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Prévention routière 21 : « Les radars sont d’utiles piqûres de rappel ! »

355 personnes sont mortes sur les routes de France pour le seul mois d’ avril 2011, soit 59 de plus qu’en en avril 2010. En réaction, l’État a décidé de mettre en place d’ici l’automne tout un panel de mesures destinées à renforcer la sécurité sur la route, à commencer par la suppression des panneaux de radars. Cependant, tant chez les automobilistes que dans le monde politique, les critiques se multiplient. dijOnscOpe a ainsi rencontré Yves Lemaire, directeur départemental de l’Association de prévention routière de Côte-d’Or, plutôt sceptique vis-à-vis des nouvelles mesures annoncées…

Fiche d’identité

-Nom : Association de prévention routière
-Date de création : 1949 avec la présence de comités dans la quasi totalité des départements français au moment de sa création

– Nombre de membres :  1.500

– Responsable : Yves Lemaire, directeur départemental
– Membres du bureau de Dijon : deux salariés à temps partiel : le président et la secrétaire
– Adhésion : 36 euros, déductibles à 50% des impôts car l’association est reconnue d’utilité publique
– Historique : Dans la France d’après-guerre, les accidents de la route se multiplient du fait de la croissance rapide du trafic automobile, du réseau routier encore dévasté et de nombreux véhicules peu surs. Les sociétés d’assurances et les professions de l’Union routière de France décident alors de créer l’association Prévention Routière, association loi 1901. En 1955, elle est reconnue d’utilité publique.

– Objectifs : « étudier et mettre en œuvre toutes les mesures et encourager toutes les initiatives propres à réduire la fréquence et la gravité des accidents de la circulation routière » (article 1 des statuts de l’association).

– Actions : L’association s’appuie sur son réseau de bénévoles (12 en Côte-d’Or) et 1.500 dans toute la France pour pour sensibiliser les usagers de tous les âges et milieux aux risques de la circulation. Initiation des scolaires à la sécurité routière en vertu d’un partenariat exclusif avec l’Éducation nationale, stages de récupération de points, etc.

– Victoires sur le terrain : « Impossible de parler de victoire mais heureusement, les chiffres de la prévention routière en Côte-d’Or sont plutôt bons vis à vis de la moyenne nationale », pour Yves Lemaire.

dijOnscOpe : Yves Lemaire, bonjour. Face à la recrudescence du nombre de tués sur les routes, le Gouvernement a décidé de nouvelles mesures de sécurité routière. Quel regard portez-vous sur celles-ci et notamment sur la suppression annoncée de la signalisation des radars (Lire notre article ici) ?

Yves Lemaire : « Il est clair que les chiffres de la sécurité routière du début de l’année ne sont pas bons. Pour le seul mois d’avril, le nombre de tués est en augmentation de 20% par rapport à l’an passé. En tant que membre de l’Association de sécurité routière, j’estime que l’aspect pédagogique doit rester présent. Il faut savoir que la quasi-totalité des radars sont placés dans des zones dangereuses. Ils font office de piqûre de rappel. Je trouve donc dommage de supprimer ce qui peut inciter l’automobiliste à ralentir car c’est prendre là un risque important. Globalement, la vitesse a baissé de 1% depuis 2002, ce qui se traduit par une baisse de la mortalité de 4% ; c’est une preuve de l’efficacité des radars. Alors j’attends de voir mais je suis très réservé vis-à-vis des nouvelles mesures gouvernementales.

D’après une étude conjointe de l’Inserm et de l’institut et de l’Ifsttar, un accident corporel sur dix serait dû à l’utilisation d’un téléphone au volant. Pourtant l’utilisation du kit mains-libres ou des oreillettes est toujours possible…

Pour ma part, je suis vraiment stupéfait que l’emploi du téléphone au volant sont toujours possible même avec le kit bluetooth ! Lorsqu’il téléphone, le champ visuel du conducteur se trouve en fait limité ; de même, le conducteur est mois attentif à son environnement, inconsciemment, il essaye de reconstituer le mouvement des lèvres de son interlocuteur d’après ce qu’il entend; c’est aujourd’hui scientifiquement prouvé. En revanche, écouter la radio ou parler avec son passager n’implique pas de problèmes spécifiques pour la conduite…

Au delà des chiffres alarmants à l’échelle nationale, quelle la situation en Côte-d’Or ?

Pour la Côte-d’Or, les chiffres sont plutôt bons. Je serais tenté de les expliquer par l’efficacité des forces de police et de gendarmerie auxquelles s’ajoute la bonne qualité des infrastructures routières, d’autant que nous sommes un département étendu [ndlr : la Côte-d’Or serait le quatrième département le plus étendu en superficie], qui comporte des zones de relief et que nous connaissons des périodes d’enneigement et de verglas. De surcroît, nous sommes un département de passage, qui draine un fort trafic automobile le long des axes principaux. Pourtant, actuellement, en Côte-d’Or, les accidents ont baissé et en nombre et en gravité. »

Sécheresse : La Côte-d’Or commence à avoir soif…

La France a chaud, la France a soif, et la Côte-d’Or n’est pas épargnée. On a atteint même des records de température au mois d’avril avec, dans le même temps, des précipitations trop peu nombreuses pour nous mettre à l’abri d’une grande sécheresse. Selon les spécialistes, il faut remonter à 1953 et 1949 pour trouver des niveaux de pluie aussi bas dans le département ! De fait, la préfecture de Côte-d’Or vient de prendre ses premières mesures de restrictions d’usage de l’eau. En ligne de front : les agriculteurs, qui tentent de faire face au mieux à cette inquiétante situation…

« Une situation digne d’un mois de juillet ! »

Tout comme la Saône-et-Loire, la Nièvre et l’Yonne, la Côte-d’Or fait partie des quarante-deux départements concernés par les restrictions d’eau. Force est de constater en effet que la situation hydrologique est digne d’un mois de juillet. Selon Denis Thevenin, responsable départemental de Météo France, « les précipitations entre octobre 2010 à  mars 2011 (celles servant à la recharge des nappes phréatiques), sont un peu inférieures à la normale ». Le météorologiste constate également depuis janvier 2011 « des pluies inférieures à la normale pour chacun des mois, et notamment en avril, où le mois a été exceptionnellement chaud ».

En Côte-d’Or, le franchissement du seuil d’alerte pour les sous-bassins Arroux-Lacanche et Serein-Argentalet-Romanée-Tournesac-Vernidard, ainsi que le franchissement du seuil de crise pour le sous-bassin Tille amont-Ignon-Venelle, ont été constatés par un arrêté du 13 mai 2011, signé par Anne Boquet, préfète de Côte-d’Or et de Bourgogne. Conformément à l’arrêté cadre du 15 juin 2010, qui prévoit un dispositif d’actions dès lors que ces seuils ont été franchis, « les mesures particulières prises au niveau des deux sous-bassins versants ayant franchi le seuil d’alerte concernent les usages agricoles, industriels et les golfs. Les mesures prises pour les sous-bassins ayant franchi le seuil de crise concernent les usages agricoles, industriels, les golfs, la navigation fluviale ainsi que le remplissage et la vidange des étangs ».

Agriculture : « Toutes les cultures sont en danger ! »

Pour Antoine Daurelle, président des Jeunes Agriculteurs de Côte-d’Or, « la situation est critique au niveau des grandes cultures et de l’élevage, secteur qui est déjà en crise ». Agriculteur sur la commune de Clénay, il pratique des cultures traditionnelles comme le colza, le blé, l’orge, le tournesol et la moutarde, « sans oublier quelques prairies ». « On constate une perte de 30 % de rendement des cultures par rapport à d’habitude, notamment pour le blé. » Et de poursuivre : « L’herbe sur les pâturages ne pousse pas et on va arriver rapidement à juillet-août, période où il pleut traditionnellement moins. Ce qui pose aussi le problème pour nourrir les animaux et on prévoit un manque de fourrage pour l’hiver ».

Une inquiétude que partage également Nicolas Michaud, agriculteur dans la région de Seurre et membre du bureau de la chambre d’agriculture de Côte-d’Or, responsable de l’irrigation et des fruits et légumes.  « Aujourd’hui, les cultures les plus touchées sont les légumes (oignons, pommes de terre, carottes, haricots verts, petits pois…), mais toutes les cultures de printemps – comme le tournesol, le soja… – sont en danger et risquent de souffrir, elles aussi, de la situation hydrométrique. Nicolas Michaud explique que « le premier arrêté préfectoral de cette année a des conséquences directes sur notre activité d’agriculteur : restrictions pour l’irrigation, horaires à respecter pour l’arrosage. Nous sommes tous conscients de l’état actuel des ressources en eau, et nous devons tous faire des efforts. Mais on s’organise entre agriculteurs, et ça se passe bien ».

Quels plans d’action ?

Au niveau des Jeunes Agriculteurs, de la FNSEA et de la chambre d’agriculture régionale, un plan d’action est mis en place pour la récolte de la paille durant l’été 2011, afin de mettre en relation les céréaliers et les éleveurs. « Nous voulons devenir l’intermédiaire entre tous les agriculteurs pour constituer les stocks et ainsi combler le déficit probable qu’on connaîtra cet hiver. Nous voulons également organiser le pressage de la paille et le transport ; et également fixer un prix unique pour éviter une trop forte augmentation », explique Antoine Daurelle.

Du côté de la chambre d’agriculture de Côte-d’Or, un état des lieux est dressé toutes les semaines. Pour Nicolas Michaud, « nous sommes un soutien auprès des agriculteurs, nous les accompagnons pour gérer au mieux les ressources en eau. Les agriculteurs essaient de se tenir aux conseils que nous leur prodiguons […] La chambre d’agriculture travaille tout au long de l’année à la formation des agriculteurs pour chercher de nouveaux systèmes permettant d’économiser l’eau, comme la mise en place de bassins de récupération d’eaux de pluie, comme ceux de la sucrerie à Aiserey, ou encore dans le secteur de Saint-Julien ou le bassin de la zone d’activités de Fauverney. On essaie également de promouvoir les rampes d’irrigation, pour un meilleur usage de l’eau ».

Mais le responsable de l’irrigation à la chambre d’agriculture départementale met en garde : « L’agriculture ne représente que 5% de la quantité d’eau prélevée en milieu naturel. Les agriculteurs ont déjà fait beaucoup d’efforts et ne peuvent plus en faire. C’est toute l’économie locale qui est en jeu. En effet, les usines agroalimentaires fermeraient s’il n’y avait plus d’agriculture. Il convient de valoriser l’économie de proximité, l’exploitation agricole fonctionne grâce aux entreprises locales et vice versa ».

De la nécessité d’économiser l’eau…

Si aujourd’hui la situation hydraulique en Côte-d’Or est préoccupante, elle ne nécessite pas encore, pour l’instant, la prise de mesures de restriction générale des usages de l’eau, et qui toucheraient le grand public (arrosages des jardins, remplissage des piscines, etc.). Cependant, la préfecture tient à rappeler « la forte vulnérabilité de certains cours d’eau côte-d’oriens à la sécheresse. C’est pourquoi, chacun est invité à faire preuve, dès à présent de vigilance, les économies réalisées aujourd’hui étant le gage d’un meilleur approvisionnement pour demain ».

Côté prévisions, selon Météo France, le prochain épisode pluvieux significatif aura lieu jeudi 26 mai ; il pourrait donner entre 10 et 15 mm après un rafraîchissement  de quelques jours (19-22 C°). Les températures redeviendront supérieures aux normales saisonnières (23-25°) jusqu’au lundi 06 juin sans précipitations notables sur le plan hydrologique.

Grand Dijon : Point sur la mobilité en ville et l’avancement des travaux du tram

A l’occasion de l’atelier « Mobilité et circulation urbaine » organisé jeudi 18 mai 2011 au Grand Dijon sur le thème « Révision du plan de déplacements urbains »*, André Gervais, adjoint au maire de Dijon et conseiller délégué du Grand Dijon en charge du projet du tramway, a fait le point sur l’avancement des travaux de tramway dans la ville :  »Les travaux de la plateforme ont commencé sur quasiment tous les vingt kilomètres du chantier. A partir de février 2012, nous allons faire des finitions : installer les lignes, l’alimentation électrique et les stations. Nous allons accueillir les premières rames dans le dépôt et les essayer, toujours avec l’objectif de finir à l’automne 2012. On est dans les temps ; ça se passe bien »…

Centre-ville en chantier

Et André Gervais d’expliquer que  »nous avons gardé le centre-ville pour la fin ; maintenant, nous sommes donc dans le plus dur. Les travaux sont en réalisation sur la place de la République, sur la cour de la gare et sur l’axe sensible boulevard de Brosses-boulevard de la Trémouille. La place de la République dispose d’une nouvelle configuration qui va durer au moins jusqu’à fin juillet ». La prochaine évolution des travaux est le passage en phase 2 sur la place Darcy et sur le secteur Darcy-gare, et le passage en phase 3 sur l’avenue du Drapeau.  »La réalisation de la station Saint-Bernard a fait qu’on devait aller plus vite sur la piétonnisation du centre-ville. La partie Godrans, entre la place Grangier et la place Saint-Bernard, est piétonne. En ce moment, on fait des travaux d’aménagement qui vont finir le 17 juin ».

Le conseiller rappelle les modes d’informations pour connaître l’état d’avancement des travaux et les différents points sur la circulation : Dijon Mag, site internet, itinéraires conseillés, radios locales, numéro vert…  »Une nouveauté est la mise en place de DiviaVélo – la location de vélo long durée. Les 400 premiers vélos sont partis et une deuxième commande est passée. Ça marche bien, ça se développe, ça répond tout à fait à l’usage qu’on souhaitait ! » André Gervais annonce également la signature officielle de la convention entérinant le Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (Fisac) pour le jeudi 26 mai 2011, ainsi que les six actions qui vont être menées dans les six différentes zones de le ville afin d’amener des animations et des activités auprès des commerces du tracé du tram.

Nouveau plan de déplacements urbains : points forts et points faibles

Directeur de la mobilité urbaine, Jacques Vaussanvin a détaillé la proposition du plan de déplacements urbains (PDU) qui va être complétée et finalisée à la fin de l’année 2011 ou au début de l’année 2012, suite à une enquête publique lancée avant l’adoption du document. Les participants ont abordé la question du PDU autour de cinq ateliers : Transport urbain, interurbain et inter modalité ; Partage de la voirie ; Cohérence, transport, urbanisme et stationnement ; Mobilité des salariés et étudiants ; Transport de marchandises. Trois objectifs principaux ont ressorti de ces ateliers : renforcer la densité urbaine et la mixité fonctionnelle, prendre en considération les chaines de bassin de vie et son caractère multipolaire, sensibiliser, informer, communiquer pour encourager de nouvelles pratiques de déplacements.

33 actions sont ainsi envisagées telles : mettre en œuvre un programme d’amélioration de la vitesse commerciale du réseau de bus Divia ; améliorer la complémentarité et l’interconnexion entre les réseau Transco, TER et Divia ; améliorer la mobilité des séniors ; favoriser le développement de l’auto-partage ; expérimenter des stations de covoiturage dans les zones d’activités ; simplifier l’organisation tarifaire de l’offre de transport public ou développer les expérimentations en matière de stationnement mutualisé.

Néanmoins, plusieurs questions évoquant la situation actuelle ont fusé lors de l’atelier. Les représentants des personnes à mobilité réduite rappellent ainsi le problème des places de parkings dans la ville, notamment celui de la place Grangier, qui est inaccessible pour les personnes handicapés et n’est équipé d’aucune signalétique informant de cette situation.  »Le service Divia, qui est aussi censé informer, n’est pas suffisamment au courant de ce qui se passe sur certains aspects quand on les appelle ! », remarquent certains participants.

Par ailleurs, la navette gratuite sera-t-elle supprimée après l’arrivé du tram? André Gervais assure que non : « Une navette a été supprimée récemment mais parce que le tracé a été modifié à cause des travaux ». Il rassure également sur le prix des tickets du tram :  »Nous avons une tarification parmi les plus basses en France et nous avons pris la décision de rester sur la même tarification avec l’arrivé du tram. Le ticket tram sera le même que le ticket bus, et le support sera compatible avec Transco ».

Le conseiller admet que certains points doivent être travaillés et plus détaillés : « Ce soir, nous avons eu quelques indicateurs qui vont permettre de nous guider ».

* Étaient également présents : les représentants des communes du Grand Dijon, du conseil régional de Bourgogne, du conseil général de Côte-d’or, de l’Etat, les organismes professionnels, les associations d’usagers et de respect de l’environnement, ainsi que des usagers à mobilité réduite.

Dijon en Ligue 1 : Nous sommmmmes les di-jon-nais !

Belle ambiance au stade Gaston Gérard de Dijon vendredi 20 mai 2011 au soir. Le match qui opposait le Dijon Football Côte-d’Or (DFCO) à Boulogne-sur-Mer s’annonçait capital dans l’ascension de l’équipe vers la Ligue 1. Le public attendait donc beaucoup de cette rencontre ! Malgré un match nul après une bonne heure de jeu poussif ou fébrile, on retiendra surtout de cette soirée l’ambiance extraordinaire d’un stade de 14.000 spectateurs en liesse et de joueurs en communion avec leur public à l’annonce d’une montée en ligue 1 presque assurée. Feux d’artifices, banderoles, drapeaux, fumigènes, foule en délire, cris de joie, des joueurs heureux aux larmes : chacun a pu sentir le cœur de Dijon battre à l’unisson du stade en cette nuit du 21 mai…

Dijon : Laissez-vous conter la ville, samedi 21 et dimanche 22 mai…

Dans un communiqué reçu mardi 17 mai 2011, la mairie de Dijon annonce que dans le cadre des journées nationales de l’archéologie et de la manifestation « Laissez-vous conter Dijon, ville d’art et d’histoire », deux événements permettront de découvrir la ville sous un angle archéologique samedi 21 et dimanche 22 mai…

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

« LAISSEZ-VOUS CONTER DIJON, VILLE D’ART ET D’HISTORE : Journées nationales de l’archéologie les 21 et 22 mai 2011

Dijon, labellisée ville d’art et d’histoire propose un programme de découverte du patrimoine sur les mois de mai et juin 2011, à l’occasion de deux manifestations nationales :

LES JOURNÉES NATIONALES DE L’ARCHÉOLOGIE

Pour la première édition des ces journées nationales les 21 et 22 mai, Dijon ville d’art et d’histoire propose aux habitants de redécouvrir leur ville à travers les yeux d’archéologues.

Deux balades à vélo pour voir la ville autrement et relever traces et indices d’un passé disparu et pourtant toujours perceptible à travers la trame urbaine, certains marqueurs du paysage ou quelques vestiges.

  • Archéo à vélo, sur les traces de la voie romaine

Samedi 21 mai à 15 h

Une lecture archéologique de la ville, à la découverte de la voie romaine, vestiges et traces lisibles dans le tissu urbain actuel.

Balade à vélo en compagnie de Philippe Chassignet, doctorant en archéologie.

Durée : 2 heures. Limité à 25 personnes.

Lieu de RDV précisé lors de l’inscription

Sur inscription uniquement au service ville d’art et d’histoire : 03 80 74 57 15 – sdelille@ville-dijon.fr

  • Archéo à vélo, d’une enceinte à l’autre

Dimanche 22 mai à 15 h

En partenariat avec l’institut national de recherche en archéologie préventive (INRAP), une lecture archéologique de la ville, sa genèse et sa croissance au cours du moyen âge – enceintes successives, noyaux de formation urbaine et cours du Suzon, évocation des récentes fouilles du tramway – à la découverte des vestiges et traces lisibles dans le tissu urbain actuel.

Balade à vélo en compagnie de Benjamin Saint-Jean-Vitus, archéologue à l’INRAP et responsable des fouilles menées en 2010 sur le tracé du futur tramway.

Durée : 2 heures. Limité à 25 personnes.

Lieu de RDV précisé lors de l’inscription

Sur inscription uniquement au service ville d’art et d’histoire : 03 80 74 57 15 – sdelille@ville-dijon.fr ».

Ligue 1 : Voilà les Dijonnais !

Samedi 21 mai 2011. Dijon se réveille avec la gueule de bois… Car nombreux sont les habitants qui, dans la nuit de vendredi à samedi, ont déambulé dans les rues du centre-ville, maquillage sur le visage, bière et drapeau à la main, s’égosillant à supporter le Dijon Football Côte-d’Or (DFCO). Si l’équipe n’a pas vraiment brillé sur le terrain du stade Gaston Gérard au cours de la soirée, concédant un nul pour sa dernière rencontre à domicile contre Boulogne, les contre-performances de ses adversaires la placent en position très favorable pour la montée dans l’élite. Un ticket pour la Ligue 1 en main, même s’il n’est pas encore validé…

14.406 spectateurs !

Le feu d’artifice avait un goût d’extase vendredi 20 mai 2011 au soir, au parc des sports Gaston Gérard de Dijon Ce dernier était une nouvelle fois plein – 14.406  spectateurs ! – et attendait, non sans une certaine impatiente, la prestation de son équipe, pour une confrontation que l’on annonçait capitale. Au coup de sifflet annonçant le début du match, à 20h30, le Dijon Football Côte-d’or (DFCO) est à une heure et trente minutes d’une future montée en Ligue 1. Or les visiteurs du soir, Boulogne-sur-Mer, vont venir contrecarrer les plans des hommes de Patrice Carteron. Sur corner du côté droit, les Dijonnais se font d’abord cueillir à froid. Chaher Zarour trompe son propre gardien sur une erreur de positionnement et offre ainsi l’avantage aux Nordistes (0-1, 10ème).

Dur retour à la réalité dans les gradins, d’autant plus que l’attaque boulonnaise se montre très incisive. Les Dijonnais n’arrivent pas à trouver de solution, à l’image de Benjamin Corgnet à la 17ème ou d’Eric Bauthéac à la 28ème. La véritable occasion dijonnaise sera à mettre au compte de Mickaël Isabey : à la 43ème, sa frappe vient s’écraser sur la transversale et le compteur n’évolue plus jusqu’au moment de regagner les vestiaires à la mi-temps.

Une longue attente

Au retour de la pause, les intentions semblent meilleures chez les Dijonnais, qui tentent de prendre d’assaut le camp boulonnais. Il faudra néanmoins attendre la 70e minute pour que Medhi Courgnaud, fraichement entré, obtienne un pénalty sur une faute de Florian Bague, le gardien de l’équipe adverse. Sébastian Ribas se présente devant le but et prend le gardien à contre-pied ; le DFCO égalise et Ribas signe là sa 23ème réalisation de la saison ! Une action qui redonne des couleurs aux Dijonnais, qui multiplient les tentatives… en vain ! Et quand survient le coup de sifflet final, c’est le flottement sur la pelouse…

Dans les travées, voilà qui ne fait plus de doute : le DFCO est torpillé en Ligue 1 ! Pourtant, il faut regarder les résultats d’un peu plus près : en perdant à Vannes (3-4), Le Mans permet à Dijon de rester deuxième du championnat avec trois points et six buts d’avance sur le quatrième, Le Mans justement. Il faudrait donc que le DFCO perde avec une grosse différence de buts – en espérant que les Manceaux gagnent – pour voir ses rêves de ligue 1 disparaître. Pourtant, Patrice Carteron, l’entraîneur du DFCO tient à le souligner : « Rien n’est fait ! Il nous manque un petit point à prendre ». Loin de l’agitation qui enivre ses hommes et le public, il explique : « Ce soir, nous ne sommes pas encore en Ligue 1 mais je ne peux pas empêcher les joueurs, grâce à qui on a encore battu un record d’affluence ce soir, d’aller communier avec leur public ».

« Neuf doigts en Ligue 1 » !

Nous avons donc assisté à un très fort instant de communion entre l’ensemble de l’effectif professionnel et les supporters dijonnais. Une osmose qui réunissait toutes les générations et spectateurs  : les enfants d’Alexis Zywiecki et de Mickael Isabey, les familles et amis des joueurs, les politiques locaux, les supporters… et qui s’est poursuivie jusque tard dans la nuit dans les rues de Dijon. Sebastian Ribas agenouillé sur la pelouse, Eric Bauthéac en pleurs… Voilà une soirée qui restera dans les mémoires. En 2004, l’entraineur Rudy Garcia avait conduit l’équipe en Ligue 2 ; mais qui aurait pensé en 2010 que cette formation pourrait titiller le sommet en fin de saison ?

« Le public nous a poussé durant toute la saison », commente pour sa part le joueur Éric Bauthéac, arborant fièrement sa nouvelle casquette « Dijon en ligue 1 ». « Nous avons neuf doigts dans la ligue 1 ! Il nous en manque un et le club le mérite ! ». Et Sebastian Ribas de conclure : « C’était une équipe difficile à battre. Même si nous ne gagnons pas, nous prenons un point important. Mais nous n’y sommes pas encore, il manque quelque chose ». Et même un doigt reste « quelque chose » à ne pas négliger pour envisager pragmatiquement la montée en Ligue 1.

Bourgogne :  »Les lycées agricoles sont en danger ! »

Une cinquantaine d’enseignants des lycées agricoles publics se sont réunis jeudi 19 mai 2011 place de la Libération à Dijon pour défendre la survie des lycées agricoles public bourguignons. Une manifestation orchestrée par les syndicats SNETAP-FSU, SFDT et la Force ouvrière

Entre fermetures de lycées et surcharge de classes…

 »Nous avons constaté les conséquences du choix budgétaire fait pour 2012, ce qui nous annonce une rentrée difficile. Nous serons obligés de refuser des élèves qui ont choisi de venir en enseignement agricole public. Nous n’avons plus des possibilités d’offrir d’options à nos élèves. Nous sommes obligé d’engager des vacataires de l’extérieur au lieu de gens qui sont en contrat à temps partiel et qui pourrait augmenter leur temps de travail », résume Evelyne Goulian, enseignante au lycée agricole de Quetigny et secrétaire régionale adjointe du SNETAP-FSU.

Leur demande est simple : pouvoir accueillir les élèves qui veulent entrer en lycées agricoles et si besoin la création de postes pour pouvoir accueillir ces élèves. Evelyne Goulian explique que les discussions avec le service régional de la formation sont en cours et ils espèrent obtenir ce qu’ils demandent :  »Si nous voyons qu’il n’y a pas des possibilités de dialogue, on risque de boycotter ses instances consultatives puisqu’a priori leur but est de faire mieux pour les élèves. Et si ce n’est pas le cas, à quoi bon participer à ces instances ? », se demande Evelyne Goulian. Elle explique  »que l’enseignement agricole n’est pas la seule prérogative des lycées agricoles : ils ont pour but l’animation du territoire rural et la dynamique des territoires ruraux. Ces mesures veulent dire que nous allons accentuer les désert ruraux ! »

Anne Charlotte, professeur de mathématique au lycée agricole de Mâcon-Davayé déclare que  »l’enseignement agricole a une mission de service public et, finalement, on ne l’assume plus : on refuse des élèves, on ferme les options, on regroupe les classes. Tout ce qui faisait notre qualité, nous le perdons. Nous sommes obligés, au lieu de deux classes d’une vingtaine d’élèves de faire une classe de 36. Effectivement, ça utilise moins de moyens mais on ne fera pas du tout le même enseignement à 36 élèves que deux fois à vingt ! »

Il y a deux ans, deux sites ont été fermés en Bourgogne. Aujourd’hui, le lycée de Châtillon-sur-Seine risque de fermer une classe.  »Ce qui me scandalise, c’est qu’on se sert une fois de plus du service public au détriment d’intérêts privés. Il faut avoir une vision globale. Je trouve que c’est affligeant quand on voit la bonne santé des banques comme la BNP, la Société Générale et c’est à cause de règlements financiers de ces organismes-là que nous sommes obligés de nous serrer la ceinture pour ce bien public qui est l’enseignement. Que ce soit l’enseignement général ou l’enseignement agricole. Ce n’est pas à nous et à nos enfants, à notre éducation de payer cette casse, ce désordre financier », déclare Marcel, professeur d’écologie au lycée agricole à Mâcon-Davayé.

L’enseignement agricole, « un projet pédagogique unique »

 »C’est vraiment un enseignement atypique avec beaucoup d’extériorisations, de projets, de pédagogie du projet », explique Sandrine, professeur d’éducation socio-culturelle au lycée agricole de Quetigny. Marcel ajoute que  »l’enseignement agricole est le seul enseignement qui met en avant les valeurs de l’enseignement et de l’écologie. Nos élèves ont une réelle formation sur les enjeux environnementaux de notre société et de notre planète ».

 »Le dogme de remplacer un fonctionnaire sur deux, c’est aussi d’écraser toutes ses spécificités et tout ce qui fait qu’on arrive à proposer un enseignement adapté à des élèves qui ne seraient, par ailleurs, pas destinés à faire des études ou à obtenir un diplôme. C’est vraiment dommage de voir que la logique comptable prend le dessus », déclare Sandra, enseignante en éducation socio-culturelle.  »Aujourd’hui, c’est une matière, un collègue, qui est concerné. Et demain, ça sera peut-être moi », craint Sandrine.  »Je viens d’arriver dans l’établissement. C’est vrai que s’il y a une restructuration, je serai le premier à partir puisque je suis le denier arrivé. J’ai intérêt que ça marche. Je fais des démarches dans les collèges pour que notre enseignement soit connu. Mais ce n’est pas mon métier, je ne suis pas commercial », explique pour sa part Marcel.

Delphine, enseignante en français au lycée agricole à Châtillon sur Seine, résume le problème :  »les décisions sont prises sans nous demander notre avis. Nous sommes obligés de subir ce que la direction choisit, ce que la région choisit, et ils ne nous demandent pas notre avis. Les effectifs augmentent, des classes sont supprimés et peut-être allons-nous être mutés un peu partout en France. Non ! Nous voulons rester chez nous, dans notre région et garder nos élèves, nos classes et nos établissements ! ».

Académie de Dijon : Le nouveau recteur joue la « positive attitude » !

Entre le cadre imposé par les politiques nationales et un projet académique 2010-2013 déjà défini par le recteur précédent, Cyril Nourrissat, nouveau numéro un de l’Académie de Dijon, n’aura pas beaucoup de marge pour manoeuvrer… Qu’importe ! Ce juriste originaire de Lyon, spécialiste de l’enseignement supérieur, entend bien faire porter sa voix sur des thèmes tels que l’égalité des chances, l’accès aux études universitaires ou encore la crise des vocations chez les enseignants… Tour d’horizon des projets prioritaires de Cyril Nourissat, à l’occasion de sa première conférence de presse, jeudi 19 mai 2011.

« Arrêtons de parler de la grisaille »

« Bonjour, je suis Cyril Nourissat, 41 ans, juriste de formation » : voilà en résumé la vie du nouveau recteur de l’Académie de Dijon… Docteur en droit international et européen des affaires, agrégé de droit privé en 2001, cet universitaire lyonnais obtient son premier poste à l’Université de Bourgogne, où il enseigne pendant trois ans avant de prendre en charge la vice-présidence de l’Université Jean Moulin Lyon III, jusqu’à 2011…

De son retour en Bourgogne depuis le 14 avril, Cyril Nourissat n’entend retenir que le positif. « Parlons des trains qui arrivent à l’heure plutôt que de ceux qui vont dérailler », commence-t-il. Et de continuer : « Malgré les problèmes, j’ai pu apprécier ici une réelle vitalité et des initiatives remarquables, qui doivent pouvoir essaimer dans l’ensemble de l’académie ». Des exemples ? « L’internat d’excellence de Montceau-les Mines ; la création du Pres, université fédérale Bourgogne-Franche Comté ; ou encore la possibilité de développer la « mallette des parents » dont l’objectif est d’associer ces derniers à la question de l’orientation de leurs enfants, spécialement au collège. Les premiers résultats d’une année d’expérience en la matière sont très encourageants, avec une implication des parents et des réalisations très concrètes comme les « cafés des parents » par exemple ».

Côté théorie, Cyril Nourissat tient également à partager sa vision du poste de recteur d’Académie. « J’ai été très marqué par la pensée d‘Alain Finkielkraut, qui dit que deux choses sont à éviter lorsqu’on exerce des responsabilités : d’une part la bureaucratie et d’autre part le dogmatisme. Je m’inscris pleinement dans cette idée. A l’inverse, mon approche est fondée sur le pragmatisme. Je crois qu’on ne peut répondre aux défis du collège, de la réforme des lycées, au lien entre le collège, le lycée et les universités, sans pragmatisme », explique-t-il. De cette vision découlent deux objectifs, selon le nouveau recteur : « L’équité académique – dans une académie frappée par la diversité des territoires et des populations ; et le principe de subsidiarité, pour que la décision soit prise au plus près du terrain, grâce au travail des Inspecteurs, qui ont une connaissance extrêmement fine des situations locales ». Voilà pour la théorie.

Suppressions de postes, fermetures de classes : déjà du passé ?

Les suppressions de classes dans l’Académie ? « Laissez-moi vous rappeler que mes objectifs sont dictés par un cadre national, qui s’exprime notamment au travers du projet académique 2010-2013. Et je vous le dit tout de suite : je n’ai pas vocation à renverser ce qui avait été prévu par mes prédécesseurs », commence Cyril Nourissat. Et de préciser : « Les difficultés que nous rencontrons ne sont pas propres à l’Académie de Dijon. Elles sont des problématiques nationales résultant d’un contexte de budget contraint et l’on demande aux trente recteurs d’académie de France de faire plus avec des moyens votés par nos élus. Je fonctionne avec une Loi de finances adoptée par les assemblées. La difficulté est là. Après, je n’ai pas le sentiment que cette académie soit plus malheureuse que les autres à travers la France : elle connaît les mêmes difficultés de suppression de postes, de fermetures de classes… ».

A ce sujet, selon Cyril Nourissat, les grandes lignes de la rentrée 2011 sont d’ores-et-déjà écrites. « Les commissions départementales se sont prononcées sur la question des suppressions de postes. Quelques marges d’ajustement subsistent – qui tiennent à des vérifications de chiffres -mais cela reste à la marge. Les grandes orientations ne changeront pas. J’ai bien conscience que cela soit très dur à vivre pour les personnes qui sont directement concernées mais je crois que l’équité générale a été respectée », souligne le recteur d’académie.

Cadre national, projet académique déjà finalisé… Le recteur ne semble pas avoir une marge de manoeuvre très importante pour agir. « Au contraire. Je vais vous donner un exemple : l’une des réalités de cette académie est qu’elle a un taux de réussite au baccalauréat général largement supérieur à la moyenne nationale. Pour autant, les élèves de Bourgogne, majoritairement bacheliers, ne poursuivent pas dans l’enseignement supérieur. Le projet académique élaboré par mon prédécesseur exprime ainsi la volonté que tous les bacheliers de Bourgogne deviennent des étudiants et, ce que je peux faire dans ce cas, c’est consulter le groupe de travail réunissant représentants du secondaire et du supérieur pour proposer des éléments de réponse. Nous avons tout de même des marges d’action », répond Cyril Nourissat.

Une certaine vision de l’égalité des chances

Outre la question du décrochage scolaire après le baccalauréat, le nouveau recteur entend oeuvrer pour garantir l’égalité des chances entre les territoires bourguignons. « Mon expérience précédente à Lyon m’a mené à travailler beaucoup sur ces questions. J’ai par exemple contribué à la création d’une Fondation sur l’égalité des chances, aux applications très concrètes », témoigne-t-il. Et en Bourgogne ? « L’égalité des chances est particulière dans cette académie : elle tient à une ruralité plus importante qu’on ne pourrait penser en restant focalisé sur l’axe Dijon-Beaune. Il ne s’agit donc pas de l’égalité des chances des banlieues, qui occupe le terrain médiatique, mais de celle d’une ruralité qui aujourd’hui rend difficile l’accès à l’enseignement. C’est pour cela que je soutiendrai avec force la construction de l’internat d’excellence du Creusot-Montceau, avec une classe préparatoire aux grandes écoles ouverte aux lycéens issus des filières technologiques et professionnelles », précise-t-il.

D’autres idées tirées de son expérience lyonnaise pourraient également être adaptées à la Bourgogne. « A Lyon, nous avions par exemple développé un Pôle universitaire de proximité, qui concernait des lycées dits difficiles. Dans une logique de tutorat entre des étudiants du supérieur et des élèves du secondaire, il s’agissait de démystifier l’enseignement supérieur », explique Cyril Nourissat. Et de préciser : « Je crois qu’on ne mesure pas encore assez combien l’enseignement supérieur fait peur. Dès lors, un parrain peut donner de bons conseils – comment bien prendre des notes, conseiller d’être assidu aux travaux dirigés… -, sur des choses très concrètes. Car quand vous êtes le premier de votre famille à accéder à l’enseignement supérieur, vous n’avez pas le soutien socioculturel que les autres ont pour aborder cette nouvelle étape. Au niveau national, environ 50% des élèves échouent en première année dans le supérieur et à Lyon, nous descendions à 25% avec des étudiants considérés comme difficiles ! ». Changer la vision des élèves peu enclins à se tourner vers le supérieur : telle sera l’une des missions de Cyril Nourissat dès la rentrée 2011.

« Le monde, c’est pas la Star academy »

L’apprentissage est en vogue en Bourgogne, contrairement aux difficultés rencontrées par les filières universitaires. Malgré des politiques nationales encourageant les cursus professionnels, pour Cyril Nourissat, cette situation est tout de même problématique. « L’apprentissage et le supérieur ne concernent pas les mêmes publics : avec l’apprentissage, vous n’accédez pas au même type de fonctions qu’avec des études supérieures. C’est d’ailleurs pour cette raison que les filières sont divisées : les grands opérateurs économiques ont besoin à la fois de techniciens et de cadres », constate-t-il. Et de préciser : « L’un n’exclut pas l’autre ! L’enjeu, au final, est l’employabilité. Je ne suis pas un utopiste qui veut que tout le monde arrive à Bac +5 ou soit agrégé de droit… ».

Autre facette de la question de l’emploi : celui des enseignants, qui commence à poser problème à travers l’Hexagone (Lire ici notre article sur le sujet)… « Je constate une diminution importante des candidatures aux concours de l’enseignement. On me dit que le métier serait plus difficile mais vous connaissez un métier qui ne le soit pas ? Oui, peut-être que devenir chanteur à la Star academy est facile, je n’en sais rien. Mais le monde, c’est pas la Star academy ! Tous les métiers sont difficiles. Je crois simplement qu’il appartient à l’Education nationale de faire savoir qu’elle offre des carrières extraordinaires et ça, c’est mon vrai sujet d’interrogation. Comment éviter que des disciplines soient sinistrées car je n’ai plus d’étudiants aux concours de mathématiques, en sciences physiques ou en langues ? », conclut Cyril Nourissat. Crise des vocations, décrochage après le Bac, grogne des parents et des enseignants : les défis sont de taille pour le nouveau recteur d’académie. Sa marge de manoeuvre, elle, est plus restreinte.

Dijon : Marc Levy en dédicace jeudi 19 mai à la Lib de l’U !

Dans un communiqué reçu mercredi 18 mai 2011, la Lib de L’U de Dijon informe que Marc Levy, « auteur français le plus lu dans le monde », sera présent jeudi 19 mai, à 16h, dans la librairie (17, rue de la Liberté, à Dijon) pour « une rencontre-dédicace » et une « découverte de son dernier livre, L’Etrange voyage de Monsieur Daldry« .

Economie sociale et solidaire en Bourgogne : « Plus de 11% des emplois de la région ! »

La clôture des États généraux de l’Économie sociale et solidaire de Bourgogne (ESS) s’est tenue lundi 16 mai 2011, au conseil régional de Bourgogne, à Dijon. Au cours de cette journées, ont été synthétisés plusieurs travaux réalisés depuis novembre 2010 sur trois thématiques majeures : emploi, territoire et innovation. Ces états généraux ont vu la publication de « cahiers d’espérances », reprenant les témoignages et les attributions de cinquante acteurs du territoire…

L’ESS, « source d’emploi et de richesses sur le territoire

Initiée en France par Claude Alphandery, actuel président du Labo ESS, le principe a été lancé en Bourgogne le 15 novembre 2010 par le conseil régional, un projet qui compte plusieurs partenaires : la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire en Bourgogne (Cress), le réseau des territoires pour l’économie sociale et solidaire (RTES), Bourgogne Active, l’union régionale des sociétés coopératives ouvrières de production (Urscopp), le comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire (Crajep) et l’union régionale des entreprises d’insertion (Urei).

 »L’ESS est source d’emploi et de richesses sur le territoire. En Bourgogne, elle génère plus de 11% des emplois dans les entreprises bourguignonnes et représente près de 56.000 emplois dans 6.000 entreprises. Sans parler de modèle unique de développement économique, l’ESS peut constituer, à l’heure de la crise économique et financière mondiale, un outil pertinent et durable pour l’avenir de nos territoires », explique François Patriat, président du conseil régional de Bourgogne.  »Nous avons toujours considéré cette activité comme une sous-activité ou une activité marginale, mais ce n’est pas le cas ! Il s’agit d’une économie importante, qui participe à l’enrichissement du territoire et de la région », ajoute Philippe Hervieu, vice-président du conseil régional en charge de l’ESS et de la « transformation écologique de l’économie ».

Le refus de « l’emploi à n’importe quelles conditions »

Un espace dédié à l’ESS a ainsi été créé sur le site de la région Bourgogne, de même qu’un quizz interactif destiné à sensibiliser les citoyens. Leurs réponses ont été analysées, permettant au conseil régional d’évaluer le niveau de connaissance de l’ESS, ce qui a ensuite facilité l’élaboration des cahiers d’espérance. Un film a également été réalisé, présentant douze initiatives exemplaires telles : l’épicerie solidaire de Nevers et la maison citoyenne de Clamecy, dans la Nièvre ; la Péniche Cancale, la société L’autre bout du monde et l’association Femmes égalité emploi à Dijon ; le relais d’assistantes-maternelles de la Mutualité française Côte-d’Or et Yonne.

 »Plus d’emploi, avec plus d’activité. Et pas l’emploi à n’importe quelle condition, sous n’importe quelle organisation. La question est comment faire en sorte qu’une organisation soit plus respectueuse dans l’ensemble de salariés qui travaillent, comment mieux vivre ensemble et mieux produire ensemble », ce sont les questions ressortis d’ateliers organisés, explique Gonzague Laurent de Bourgogne Active et animateur de l’atelier ESS et emploi.

Jean-Luis Cabrespines, président du Conseil national des chambres régionales de l’économie sociale (CNCRES) et président de la CRESS Bourgogne, rappelle  »qu’on doit se préoccuper pour l’avenir. On a 30% de cadres d’économie sociales qui vont être bientôt en retraire. Il faut qu’on forme les gens, il faut qu’on effectue une formation citoyenne ! ». Et Claude Alphandery de conclure cette table-ronde en rappelant les objectifs principaux des États généraux de l’ESS :  »Mettre en mouvement, en liaison les acteurs – ceux qui font l’ESS dans les territoires – , convaincre l’opinion public d’actions d’ESS, influencer les décideurs politiques, syndicaux et économiques ». Il a également annoncé et appelé le public à participer aux États généraux nationaux de l’ESS, qui auront lieu du 17 au 19 juin 2011, au Palais Brongniart de Paris.