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GT Tour à Dijon-Prenois : « La Porsche est une voiture très formatrice ! »

Tous en piste sur le circuit Dijon-Prenois, qui accueille samedi 14 et dimanche 15 mai 2011, une nouvelle édition du Championnat de France des circuits, le tout nouvellement dénommé GT Tour ! Une nouvelle organisation qui promet plus de convivialité et plus de spectacles avec toujours les cinq courses faisant le succès de l’événement. Après avoir fait ses gammes en monoplace en France mais aussi à Shanghaï, en république populaire de Chine, le Dijonnais Benjamin Rouget relève désormais le défi de la Porsche Matmut Carrera Cup. L’occasion pour lui de faire ses preuves devant sa famille et sous ses nouvelles couleurs…

Un nouveau concept

Après le Gers, la troisième étape de la Porsche Matmut Carrera Cup se déroulera en Bourgogne ; des retrouvailles puisque depuis 2009, cette course avait déserté la piste régionale. Pourtant, voilà tout juste un an, le Dijonnais Benjamin Rouget était déjà dans les paddocks, au volant cette fois d’une Ferrari F430. En 2011, vous le retrouverez au volant d’une Porsche 997 GT3 ! Suite à une opportunité offerte par le célèbre pilote Dany Snobeck, il a en effet quitté l’équipe Luxury Racing pour rejoindre le partenaire technique de cette dernière, AS Event : « A la base, c’est un peu par défaut mais les meilleurs pilotes de Grand Tourisme (GT) sont des pilotes qui viennent de la Porsche Cup. C’est une voiture très formatrice et très juge de paix. Si on arrive à se sortir de cette catégorie, on peut dire qu’on a le niveau pour le haut niveau de la GT ! ».

Et pour son grand retour à Prenois, la Porsche Cup est partie intégrante du nouveau concept du GT Tour. « Il s’agit là d’un événement de très haut niveau », estime Yannick Morizot, président du circuit Dijon-Prenois. « Il est porté par Hugues de Chaunac et sa société Oreca, à qui l’on doit des talents aussi divers qu’Alain Prost et Jacques Laffite« . L’organisateur ne tarit d’ailleurs pas d’éloges sur son nouveau concept : « Le GT Tour rassemble les plus belles voitures, celles qui font rêver tout le monde ! Mais c’est surtout le plus beau plateau qui puisse exister ». L’évènement s’est donc offert un profond lifting : « Le Tour de France est l’événement sportif populaire par excellence : il était donc important de montrer ce côté dans le nouveau nom du championnat de France ».

Un beau plateau

Hugues de Chaunac a ainsi totalement revu la stratégie et l’aspect marketing de la compétition : « Pour que ce soit une véritable fête populaire, la piste sera ouverte à tous les spectateurs avant les départs afin qu’ils puissent rencontrer et voir les conducteurs. Nous avons aussi revu le plan média et la compétition est retransmise en directe sur internet ». Avec 45.000 connexions lors de la première étape, 80.000 pour la seconde, il espère atteindre les 100.000 à Dijon ! Et pour finir de convaincre la presse et les partenaires, réunis lundi 09 mai 2011 à Dijon, Hugues de Chaunac est même allé chercher l’appui d’Olivier Panis

Dernier Français à avoir remporté le grand prix de Formule 1 à Monaco, en 1996, ce dernier a retrouvé Dijon avec quelque émotion : « Cela fait très longtemps que je n’ai pas couru à Dijon. C’est un circuit incroyable, rapide et qui rappelle des courses mémorables comme le duel entre Villeneuve et Arnoux » (Lire ici). Cette figure du sport automobile ne sera pas le seul « VIP » à fouler le bitume : devraient aussi être présents Fabien Barthez, ancien gardien de l’équipe de France de football, ou encore le chanteur David Hallyday.

Benjamin Rouget, le challenger de retour aux pays

Actuellement quatorzième après deux étapes, le Dijonnais Benjamin Rouget espère faire un meilleur résultat : « Je n’ai pas eu beaucoup de roulages ni d’entrainements cet hiver donc mon premier objectif est de progresser comme je l’ai déjà fait avec les courses à Lédenon (Gard) les 09 et 10 avril, et Nogaro (Gers) les 23, 24 et 25 avril derniers ». S’il ambitionne d’entrer dans le top 3 avant le mois de septembre et donc de réaliser des podiums, il part avec un peu plus de pression : « Je vais retrouver cette fois-ci des sponsors qui m’ont soutenu les années précédentes ainsi que ma famille, donc je ne pourrais pas me focaliser complètement sur ce week-end. Je l’ai déjà fait deux fois lorsque j’étais en formule Renault et en Ferrari ».

Sur un circuit qu’il considère comme « mythique car il a accueilli la Formule 1, très rapide puisqu’on y enregistre la plus grosse vitesse de pointe de l’année et qui comporte de grandes courbes », cette étape est donc un véritable challenge. Pour l’occasion, le Dijonnais espère pouvoir utiliser le nouveau modèle de la Porsche 911 : « Il y a encore six pilotes, dont moi, qui courront avec cette voiture et on enregistre une différence de près de deux secondes. Sur le nouveau modèle, l’aileron arrière est plus imposant et aérodynamique, offrant donc plus de maniabilité sur les courbes ».

Après avoir évolué à Shanghaï, en république populaire de Chine, son rêve est d’intégrer le Grand Tourisme : « Je pense que la bonne solution est de persévérer deux années en Porsche Cup pour jouer le titre de champion de France l’année prochaine et envisager l’avenir avec sérénité ». Il pourrait aussi rebondir à l’Est, toujours en Porsche Cup, du côté de l’Asie et plus précisément en Malaisie, à Singapour et au GT3 du Japon.

Chenôve (21) : Bilan et perspectives d’une ville en mutation…

80% des engagements pris par l’équipe municipale de Chenôve, en mars 2008, auraient d’ores et déjà été tenus ! Arrivé à mi-mandat, Jean Esmonin a souhaité revenir sur trois ans de travaux, d’actions, d’innovations, d’investissements au service de la Ville, à l’occasion d’une conférence de presse organisée jeudi 12 mai 2011, à l’Escale Charcot. Un bilan suivi de perpectives : l’arrivée du tramway, la reconquête de la population, la mauvaise nouvelle de la possible implantation de la prison de l’agglomération…

Action man

« Ne ratez pas votre matinée de printemps », écrivait le philosophe Jankélévitch. Dans toute vie municipale, le temps de mi-mandat permet de savoir ce que l’on a semé », expose Jean Esmonin, « agriculteur politique ». Ainsi, la récolte est-elle bonne ? Depuis trois ans, la ville change petit à petit de visage. Avec le projet de renouvellement urbain, dont le budget est de 130 millions d’euros, c’est un nouveau coeur de ville qui se dessine. Les démolitions des immeubles Charcot et Rude permettent en effet de faire émerger la nouvelle centralité, entre le vieux bourg et les quartiers modernes. Par ailleurs, d’ici 2012, 600 logements nouveaux verront le jour partout sur la commune. Mais en dehors des questions relatives à l’urbanisme*, quelles actions sont menées à Chenôve ? 

  • Les actions menées 

Le recours à la thermographie aérienne par infrarouge afin de réaliser des diagnostics de consommation d’énergie (Lire ici notre article) ; la création de la Maison de la petite enfance et la rénovation des groupes scolaires Bourdenières et Grands Crus ; l’installation de l’Auberge du Clos du Roy sur la place Anne-Laprévote, où le « tout Dijon vient manger » selon le maire ; le Revenu minimum étudiant, qui enregistrera cette année son 2.000e bénéficiaire ; la création de l’office municipal des personnes âgées ; un nouveau terrain de football synthétique (Lire ici notre article) ; la participation à la candidature des climats du vignoble de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco (Lire ici notre article) ; la création et la prise en charge du nouveau Tremplin social, après que la CAF se soit retirée du centre social Armand-Thibaut (Lire ici notre article), etc. 

  • Les actions à venir 

La création d’un conseil consultatif de la jeunesse ; la création d’un centre culturel de 13 millions d’euros – il s’agira d’un immeuble de quatre étages, qui comportera 3.400 m2 consacrés à tous les domaines culturels (théâtre, cinéma, musique) et qui hébergera notamment le conservatoire de musique et l’orchestre de la Ville ; extension de la zone d’activité économique et commerciale à plus de 4.000 m2, etc. 

Une population à conquérir…

« La force de la ville, c’est d’abord ses habitants. Chenôve possède des citoyens très actifs, qui créent une véritable richesse culturelle, associative, sportive (ndlr : il existe 3.200 licenciés sportifs). En une journée, nous sommes capables de fédérer cent bénévoles pour mener une action ! », s’enthousiasme le maire. Aussi, pour renforcer cette « richesse », Jean Esmonin compte bien faire augmenter le nombre d’habitants de la commune. « Nous sommes décidés à atteindre 17.000 habitants d’ici 2020 environ. Pour le moment, nous comptons entre 15.500 et 16.000 habitants ». 

L’opération, appelée « reconquête de population », servira surtout à créer des bases fiscales qui puissent correspondre aux engagements financiers de la Ville. De nouveaux habitants donc mais de quelle sorte ? Jean Esmonin, qui relève que la faiblesse de la ville est due à une certain déséquilibre sociologique ayant fragilisé l’image de Chenôve, n’a pas peur de dire qu’il vise une population plus fortunée : « En 2006, il existait 58% de logements locatifs. Aujourd’hui, ce chiffre est descendu à 41% et nous souhaitons développer la filière de l’accès à la propriété… Je n’ai pas peur d’accueillir des habitants plus aisés ». 

« La prison, ce sera non »

Chenôve veut donc changer, surtout en terme d’image… Mais lorsque le Garde des Sceaux Michel Mercier présente à la presse son nouveau programme immobilier pénitentiaire, jeudi 05 mai 2011, une nouvelle vient tout remettre en question. Si, comme prévu, la prison historique de Dijon fermera bel et bien ses portes pour laisser place en 2016 à un nouveau centre, le ministère précise l’emplacement de cette nouvelle construction : « A la suite de recherches foncières, la ville de Dijon a identifié deux sites à Dijon en périphérie de ville : Europa sud à Chenôve et Mont-Blanc à Mirande ». L’administration privilégie aujourd’hui le site de Chenôve, « possédant d’un accès direct par 2×2 voies desservant l’Est de Dijon et proche du tribunal de grande instance et de l’hôpital. Il est correctement desservi par les transports en commun ».

« Cette nouvelle nous a abasourdis. Ni de près ni de loin nous n’avions été informés de cette hypothèse, regrette Jean Esmonin. C’est quand même un peu fort de café, les élus de Chenôve ont d’autres ambitions pour ses 35.000 m2. J’aurais voulu le Zénith ou l’hôpital privé mais non : pour nous, c’est l’établissement pénitentiaire. Alors ce sera non ».

Compétitions « sportives »… 

En tant qu’élu, le maire reconnaît avoir des déceptions quotidiennes, des ambitions contrariées : « Certains projets que nous souhaitons porter ne sont pas forcément compris. Aux yeux de certains, Chenôve devrait rester une ville bien sage, à sa place… ». Et d’ajouter : « Au Grand Dijon, où je suis vice-président, il faut bien dire que la coopération n’est pas toujours facile. Il y a de la compétition… Je regrette énormément que notre équipement sanitaire ferme ses portes. Mais là, c’est terminé, on ne peut plus rien faire ». 

Pour décrire son mandat mené jusqu’à aujourd’hui, ce dernier parle de « transparence » et « d’efficacité ». Mais entre victoires et regrets, Jean Esmonin retient une expression : « Chenôve change ». « J’en suis fier car c’est plus qu’une expression, c’est une ambition municipale ».

*La ville organise mercredi 18 mai 2011 à 19h, salle des fêtes de l’Hôtel de ville, une réunion d’information sur les réalisations et les aménagements du coeur de ville dans le cadre du projet urbain. « L’ensemble des habitants sont naturellement conviés ». 

Incendie du foyer Adoma à Dijon : Regards de professionnels du secours…

À l’image de l’accident de l’avenue Eiffel qui avait fait onze morts dans la nuit du 04 au 05 décembre 1999, l’incendie du foyer Adoma, situé dans le quartier de la Fontaine d’Ouche à Dijon, restera gravé dans les mémoires. Cette nuit du 14 novembre 2010, un feu de poubelle d’origine criminelle piège dans leur sommeil les 141 résidents du foyer : sept d’entre eux trouveront la mort et 134 seront blessés. Six mois après la catastrophe, les différents services de secours se sont réunis à Beaune afin de revenir sur leur expérience en compagnie de Frédéric Lapostolle, médecin urgentiste au Samu 93, et Claude Fuila, conseiller médical.

Des situations toutes particulières

En 2009, le ministère de l’Intérieur, s’appuyant sur des statistiques fournies par les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis 21) recensait en France 343.301 incendies – un chiffre en hausse de 10% par rapport à l’année précédente -, dont 84.753 concernaient des habitations, soit 24,7%. « Les incendies ne se ressemblent pas », considère Claude Fuilla, conseiller médical auprès du directeur de la sécurité civile au ministère de l’Intérieur. « Durant les premières minutes, les pompiers, dont la priorité est le sauvetage, n’ont pas de temps à consacrer aux médecins pour détailler l’intervention »… D’où l’importance pour les urgentistes de savoir quantifier la dangerosité et la gravité d’une situation d’incendie.

Selon le conseiller médical, plusieurs paramètres sont alors à prendre en compte alors que les opérations d’extinction, de sauvetage, de reconnaissance ou encore de soins doivent suivre leur cours : « Il faut dans un premier temps analyser la dominante du bâtiment – immeuble d’habitation ou de bureau -, le type, l’architecture et la disposition de l’édifice mais aussi les caractères sociaux et d’âge de la population ». Le nombre de victimes est toujours sous-estimé dans les premiers instants de l’intervention et pour pouvoir l’évaluer, il faut aussi suivre différentes étapes afin de déterminer l’origine du feu qui, quel que soit son foyer, monte toujours le long d’une façade ou d’une cage d’escalier, les circonstances dans lesquelles il se produit – la majorité des incendies ont lieu la nuit, prenant ainsi au piège les habitants -, ou encore l’analyse de l’environnement.

Une nécessaire analyse du terrain

Sur le site, le commandant des opérations de secours doit mettre en place deux organisations : une chaîne incendie sauvetage et une chaîne médicale, dont le Poste médical avancé (PMA) est le point central puisqu’obligatoire pour toutes les victimes. « Ce dernier est souvent inadapté, souligne Claude Fuilla. Les pompiers posent les victimes là où ils descendent afin de pouvoir remonter en chercher d’autres. Il faut donc le changer ». Là, les personnes sont « triées » et les premiers secours sont apportés. « Chronologiquement, on relève trois types de victimes : les défenestrés, les brûlés et les intoxiqués. Or si une personne reste dans une pièce avec une fenêtre et en fermant bien sa porte, il n’y a aucune raison qu’on ne la sauve pas. Au lieu de ça, les gens tentent de s’enfuir ».

Pour le docteur Frédéric Lapostolle, anesthésiste réanimateur au Samu de Bobigny (93) et spécialiste en cardiologie et toxicologie, les agressions dues aux fumées sont de trois types : traumatique – traumatisme lors d’une explosion, chute, défenestration -, thermique – brûlures internes et externes – et toxique. Lors de ces événements, il faut certes anticiper la montée en puissance des moyens mais aussi pouvoir répondre aux besoins médicaux. Ainsi, les lésions traumatiques sont facilement décelables mais celle toxiques moins : le traitement principal consiste en une oxygénothérapie par masque facial, c’est-à-dire un apport artificiel d’oxygène ; mais les intoxications par les cyanures sont très courantes et leur traitement est plus particulier.

Le cyanure, un gaz 25 fois plus toxique

En effet, sans forcément le savoir, le cyanure est présent dans la quasi-totalité des objets qui nous entourent : « La fumée est un milieu très complexe, explique le docteur Frédéric Lapostolle. Il suffit de faire brûler un peu de coton dans un milieu fermé pour observer le nombre de molécules toxiques que les fumées contiennent, puis rapporter la quantité de coton à une pièce normale ». Le cyanure, 25 fois plus toxique que le monoxyde de carbone, nécessite une combustion à 600°C de matériaux tels que la laine, la soie ou le polyuréthane que l’on trouve dans le lycra, les adhésifs et surtout les isolants.

« On a longtemps ignoré l’importance du cyanure or, lors de combustions de matières synthétiques, les patients sont plus souvent intoxiqués au cyanure ». Pour y pallier, le traitement doit être extrêmement rapide. En France, les Samu utilisent de plus en plus l’hydroxocobalamine ou vitamine B-12. Bien qu’aucune étude avec placébo n’ait été réalisée, il est administré à Paris de façon régulière pour prévenir toute intoxication liée au cyanure. S’appuyant sur une étude expliquant que l’utilisation du parachute n’a aucune justification rationnelle, des essais à l’aveugle n’ayant jamais été réalisés et 100% des personnes sautant sans parachute n’étant pas morte (Lire l’étude ici), il conclut qu’il faut tout de même prendre un parachute comme il faut équiper les Samu et Smur d’hydroxocobalamine – la moitié d’entre eux l’étant déjà.

Une logistique conséquente

Dans le cas de l’incendie du foyer Adoma, il a surtout fallu gérer de façon très rapide un flux très important de blessés, engendrant une logistique importante : 80 bouteilles d’oxygène, 5 hélicoptères, 16 ambulances, 90 hospitalisations sur sept sites différents. Bruno Boltz, commandant au Sdis de Côte-d’Or, se rappelle avoir été appelé « par les incendiaires eux-mêmes ». Dans notre édition du lundi 15 novembre 2010, ce même individu nous expliquait avoir en effet composé à plusieurs reprises le numéro du Transval : « Quand nous sommes arrivés sur les lieux de la catastrophe, il devait y avoir quatorze containers en feu. Le vent, à 10 kilomètres/heure, a plaqué les flammes sur la façade qui, par sa forme, à jouer le rôle de cheminée » (Lire notre article ici).

Ensuite, l’isolation du bâtiment – du polystyrène expansé, autrefois classé M1, c’est-à-dire non inflammable et déclassé depuis juillet 2010 (En savoir plus ici) – s’embrase et par le système de ventilation, chaque couloir est envahi. « On ne pouvait pas voir à dix centimètres », reconnait le commandant. Ce dernier montre alors deux photos de différentes chambres d’occupants : la première, à côté de la façade enflammée, est intacte car la porte est restée fermée ; la seconde est en revanche ravagée bien que plus éloignée du foyer car les occupants ont voulu la fuir…

A l’heure du bilan…

Pour le professeur Marc Freysz, directeur médical du Samu 21, cette opération a été un succès grâce à la rapidité et la réactivité du personnel : « Dès 02h30, les premières norias étaient mises en place avec l’hôpital général pour une première arrivée à 02h35. La première évacuation vers un caisson hyperbare a eu lieu à 05h25 et le CHU a très bien suivi en rappelant du personnel pour suivre cette montée en puissance ». Mais derrière cette efficacité se cachent également quelques faiblesses : « Nous ne pouvions pas répondre à tous les besoins, malgré une bonne articulation interservices », reconnaissent les deux responsables.

« Quand le premier véhicule est arrivé, à 01h38, une personne incitait les locataires à sauter de l’immeuble », ajoute Bruno Boltz. « Certains hommes ont été confrontés à de véritables cas de conscience quand il s’agissait de sauver des personnes ». À 02h57, le feu éteint, le ratissage du complet bâtiment débute pour une durée de deux heures. Sur la façade opposée, les traces noires témoignent de la violence de l’incendie. Par ailleurs, un élément laisse songeur : l’alarme générale n’était pas perceptible de tous…

Dijon : Une balade en vélo au clair de lune jeudi 12 mai !

Dans un communiqué reçu vendredi 06 mai 2011, l’association Ensemble à vélo dans l’agglomération dijonnaise (Evad) annonce une balade nocturne à vélo jeudi 12 mai, dès 20h : « Evad invite les cyclistes du Grand Dijon à une balade nocturne qui, au coucher du soleil, les conduira à travers les jardins de Plombières-les-Dijon. Ce sera peut-être pour certains l’occasion de découvrir, ou redécouvrir, des itinéraires cyclables. Ils seront ainsi amenés à affirmer que, particulièrement en cette période de circulation difficile dans la ville, « de Dijon à Plombières, à vélo, vous y seriez déjà ! ». 

« À vélo, vous y seriez déjà ! 

Cette balade urbaine, gratuite, est ouverte et accessible à tous. Le circuit, consultable sur le site internet http://www.evad-dijon.fr, partira de la place de la Libération à 20 heures précises et se terminera vers 21h30 place François Rude où sera offert le verre de l’amitié (Pour limiter les déchets, pensez à apporter votre gobelet !). EVAD rappelle que « la nuit, voir et être vu c’est vital, cyclistes brillez ! » et invite donc les participants à vérifier l’éclairage de leur vélo et à se munir d’accessoires fluorescents (gilets, brassards…).

COntact

Tél. : 06 14 50 68 59 | evad@fubicy.org »

Dijon : Conférence sur les « Droits des femmes : que reste-t-il à conquérir ? », jeudi 12 mai

Dans un communiqué reçu le 26 avril 2011, le Cercle gaulliste annonce une conférence jeudi 12 mai, à 19h, sur le thème suivant : « Droits des femmes : que reste t-il à conquérir ? ». « C’est le Général de Gaulle qui, par ordonnance du 05 octobre 1944, a accordé le droit de vote aux femmes. Cette mesure, qui figurait dans le programme du Conseil national de la Résistance, est mise en œuvre pour la première fois le 29 avril 1945, à l’occasion des premières élections municipales de l’après-guerre. Soixante-six ans après, le Cercle Gaulliste propose de faire le point sur la place des femmes dans la société Française et sur les inégalités qui demeurent entre hommes et femmes, que ce soit dans la vie sociale, professionnelle ou politique ». 

Pour en savoir plus, lire la suite du communiqué ci-dessous. 

« Droits des femmes : que reste t-il à conquérir ? »

> Conférence jeudi 12 mai à 19h, animée par M. Eric Nicolier, journaliste

Avec les interventions de :

– Florence BREDIN : « L’évolution du droit des femmes depuis 1945 »
– Michèle CURTIL-FAIVRE : « La longue campagne des femmes en politique »
– Céline MONCERET : « Mère au foyer, un choix de vie moderne ? »

infOs pratiques

La conférence : Hôtel Mercure – 22 boulevard de la Marne à Dijon
Le Cercle Gaulliste : 9, rue de l’abbaye de Fontenay 21000 Dijon l lecerclegaulliste@yahoo.fr« 

Conseil général de Côte-d’Or : Nouvelle charte pour la Journée du handicap dans la fonction publique

Dans un communiqué reçu mercredi 11 mai 2011, le conseil général de Côte-d’Or informe qu’à l’occasion de la Journée nationale du handicap dans la Fonction publique, qui se tiendra jeudi 12 mai, il vient d’éditer une Charte du handicap afin de sensibiliser ses 2.700 agents : « À travers cette charte, il s’engage à faciliter le recrutement des personnes en situation de handicap et leur maintien dans l’emploi au sein de l’institution, en mettant en place plusieurs actions à court et moyen terme ». 

Consulter ci-joint la Charte du handicap, qui sera distribuée à tous les agents et affichée dans tous les lieux d’accueil du Conseil Général, sur l’ensemble du département.

Par ailleurs, dans un communiqué reçu mardi 10 mai 2011, le site Emploi-collectivites.fr informe « qu’à l’occasion de la Journée nationale du handicap dans la Fonction publique le 12 Mai 2011, les résultats de l’enquête nationale 2010-2011 sur l’emploi des personnes en situation de handicap en collectivités territoriales sont publiés ». 

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous. 

« Sortie des résultats de l’enquête nationale « handicap en collectivités territoriales 2010 »

A l’issue de neuf mois d’enquête menée au travers d’un questionnaire adressé à des centaines de collectivités territoriales, http://www.Emploi-collectivites.fr choisit la journée nationale du handicap dans la fonction publique du 12 Mai pour publier les résultats dans son rapport intitulé L’Emploi des Personnes en Situation de Handicap dans les collectivités territoriales.

En parallèle, du déplacement de Georges TRON, Secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique qui se rendra à Beauvais avec Jean– François  de CAFFARELLI, Directeur du FIPHFP (Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la Fonction publique) pour une visite consacrée au handicap dans la Fonction publique. A cette occasion, Georges TRON annoncera en effet le lancement de la journée du handicap dans la Fonction publique le 12 mai et fera le point sur la politique engagée par le Gouvernement pour accompagner les employeurs publics dans la prise en charge du handicap.

http://www.emploi-collectivites.fr  a souhaité apporter sa contribution en menant une enquête nationale, en partenariat avec l’ANDRH, auprès de 228 collectivités territoriales de tous types et de toutes régions afin d’établir une situation de l’emploi des personnes handicapées. Cette enquête cherche à observer les conditions dans lesquelles se déroule l’emploi des PSH au sein des collectivités territoriales (Mairie, Conseils généraux, Conseils régionaux, Intercommunalités).

L’emploi représente un des piliers majeurs de la loi du 11 février 2005 sur l’égalité des chances et certaines collectivités rencontrent encore des difficultés dans la mise en pratique ce texte.

Cette enquête, a ainsi fait l’objet d’un rapport détaillé de 28 pages articulées autour de 36 questions auxquelles 228 collectivités ont répondu. Il fait ressortir les pratiques et suggestions d’amélioration en matière d’emploi des personnes en situation de handicap et s’adresse aux élus, aux dirigeants, agents territoriaux, aux médias. Ce rapport a pour ambition de devenir un levier supplémentaire en vue d’une meilleure application de la loi sur l’égalité des chances. Il a été réalisé en collaboration avec l’agence en communication citoyenne Proxité.

– Quelles aides au recrutement des personnes handicapées sont les plus utilisées ?
– Comment réussir le reclassement des Personnes en Situation de Handicap? (PSH)
– Quels dispositifs sont utilisés pour favoriser l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap ?
– …

Autant de questions parmi d’autres auxquelles l’enquête apporte des éléments de réponse. 

N’hésitez pas à informer les personnes en situation de handicap qu’elles peuvent déposer gratuitementleur CV en 2 mns afin de recevoir des opportunités non publiées directement sur le site : http://www.emploi-collectivites.fr

A propos d’Emploi-Collectivite.fr : C’est un acteur majeur du recrutement des collectivités territoriales. C’est le site dédié aux offres de mobilités professionnelles, d’agents territoriaux de  catégorie A et B des collectivités. La structure se distingue en engageant régulièrement des initiatives éthiques et solidaires. 

« Dans le cadre de nos relations permanentes avec les DRH, les DGS, les collectivités d’une part et les candidats en situation de handicap d’autre part, […] des freins dans l’application de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances… » – Michel DORIC, Président d’Emploi-Collectivites.fr« 

Dijon : Les serres municipales vous ouvrent leurs portes !

Le service des espaces verts et de l’environnement de la ville de Dijon ouvrait les portes des serres municipales mercredi 11 mai 2011. L’occasion d’aller découvrir, en images, ce haut lieu du jardinage et de la floraison !

Rappelons que les serres de la ville occupent un espace de plus de 6.000m2 au 5, rue Henry Grimm, à Chenôve (Grand Dijon), pour une production annuelle d’environ 500.000 plantes. Issues des plantes semées, les jeunes poussent sont rempotées à une cadence d’environ 11.000 pots par jours le moment venu. Les plantes produites, d’intérieur comme d’extérieur, sont exclusivement destinées à l’usage de la seule ville de Dijon pour sa décoration et ses manifestations. Pour information, les créations florales de la ville de Dijon sont régulièrement la cible de vols et parfois de saccages. Dans ce dernier cas, les zones les plus sujettes aux actes de vandalisme gratuit sur fleurs sont le square Darcy et la place Wilson…

Shigeru Ban, architecte de papier…

Quel est le point commun entre le Centre Pompidou de Metz et les habitations construites d’urgence au Japon après le séisme de Kobé, en 1995 ? L’architecte Shigeru Ban, spécialiste des constructions en papier ! Alors que l’une de ses œuvres sera exposée dans le cadre du Salon des antiquaires de Dijon, du vendredi 13 au dimanche 22 mai 2011, dijOnscOpe s’est penché sur le parcours de ce créateur hors-normes…

Une maison en carton, ça vous tente ?

Si vous êtes resté émerveillé(e) devant la Halle du toueur ou le centre d’interprétation du canal de Bourgogne à Pouilly-en-Auxois, en Côte-d’Or, sachez que vous connaissez déjà Shigeru Ban ! Tokyoïte de naissance – en 1957 -, il part vers les États-Unis pour obtenir son diplôme d’architecture avant de fonder sa propre agence au Japon, en 1985… Et déjà, l’architecte surprend. Son travail est aussitôt remarqué grâce à la scénographie qu’il présente pour l’exposition d’Emilio Ambasz à l’Axis Gallery de Tokyo, en 1985 : entièrement conçue à partir de tubes de carton, cette mise en scène attire l’attention du microcosme artistique japonais… Après cette première expérience, les tubes de carton resteront les éléments de base de son architecture.

Au fil des ans, l’on doit surtout à Shigeru Ban de nombreuses expérimentations autour de la maison. Case Study Houses, par exemple, est le nom des villas qu’il réalise au Japon en référence aux maisons californiennes des années 1950… Ces constructions quasi-expérimentales sont l’occasion de redéfinir, par exemple, ce qu’est une enveloppe (Wall-less house ou Curtain-wallhouse), de réfléchir à la partition d’une maison (9 Squares grid house) ou encore de penser la place du mobilier (Furniture Houses).

Ses tubes de carton ont également été employés pour la réalisation du pavillon japonais Paper Tube Structure 13 à l’occasion de l’exposition universelle de Hanovre en 2000. Quant à la grande nef du Centre Pompidou Metz, il l’a réalisée comme un maillage de fines pièces de bois, inspiré du travail de vannerie… Outre ses créations pour la commune de Pouilly-en-Auxois, Shigeru Ban fera de nouveau parler de lui dans la région en 2011, puisqu’il est l’architecte de l’extension du centre d’art contemporain Le Consortium à Dijon. « Le Consortium 2 sera une usine de 4000 m², cernée et accueillante, distribuant sur trois niveaux espaces d’expositions, salle de concert, librairie ou encore restaurant », explique Franck Gautherot, co-directeur du centre d’art contemporain… Ce nouvel espace ouvrira ses portes les 09, 10 et 11 juin 2011 à Dijon.

Shigeru Ban, architecte de l’urgence

Surtout, l’architecture de Shigeru Ban prend tout son sens dans la Paper Log House, maison de carton mise au point après le grand tremblement de terre de Kobé en 1995… « Le séisme a dévasté la ville, tuant des milliers d’habitants et laissant les rescapés privés de tout. Ban propose alors de construire des petites maisons pouvant accueillir une famille, constituées de tubes de carton pour les murs, de bâches tendues en guise de toit et de caisses de boisson lestées de sable pour les fondations. Au final, chaque maison est chaleureuse et confortable. Elle abrite les familles avec dignité », relève Franck Gautherot. Son architecture d’urgence sera réutilisée par la suite en 1999 à Izmir, en Turquie ; en 2004 au Sri Lanka où il intervient à la suite du tsunami ; et en 2009 à L’Aquila en Italie, où le séisme a dévasté la ville et mis à terre la plupart de ses monuments historiques, Ban a été appelé pour construire un auditorium temporaire.

C’est justement un modèle de ces maisons d’urgence que Le Consortium invite à découvrir dans le cadre du Salon des antiquaires, au palais des expositions de Dijon du vendredi 13 au dimanche 22 mai 2011. « La dramatique actualité du Japon rend le choix de présenter Shigeru Ban et son pavillon d’urgence encore plus sensible et nécessaire », note Franck Gautherot. La Paper Log House, qui concurrence les autres types d’abris d’urgence non seulement en termes de coût et de rapidité de construction mais également de recyclage et de simplicité de stockage, sera donc à la fois l’occasion de rendre hommage aux victimes du séisme dévastateur, tout en lançant une réflexion sur l’habitat écologique…

Cerise sur le gâteau : le Salon des antiquaires présentera parallèlement une exposition de mobilier Tolix avec la reconstitution d’un café, de chambres d’étudiant et de jeunes travailleurs… L’occasion de redécouvrir quelques perles de l’entreprise bourguignonne, active depuis les années 1930, qui fait aujourd’hui la joie des collectionneurs.

  • infOs pratiques

Quand ? Du vendredi 13 au dimanche 22 mai 2011, tous les jours de 10h30 à 19h30.

Où ? Au Parc des expositions de Dijon, avenue des Grands Ducs d’Occident.

Tarifs. Plein tarif : 8,80 euros ; tarif réduit : 7,50 euros ; gratuit pour les enfants accompagnés jusqu’à 15 ans.

Côte-d’Or : François Patriat rencontre les utilisateurs du Wimax

Dans un communiqué reçu mardi 10 mai 2011, le conseil régional de Bourgogne informe que « François Patriat, président de la Région, et Christian Paul, vice-président du conseil régional chargé de l’aménagement du territoire et du numérique, ont rencontré lundi 09 mai des utilisateurs du Wimax afin de répondre pour la première fois à leurs interrogations et faire le point sur le déploiement de cette technologie d’accès Internet haut débit en Côte-d’Or ».

Lire la suite du communiqué ci-dessous. 

« Le haut débit en Côte-d’Or : François Patriat à la rencontre des utilisateurs du WiMax

Ils ont tout d’abord échangé avec des particuliers abonnés, à la mairie de Painblanc, puis visité le gîte équipé Le Cottage, à Chaudenay-le-Château, et enfin l’exploitation agricole de M. et Mme Thomas en fin de matinée, à Meilly-sur-Rouvres. 

Situés en zone d’ombre ADSL, ces utilisateurs du WiMax se sont déclarés globalement satisfaits de la technologie WiMax qui leur permet d’avoir accès à Internet avec un débit avoisinant les 2 Mbs. Après la Côte-d’Or, une rencontre est prévue en Saône-et-Loire le 20 mai prochain, puis se sera au tour du département de l’Yonne, le 10 juin prochain. 

Rappel de l’objectif et historique de la DSP WiMax

Le projet de construction d’un réseau haut débit avait pour objectif de réduire la fracture numérique pour les Bourguignons privés d’Internet à 2Mbs, c’est-à-dire en « zone d’ombre ADSL ». La technologie hertzienne WiMax a été retenue parce qu’elle permet le meilleur ratio couverture du territoire sur coût d’investissement public (environ 80 euros d’argent public par prise éligible).

La Délégation de Service Public (DSP) WiMax « Bourgogne Haut Débit » a été lancée par la Région en 2006, et attribuée fin 2008 à la Société Altitude Infrastructure, qui a créé sa filiale dijonnaise NetBourgogne pour la construction, l’exploitation et la commercialisation du réseau.

Elle apporte la possibilité d’accès à Internet à 2Mbs à 160 000 foyers bourguignons portant ainsi de 62 % à 92 % le taux de couverture 2Mbs (ADSL+WiMax) de la population de la Côte-d’Or, de la Saône-et-Loire et de l’Yonne.

Cette DSP est conclue pour une durée de 10 ans, dans l’attente du réseau à très haut débit par fibre optique pour tous les Bourguignons dont le projet est en cours de préparation dans le cadre de la concertation entre l’État, la Région et les quatre Départements de Bourgogne.

Situation DSP Haut Débit fin avril 2011

Le déploiement initial est achevé à 98%. Plus précisément, 99 « stations de base » WiMax sont commercialisées sur les 102 du plan de déploiement initial, se répartissant en : 87 stations « principales » sur les 88 prévues, 12 stations complémentaires, ou « pico-stations », sur les 14 prévues. 20 pico-stations complémentaires pourront compléter la couverture du territoire en fonction des besoins.

> NetBourgogne commercialise son réseau WiMax auprès de 5 fournisseurs d’accès Internet (FAI), qui proposent des offres concurrentes au grand public et aux TPE : WiBox, Vivéole, Numéo (en dehors de ses abonnés WiFi), Alsatis, Ozone.

> Deux fournisseurs d’accès proposent des offres professionnelles (4 à 100Mbs) : le Groupe Altitude Télécom – Completel ; la Société ADISTA.

La Bourgogne compte déjà plus de 1.300 abonnés

A la suite de l’offre promotionnelle de NetBourgogne au titre du lancement du réseau, la Région aide les abonnés pour les frais d’installation de l’antenne WiMax pendant toute l’année 2011, à concurrence de 250 euros maximum.

La situation en Côte-d’Or à travers l’exemple de Painblanc

La Côte-d’Or est actuellement couverte par 23 stations de base WiMax. Elle compte déjà 300 abonnés. La station de base (macro) de Painblanc couvre 55 communes. On compte aujourd’hui sur la zone de Painblanc et à proximité 74 abonnés WiMax. »

Bourgogne : « Polytechnicum » ou les enjeux de la double culture ingénieur/manager…

Polytechnicum l’association des écoles d’ingénieurs et de management des régions Bourgogne et Franche-Comté, a organisé son premier colloque sur les enjeux de la double culture ingénieur/manager. Le manifestation a eu lieu lundi 09 mai 2011 au conseil régional de Bourgogne, en présence de nombreux participants : François Patriat, président du conseil régional de Bourgogne, Anne Vignot, vice présidente du conseil régional de Franche-Comté, Sophie Béjean, présidente du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur Bourgogne Franche-Comté (PRES), Bernard Cretin, directeur de l’École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques (ENSMM) Franche-Comté, Shahram Aivazzadeh, président du Polytechnicum Bourgogne Franche-Comté et autres dirigeants d’entreprises, académiques, scientifiques et jeunes.

Les dirigeants de l’association ont présenté les objectifs du Polytechnicum :  »Dans le temps qui suit nous allons travailler sur cinq axes : entrepreneuriat et management de l’innovation, renforcement de la double culture ingénieur/manager, actions à l’international, développement durable et développement des projets transversaux pour améliorer la visibilité du réseau et l’efficacité de son fonctionnement », explique Bernard Cretin, directeur de l’ENSMM Franche-Comté.

Les doubles compétences sont indispensables

Par ailleurs, une table ronde était animée par Arnaud Catinot, directeur du Polytechnicum Bourgogne Franche-Comté, afin de répondre aux questions suivantes : pourquoi avons-nous besoin de la double culture ingénieur/manager ? Naît-on manager ou le devient-on ? Quelles compétences doit avoir un bon ingénieur/manager ? Est-il indispensable de connaître l’anglais ?…

 »Aujourd’hui, un ingénieur doit travailler avec des fournisseurs, il doit maîtriser les délais. Les compétences techniques ne suffisent pas. Il doit également avoir des compétences en communication et savoir-être », expose Oussama Barakat, professeur à l’université de Franche-Comté.  »Les compétences pour manager, c’est un don. Mais ça s’apprend quand même et si on veut être bon, il faut pratiquer les outils pendant des années », souligne pour sa part François Regimbeau, délégué régional Bourgogne Franche-Comté aux mutations fournisseurs du groupe PSA.

Yves Menat, directeur général de General Electric Energy, mentionne ce problème courant chez les ingénieurs :  »Beaucoup d’experts ont des problèmes de communication. Ils ne savent pas parler !  ». Il explique que par rapport aux autres pays, notamment par rapport aux États-Unis, les Français ont mieux développé cette double culture ingénieur/manager.  »Mais les Français sont trop mauvais en présentation ! Les Américains commencent à apprendre comment présenter à l’âge de 4 ans ! Ils sont donc très bons en présentation mais nous sommes meilleurs en organisation d’équipes », précise-t-il.

Autre point faible des ingénieurs/managers : la connaissance de l’anglais.  »Dans les écoles d’ingénieurs, nous n’avons pas suffisamment d’enseignants d’anglais. Il nous faut une remise à niveau car cette lacune présente un vrai problème pour le recrutement », explique Alain Dovillaire, directeur du centre Arts et métiers ParisTech de Cluny.