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Bourgogne : Quels enjeux énergétiques pour la région ?

Les ambitions de la région en matière d’énergies ne manquent pas d’envergure. Car force est de constater aujourd’hui que la production énergétique de la région Bourgogne est huit fois moins importante que sa consommation finale soit, toute énergie confondues, une consommation de 4,5 millions de tonnes-équivalent-pétrole en 2007. Or, dans son deuxième volet, le Grenelle de l’environnement ambitionne de diviser par un facteur 4 les émissions nationales de gaz à effet de serre du niveau de 1990 d’ici 2050 et de porter la part des énergies renouvelables à 23% de la consommation française. Un programme qui passe par l’échelle locale et l’élaboration d’un schéma régional…

Le schéma régional Climat Air Énergie : une obligation légale

Rappelons que la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 prévoit l’élaboration dans chaque région d’un schéma régional climat-air-énergie (SRCAE). Sa vocation ? Définir les grandes orientations et objectifs régionaux aux horizons 2020 et 2050 en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de maitrise de la demande d’énergie, de lutte contre la pollution de l’air et d’adaptation au changement climatique. Ainsi, au conseil régional de Bourgogne et à la préfecture de Côte-d’Or, s’est tenu vendredi 15 avril 2011 le premier séminaire de cadrage de ce schéma en présence de l’ensemble des acteurs bourguignons. Un « séminaire ouvert » afin que « l’ensemble des conclusions puissent être pleinement partagées par les acteurs », affirment Anne Boquet, préfète de la région Bourgogne, et François Patriat, président de la région Bourgogne.

A partir d’un état des lieux validé et à travers quatre ateliers – bâtiments résidentiels, déplacements et urbanisme, patrimoine public, énergies renouvelables -, l’objectif était de discuter des orientations les plus pertinentes de l’avenir de la région sur les thématiques du climat, de l’air et de l’énergie. Pour Pierre Radanne, expert en politiques énergétiques face au changement climatique, « le climat ne se définit pas dans l’espace local : le climat français se fait dans tous les autres pays, d’où la difficulté des négociations internationales ».

9,6 tonnes de CO2 par Bourguignon par an en moyenne

Pourtant, c’est bien cet échelon qui a été retenu par les autorités françaises. A l’échelle de la Bourgogne, les bâtiments représentent 46% de l’énergie consommée, les transports 36%, l’industrie 16% et l’agriculture 3%. Ces énergies sont à 46% issues de produits pétroliers et du gaz naturel, ou de l’électricité à 22%. « Aucun siècle n’a été aussi riche, avance Pierre Radanne. Mais aucun siècle n’a aussi laissé produire autant de négligence. L’humanité est capable du pire égoïsme mais peut aussi être d’une générosité extraordinaire lorsqu’on la contraint. » Un des objectifs du Grenelle est de diviser par un facteur 4 les émissions nationales de gaz à effet de serre du niveau de 1990 d’ici à 2050. A noter que chaque Bourguignon produisait en moyenne 9,6 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) en 2007, un chiffre un peu supérieur à la moyenne nationale de 8,3 tonnes.

Dans la région, l’agriculture représente 31% des émissions de gaz à effet de serre : un chiffre qui réserve quelques surprises car les émissions sont essentiellement liées à la digestion des animaux d’élevage (35%) et à la gestion des effluents d’élevage (17%). Parmi les pistes évoquées, la valorisation du biogaz, qui représente actuellement moins de 1% des énergies renouvelables produites en Bourgogne. En effet, il existe deux types de biogaz : ceux issus des déchets et ceux issus des effluents d’élevage. Tandis que 6,5 millions de tonnes de déjections seraient  produites chaque année par les principaux élevages, une installation de 250 kW est en cours de réalisation sur une exploitation agricole à Devay (58) et d’autres sont d’ores et déjà en projet.

L’or vert est dans le pré ?

Ainsi à Créancey, aux portes de Pouilly-en-Auxois, en Côte-d’Or, un projet biogaz est en cours de réalisation. Autour d’Antoine Berthoux,  agriculteur et éleveur laitier de la commune, cinq autres exploitants se sont réunis en association – Biogaz Créancey – et ambitionnent de créer une unité de méthanisation. Dans le courant avril 2011, le projet devrait prendre son envol avec la visite des constructeurs et même la venue d’Edgar Morin, que nous avons rencontré récemment (Lire notre article ici). Pour l’agriculteur, « l’objectif est bien sûr d’acquérir une certaine autonomie tout en garantissant une diversification des débouchés pour les cultures. Il s’agit également d’améliorer la gestion de l’azote et de la qualité de sols ou encore de réduire les odeurs ».

Mais pour Pierre Radanne, avant même l’initiative collective, c’est dans la sphère privée qu’il faut faire bouger les choses : « Il faut faire un bon démocratique ! C’est en obtenant l’adhésion des gens que les choses évolueront car la moitié des émissions sont d’ordre privé ». Vingt ans après le Sommet de Rio de 1992, la conférence des Nations unies sur le développement durable (CNUDD) aura lieu du 4 au 6 juin 2012 à Rio de Janeiro, au Brésil, soit un sommet entre les deux élections législatives et présidentielles.

Des potentiels encore inexploités

Pour le spécialiste, cette conférence internationale sera « l’occasion de lancer un grand débat sur les usages de l’énergie » : « La bonne nouvelle aujourd’hui, c’est qu’il reste la moitié des ressources en pétrole sur terre ; la mauvaise, c’est que nous avons tiré celui qui était le plus facile d’accès. Le pétrole est donc rare avant d’être cher ». Aujourd’hui, le taux de récupération du pétrole avoisine les 35% contre 25% dans les années 1970. Ce taux pourrait sans doute augmenter mais d’une façon minime. Alors, dès que le baril dépasse le seuil de cent dollars, l’usage d’énergies alternatives devient intéressant. Dans notre édition du 18 mars 2011, nous faisions d’ailleurs le point sur le potentiel bourguignon en matière d’énergie renouvelable (Lire notre article ici).

Lors de la soudure du premier rail du tramway dijonnais vendredi 11 mars 2011 (Lire notre article ici), François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, expliquait que le « projet d’équipement en panneaux photovoltaïques du futur dépôt du tramway était aujourd’hui remis en cause par la publication d’un nouveau cadre règlementaire organisant la filière photovoltaïque en France ». Les premiers panneaux ont été posés fin mars 2011 et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) considère pour sa part qu’équiper 10% des habitations et couvrir 5% des autres bâtiments en panneau photovoltaïque représenterait une production de plus de 310 GWh.

Dans la région, 7,9% des besoins d’énergie primaire étaient satisfait par des énergies renouvelables en 2007 (87,2% pour le bois, 3,5% par l’hydroélectricité ou 3,1% par la géothermie). L’éolien représente pour sa part 2,4% des énergies renouvelables. Si le premier parc a été inauguré en 2009, selon la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal Bourgogne), en décembre 2010, seuls deux parcs étaient en service en Bourgogne et en Côte-d’Or, à Saint-Seine-l’Abbaye et Beurey-Beaugay (Lire notre article ici). Trois sont d’ores et déjà en cours de construction : deux parcs dans l’Yonne – quatre éoliennes à Clérimois et 27 à Joux-la-Ville – et un en Côte-d’Or -23 éoliennes à Echalot. 5.000 emplois pourraient être créés dans le secteur (Lire notre article ici), qui dispose d’un potentiel à ce jour de 428 MW à égalité entre la Côte-d’Or et l’Yonne. Pierre Radanne de conclure qu’il est nécessaire d’ancrer les acteurs économiques comme les entreprises et les entreprises dans les projets aux moyens de cluster (Lire notre article ici).

  • infOs pratiques

Différents séminaires vont être organisés avant d’entrer dans une seconde phase, celle des ateliers les 3,4, 9, 10 et 11 mai et les 6,7, 8, 14, 15 juin 2011. Une grande consultation sera lancée en septembre 2011.

Bourgogne : Premières Rencontres maçonniques autour du « courage » samedi 16 avril

Dans un communiqué reçu le 24 mars 2011, le comité d’organisation interobédientiel annonce la conférence de Cynthia Fleury samedi 16 avril à la salle de Flore de la mairie de Dijon, sur le thème suivant : « Le courage, éthique individuelle, éthique démocratique ».

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous. 

  • « Rencontres Maçonniques de Bourgogne »

Contexte maçonnique et profane 

Un collectif maçonnique interobédientiel en Bourgogne organise la première édition des Rencontres Maçonniques de Bourgogne, le Samedi 16 avril 2011 à DIJON, sous forme de conférence philosophique ouverte au grand public.

Les Obédiences du Grand Orient de France, de l’Ordre Maçonnique Mixte International  »Le Droit Humain », de la Grande Loge de France et de la Grande Loge Féminine de France, seront représentées par leurs représentants nationaux et locaux. 

La conférence mettra en lumière Cynthia Fleury, philosophe de renom. Celle-ci traitera du sujet suivant : « Le courage : éthique individuelle, éthique démocratique ». Cet événement a pour but de créer un espace inédit de pensée démocratique et un point de sensibilisation entre les Francs- Maçons et le Grand Public. La tenue maçonnique inter obédientielle approfondira le thème du courage, chacun des quatre Ateliers coorganisateurs appartenant à une obédience distincte présentera une planche sur le courage : « Le courage d’être soi même » (Ateliers de la Fédération du Droit Humain Florian, Oméga, Averroès, Les Chemins de la Liberté ), « Le courage, éthique du quotidien » (Atelier Solidarité et Progrès du G∴O∴D∴F∴), « Le courage d’être femme et franc-maçonne » (Ateliers Equilibre, La Toison d’Or de la G∴L∴F∴F∴), « Le courage de l’initiation » (Atelier Le Travail Ecossais de la G∴L∴F∴). 

Au nom des principes républicains et de la liberté absolue de conscience, les Francs-Maçons s’attachent au rapprochement de tous les hommes par le levier de la Fraternité et du Progrès des idées. C’est à ce titre, et sous l’angle de l’actualité et de la recherche philosophique, que les Rencontres Maçonniques sont organisées comme démarche ouverte à tous. Humaniste et philosophe talentueuse, Cynthia Fleury élargira certainement son propos à l’actualité nationale et internationale… 

Audience et communication 

Près d’une centaine d’invitations sont destinées aux loges maçonniques de Bourgogne en vue de participer à la Conférence ainsi qu’à la Tenue Maçonnique. Les invitations postales seront relayées par 

une lettre d’information électronique. Plus de trois cents invitations sont destinées aux acteurs de la démocratie dans le monde profane. « Les rouages démocratiques prennent naissance et sont entretenus dans le fonctionnement de l’Etat et de ses divers représentants, dans les institutions locales décentralisées, les organismes de maintien de la sécurité et d’organisation de la santé et des secours. L’apprentissage de la démocratie s’effectue également dans le système éducatif et plus tard dans les modalités de participation à la vie de la société : partis politiques, syndicats associations… A chaque étape et niveau de 

l’organisation démocratique, le courage intervient comme moteur et régulateur de l’individu pour lui-même et pour ce qui l’engage dans le vivre ensemble. Le courage fait sujet et il tisse la dimension sociale… ».  

La conférence publique se déroulera en présence du Président de la Fédération Française « Le Droit Humain », Jacques SAMOUELIAN. Cette obédience prend une part active à cette première édition des Rencontres Maçonniques de Bourgogne. Elle soutient toutes les démarches et met à disposition ses ressources en matière de communication. Notamment, par un plan média local et national, afin d’annoncer et promouvoir cette manifestation publique. Chaque Obédience a vocation à s’investir à tour de rôle dans la promotion et la poursuite des « Rencontres Maçonniques de Bourgogne ». 

Biographie Cynthia Fleury 

Cynthia Fleury est enseignant chercheur en philosophie politique, professeur à l’American University of Paris et chercheur au CERPS (Conservation des Espèces, Restauration et Suivi des Populations) au Muséum National d’Histoire Naturelle/CNRS. Enseignant également à l’Ecole Polytechnique, à Sciences Po et à HEC, ses travaux portent sur l’entropie et la régulation démocratique, la réforme des institutions et des comportements citoyens. Cynthia Fleury a publié de nombreux ouvrages, dont « Les pathologies de la démocratie » (Livre de Poche, 2009, Fayard 2005), « La fin du courage » (Fayard, 2010), 

« Dialoguer avec l’Orient » (PUF, 2003). Elle a été Présidente de l’ONG Europanova, organisatrice des Etats Généraux de l’Europe (plus grand rassemblement de la société civile européenne). Elle assure aujourd’hui la fonction de Vice-Présidente. » 

Dijon : Rénovation des pilastres de la place Wilson

Édifiés en 1672, les pilastres de la place Wilson, à Dijon, vont bientôt se refaire une beauté ! Dégradés par le temps, les deux piliers monumentaux qui ouvrent sur le cours du Parc – que Louis XIV aimait à décrire comme les plus belles allées de son royaume -, vont être restaurés à l’identique. Dans un communiqué reçu jeudi 14 avril 2011, la Ville de Dijon informe que ces travaux consisteront en un nettoyage, un remplacement de pierres et la repose des pots à feux qui ont d’ores et déjà été enlevés. Les travaux s’échèleront sur deux tranches : la première début juillet 2011, d’une durée de cinq mois, concernera l’un des deux piliers ; la seconde débutera en début d’année 2012 et s’attachera à la restauration du second pilier durant, là aussi, près de cinq mois.

Dijon : Un week-end de folies !

Couper le son avec Katerine, écouter des vinyles au bord de l’eau ou passer deux jours avec Bach : ce week-end, tout est possible à Dijon ! dijOnscOpe a sélectionné les sorties incontournables de ces samedi 16 et dimanche 17 avril 2011…

  • Samedi 16 avril 2011

14h30 – Surprises de cirque l Pour ce spectacle, pas besoin de payer son billet ni de faire la queue pendant des heures… il aura lieu en pleine rue ! Au programme pour l’après-midi dans le quartier Berbisey : des lâchers des clowns, de la musique à cinquante massues, des acrobaties et de la musique de mariage.

16h – Bach revit à Dijon #1 l Ce week-end, la musique de Bach résonnera aux quatre coins de la ville… Premier rendez-vous au Grand théâtre samedi à 16h, pour découvrir – par une exploration de l’art du clavecin – comment l’histoire musicale en est arrivée au grand compositeur. Brice Pauset interprétera la Première suite d’Antoine Forqueray et la Sonate en la de Jean-Sébastien Bach sur un clavecin d’Anthony Sidey, d’après un instrument anonyme allemand daté de 1735…

18h – Du surf, du rock et des noix de coco l Des restes calcinés d’un concert qui n’a pas eu lieu, le souvenir d’une cabane de plage brûlée en pleine compétition de surf à Biarritz… Arnaud Maguet et Olivier Millagou travaillent sur l’éphémère, l’envers du décor, le « désenchantement sous le soleil » (Lire ici notre article sur le sujet). Fans de rock’n’roll, les deux artistes verniront leur exposition à grand renfort de vinyles, samedi dès 18h à la galerie Interface, 12 rue Chancelier de l’Hospital…

18h30 – Regards croisés sur les coopératives l Une séance de cinéma au bord du canal de Bourgogne, ça vous tente ? A 18h30, la Péniche Cancale lie l’utile à l’agréable avec la projection du film Les Fagor et les Brandt, un documentaire qui explore le système original de la coopérative. Leur terrain de jeu ? Le Pays basque, où deux modèles de management s’opposent clairement… Une projection proposée dans le cadre du festival Ciné-Attac.

20h – Bach revit à Dijon #2 l Deuxième étape du week-end consacré au compositeur allemand : l’art de la fugue. Contrairement à nombre d’idées reçues, Die Kunst der Fuge n’est ni la dernière oeuvre de Bach et encore moins une oeuvre dégagée de toute destination instrumentale – on a longtemps évoqué l’idée d’une musique exclusivement dévouée au papier à musique, en raison de sa composition sur les lettres mêmes du nom du maître en notation allemande : B-A-C-H. De nouveau, Brice Pauset s’assoiera derrière le clavecin pour retourner aux sources de cette oeuvre riche de contrastes et d’ornements. A découvrir dès 20h à l’Auditorium.

20h – Moments de folie signés Katerine l Héros du lo-fi, enfant dans un corps d’adulte, créateur fou, Katerine aura marqué le début des années 2000 par son antienne « Je coupe le son… / … et je remets le son ! ». Aujourd’hui, le kitschissime chanteur revient à Dijon, sans slip et tenue rose bonbon mais avec un ballon de basket et de nouvelles chansons. A La Vapeur dès 20h.

22h – Une nuit dans les années 1950 l Vous tenez à ce que votre soirée soit vraiment dépaysante ? Après avoir vu Katerine à La Vapeur, foncez à la Péniche Cancale, où les Suzettes, réédition grandeur nature des groupes de filles des années 1950, pousseront des vinyles pour terminer la nuit…

  • Dimanche 17 avril 2011

15h – Bach revit à Dijon #3 l Suite et fin du week-end dédié à Bach, avec une intégrale de ses Concertos brandebourgeois ! « Dans cette grande variété formelle, Bach s’impose avec ces six partitions comme le maître absolu de l’écriture en contrepoint où plusieurs mélodies s’entremêlent et se superposent. Dans un style brillant et joyeux, les sonorités sont inimitables et l’atmosphère majestueuse », analyse le programme. Un après-midi de génie à vivre à l’Auditorium avec l’ensemble Les Inventions, dirigé par Partick Ayrton.

17h30 – Un petit tour au Sénégal l D’un côté : le Bourguignon Christian « Mansour » Lechenet, l’un des meilleurs guitaristes que l’Hexagone abrite. Habitué de l’émission Taratata, il n’a plus rien à prouver avec une six-cordes à la main… Amoureux du Sénégal, il proposera une exploration des musiques africaines en compagnie d’Olivier Guerbeur aux percussions et Christian Mazzola à l’harmonica. Un dernier voyage pour le week-end, dès 17h30 à la Péniche Cancale…

Grandes minoteries : Souvenirs du patrimoine industriel dijonnais…

Tout comme les casernes de la ville ou encore l’usine Amora, les grandes minoteries représentaient l’un des tous derniers témoins du patrimoine industriel dijonnais. Avec l’arrivée du tram, elles laisseront bientôt place à un eco-quartier flambant neuf car « les temps changent et l’urbanisme s’adapte aux évolutions nouvelles et aux enjeux actuels » comme le précisent les élus. Rappelons qu’encore en activité jusqu’en 2008, les grandes minoteries servaient principalement de fabrique de farine. Puisque ces bâtiments faisaient partie intégrante du paysage dijonnais, dijOnscOpe ne pouvait les laisser partir sans en conserver un dernier souvenir…

Bourgogne : Six projets labellisés « pôle d’excellence rurale » par l’État

Dans trois communiqués reçus lundi 11 et mardi 12 avril 2011, les préfectures de Côte-d’Or, de Nièvre et de Saône et Loire annoncent la labellisation par l’Etat et le ministre de la Ruralité, Bruno Le Maire, de six projets en « pôles d’excellence rurale« , visant à soutenir le dynamisme des territoires ruraux.

Pour en savoir plus, lire les communiqués ci-dessous.

> « Côte-d’Or : Deux nouveaux projets labellisés

La seconde génération des pôles d’excellence rurale (PER) a déjà permis de retenir 115 projets lors de la première vague annoncée le 7 juillet 2010. Une seconde vague s’est close le 20 octobre 2010.  A l’issue de l’examen des 461 nouveaux projets présentés sur le plan national, Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire vient de communiquer la liste de 150 nouveaux dossiers retenus. Ces projets bénéficieront de subventions d’Etat pour un montant allant, selon la nature et l’importance du projet, de 350.000€ à 1,5 millions d’euros. En Côte-d’Or, deux projets ont été retenus :

  • « Métal Valley Montbard/Venarey-Les Laumes », porté par le Groupement pour la promotion de la Métal Valley 

Le projet « Métal’ Valley Montbard/Venarey-Les Laumes » présenté, dans le cadre d’un partenariat « public/privé », par le Groupement pour la promotion de la Métal’ Valley, constitué par : métallurgique ;  l’association Métal’Valley créée par les 9 entreprises du pôle les villes de Montbard et Venarey-Les Laumes ; les Communautés de Communes du Montbardois et du Pays d’Alésia et de la le Club des Entrepreneurs de l’Auxois ; vise à accroître la capacité économique des territoires ruraux, à améliorer  l’attractivité du territoire, l’image de la métallurgie et plus largement des métiers de l’industrie, à maintenir et développer l’emploi et à répondre aux besoins de nouveaux  logements et de renforcement des services à la population. 

Les principales opérations suivantes sont envisagées :
– Création d’une maison de l’économie à Montbard,
– Réhabilitation du bâtiment communautaire situé à Montbard pour améliorer l’accueil des administrés,
– Réhabilitation de 12 logements communaux dans les communes rurales de la communauté de communes de Montbard,
– Soutien à la création d’un pôle musiques actuelles,
– Mise en œuvre d’outils interactifs innovants (I-Phone /Androïd) pour améliorer l’accueil et valoriser le tourisme industriel,
– Création d’un pôle enfance/jeunesse intercommunal à Venarey les Laumes,
– Réhabilitation lourde d’une friche industrielle à Venarey-les Laumes destinée à accueillir de nouvelles activités industrielles,
– Création d’un centre d’Art et de Congrès adossé au pôle d’échanges multimodal de la gare de Venarey-Les Laumes,
– Conception et réalisation d’actions de communication pour promouvoir les entreprises de la Métal’Valley.

A noter que les entreprises de Métal Valley ont pour objectif d’assurer le recrutement de 200 personnes pour la période 2011 à 2013, justifiés par les départs à la retraite ainsi que les projets d’investissements dans un bassin peu attractif à l’emploi. Il convient en outre de rappeler qu’une convention cadre 2010-2012 pour l’emploi et la gestion des ressources humaines relevant de la métallurgie, encouragée par l’UIMM, a été signée le 3 septembre 2010 à Montbard lors du déplacement du président de la république à l’usine Vallourec, qui a apporté son soutien aux entreprises locales dont certaines font parties du pôle de compétitivité PNB (Pole Nucléaire Bourgogne). 

  • « Les services à l’enfance, levier du développement local », porté par la Communauté de communes du Pays de Nuits Saint Georges :

Le projet vise à l’échelle du Pays de développer et de structurer l’offre de services en matière d’accueil de l’enfance-jeunesse par la création d’un réseau de pôles scolaires et périscolaire ainsi que d’une structure multi-accueil de la petite enfance (50 places) associée à un relais assistantes maternelles. Une seule opération a été proposée au financement PER avec la création de deux pôles scolaires et périscolaires à Argilly et Gilly les Citeaux regroupant les écoles élémentaires et maternelles et les structures péri et extra scolaires (accueil matin et soir, restaurant et CLSH mercredi et vacances). Ce projet intercommunal exemplaire s’appuie sur une première réalisation à Villers la Faye (accueil de 240 élèves en septembre 2010) permettant d’apporter des réponses adéquates et financièrement supportables aux besoins de la population. »

> « Nièvre : Deux nouveaux projets labellisés 

Le ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire s’est prononcé sur la liste des 150 nouveaux Pôles d’Excellence Rurale (sur 461 dossiers déposés). Dans la Nièvre, ce sont 2 nouveaux PER labellisés en 2nde vague du 2nd appel à projets :

  • La Maison des Enfants de l’Assistance Publique et des Nourrices, projet porté par la communauté de communes des Grands Lacs du Morvan,
  • Pays d’accueil des activités tertiaires, projet porté par le Pays Bourgogne Nivernaise

Ils viennent s’ajouter aux 2 précédents PER labellisés en 2010 en 1ère vague du 2nd appel à projets  : « Innovation numérique en milieu rural, vers un Pays 2.0″, porté par le syndicat mixte du Pays Nivernais Morvan, et « Pôle de services solidaires intergénérationnels de la Puisaye Nivernaise », porté par la Communauté de communes de la Puisaye Nivernaise.

Une politique volontariste : Cette labellisation marque l’engagement du ministre, Bruno Le Maire, en faveur de l’aménagement des territoires ruraux qu’il considère comme des territoires d’avenir. Elle illustre les objectifs pour les territoires ruraux de soutenir : les projets d’excellence, les projets fédérateurs de territoires, les projets innovants, les projets créateurs dans un cadre durable, d’activités économiques et d’offres de services en partenariat avec les collectivités locales. La procédure : le 1er appel à projets avait été lancé en 2005, labellisation en 2006 pour : Comptoir des Sauvignons – Pouilly ; Pôle Bois de la Machine ; Les Grands Lacs du Morvan. 

L’instruction de plusieurs mois se fait sous l’égide de la DATAR et des services du ministère de l’agriculture avec : les préfets de départements, les préfets de régions, les ministères concernés, un expert par thème, les élus (députés, sénateurs, représentants de l’ARF et l’ADF et l’AMF)
Au total, ce sont 264 dossiers labellisés pour la seconde génération de PER soit une moyenne de 890.000€ par projet. »

  • Saône et Loire : Deux nouveaux projets labellisés

« A l’issue d’une instruction de plusieurs mois ayant associé les élus, les services de l’Etat et des experts, sur proposition de la Commission nationale des Pôles d’Excellence Rurale (PER), Bruno Le Maire, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, annonce la labellisation, par le Premier ministre, de 150 projets à la faveur de la 2ème vague de l’appel à projets des PER 2ème génération. Le département de Saône-et-Loire, est concerné pour deux projets :

  • « Développement des outils et ressources numériques« , porté par la Communauté de communes de l’Autunois
  • « Un réseau pour le développement touristique et patrimonial« , porté par le Syndicat mixte du pays Charolais-Brionnais.

Lancés en décembre 2005, les Pôles d’Excellence Rurale sont mis en œuvre par la délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (DATAR) et les services du ministère de l’agriculture. Ils visent à soutenir le dynamisme des territoires ruraux en portant des projets innovants, fédérateurs, créateurs d’emplois.

En France, 461 candidatures ont été déposées fin octobre 2010 au titre de la 2ème vague de la 2ème génération. Ces candidatures portaient sur des projets d’investissement favorisant, dans un cadre durable, l’activité économique ou l’offre de services en fonction des problématiques de chaque territoire concerné. Dans le prolongement des Assises des territoires ruraux, et dans le cadre du plan en faveur des territoires ruraux présenté le 11 mai 2010, les Pôles d’Excellence Rurale constituent un outil stratégique pour mettre en œuvre la politique volontariste du gouvernement en faveur de l’aménagement des territoires ruraux, en s’appuyant sur les initiatives des collectivités territoriales. »

Bourgogne/Franche-Comté : La SNCF recrute 100 nouveaux collaborateurs en 2011 !

Dans un communiqué reçu jeudi 14 avril 2011, la SNCF Bourgogne Franche-Comté informe qu’elle recrute près de 100 nouveaux collaborateurs pour l’année 2011.

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous. 

« Les métiers concernés 

– Agents d’escale et de service en gare
– Opérateurs/opératrices Circulation 
– Agents de maintenance de l’infrastructure 
– Techniciens de maintenance de l’infrastructure 
– Agents de maintenance ou logisticiens Matériel 

Ces différents métiers nécessitent une formation de plusieurs mois dispensée et rémunérée par SNCF.

> Les profils recherchés : bac général ou technologique, bac pro, BTS- DUT- licence technologique 

> Pour postuler :

– Envoi de CV et lettre de motivation à l’adresse mail suivante : dj.recrutement.bfc@sncf.fr
– Dépôt  de CV en gare de Dijon Ville  Jeudi 14 avril de 15h00 à 19h00 (Des conseillers seront présents pour présenter les différents métiers)
– Le 11 mai, au Palais des Congrès de DIJON, SNCF participera à l’opération « 8 jours pour un métier en Bourgogne ». »

Grand Dijon : Les anciens abattoirs de Dijon poursuivent leur métamorphose

 

 

 

L’écocité Jardin des maraîchers à Dijon.
L’écocité Jardin des maraîchers à Dijon.

Pour la ville de Dijon, qui a concédé l’aménagement de l’espace à la SPLAAD par une délibération du 12 janvier 2010, il s’agit de structurer l’une des sept entrées de l’agglomération, aujourd’hui abandonné. A terme, cette « écocité », en plus des logements, devrait offrir 30.000 m² d’équipements, bureaux et commerces. Il fera l’objet de la création d’une Zone d’aménagement concerté (ZAC) dont la concertation préalable à la création se déroulera à la rentrée 2011.

Dijon : Thomas Rabeisen, espoir de la natation Française ?

Un an après avoir accueilli la finale du natathlon, la piscine olympique de Dijon fait la part belle aux futurs espoirs de la natation française. La fine fleur de la discipline, de 14 à 20 ans, a en effet rendez-vous dans le grand bassin, du jeudi 14 au dimanche 17 avril 2011, pour la troisième édition des championnats de France jeunes. Plus de 200 clubs ont fait le déplacement pour une compétition qui devrait permettre aux meilleurs de se qualifier pour plusieurs compétitions d’envergure internationales. Parmi eux, le Dijonnais Thomas Rabeissen espère pouvoir se racheter ; après sa contre-performance aux championnats de France N1, il compte bien se dépasser dans son style de prédilection : la brasse…

Destination JO !

L’avantage aux locaux ? C’est sans conteste l’ambition qui se détachait mercredi 13 avril 2011 aux bords du bassin olympique de Dijon. Les lignes sont pleines et les entraineurs des quelques 210 clubs présents ménagent leurs montures. Pas moins de 671 nageurs – 365 filles et 308 garçons – vont s’affronter durant dix-sept courses individuelles, soit 2.050 engagements. Du côté de l’Alliance Dijon natation, les regards se tournent vers Morgane Rothon, médaillée de bronze en 800 mètres nage libre aux championnats de France Jeune en petit bassin à Paris et Thomas Rabeisen, vice-champion olympique au relais 4×100 mètres quatre nage aux Jeux Olympiques de la jeunesse de Singapour (Lire notre article ici) et champion de France en titre au 100 mètres brasse.

Suivant actuellement des études en licence de Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) à l’Université de Bourgogne afin de devenir kinésithérapeute ou préparateur physique, Thomas Rabeisen a débuté la natation dès l’âge de huit ans, déjà à l’Alliance Dijon natation : « Au début, je voulais juste apprendre à nager, explique-t-il mais très rapidement j’y ai pris goût et ai décidé de continuer »… De longueur en longueur, le jeune homme de 18 ans, vise aujourd’hui les Jeux Olympiques de 2016 et de 2020 comme la continuité de l’expérience acquise à Singapour en 2010.

La porte vers de nouvelles compétitions

En mars dernier, à la piscine de Schiltigheim, en Alsace, il a participé aux championnats de France élite aux côtés des plus grands. Si sa destinée n’est pour le moment pas la même que celle de Florent Manodou, frère de, âgé de 20 ans et qui vient de décrocher son billet pour les championnats du monde de Shanghai sur 50 m papillon au côté de Frédérick Bousquet, il a réalisé lors du deuxième jour sa meilleure performance de la saison sur 200 mètres brasse. La suite est plus morose puisqu’il subit quelques difficultés : « Je n’ai pas effectué le temps que je souhaitais », affirme celui qui reste globalement de sa prestation sur les terres de Lionel Horter, directeur des équipes de France.

Il compte donc bien se remettre à flot et pourquoi pas taper dans l’œil d’un éventuel sélectionneur. Mais au-delà même du titre national, la réussite aux différentes épreuves promet des élections en équipes de France pour les Euro juniors à Belgrade (Serbie), le Festival olympique d’été de la jeunesse européenne (FOJE) à Trabzon en Turquie, la coupe de la confédération méditerranéenne de la natation (Comen) à Chypre ou encore les Open du Canada. C’est d’ailleurs vers cette compétition que penche le cœur du nageur Dijonnais.

« Je veux tout déchirer ! »

« Je me sens assez bien, nous confie-t-il avant les première épreuves, il parait qu’il y a même un avantage à nager à domicile ! » Champion de France sur 100 mètres, vice-champion de France sur 50 mètres et troisième sur 200 mètres, Thomas Rabeisen est en somme le challenger parfait qui se dit même hâtif d’attaquer la compétition. Jeudi, sur 50 mètres papillon, il est arrivé sixième de la finale C et le programme pour les jours suivant est très relevé (Voir le programme entier ici). Sans appréhension particulière il se présentera sur les nouveaux plots, installés pour l’occasion afin d’optimiser les départs et retrouvera plusieurs nageurs qu’il a côtoyé en équipe de France.

« L’avantage avec la natation, c’est qu’il n’y a aucune adversité. On va se battre dans l’eau mais on est content pour l’autre s’il a effectué un bon temps. C’est une relation très forte. A Singapour, nous avons ramené huit médailles avec sept nageurs. Nous avons eu la chance de nager une semaine et donc de visiter le reste du temps. Un très très bon souvenir ». Au total, ils sont seize de l’ADN à participer au rassemblement, dans le cas de Thomas Rabeisen sous le contrôle de Sylvain Fréville et Patrice Millot.

Pour arriver à ses fins, il suit chaque semaine trente heures d’entrainement : « Je diversifie les activités, j’aime bien la course à pied et le vélo car nager en continue m’ennuie. Je pense qu’il faut améliorer ses autres aptitudes, musculaire par exemple, pour réussir ». Dans quelques jours, il suivra un stage aux côtés d’un certain Hugues Dubosq, le spécialiste français de la brasse. La première étape pour retrouver l’équipe de France ? Une chose est sûr, il l’affirme, « je veux tout déchirer » !

Recteur de Dijon : Au suivant !

Florence Legros, recteur de l’académie de Dijon, s’en va. Mercredi 13 avril 2011, le conseil des ministres lui a en effet trouvé un remplaçant : Cyril Nourissat, 41 ans et un curriculum vitae à rallonge. La nouvelle en a étonné plus d’un, à commencer par les professeurs et parents d’élèves… Retour sur un départ et une arrivée précipités, dans le contexte difficile de la carte scolaire 2011/2012, qui prévoit notamment la fermeture de cinquante classes en Côte-d’Or.

Surprise-surprise ! 

« Je n’étais absolument pas au courant que Florence Legros devait quitter l’académie. Je l’ai appris hier, dans le journal », indique Olga Jacques, secrétaire départementale en Côte-d’Or du Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et professeurs d’enseignement général de collège (SNUIPP) affilié à la FSU. « Au même temps, je pense que nous n’avions pas réalisé que cela fait déjà trois ans qu’elle est à Dijon. Or un recteur, ça change tous les trois ans à peu près », avance-t-elle. Si la logique est vraie, alors le gong du départ commençait déjà à se faire attendre pour Florence Legros, puisque celle-ci occupait le poste de recteur de l’académie de Dijon depuis janvier 2008… 

« Oui mais enfin, quand même : nous aurions pu être prévenus ! », s’emporte François Riotte, président de la Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE) en Côte-d’Or, qui fait remarquer que « la politesse voudrait qu’on eut été avertis tout de même de ce départ car nous sommes des partenaires »… Il est vrai que la nouvelle n’avait pas été anticipée : mercredi 13 avril 2011, en même temps qu’il nommait de nouveaux recteurs un peu partout en France, le conseil des ministres a désigné Cyril Nourissat comme remplaçant de Florence Legros (Consulter ici la mesure d’ordre individuel). 

Un CV éblouissant  

Qui est donc Cyril Nourissat ? « Je ne connais pas du tout ce monsieur », « Quel est son nom déjà ? », relèvent respectivement François Riotte et Olga Jacques. Si ni le nom ni le visage du nouveau recteur n’est connu du grand public, son CV permet tout de même de se faire une idée du personnage : à 41 ans, ce dernier est docteur en droit mais aussi vice-président de l’université Jean Moulin Lyon III depuis 2007. Mais l’homme a exercé d’autres fonctions : en 2004, il était conseiller « Droit, Economie, Gestion » au cabinet du ministre de l’Education nationale. Et depuis 2005, il est expert auprès de la Commission européenne et auprès du ministère de la Justice (Consulter ici son CV). 

En plus d’être membre de différents comités de rédaction et conseils scientifiques de revues juridiques, Cyril Nourissat est l’auteur de nombreux ouvrages : Le juge de commerce face au droit communautaire de la concurrence, en co-direction avec A. Spiritus-Dassesse, R. Wtterwulgue, Facultés Universitaires Saint Louis, 2007, 252 p ; The european market : an issue for the liberal professions / Le marché européen : un enjeu pour les professions libérales, (dir.), Lamy, 2007, 309 p ; Dictionnaire du Droit de l’Union européenne, en co-rédaction avec T. Debard, B. Le Beau-Ferrarese, Ellipses, 2007, 2° éd., 360 p ; La transaction dans toutes ses dimensions, en co-direction avec B. Mallet-Bricout, Dalloz, 2006, 214 p. ; Le droit communautaire du divorce et de la responsabilité parentale : le règlement CE n° 2201/2003, dit règlement « Bruxelles II bis », en co-direction avec H. Fulchiron, Dalloz, 2005, 426 p ; Droit communautaire des affaires, 2° éd., Dalloz, coll. hypercours, 2005, 368 p. ; Le nouveau règlement d’application du droit communautaire de la concurrence : un défi pour les juridictions françaises, en co-direction avec R. Wtterwulghe, Dalloz, 2004, 190 p. 

Appliquer la politique du gouvernement…

Homme de loi ou non, Cyril Nourissat devra désormais maîtriser le domaine de l’éducation : de même que son prédécesseur, son rôle sera en effet de diriger la politique éducative du ministère de l’Éducation nationale dans l’académie de Dijon… Mais ce dernier arrive dans un contexte difficile de la carte scolaire 2011/2012, qui prévoit notamment la fermeture de cinquante classes en Côte-d’Or (Lire sur le sujet la brève du SNUIPP ci-joint). Et justement, ce « hasard » des calendriers n’en est pas un pour tout le monde…

« Déjà, la carte scolaire a été reportée à après les élections cantonales puisque d’habitude, elle intervient toujours en février ou début mars. Or là, le recteur a signé l’arrêté de la carte seulement lundi dernier (ndrl : 11 avril 2011) », note Olga Jacques, qui poursuit : « Et deux jours plus tard, le recteur change ! C’est certainement un moyen de nous tranquilliser car comment pourrons-nous reprocher les suppressions de postes au nouveau recteur ? Il va nous répondre : « Ce n’est pas de ma faute, c’est celle de mon prédécesseur ! ». 

Il est vrai que le contexte actuel est assez tendu entre le recteur Florence Legros et les syndicats enseignants ou encore de parents d’élèves… Ce qui explique que cette dernière ne leur laissera pas forcément un bon souvenir : « Je ne veux pas juger la personne donc tout ce que je peux dire, c’est que Florence Legros s’en va avec un bon paquet de postes sous le bras », indique Alexandre Vanesse, secrétaire du Syndicat national des enseignants de second degré (SNES). Si l’inspection académique de Dijon est finalement revenue sur la suppression de dix-huit postes, la rentrée 2011 en Côte-d’Or comptera tout de même quarante-six postes en moins…

… à la lettre ! 

« De toute façon, Florence Legros a porté la politique de Nicolas Sarkozy et de Luc Chatel (ndlr : ministre de l’Éducation nationale) : les restrictions budgétaires, les fermetures de classes, l’approche du mineur qui a radicalement changé – les fichages ADN des élèves sont de plus en plus nombreux… », indique le syndicaliste. Même son de cloche du côté d’Olga Jacques : « Ce recteur a appliqué de manière très zélée toutes les directives ministérielles ». 

Un zèle qui avait valu une scène plutôt étonnante en octobre 2009, dont dijOnscOpe avait été témoin : alors que le lycée des Marcs d’Or de Dijon inaugurait une campagne de promotion de l’allemand en formation professionnelle, un film (amateur) sur le sujet – présenté par une professeure d’allemand de l’établissement – était diffusé. Ce dernier à peine terminé, le recteur de l’Académie de Dijon, Florence Legros, explosait devant la cinquantaine de personnes présentes dans l’assemblée, qui en restait bouche bée (Lire ici notre article)… 

– « Il n’y a pas le logo de l’Académie !
– Mais, mais c’est un travail personnel, madame.
– Qui est-ce qui vous paye ?
– Mais c’est mon mari qui l’a monté, je l’ai fait en dehors de mes heures de travail !
– Nous sommes ici sur notre temps de travail… Moi je trouve tout cela étonnant. »