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Dijon-Longvic : La BA 102, cadre des aventures de Tanguy et Laverdure !

Avec la guerre en Libye, la base aérienne de Dijon-Longvic s’est retrouvée subrepticement au cœur de l’actualité internationale ces derniers temps. Dans un autre registre, la célèbre BA 102 pourrait refaire parler d’elle à l’occasion d’une fiction avec le tournage programmé des aventures de Tanguy et Laverdure en 3D pour grand écran, prévu dans le courant de l’année 2012… Produit à l’initiative de la société dijonnaise Meep’up entertainment, cette fiction entend renouer avec l’esprit de la célébrissime bande dessinée de Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo. Loopings d’avions « Rafale » en 3D, action, suspense et humour : le film s’adresse autant au grand public qu’aux aficionados de Michel Tanguy et de son acolyte excentrique Ernest Laverdure. dijOnscOpe a rencontré Laurent Grivel, auteur, scénariste et producteur associé du film…

Le Rafale sur grand écran : une première !

Avec Tanguy et Laverdure – Le mal n’a pas d’ombre, Meep’up entertainment s’attaque à un monstre sacré du neuvième art, déjà adapté deux fois sur petit écran. Après Les Chevaliers du ciel dans les années 1960 et Les Nouveaux Chevaliers du ciel à la fin de la décennie 1980, les aventures des célèbres pilotes ont été ensuite portées au cinéma par Gérard Pirès. Sorti en 2005, le film Les Chevaliers du ciel, avec Benoît Magimel et Clovis Cornillac, est une libre adaptation de la bande dessinée imaginée par Jean-Michel Charlier et de Albert Uderzo, le dessinateur d’Astérix.

« Malgré la qualité de ce film, j’ai été quelque peu frustré que Tanguy et Laverdure soient remplacés par les personnages nommés Marchelli et Valois. De là est née l’idée de réaliser un film renouant avec les fondamentaux de la série BD », explique l’auteur, scénariste et producteur dijonnais du film, Laurent Grivel, qui se définit volontiers comme « fan d’aviation » concrétisant un rêve de gosse. Outre la difficulté de porter à l’écran une série culte de bande dessinée, se greffe celle d’adapter des personnages de papier nées à la fin des années 1950. Restait aussi à obtenir l’autorisation de la famille Charlier pour porter les personnages à l’écran.

Entre adrénaline, humour et testostérone

« Filmer des avions de guerre sur des bases militaires ne se fait pas comme ça ! Heureusement, j’ai pu compter sur l’appui de mon amis Jean Camus, ancien lieutenant-colonel de l’armée de l’air et consultant technique du film. Il a contribué à m’ouvrir les portes chez Dassault Aviation et au sein de l’armée de l’air ; ce qui était indispensable pour filmer les avions ». Tanguy et Laverdure – Le mal n’a pas d’ombre est d’abord un film d’action, d’espionnage et d’aventure grand public qui raconte une histoire de franche camaraderie plutôt virile. « Les fans de la BD comme ceux des adaptations à la caméra ne seront pas exclus », avertit Laurent Grivel.

L’histoire est complètement fictive et ne fait pas référence à un album particulier bien qu’elle puise à l’essence même de la BD. « Elle a aussi sa part de suspense et bien sûr une une bonne dose d’humour, indispensable avec le personnage maladroit et dragueur de Laverdure », poursuit le scénariste. Dans le scénario du film, la BA 102 de Dijon-Longvic a un rôle de base arrière de commandement et plusieurs scènes devraient par ailleurs se dérouler dans les rues ou les bars de la capitale des ducs de Bourgogne.

Des Dijonnais parmi les acteurs…

Pour le tournage, sont également prévues des scènes à Saint-Dizier, Istres ou la base de Solenzara en Corse. « Mais celui-ci n’est pas prévu avant mai 2012 ! », précise Laurent Grivel. Pour l’heure, le casting est en cours de développement et pourrait bien réserver quelques surprises… Les Dijonnais vont être à l’honneur car le comédien Achille Ndari, devrait jouer le rôle d’un des élèves-pilotes de la base et Oleksandr Pohrebnyak, lui aussi comédien habitant à Dijon, celui d’un pilote. Mais savoir qui endossera les rôles de Tanguy et Laverdure reste pour l’heure un suspense…

« Filmer en plein vol et en 3 D des avions de chasse a un coût ! », reconnaît Laurent Grivel, qui table pour l’instant sur un budget à 8 chiffres. La société Meep’up – qui réunit Damien Naulier, Oleksandr Pohrebnyak et Jean Grivel – est productrice déléguée. Font d’ores et déjà partie de l’ambitieux projet Exppart Aérospace, Dassault Aviation, l’Armée de l’air et l’entreprise icaunaise Bleu ciel Air Show pour ses appareils aériens. Il faudra s’armer de patience avant de voir les loopings des Rafale et autres Mirage 2.000 sur grand écran. La sortie du film dans les salles obscures est envisagée à l’horizon 2014. « Nous allons avoir un gros travail de post-production », anticipe déjà Laurent Grivel.

Tramway, G8, finances : Le Grand Dijon bientôt paralysé ?

« Veuillez m’excuser pour l’attente mais la circulation est vraiment très compliquée place de la République ! ». Avec vingt minutes de retard en raison des travaux du tramway, François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon et président de la communauté d’agglomération du Grand Dijon, a pu débuter la conférence de presse précédant le conseil communautaire, jeudi 21 avril 2011… Au menu : une augmentation des taxes sur les ménages, 102 bus hybrides (et silencieux) bientôt mis en circulation dans le Grand Dijon ou encore 840.000 euros pour indemniser les commerçants touchés par les travaux du tramway…

La grande valse des taxes

Le refrain a retenti tout l’hiver au sein des collectivités locales, lors du vote des budgets 2011 : « Les ressources allouées par l’Etat baissent ; nous n’aurons plus les moyens de financer nos politiques ». La loi de finances 2010 n’y est pas étrangère, qui a décidé la suppression de la taxe professionnelle et la définition de nouvelles ressources pour les collectivités territoriales… En théorie, le Grand Dijon devait donc dès 2011 avoir accès à des impôts économiques tels que la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) ou encore l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (Ifer).

« Aujourd’hui, l’Etat n’est pas en mesure de nous dire quelles recettes nous dégagerons en 2011 au titre de la CVAE. Pourquoi ? Car pour la calculer, il faut avoir le bilan des entreprises – en mars ou avril – puis savoir comment les grandes sociétés répartissent cette valeur ajoutée entre leurs filiales. Territorialement, la CVAE est donc très difficile à affecter ; l’Etat le découvre aujourd’hui », constate François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon et président du Grand Dijon. Et de continuer : « On nous a donc fait savoir qu’à ce train-là, nous ne toucherons pas de CVAE cette année mais une compensation… Ce qui revient pour nous à une moins-value de six millions d’euros à supporter ».

La solution ? Piocher dans le résultat du compte administratif 2010 « pour que cette situation ne retombe pas intégralement sur le dos des ménages de l’agglomération », note François Rebsamen. Au final, la taxe d’habitation augmentera de 2,4% pour atteindre 8,73% et la taxe sur le foncier bâti passera de 0% à 0,59%… « Nous ne pourrons pas supporter cette politique de l’imprévision plusieurs années de suite. Les ménages non plus. Et vu que tout le monde râle, nous allons adopter un voeu pour limiter au maximum, à l’avenir, le transfert des impôts économiques sur les ménages », conclut-il.

102 nouveaux bus pour Dijon… et en silence !

Bientôt plus un bruit au centre-ville de Dijon ? C’est en tout cas le pari que fait le Grand Dijon en prévoyant l’achat de 102 bus hybrides – silencieux en dessous de 30 km/h -, parallèlement à un désengagement des véhicules fonctionnant au gaz naturel (GNV)… Une réflexion engagée par l’étude réalisée en 2010 au sujet du devenir du parc GNV du réseau Divia, soulignant que « l’aspect écologique du GNV tend à disparaître au profit des véhicules diesel, qui suivent des normes européennes et sont de moins en moins polluants » ou encore que « le GNV coûte plus cher que le gazole en investissement et en fonctionnement ».

L’avantage des bus hybrides ? « La consommation est réduite de 25% par rapport à un bus diesel, l’émission de polluants également et, lorsque le bus est à l’arrêt, le moteur diesel s’arrête automatiquement puis redémarre sur l’énergie électrique, ce qui réduit considérablement les nuisances sonores », remarque François Rebsamen. Si la date d’entrée en service de ces 102 bus hybrides n’est pas encore connue, le recours à un contrat de partenariat public-privé pour le financement, la conception, la fourniture et la maintenance partielle des bus hybrides a d’ores et déjà été accepté par le conseil communautaire.

Au chapitre des transports en commun, la conférence de presse précedant la séance du Grand Dijon pouvait difficilement faire l’impasse sur le chantier du tramway… Si les questions techniques le concernant n’ont pas été abordées, François Rebsamen a tenu à faire savoir que le Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (Fisac) avait été débloqué par Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat au Commerce, pour une valeur de 323.000 euros. « L’agglomération, elle, participe à hauteur de 520.000 euros, soit au total 843.000 euros pour aider les commerçants », souligne-t-il.

Moins d’argent pour les HLM

Offrir un toit à tous les Dijonnais dans le besoin, une mission impossible ? Si la situation n’est pas aussi critique, c’est en tout cas la tonalité que François Rebsamen a donné à son discours. « Les crédits de l’Etat concernant l’Aide à la pierre diminuent d’un million d’euros cette année… Donc d’une part, on nous dit donc qu’il faut construire cent nouveaux logements en 2011, tout en nous coupant les aides ! », remarque-t-il. Et Pierre Pribetich, premier vice-président du Grand Dijon, de préciser : « L’an dernier nous disposions de 2,82 millions d’euros et nous nous retrouvons en 2011 avec 1,7 millions d’euros, soit 48% de baisse. Pour exemple, l’Etat donnait 2.000 euros pour un « HLM Plus » en 2010 ; il n’en verse plus que 300 aujourd’hui ».

Pour autant, les projets ne manquent pas. L’ordre du jour du conseil de communauté témoigne en effet de nombreux chantiers en prévision, tels que la construction de cinquante logements au Pré Thomas de Saint-Apollinaire, l’acquisition-amélioration de 22 logements place Auguste Dubois à Dijon ou encore l’acquisition par l’Opac de soixante logements dans le quartier Junot… En tout : 197 logements à construire ou acquérir par l’Opac et Orvitis, « à hauteur de 1,9 millions d’euros pour le premier et d’un million d’euros pour le second – ce qui montre bien que nous ne sommes pas sectaires », remarque François Rebsamen (ndlr : l’Opac est un organisme public alors qu’Orvitis est devenu privé en 2010).

  • Session du jeudi 21 avril 2011 l Les rapports du Grand Dijon en bref

Le G8 des universités, « non merci ! » l « Nous ne donnerons pas de subvention à l’Université de Bourgogne pour le sommet mondial des universités car je m’oppose à la tenue de cette manifestation à Dijon, en raison de menaces de sécurité sur la ville » : par cette phrase laconique, François Rebsamen a coupé court à toute autre option concernant le rendez-vous mondial programmé du 05 au 07 mai 2011 à Dijon… Un sujet développé mercredi 27 avril 2011 dans la newsletter de dijOnscOpe.

Un pôle agro-environnemental en projet l Dans la famille « développement économique », les collectivités territoriales demandent Agronov ! Ce technopôle, centré sur l’agriculture à haute valeur environnementale, verra le jour sur l’ancien site de recherche de l’Inra à Bretenière, en Côte-d’Or. « Le technopôle acueillera des entreprises innovantes en leur offrant les moyens nécessaires pour leurs recherches », précise le rapport n°34 relatif à la séance du jeudi 21 avril 2011. « Il s’agit d’un projet dirigé vers le monde rural et nous n’attendons plus qu’une preuve d’amour du conseil général… », note François Rebsamen.

Dissolution du Syndicat mixte du Dijonnais l Le Syndicat mixte du Dijonnais (SMD), qui gérait notamment les compétences Eau et Assainissement dans l’agglomération, a été dissout par arrêté préfectoral du 16 novembre 2010. Lors de la séance du jeudi 21 avril 2011, les résultats du budget général su SMD ont été repris par le budget principal du Grand Dijon ; les résultats du budget de l’Eau par le budget de l’Eau du Grand Dijon ; et les résultats du budget de l’Assainissement repris par le budget de l’Assainissement du Grand Dijon. Enfin, l’excédent de clôture du budget principal s’élevant à 13.022,64 euros, le conseil communautaire a décidé d’attribuer cette somme à l’action humanitaire que mène le Secours populaire auprès des sinistrés du séisme japonais.

L’histoire urbaine du Grand Dijon a sa subvention l L’Institut pour une meilleure connaissance de l’histoire urbaine et des villes (Icovil) a pour objectif de développer le concept de « culture urbaine », de contribuer à une meilleure compréhension des logiques de formation et de transformation des villes ainsi que de l’histoire de l’urbanisme. Conférences, actions pédagogiques en direction des enfants ou encore publications rythment son quotidien… En 2011, cette association touchera 70.000 euros de la part du Grand Dijon.

Université de Bourgogne : La police enquête sur l’effraction des UFR de médecine et de pharmacie

Dans un communiqué reçu vendredi 22 avril 2011, l’université de Bourgogne informe que « des individus se sont introduits par effraction dans les locaux des UFR de médecine et de pharmacie de l’Université de Bourgogne à Dijon, dans la nuit du 17 au 18 avril 2011. Par mesure de sécurité, toutes les dispositions ont été prises par l’Université de Bourgogne pour maintenir l’égalité de traitement des étudiants inscrits aux différents concours et examens des études de santé. Le procureur de la République de Dijon (ndlr : Éric Lallement) a été informé des faits et une enquête de police est en cours ».

Courtivron (21) : La gravière de la discorde

Les habitants des communes de Coutivron et de Moloy, en Côte-d’Or, montent au créneau depuis quelques jours. En effet, une carrière de granulat pourrait voir le jour entre les deux communes, sur les rives de l’Ignon. Un projet qui n’est pas du goût de plusieurs associations, réunies pour en appeler à la préfecture de Côte-d’Or.

L’écologie au secours de la vallée

Dans un dossier de presse envoyé en avril 2011 (Voir le document joint ci-dessous), la société Vicat, qui prospecte le lieu, détaille les usages fait du granulat en précisant bien qu’il est « indispensable au bâtiment et aux travaux publics en entrant dans près de 85% de la composition du béton » : « Chaque homme consomme sept tonnes de granulats par an […]. La consommation annuelle de granulats en France est supérieur à 400 millions de tonnes ». Ce serait donc pour répondre à une demande forte à destination de Dijon, Chaumont ou Beaune, que la société souhaite étayer son maillage du territoire bourguignon. Dans le cas du projet de Coutivron, l’extraction se ferait par la RD 996, au moyen d’une piste spécifique destinée à éviter la traversée des deux villages entourant la zone – Coutivron et Moloy -, tandis qu’une installation de traitements des matériaux serait installée.

Le compte n’y est pourtant pas pour le Comité de liaison des associations et des personnes pour la protection de l’environnement et de la nature (Clapen 21*), représenté par Gisèle Daclin, qui a écrit une lettre à la préfecture de Côte-d’Or, estimant que ce projet « serait fortement nuisible pour la région et le site » en question. Plusieurs points les laissent en effet perplexes : La gravière serait notamment située à proximité du lit de l’Ignon, qui abrite selon la Truite Bourguignonne – association membre du comité qui regroupe 2.500 adhérents -, la « dernière souche autochtone de truites qui se reproduisent naturellement ». De plus, dans la lettre envoyée à la préfecture, le comité pointe du doigt « l’hérésie écologique » d’un tel projet proposé par « une entreprise étrangère à la région et qui envisage une exploitation pour alimenter en matériaux des zones géographiques très éloignées. […] Il est à remarquer que des projets semblables à Lamargelle avaient été abandonnés pour des raisons écologiques ».

Une pétition circule actuellement et recueillerait un nombre important de signatures, les « habitants s’inquiétant des dégradations aussi bien visuelles qu’auditives ou de santé ». Pour le comité, s’appuyant sur l’exemple de la base d’Arc-sur-Tille, ce projet est source de « pollution, détérioration du site et désillusions financières ». A l’inverse, le promoteur Vicat brandit la carte du réaménagement. En effet, une fois l’exploitation terminée, la société explique offrir la possibilité de réaliser un aménagement final réfléchi du site. Des plans sont même d’ores et déjà fournis promettant la création d’un plan d’eau divisée en deux parties faisant office de réserve naturelle, de zone de pêche et de base de loisirs, qui permettraient d’augmenter l’intérêt touristique de la vallée… Affaire à suivre.

(*) Associations membres du Clapen 21 : AAPPMA : La Gaule d’Arc sur Tille – ADCNA Sennecey – ASPEV Crimolois-Fauverney – Association pour la protection de l’Ignon – Association de Défense de l’Environnement de Gevrey-Chambertin – Chevigny Environnement – Hauteville Environnement – La Maison de la Nature et du Paysage – Longvic Environnement – Quétigny Environnement – Saint-Apo Environnement – UFC Que choisir 21 – Forestiers du Monde – Défense de la Vallée Foncegrive – La Truite Bourguignonne – Groupement des Pêcheurs Sportifs de Côte-d’Or.

Dijon-Longvic : La BA 102, cadre des aventures de Tanguy et Laverdure !

Avec la guerre en Libye, la base aérienne de Dijon-Longvic s’est retrouvée subrepticement au cœur de l’actualité internationale ces derniers temps. Dans un autre registre, la célèbre BA 102 pourrait refaire parler d’elle à l’occasion d’une fiction avec le tournage programmé des aventures de Tanguy et Laverdure en 3D pour grand écran, prévu dans le courant de l’année 2012… Produit à l’initiative de la société dijonnaise Meep’up entertainment, cette fiction entend renouer avec l’esprit de la célébrissime bande dessinée de Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo. Loopings d’avions « Rafale » en 3D, action, suspense et humour : le film s’adresse autant au grand public qu’aux aficionados de Michel Tanguy et de son acolyte excentrique Ernest Laverdure. dijOnscOpe a rencontré Laurent Grivel, scénariste et producteur associé du film…

Le Rafale sur grand écran : une première !

Avec Tanguy et Laverdure – Le mal n’a pas d’ombre, Meep’up entertainment s’attaque à un monstre sacré du neuvième art, déjà adapté deux fois sur petit écran. Après Les Chevaliers du ciel dans les années 1960 et Les Nouveaux Chevaliers du ciel à la fin de la décennie 1980, les aventures des célèbres pilotes ont été ensuite portées au cinéma par Gérard Pirès. Sorti en 2005, le film Les Chevaliers du ciel, avec Benoît Magimel et Clovis Cornillac, est une libre adaptation de la bande dessinée imaginée par Jean-Michel Charlier et de Albert Uderzo, le dessinateur d’Astérix.

« Malgré la qualité de ce film, j’ai été quelque peu frustré que Tanguy et Laverdure soient remplacés par les personnages nommés Marchelli et Valois. De là est née l’idée de réaliser un film renouant avec les fondamentaux de la série BD », explique le scénariste et producteur dijonnais du film, Laurent Grivel, qui se définit volontiers comme « fan d’aviation » concrétisant un rêve de gosse. Outre la difficulté de porter à l’écran une série culte de bande dessinée, se greffe celle d’adapter des personnages de papier nées à la fin des années 1950. Restait aussi à obtenir l’autorisation de la famille Charlier pour porter les personnages à l’écran.

Entre adrénaline, humour et testostérone

« Filmer des avions de guerre sur des bases militaires ne se fait pas comme ça ! Heureusement, j’ai pu compter sur l’appui de mon amis Jean Camus, ancien lieutenant-colonel de l’armée de l’air et consultant technique du film. Il a contribué à m’ouvrir les portes chez Dassault Aviation et au sein de l’armée de l’air ; ce qui était indispensable pour filmer les avions ». Tanguy et Laverdure – Le mal n’a pas d’ombre est d’abord un film d’action, d’espionnage et d’aventure grand public qui raconte une histoire de franche camaraderie plutôt virile. « Les fans de la BD comme ceux des adaptations à la caméra ne seront pas exclus », avertit Laurent Grivel.

L’histoire est complètement fictive et ne fait pas référence à un album particulier bien qu’elle puise à l’essence même de la BD. « Elle a aussi sa part de suspense et bien sûr une une bonne dose d’humour, indispensable avec le personnage maladroit et dragueur de Laverdure », poursuit le scénariste et réalisateur. Dans le scénario du film, la BA 102 de Dijon-Longvic a un rôle de base arrière de commandement et plusieurs scènes devraient par ailleurs se dérouler dans les rues ou les bars de la capitale des ducs de Bourgogne.

Des Dijonnais parmi les acteurs…

Pour le tournage, sont également prévues des scènes à Saint-Dizier, Istres ou la base de Solenzara en Corse. « Mais celui-ci n’est pas prévu avant mai 2012 ! », précise Laurent Grivel. Pour l’heure, le casting est en cours de développement et pourrait bien réserver quelques surprises… Les Dijonnais vont être à l’honneur car le comédien Achille Ndari, devrait jouer le rôle d’un des élèves-pilotes de la base et Oleksandr Pohrebnyak, lui aussi comédien habitant à Dijon, celui d’un pilote. Mais savoir qui endossera les rôles de Tanguy et Laverdure reste pour l’heure un suspense…

« Filmer en plein vol et en 3 D des avions de chasse a un coût ! », reconnaît Jean Grivel, qui table pour l’instant sur un budget à 8 chiffres. La société Meep’up – qui réunit Damien Naulier, Oleksandr Pohrebnyak et Jean Grivel – est productrice déléguée. Font d’ores et déjà partie de l’ambitieux projet Expert Aérospace, Dassault Aviation, l’Armée de l’air et l’entreprise icaunaise Bleu ciel Air Chaud pour ses appareils aériens. Il faudra s’armer de patience avant de voir les loopings des Rafale et autres Mirage 2.000 sur grand écran. La sortie du film dans les salles obscures est envisagée à l’horizon 2014. « Nous allons avoir un gros travail de post-production », anticipe déjà Jean Grivel.

Chenôve (21) : « L’avenir est entre les mains des jeunes » !

La ville de Chenôve, en Côte-d’Or, compte sur ses jeunes pour avancer. Nouveau projet fraîchement sorti des cartons de la municipalité : la mise en place d’une nouvelle politique permettant aux jeunes âgés de 13 à 25 ans de participer activement aux décisions locales…

 »Nous voudrions que la population dans son ensemble – et la jeunesse en particulier – puisse s’intéresser aux problèmes qui les concernent. Les jeunes sont acteurs de cette ville en mutation, qui va complétement changer de visage dans les années qui viennent. Chenôve aura une nouvelle image dans l’agglomération et la jeunesse doit y participer ! », explique Jean Esmonin, maire de Chenôve, conseiller général et vice-président du Grand Dijon. Et de préciser : « Il faut que ces jeunes comprennent que le dialogue et les échanges sont très importants pour eux comme pour nous, les élus ». Magali Daubier, nouvelle directrice du service jeunesse de la ville de Chenôve, détaille pour sa part les enjeux du projet :  »Notre idée est que Chenôve devienne une ville où toutes les générations vivent ensemble, s’expriment et travaillent avec les élus. Les jeunes d’aujourd’hui doivent prendre cette habitude : ce sont les citoyens de demain ».

Deux grands projets sont en cours de montage : la création d’un conseil consultatif de la jeunesse et le réaménagement de l’ancienne maison du Bombi, rue Olympe de Gouges, qui sera un lieu de rencontres, d’animations et d’informations pour les jeunes. Coût de la rénovation ? 200.000 euros. Les travaux devraient commencer au mois de juillet 2011, l’inauguration étant prévue pour le vendredi 14 octobre 2011.

Côte-d’Or : Menace sur la démocratie au conseil général ?

Vous resterez dans l’histoire du conseil général comme son président le plus sectaire ! ». Cette phrase, adressée par l’opposition à François Sauvadet, président du Département, a donné le ton des débats politiques qui ont animé la session du conseil général, jeudi 21 avril 2011… Raisons de cette colère contre le président UMP-Nouveau Centre ? Sur décision arbitraire de la majorité, l’opposition n’aurait plus de représentants dans les organismes extérieurs tels que les conseils d’administration des collèges. Un débat épineux, tout comme celui concernant les indemnités des conseillers généraux, soumises au vote lors de cette session…

La gauche exclue des collèges ?

Ce vote à bulletins secrets a pris l’allure d’un marathon. Jeudi 21 avril 2011, les conseillers généraux étaient appelés à se prononcer pour ou contre la nomination de représentants du Département dans des organismes extérieurs tels que le Conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN), le conseil d’administration d’Orvitis ou encore celui des collèges… Seul hic pour l’opposition : elle ne sera plus représentée dans ces organismes extérieurs. La raison invoquée par la majorité départementale ? « Pendant les trois dernières années, l’opposition n’a pas porté le discours du conseil général et nous avons eu des attaques en règle dans certains établissements. J’ai donc proposé que seuls les représentants de la majorité départementale incarnent la politique que nous conduisons », explique François Sauvadet, président du conseil général de Côte-d’Or.

« Je voudrais rappeler une seule chose : le groupe des Forces de progrès est très nettement majoritaire en voix sur le Département donc, quand vous maltraitez comme vous le faites des élus de notre groupe, vous maltraitez la majorité de la population de Côte-d’Or. Qui plus est, quand vous voulez inaugurer une nouvelle ère de ce Département, je tiens à préciser que vous resterez surtout dans l’histoire comme son président le plus sectaire, celui qui a éliminé les conseillers généraux élus dans leurs territoires de la représentation dans un certain nombre d’organismes – notamment les collèges. Comment est-ce que les habitants des cantons que nous représentons vont considérer qu’ils sont représentés dans le conseil d’administration de leur collège par un élu de droite battu lors de la précédente échéance électorale ? Il faudra m’expliquer ce que la démocratie va y gagner.

Ce qui va se passer, en réalité, c’est qu’à 23, vous serez incapables de siéger dans tous les conseils d’administration. Quand on voit l’absentéisme, ne serait-ce qu’en commission interne du conseil général, on se demande bien ce que ça va donner dans les conseils d’administration des collèges ! Est-ce que c’est un bon signe pour les parents d’élèves ? Pour l’équipe pédagogique ? Les familles ? Vous assumez ce choix, nous le ferons connaître. En tout cas nous pensons que c’est inadmissible ».

  • La réponse de François Sauvadet, président du conseil général

« Je trouve votre analyse très préoccupante, qui vise à considérer que nos élus ne seraient pas légitimes. Ceux qui l’ont été dans leur canton, l’ont fait suivant des règles du jeu qui existent depuis des décennies : remettre continuellement en cause les modes de scrutin pour expliquer son échec, ce n’est pas digne d’un comportement responsable. Cela dit, puisque vous ne cessez de nous dire que, lors des dernières élections, nous aurions été minoritaires en voix par rapport à vous, je me suis livré à un rapide calcul. J’ai constaté que la majorité a obtenu 31.977 voix pour 31.406 voix aux candidats des Forces de progrès. Donc je vous le dit tout net : je ne rentrerai plus dans ce débat désormais pour les trois prochaines années car il a été clos, par les électeurs eux-même.

Vous me parlez d’absentéisme mais au contraire, j’ai souhaité que les commissions soient très vivantes et je veillerai à ce que chacun assume ses responsabilités. Vous m’avez dit ensuite que, compte-tenu du fait que la majorité se compose de 23 personnes, il sera très compliqué d’assurer la représentation dans les collèges. Je vous ai transmis une proposition que je réitère : faites en sorte que tous les suppléants soient des élus du territoire. Si, comme vous le dites, la majorité est absente des collèges, vous n’aurez qu’à siéger en tant que suppléant ! ».

Le muséoparc Alésia, « outil politique » selon l’opposition

Lors d’une conférence de presse tenue lundi 11 avril 2011, François Sauvadet annonçait que l’ouverture du muséoparc Alésia, prévue initialement en juin 2011, était repoussée à mars 2012 (Lire ici notre article)… Un geste que l’opposition attribue à l’opportunité politique que représentait, avant les élections cantonales de mars 2011, l’annonce d’une ouverture pour l’été.

  • La réaction d’Yves Courtot (Forces de progrès), conseiller général sur le canton de Pouilly-en-Auxois

« Au sujet de la décision unilatérale du président du conseil général de reporter l’ouverture du centre d’interprétation du Muséoparc d’Alésia, les conseillers généraux des Forces de progrès s’interrogent quant à la sincérité des motivations de la décision, dans la mesure où les difficultés liées au chantier étaient connues depuis plusieurs mois. Le groupe des Forces de progrès dénonce donc une décision opportunément prise dès le lendemain des élections cantonales, alors même que le projet d’ouverture imminent du Muséoparc a largement servi les intérêts de la majorité départementale pendant la campagne électorale – notamment par distribution de plus d’un millier d’invitations aux agents du conseil général.

Nous condamnons l’absence totale de concertation préalable avec les conseillers généraux au sujet du report de la date et des modalités d’ouverture. Nous déplorons une telle décision, qui impactera pourtant de manière très importante l’économie de l’hôtellerie, de la restauration, des commerces et des autres sites touristiques du département. Nous nous indignons de voir l’ouverture officielle repoussée au mois de mars 2012, en pleine précampagne présidentielle. Les conseillers généraux demandent à ce que le président revienne sur sa décision et s’engage à ce que tout soit fait pour que l’ouverture soit organisée dès l’automne 2011, au moins pour les collèges et lycées de Côte-d’Or ».

  • La réponse de François Sauvadet, président du conseil général

« J’étais en train de vérifier dans le règlement de notre assemblée et je remarque que cette déclaration politique a un intérêt… politique. Si je me laissais aller, je dirais le fond de ma pensée au sujet de ce message, que vous avez présenté comme un vœu. J’ai des responsabilités, je les assume, c’est pourquoi j’oppose à votre remarque une fin de non-recevoir car elle concerne exclusivement la responsabilité du conseil général de Côte-d’Or. Jusqu’à preuve du contraire, monsieur Courtot, il faut vous faire à l’idée qu’il y a un président de l’exécutif départemental. Il m’appartient de prendre des décisions que j’entends assumer pleinement ».

Quelle issue pour l’éducation en Côte-d’Or ?

311 postes d’enseignants seront supprimés à la rentrée 2011 dans l’académie de Dijon, dont 125 dans le cycle primaire et 186 dans le secondaire (Lire ici notre article sur le sujet). D’une manière générale, cette coupe dans les effectifs intervient après l’annonce faite par Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, de supprimer 16.000 postes dans le cadre d’un « schéma d’emplois 2011-2013 » qui concerne tous les enseignants au niveau national (Lire ici l’article du Monde.fr)…

« La suppression de 16.000 postes dans l’Éducation nationale à la rentrée 2011 va se traduire par des fusions d’écoles, des fermetures de classes et le problème des non-remplacements sera encore plus présent. C’est aujourd’hui la qualité de l’enseignement et l’accès des élèves au service public de l’éducation qui est menacé. En Côte-d’Or, 64 classes seront fermées. Vous savez aussi que les réseaux d’aide spécialisée pour les enfants en difficulté sont mis en danger, que la scolarisation des enfants handicapés est également difficile et n’est pas effective partout…

Il s’agit aujourd’hui de défendre notre conception républicaine du service public de l’Éducation nationale et de rappeler aux partisans de l’ignorance et de la certitude érigées comme normes que le savoir est l’une des conditions d’existence qui permet de garantir la liberté de chacun. Il s’agit de défendre une République de tous les possibles, celle qui assure l’égalité des enfants quelle que soit leur origine sociale. Cette école nous offre la liberté, elle est le fondement de notre démocratie ».

  • La réponse de François Sauvadet, président du conseil général

« C’est bien, ce que vous avez dit sur l’école. Simplement je vous invite à réfléchir au chapitre de l’ignorance. Vous savez, quand l’on croit savoir et que l’on creuse derrière, au fur et à mesure que la connaissance avance, l’on accède à un puit sans fin qui est l’accès au savoir. Et ça, monsieur Grandguillaume, ce n’est pas aussi simple comme concept. Mais peut-être qu’avec l’âge, vous aurez un peu plus de perspective… ».

  • La position de Catherine Louis (Initiatives Côte-d’Or), conseillère générale sur le canton de Saint-Seine-l’Abbaye

« En ce qui concerne la baisse d’effectifs en milieu rural, le conseil général de Côte-d’Or s’engage pour la scolarisation en favorisant le regroupement de classes isolées sur un même site, par la création de pôles scolaires dans les communes de moins de 2.000 habitants. 17 pôles scolaires ont ainsi déjà été réalisés et plusieurs sont en projet. Toutefois, les conseillers généraux de la majorité départementale ne souhaitent pas que les subventions accordées financent les pôles scolaires qui ne bénéficieraient plus du nombre d’enseignants nécessaires à leur activité ».

→ Session du jeudi 21 avril 2011 l Les rapports du conseil général en bref

La situation hydrologique du département l Depuis le mois de janvier 2011, la pluviométrie accuse un « très fort déficit » en Côte-d’Or, selon les observations de Météo France et l’analyse des services départementaux. Elle se traduit par de fortes baisses des niveaux des nappes et des rivières et suscite les interrogations suivantes, listées dans le rapport :

  • Alimentation en eau potable –« Les petits captages, très sensibles aux épisodes de sécheresse, risquent d’éprouver des difficultés qualitatives et quantitatives. Ces difficultés d’approvisionnement en eau potable nécessiteront vraisemblablement des restrictions et une sensibilisation de la population pour mieux contrôler la consommation d’eau ».
  • Assainissement –« Une forte baisse du niveau des rivières les rendra très sensibles aux rejets des stations d’épuration. Un déséquilibre biologique est à craindre ».
  • Abreuvage du bétail –« L’abreuvage du bétail est généralement opéré dans les ruisseaux, cours d’eau ou petites sources de coteaux. Nombre de ces points d’eau seront affectés par la baisse du niveau des aquifères et par l’assèchement des sols. Le recours au transport d’eau par citerne est une opération préoccupante et coûteuse pour les agriculteurs. Des restrictions d’eau sont à craindre ».
  • L’irrigation des cultures – « Un problème sérieux pourrait se poser et affecter ainsi la production végétale ».

Fiscalité directe locale 2011 l Les taux d’imposition en Côte-d’Or ont augmenté de 2,9% en 2010. « L’ajustement annuel des taux permet de contenir la pression fiscale à des niveaux mesurés et, en matière de taxe foncière sur les propriétés bâties, le taux de 12,26% est le plus bas des quatre départements bourguignons », remarque le rapport. 2011, première année de mise en œuvre de la réforme fiscale au niveau local, verra ainsi la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) instaurée et l’impôt forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) aménagé. En tout, le produit de la fiscalité directe et les dotations issues de la réforme rapporteront 187.173.997 euros au Département.

Les indemnités de fonction des conseillers généraux l Au total, 119.099,55 euros sont versés par le Département pour indemniser ses représentants.

  • François Sauvadet, président : 5512,11 euros.
  • Alain Houpert, François-Xavier Dugourd, Hubert Brigand, Jean-Pierre Rebourgeon, Anne-Catherine Loisier, Emmanuel Bichot, Ludovic Rochette, Marc Patriat, Claude Vinot, Gilbert Menut, Denis Thomas et Nicolas Urbano, en tant que vices-présidents : 3193,22 euros.
  • Tous les autres conseillers généraux touchent 2508,96 euros.

Côte-d’Or : La prime aux salariés ne contente personne !

Une prime pour les salariés des entreprises qui réalisent des bénéfices ? C’est en tout cas ce qu’a annoncé le chef de l’État, en déplacement mardi 19 avril 2011 dans une fonderie des Ardennes, devant un parterre d’ouvriers. Nicolas Sarkozy assurait alors que le dispositif serait dévoilé de manière détaillée dans les jours à venir… Promesse tenue puisque la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, a exposé depuis les contours du dispositif et que le ministre du Budget, François Baroin, a affirmé jeudi 21 avril que les décrets d’application de la loi seraient publiés en juillet afin que le dispositif soit « opérationnel » dans l’année. Qu’en pensent les chefs d’entreprise et les salariés ? Réactions des principaux concernés dans le département…

Une prime pour qui ? 

« Quand on peut donner aux actionnaires, on peut aussi donner aux salariés », a martelé Nicolas Sarkozy mardi 19 avril 2011. Quelle est la manière envisagée de « donner aux salariés » ? Lors d’une réunion à l’Élysée mercredi 20 avril, le président de la République a tranché en faveur du versement d’une prime obligatoire dans les entreprises de cinquante salariés et plus, qui distribuent des dividendes aux actionnaires en hausse. D’après Le Figaro.fr, « le président de la République a donc opté, à la surprise générale, pour une version plus dure que prévu de cette prime qui vise à « redonner du pouvoir d’achat aux salariés en période de reprise ». Il n’a pas retenu l’option en vogue d’une « négociation obligatoire », qui déplaisait le moins au patronat et que défendait Bercy pour ne pas trop handicaper les entreprises en sortie de crise » (Lire ici l’article).

Si la prime sera exonérée de charges sociales dans la limite d’un plafond à définir – mais soumise à la Contribution sociale généralisée (CSG) et à la Contributions sociales sur les revenus du capital (CRDS) ainsi qu’au forfait social, soit 8% de prélèvements sociaux – quel en sera son montant ? Le ministre du Budget, François Baroin, avait d’abord penché en faveur d’un minimum de 1.000 euros. Finalement, Nicolas Sarkozy a renvoyé la question à la négociation avec les syndicats, de même que la définition de son principe.

Quant aux entreprises de moins de 50 salariés, elles pourront appliquer cette mesure mais seulement sur une base volontaire… Ainsi, selon Xavier Bertrand, ministre du Travail, la prime obligatoire concernerait « 30.000 entreprises et huit millions de salariés » travaillant dans des entreprises de plus de cinquante salariés qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires. Mais Le Monde.fr comptabilise pour sa part 2,8 millions de personnes – « soit moins de 10 % de la population active française » – qui seraient susceptibles de percevoir la prime (Lire ici l’article). 

Quand les patrons se braquent… 

A priori, la nouvelle n’enchante guère le monde du patronat… Dans un communiqué publié jeudi 21 avril 2011, la CGPME titre sur cette « bonne nouvelle pour les uns, mauvaise pour les autres » : « La possibilité, sans caractère obligatoire, de distribuer une prime exonérée de charges dans les entreprises de moins de 50 salariés est une bonne nouvelle. Cette incitation contribuera sans aucun doute pour les entreprises en capacité de le faire, à augmenter le pouvoir d’achat des salariés sans entamer la compétitivité des entreprises. A l’inverse, imposer le versement d’une prime aux entreprises de plus de 50 salariés empiète sur la liberté de gestion du chef d’entreprise ». (Consulter ici le communiqué). 

Pascal Gautheron, président du Medef de Côte-d’Or, évoque de son côté une « provocation pour les chefs d’entreprise » et parle « d’ingérence de l’État » : « Arrêtons de vouloir tuer l’envie d’entreprendre et accélérons la sortie de crise ! La proposition du ministre du Budget de lier le versement de dividendes aux actionnaires à l’attribution d’une prime aux salariés est une provocation pour les chefs d’entreprise. Cette ingérence de l’Etat dans la politique salariale des entreprises traduit un décalage entre ce qui se décide dans les cabinets ministériels et ce que vivent les chefs d’entreprises sur le terrain. Le  gouvernement semble nous accuser de ne pas faire correctement notre travail mais nombre d’entreprises ont mis en place un système d’intéressement ou de participation, ou attribuent des augmentations de salaires ou des primes lorsque les résultats de l’entreprise le permettent. Les statistiques indiquent que ces dernières années, il y a eu une évolution du partage de la valeur ajoutée au bénéfice des salariés.

Certes, le gouvernement constate, comme beaucoup de Français et comme nous-mêmes, que le pouvoir d’achat progresse peu. Mais la réponse, ne réside pas dans telle ou telle mesure spécifique, elle doit se trouver dans la cohérence d’une politique économique globale qui créerait des conditions d’une croissance des richesses et des salaires. Comment renforcer la croissance ? Il faut donner un élan nouveau à la productivité du travail, en allégeant les contraintes qui pèsent sur les entreprises. Par ailleurs, cette proposition semble sous-entendre qu’il y aurait quelque chose de mal dans le versement de dividendes aux actionnaires. Or, le dividende est la rémunération du risque pris par l’actionnaire. Sans distribution de dividendes, comment inciter les investisseurs à prendre des risques en devenant actionnaires dans les entreprises ? Sans distribution de dividendes, il n’y aurait plus d’investissement ! Or, l’investissement, c’est au contraire ce qu’il faut soutenir et encourager pour accélérer la sortie de crise ».

… Quand les syndicats de travailleurs se braquent aussi ! 

Du côté des salariés, une telle prime d’intéressement pourrait être tentante et pourtant… La CFDT et la CGT rejettent en chœur le dispositif. « Si le gouvernement se sent obligé de faire cette annonce, c’est parce que l’on ressent une forte attente en matière de salaire aujourd’hui en France, les manifestations – plus nombreuses que jamais – l’attestent », estime Philippe Texier, secrétaire général de l’Union départementale de la CGT en Côte-d’Or.

Et d’ajouter : « Seulement, le gouvernement apporte une mauvaise réponse au problème, qui va exclure un nombre important de salariés, ce qui risque de les diviser. C’est sûr que si vous donnez un billet de 500 euros à un salarié, il ne va pas cracher dessus mais à la base, la logique du dispositif n’est pas bonne : le paiement d’un salarié ne doit pas être conditionné selon le revenu des actionnaires. Ces derniers sont déjà beaucoup trop payés donc il faudrait faire l’inverse ! Cette prime est une supercherie, c’est même dangereux ».  

François Chérèque, le leader de la CFDT, a expliquait au micro de LCI jeudi 21 avril que son syndicat préférait également des hausses de salaires que des primes : « Celui qui va y perdre, c’est le salarié parce qu’il n’aura pas d’augmentation de salaire qui s’étalera sur sa carrière. Par contre, l’entreprise va avoir des allègements, ce sera un cadeau, ce sera un effet d’aubaine pour l’entreprise » (Voir ici l’émission). De son côté, la CGT évoque « quelque chose de cynique dans la posture de ce gouvernement qui demande aux « partenaires sociaux » de négocier et mettre en place cette prime dont pas une organisation syndicale ne veut et qui annonce dans le même temps la congélation des salaires des fonctionnaires pour 2011 et 2012 ! » (Lire ici le communiqué). 

Le come-back d’un dispositif… 

François Baroin a assuré sur France 2, jeudi 21 avril, que le texte « sera voté avant l’été ; ça veut dire que les décrets d’application seront publiés au mois de juillet » et qu’il « sera opérationnel pour cette année » (Voir ici l’émission). Mais sur RTL le même jour, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, a davantage nuancé son propos : « Je ne pense pas que ce sera encore assez mûr en termes de rédaction du texte. (…) Honnêtement, le délai d’application et la référence aux dividendes ne sont pas encore totalement arrêtés, il faut qu’on affine encore les travaux » (Écouter ici l’interview).

Le Figaro.fr souligne par ailleurs que « le gouvernement veillera au grain. Il a évidemment en tête le dispositif qui avait été instauré dans un esprit similaire fin 2005, par Dominique de Villepin, alors premier ministre. Celui-ci avait accordé des exonérations de charges aux entreprises qui distribuaient un bonus de 1.000 euros à tous leurs collaborateurs. La mesure n’avait pas eu le succès escompté : seulement 30.000 entreprises avaient distribué des primes » (Lire ici l’article). Un dernier point à prendre en compte : le président de la République, qui ne souhaite pas que le dispositif soit considéré comme une « prime électorale » à un an de l’élection présidentielle, a précisé que la prime n’est pas exceptionnelle puisqu’elle sera reconduite en 2012… 

Industrie alimentaire en Bourgogne : 50 postes en apprentissage à pourvoir pour la rentrée 2011

Dans un communiqué reçu jeudi 14 avril 2011, l’Institut de formation régionale des industries alimentaires (Ifria) présente 50 postes en contrat d’alternance à pourvoir pour la rentrée de septembre 2011.

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« L’industrie alimentaire se mobilise pour former des jeunes en alternance.

50 postes en contrat d’apprentissage sont à pourvoir à la rentrée de septembre 2011 pour préparer des formations spécifiques à l’industrie alimentaire, en Brevet professionnel agricole (niveau CAP), bac professionnel, BTS et licence professionnelle.

Pour répondre encore mieux aux besoins des industries alimentaires, l’IFRIA BFC propose deux nouvelles formations :

  • le BPA Transformation alimentaire, accessible sans pré-requis, pour devenir opérateur de fabrication
  • le BTSA Sciences et technologies des aliments, spécialité Produits céréaliers, pour devenir technicien de production dans la filière céréales.

L’IFRIA BFC sera présent sur les forums organisés par Pôle Emploi durant la semaine « 8 jours pour un métier » à Louhans, Beaune, Dijon, Mâcon, Auxerre.

Pour plus d’informations :
Michel HABERSTRAU / Céline CHEVAUCHET
Tél. 03 80 70 27 31
Courriel : contact@ifria-bfc.fr
Site Internet (dossiers de candidature téléchargeable) http://bourgogne-franche-comte.ifria- apprentissage.fr »

Dijon : 4.000 places offertes pour le match DFCO-AC Ajaccio du lundi 25 avril !

Dans un communiqué reçu mardi 19 avril 2011, la Ville de Dijon informe offrir 4.000 places pour le match de football (32ème journée de Ligue 2) DFCO-AC Ajaccio du lundi 25 avril 2011. 

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous. 

« Le Dijon football Côte-d’Or (DFCO) joue une rencontre décisive contre l’AC Ajaccio le lundi 25 avril 2011 à 20 h 30 au stade Gaston Gérard.

La ville de Dijon, en partenariat avec le DFCO, offre 4 000 places(*) pour assister à ce match. Le public est invité à réserver ses places sur le site internet de la ville de Dijon à l’adresse http://www.dijon.fr à partir du mardi 19 avril 2011 à 16 h.

Les premiers inscrits seront les premiers servis !

Chaque bénéficiaire recevra une confirmation personnelle par e-mail à imprimer et qu’il devra présenter accompagnée d’une pièce d’identité pour obtenir sa place ou ses places (4 maximum par personne).

Les places seront à retirer aux billetteries du stade Gaston Gérard à partir du lundi 25 avril 2011 à 18 h 30 et au plus tard 1 h avant le début du match. Les places non retirées à 19 h 30 seront remises à la vente.

(*) Dans la limite des places disponibles. Toute personne mineure de moins de 16 ans devra être accompagnée d’un adulte. »