lents sont placés sur les quatrième et troisième lignes, tandis que la dernière course permet d’établir la première et la deuxième lignes des deux courses qui se dérouleront ensuite.

Dans ce monde, Maxime Berger fait donc office d’ovni. Prenant à sa charge ses frais de déplacement, emmenant lui même de quoi dormir sur le circuit. Très pudique sur les sommes engagées, il reconnait tout de même que la moto, en elle-même, représente un investissement de 120.000 euros. Petit à petit, le Dijonnais essaye donc de se frayer un chemin dans le monde professionnel. Samedi 09 avril 2011, il participera – à l’invitation de Stéphane Cretin, patron de l’auto-école Notre-Dame, au Printemps de la moto, opération de sensibilisation organisée par la préfecture de Côte-d’or, qui se tiendra au lac Kir de Dijon. L’occasion pour lui de livrer la bonne parole : celle de la prudence et du plaisir !

Bourgogne : Le programme du Sommet mondial des universités organisé à Dijon

Après le Japon (2008), fondateur de l’événement, après Turin (2009) et Vancouver (2010), c’est Dijon qui accueille le Sommet des recteurs et présidents des universités ». Dans un communiqué reçu jeudi 07 avril 2011, l’université de Bourgogne annonce l’événement qui se déroulera les 05, 06 et 07 mai 2011. 

Pour en savoir plus, lire le dossier de presse ci-dessous (en partie) et ci-joint (en entier). 

« La France accueille cette année le Sommet Mondial des Universités. Sous forme de deux rencontres successives qui se dérouleront à Besançon – Franche-Comté (Sommet des Étudiants), les 28, 29 et 30 avril 2011, et à Dijon – Bourgogne, les 5, 6 et 7 mai 2011 (Sommet des Recteurs et Présidents d’université). 

Ces manifestations exceptionnelles pensées comme une véritable Agora des universités et des établissements d’enseignement supérieur, seront l’occasion d’une réflexion sur le thème « Développement durable et Société de la Connaissance : quelle structuration et coopération pour les universités du XXIème siècle ? ». Une réflexion globale conjuguant les aspirations et les initiatives des différentes parties responsables et concernées (étudiants, chercheurs, établissements d’enseignement, élus). 

Problématique 

Par leur rôle moteur dans le développement de la société, de l’économie et de la culture, et dans un contexte de mondialisation, les universités et établissements d’enseignement supérieur, bien au-delà de leur mission de production de savoir, et de transmission de la connaissance, sont désormais de véritables acteurs de l’économie et de l’évolution sociétale. lls participent ainsi directement à l’aménagement des territoires et s’organisent de plus en plus en réseaux globalisés, ouverts sur le monde entier. Ces relations avec leurs homologues des cinq continents se traduisent par la volonté affirmée des organisateurs de ce Sommet de l’ouvrir, pour la première fois, à tous les pays. 

Symboliquement, la Conférence des présidents d’université a d’ailleurs demandé à l’UNESCO d’ouvrir les travaux. 

Programme général 

De par des liens plus étroits avec l’univers socio-économique, de nouvelles responsabilités académiques, éthiques et morales, viennent enrichir le rôle et l’action de l’université, propices à bâtir les fondations de la construction d’une société de la connaissance en harmonie avec un développement durable nécessaire. Face à cet enjeu stratégique, le Sommet Mondial s’articulera, tant à Dijon qu’à Besançon, autour de 3 thèmes : 
– Réseaux et coopération : « Universités et territoires » ; 
– Mobilité internationale des étudiants et des enseignants-chercheurs ; 
– Dématérialisation, immatériel et numérique. 

La CPU organise les prochains sommets mondiaux des universités à Besançon du 28 au 30 avril 2011 et à Dijon du 5 au 7 mai 2011 

Alors que la France préside pour un an les Sommets des Chefs d’Etat et de gouvernement, la Conférence des Présidents d’Université (CPU) française organise les prochaines rencontres internationales des étudiants, des présidents et recteurs d’université, dont le thème est en 2011 : « Développement durable et société de la connaissance ». 

Intitulé « Sommet Mondial des Universités » ou « Global University Summit », cet événement rassemblera, pour la première fois depuis sa création au Japon, en 2008, des responsables politiques au plus haut niveau, venus non seulement des pays du G20, mais aussi des représentants de pays de tous les continents en développement, conformément à la volonté de la CPU d’ouvrir le débat. (Afrique subsaharienne, Amérique Latine, pays européens non membres du G8-G20). 

Dans les transformations que connaissent aujourd’hui nos sociétés, les universités ont un rôle essentiel à jouer pour accompagner, parfois initier, ces évolutions et assumer pleinement leurs missions de création et de diffusion des connaissances, mais aussi pour engager la réflexion, anticiper et contribuer à un développement durable de notre société mondialisée de la connaissance. 

Ce Sommet, qui sera l’occasion d’adresser des messages aux responsables politiques, à la société civile et au monde universitaire, doit aboutir à l’élaboration d’un texte offi ciel accompagné de préconisations. Il rappellera le caractère universel et humaniste des connaissances universitaires, considéré comme un capital mondial. 

« Construire la société de la connaissance du XXIe siècle par la coopération et l’échange » est l’ambition de ce Sommet. La CPU souhaite symboliser cette initiative en créant le premier logo du « Global University Summit », un logo pérenne que pourront utiliser les organisateurs des futures réunions internationales universitaires. Le Japon, le Canada et l’Italie, qui ont accueilli les précédents sommets accompagnent la France dans le comité d’organisation, ainsi que le PRES Bourgogne-Franche-Comté qui accueillera la réunion des représentants Étudiants à Besançon du 28 au 30 avril 2011 et celle des Présidents et Recteurs qui se tiendra à Dijon du 5 au 7 mai 2011. » 

Bourgogne : 33.800 embauches prévues pour 2011 !

Pôle emploi de Bourgogne a présenté mercredi 06 avril 2011 les résultats de son enquête « Besoin en main d’œuvre » ; une étude qui mesure les intentions de recrutement des employeurs pour l’année 2011… Les prévisions pour la Bourgogne ? 33.800 embauches. Un chiffre qui peut être nuancé au regard des 240.000 personnes recrutées dans la région en 2010…

Premier constat de cette étude : seulement 16% des établissements bourguignons envisagent de recruter en 2011, ce qui place la région en dessous de la moyenne nationale, située à 18%. Les métiers les plus demandés en 2011 ? L’agriculture, les services aux particuliers, les métiers de la vente, les services aux entreprises et les aides-soignants. A contrario, 43% des projets ont des difficultés de recrutement dans les métiers de la santé, l’hôtellerie, la restauration, les transports, la métallurgie, tous les métiers du bâtiment et quelques métiers commerciaux ou de services aux entreprises.

 »Je suis frappé car il existe assez peu de projets d’embauche et, d’une manière générale, ceux qui sont déjà planifiés ont de fortes exigences : les employeurs n’arrivent donc pas à trouver de personnels soit parce que les conditions de travail ne correspondent pas aux attentes du public, que les compétences demandées n’existent pas dans le bassin ou qu’il y a un manque d’expérience ou de motivation de la part du candidat », note Pascal Blain, directeur régional de Pôle emploi Bourgogne. 

Pour 2011, les contrats à durée déterminée resteront majoritaires – 60% – contre seulement 40% de contrats à durée indéterminée. D’autre part, les motivations principales d’embauche chez les recruteurs seront dûes aux surcroîts d’activité, au remplacement des départs ou au remplacement d’un titulaire en cas d’absence… A noter également : le bassin de Dijon représente 21% des projets d’embauche en Bourgogne. Petite lueur d’espoir : le fait que seulement 27% des entreprises aient répondu à l’enquête laisse espérer que le total d’embauches à la fin de l’année 2011 sera supérieur aux estimations !

Patrice Carteron (DFCO) : « Le prolongement de contrat accentue ma motivation »

Fait rare dans le football : alors qu’il était courtisé par trois clubs de Ligue 1, dont Nancy, Patrice Carteron, l’entraîneur du DFCO, a paraphé un nouveau contrat de quatre ans ! Aux sirènes de l’élite du football français, il a préféré la raison et la relation de confiance en acceptant l’offre du président, Bernard Gnecchi. Il est désormais lié au club jusqu’en 2016, avec des idées plein la tête…

Une ambition à transformer

La nouvelle a été annoncée le matin même dans le journal L’Équipe (Lire l’article ici) – ce que regrette d’ailleurs Bernard Gnecchi, président du club : Patrice Carteron a prolongé de cinq ans le contrat qui le liait, en tant qu’entraîneur, au Dijon football Côte-d’Or : « Le conseil de surveillance, à l’unanimité, a approuvé ce projet », introduit Bernard Gnecchi. « Avec Patrice Carteron, je retrouve les mêmes valeurs et le même investissement que j’avais avec Rudy (ndlr : Rudy Garcia fut l’entraîneur emblématique du DFCO, de 2002 à 2007, avant de rejoindre Le Mans puis Lille où il officie avec succès). Si Rudy nous a fait découvrir le professionnalisme, Patrice l’augmente et nous avons aujourd’hui une grande probabilité de transformer notre ambition Ligue 1″.

Sur le plan purement sportif, le club est actuellement quatrième du championnat, à un point du podium. « Ses qualités et son staff nous donnerons de meilleures chances d’atteindre nos objectifs », poursuit le président, qui ne tire pas pour autant des plans sur la comète, dix clubs pouvant encore prétendre à la montée avant la trentième journée…

Un an avant l’ouverture du centre de formation, cette nouvelle est un véritable accomplissement pour le coach, Patrice Carteron : « A l’image des résultats de l’équipe, ces dernières semaines ont été assez animées. J’ai eu pas mal de sollicitations et ces derniers jours, l’intérêt qu’avait le président sur la continuité du travail et le besoin que j’avais de rendre la confiance qui m’avait été accordée nous ont poussés à aborder assez naturellement un projet à moyen terme ».

Un statut de prétendant

A un moment stratégique de la saison, l’entraîneur de l’équipe professionnelle explique qu’il souhaitait continuer sur ce projet afin de mettre un terme à toutes les « sollicitations extérieures ». Un choix qu’il affirme « vivre pleinement » et qui est aussi un message fort lancé aux joueurs. Alors qu’au milieu de la saison, les rumeurs faisaient état d’une possible démission – « une colère de ma part », explique-t-il -, il prend une nouvelle dimension en étant directement impliqué dans toutes les décisions sportives : aussi bien au niveau professionnel qu’au niveau des orientations sportives du centre de formation. « Le travail que l’on fait est reconnu et valorisé », conclut-il avant de se replacer déjà sur le championnat.

En effet, vendredi 08 avril 2011, le club accueillera Laval. Si le maintien est assuré – le projet ligue 2 est déjà préparé – l’envie d’aller titiller les sommets n’a pas disparu : « On va jouer à fond le projet Ligue 1, promet Bernard Gnecchi. Ce serait vraiment bête et on décevrait les supporters si on ne s’investissait pas dans cette direction. Soyons mesurés mais croyons en nos qualités. Si nous avons la chance d’y aller, il faudra vivre cette saison avec sagesse et en fournissant encore plus de travail »… Après la belle victoire contre Vannes (Lire notre article ici), un regain d’attention a été porté sur Dijon : « Avant, nous étions cachés, plaisante Patrice Carteron. Mais ce n’était pas plus mal… ».

Une place « hyper encourageante »

« Nous prenons le but contre le cours du jeu. Au cours des trente premières minutes, nous étions plus près du 1-0 pour nous que pour Vannes« , explique Patrice Carteron, avant de revenir sur la confrontation contre Laval : « Ils sont redoutables sur coup de pied arrêté, avec un tireur exceptionnel comme Jérôme Lebouc qui, depuis des années, fait du mal à tout le monde. Et ils peuvent aussi s’appuyer sur Johann Chapuis en défense centrale… Dans sa carrière professionnelle, il a déjà marqué 39 buts ! ». Qualifiant ses adversaires de dangereux et d’intraitables, il s’attend à un match ouvert mais difficile, comme le seront toutes les journées qu’ils restent avant la conclusion du championnat.

« En regardant le calendrier, je ne vois pas un match qui soit plus facile que les autres », estime-t-il. Aux côtés de Ribas, meilleur buteur de Ligue 2, les footballeurs ne devront pas subir la pression : « Nous avons aujourd’hui une place hyper encourageante mais notre effectif est très jeune et l’on ne sait pas dans ces moments-là comment ils vont réagir et si l’on va avoir les moyens de continuer à jouer en lâcher-prise ». Après l’opération spéciale menée par la Ville de Dijon – 4.000 places gratuites offertes sur internet – le stade devrait faire le plein pour ce match qui s’annonce capital.

Le groupe pour affronter Laval

– Gardiens : Jean-Daniel Padovani, Franck Grandel
– Défenseurs : Alexis Zywiecki, Chaher Zarour, Abdoulaye Bamba, Steven Paulle
– Milieux : Younousse Sankharé, Eric Bauthéac, Stéphane Morisot, Benjamin Corgnet, Lesly Malouda, FLorin Bérenguer
– Attaquants : Christophe Mandanne, Raphaël Caceres, Sébastian Ribas, Lhadji Badiane