Dans un dossier de presse reçu mercredi 25 mai 2011, le Pôle Emploi Bourgogne et la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail, et de l’emploi de Bourgogne (Direccte) informent qu’en Bourgogne, « le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégories A, B, C s’établit à 98.293 à fin avril 2011. Ce nombre augmente de +0,5% sur un mois (+443). Sur un an, il croît de 3,6% ». Les deux institutions livrent ainsi une analyse détaillée de l’offre et la demande d’emploi dans la région en avril 2011, par sexe, catégorie d’emploi ou encore par zone géographique…
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Tour de Côte-d’Or : Trois jours de show sur les routes du département !
Avec sa caravane publicitaire, son parcours relevé et son plateau sportif qui ferait pâlir plus d’un organisateur, le Tour de Côte-d’Or a tout d’un grand ! Sous le parrainage de Bernard Thévenet, double vainqueur du Tour de France – 1975 et 1977 -, la compétition s’élancera à travers le département vendredi 27 mai 2011 depuis Chenôve (Grand Dijon), pour quatre étapes, dont une épreuve de course contre la montre. Au rendez-vous de cette 8ème édition : 21 équipes de cyclistes tout droit issus de l’élite amateur…
Qui va succéder à Matthieu Teychenne ?…
Prenant un nouvel élan depuis 2009, date à laquelle une communication intensive a été mise en place, le Tour de Côte-d’Or cycliste revient en force sur les routes du département. Pour ressembler à son grand frère, le Tour de France, qui ne traversera cette année la région Bourgogne qu’en TGV (Voir le parcours ici), plusieurs animations ont été mises en place : le village d’arrivée proposera ainsi diverses activités telles que l’accro-bike ou des démonstrations de VTT-Trial, et la caravane, composée d’une trentaine de véhicules, arrosera le public de cadeau trois-quarts d’heure avant le passage des coureurs. Mais, au-delà de l’aspect purement festif et familial de l’événement, l’enjeu sportif est bien présent : une sélection a même dû être opérée tant l’affluence était forte pour savoir qui pourrait tenter de succéder à Matthieu Teychenne, vainqueur de l’édition 2010 (Lire notre article ici) !
Au final, 22 équipes – dont huit de division nationale 1 – se présenteront sur la ligne de départ, au centre commercial de Chenôve, dans le Grand Dijon. Un honneur pour la directrice du centre, Véronique Pecqueux-Rolland qui, avant d’occuper ce poste, a planté près de 850 buts au cours de ses 283 sélections en équipe de France de handball féminin ! Une reconversion originale qui n’ôte rien à son amour pour le sport. En effet, en plus d’être la marraine du Sprinter club olympique dijonnais (SCO Dijon) cette saison, elle a organisé dans sa galerie commerciale une exposition rétrospective sur le vélo, en collaboration avec le musée du vélo de Tournus (71). Les engins seront en exposition et manipulables par les badauds.
Un tour des plus difficiles !
Les plus férus d’entre eux suivront les coureurs pendant l’ensemble du week-end. Quatre étapes sont au programme à travers les coteaux, les vallons et les routes pittoresques du département. « Certaines côtes vont faire mal », commente-t-on déjà du côté de l’équipe du comité départemental, alors que Romain Mary, manager du club, avoue dès les premiers instants que la première étape entre Chenôve et Sombernon est sans doute la plus difficile que le Tour de Côte-d’Or ait jamais connu : « Je n’ai pas souvenir d’une étape de ce niveau. Les coureurs vont longtemps rouler sur la côte avant de basculer dans la vallée de l’ouche ». En guise d’arrivée, un joli col de deuxième catégorie marquera la fin de la première étape. « C’est une course de mouvement », ajoute pour sa part Bernard Mary, président du club. « L’arrivée sera l’occasion de faire un bon écrémage », poursuit-il en ajoutant que vu les cols de l’édition 2011 du Giro, la difficulté reste assez relative !
Pourtant, cette édition promet de belles surprises. La seconde étape entre Dijon et Chatillon-sur-Seine devrait être plus sereine, du moins pour les coureurs du SCO Dijon : « Cette très belle étape se déroule sur des routes très proches de celles que l’on emprunte lors du Troyes-Dijon (Lire notre article ici). Mais elle ne sera pas de tout repos, car le profil est assez accidenté, il sera donc difficile de la contrôler ». Une constatation qui s’applique d’une façon plus globale à l’ensemble du parcours retenu, car même le contre-la-montre, au profil plutôt favorable parce qu’en faux plat descendant, ne devrait pas sourire aux locaux.
Du show sur la route et dans les villes
Avec les départs de Jérémy Dérangère et Olivier Grammaire, l’équipe a de fait perdu ses rouleurs et les 20,5 kilomètres entre Baigneux-les-Juifs et Alise-sainte-Reine pourraient s’avérer difficile : « C’est une étape qui nous défavorisera, considère Romain Mary, mais elle donnera le droit à une forte moyenne niveau vitesse ». Le chronomètre s’arrêtera devant le futur muséo-parc d’Alésia dont l’ouverture a été repoussée au mois de mars 2012 (Lire notre article ici). L’année dernière, le contre-la-montre avait été remporté par le SCO Dijon (Lire notre article ici). L’après-midi, les coureurs devront repartir pour l’ultime étape entre Venarey-les-Laumes et Vitteaux. À travers l’Auxois, le manager promet le « malheur » à l’équipe qui sera en tête à ce moment de la course ! Sur un profil accidenté, il sera en effet difficile de cadenasser la course et le maillot jaune, celui de leader, pourra bien changer d’épaule.
Car, pour ressembler au grand, le tour de Côte-d’Or a aussi décliné l’ensemble des maillots qui animent le peloton de la grande boucle : jaune pour le leader, à pois pour le meilleur grimpeur, vert pour le meilleur sprinter, blanc pour le meilleur jeune, bleu pour le plus combattif, ils seront la source de combat le long des kilomètres. Pour l’occasion, le coach compte notamment beaucoup sur Alexis Coulon ou encore Herberts pudans : « Il a loupé de très peu le tour de Franche-Comté en raison d’une erreur de parcours, mais ce n’est pas grave, car sa victoire a juste été reportée à ce week-end ». Derrière eux, Sébastien Boire, appelé de dernière minute pour remplacer Pierre-Alain Nicole, benjamin Cantournet ou encore Sébastien Grédy et Benjamin Pascual.
Pour les spectateurs, l’ambiance sera plus détendue avec dans chaque ville arrivée, les performeurs de Yohann Triboulat pour un show de VTT/BMX, ou encore un concours pour battre les chronos de Jérémy Dérangère – 1 minute et 12 secondes sur le 1.000 mètres ! Une exposition de véhicules anciens sera proposée et un plateau télé accueillera les vainqueurs de chaque étape avec Christian Moccozet (Voir ici).
Les rendez-vous du Tour de Côte-d’Or :
- La caravane publicitaire : 45 minutes avant le passage des compétiteurs
- Le podium protocolaire : 15 minutes avant l’arrivée des participants
- Le village-arrivée : chaque jour à partir de 15h
- Emission TV : « Après le Tour » chaque jour après le podium
Etape 1 :
Départ : Chenôve Centre Commercial Géant > 14h40
Arrivée coureurs : Sombernon Place de la Mairie (Village étape) > 17h33
Etape 2 :
Départ : Dijon – siège régional du Crédit Mutuel, 24 rue Albert Camus > 13h30
Arrivée coureurs : Châtillon sur Seine (Village étape) – Rue M. Leclerc > 16h40
Etape 3 :
Départ : Baigneux-Les-Juifs > 9h00 (1ère équipe) / 10h12 (25 eme équipe)
Arrivée coureurs : Alise-Sainte-Reine (Village étape MuséoParc Alesia) > 9h24 (1 ère équipe) / 10h36 (25 eme équipe)
Etape 4 :
Départ : Venarey-Les Laumes, sortie Venarey > 14h30
Arrivée coureurs: Vitteaux, arrivée avenue Carnot (Village étape) > 16h50.
Mairie de Dijon : « L’alcool est interdit en centre-ville vendredi soir ! »
Vendredi 27 mai 2011, le Dijon Football Côte-d’Or (DFCO) s’apprête à disputer contre Angers son dernier match de la saison. La soirée s’annonce d’ores et déjà festive puisque les Dijonnais ont toutes les chances de se voir propulser en Ligue 1 la saison prochaine. De fait, la Mairie de Dijon anticipe déjà une forte affluence et une soirée festive en centre-ville. Afin d’éviter d’éventuels débordements, la consommation, la détention et la vente ambulante d’alcool seront interdites à partir de 20h sur le secteur du centre-ville. « La fête doit rester la fête », explique Alain Millot, premier adjoint au maire, délégué à la tranquillité publique et à la médiation, qui revient sur cette mesure exceptionnelle…
Alain Millot, bonjour. Le dernier match du DFCO ne se déroule pas au stade Gaston-Gérard et pourtant, la Mairie de Dijon a pris un arrêté interdisant « la consommation, la détention ainsi que la vente ambulante de boissons alcoolisées » : pourquoi ?
« La saison du DFCO a été exceptionnelle et ce, quel que soit le résultat du match de vendredi. Immanquablement, ça sera la fête ! Nous nous attendons à voir de nombreux Dijonnais dans les rues du centre-ville et la ville de Dijon privilégie l’esprit festif pour rendre hommage à son équipe vendredi 27 et samedi 28 mai. Mais pour que la fête se déroule sans incident et pour éviter tout débordement, la prévention est indispensable. Vous savez, la surconsommation d’alcool est responsable de la plupart des incidents de rues dont je reçois la liste chaque matin. L’alcool est donc interdit sur le secteur du centre-ville, à partir de 20h et ce jusqu’à 7h samedi 28 mai. Lors de la Fête de la musique, nous prenons la même initiative. Les forces de l’ordre seront ainsi en mesure d’intervenir si nécessaire…
La Mairie de Dijon a-t-elle pris d’autres mesures spécifiques pour vendredi soir ?
En effet, outre la retransmission du match sur grand écran au Parc des sports à 19h30, la circulation sera neutralisée aux alentours de 20h rue de la Liberté, où des barrières seront installées. Cependant, les bus pourront quand même passer. Par ailleurs, les festivités se poursuivront samedi 28 mai, avec notamment la parade des joueurs du DFCO aux Allées du Parc. De nouveau, la détention, la consommation ainsi que la vente ambulante de boissons alcoolisées sera interdite de 14h à minuit sur l’ensemble du secteur de la place Wilson, du cours du général De Gaulle et de la place Edmond Michelet, ainsi que sur le cours du Parc, là où doivent se dérouler les festivités. Encore une fois, je dis : faisons la fête ! Mais la fête n’implique pas de faire n’importe quoi. A la Mairie, nous devons d’être responsables, d’où cette décision…
Cependant, malgré les deux arrêtés, les bars et restaurants du centre-ville pourront servir de l’alcool à leurs clients. Ne craignez-vous pas quelques soucis de ce côté-là ?
Je travaille très régulièrement avec les cafetiers et les restaurateurs du cente-ville de Dijon. Nous faisons confiance aux professionnels pour savoir à partir de quand il faut arrêter de servir de l’alcool à un client. Il faut aussi savoir faire confiance aux gens. Et surtout, à la Mairie de Dijon, nous sommes avant tout dans l’organisation d’un événement d’abord festif, convivial et rassembleur ! ».
Chenôve (21) : Le maire dépose une motion contre l’implantation d’une future prison
C’est quand même un peu fort de café ! Les élus de Chenôve ont d’autres ambitions pour ces 35.000 m2. J’aurais voulu le Zénith ou l’hôpital privé, mais non : pour nous, c’est l’établissement pénitentiaire. Alors ce sera non ! » (Lire notre article ici). Mi-mai 2011, le maire de Chenôve, Jean Esmonin, ne mâchait pas ses mots quant à la possible implantation de la future prison de Dijon (Lire nos articles ici et ici).
Lundi 23 mai, à l’occasion du conseil municipal, le maire a donc présenté une motion relative à la future maison d’arrêt. « Ce texte a été adopté à l’unanimité des élus moins deux votes contre et une abstention des trois élus du groupe d’opposition UMP/Nouveau Centre », rapporte ainsi la mairie, dans un communiqué reçu mercredi 25 mai. Par la présente motion, les élus de Chenôve « refusent catégoriquement de se voir imposer une telle mesure qui ajoute à la ségrégation territoriale et à une stigmatisation injustifiée par l’implantation d’un équipement de cette nature sur une ville par ailleurs pleinement engagée dans une révolution urbaine, structurelle et culturelle d’envergure ». Le maire souhaite rencontrer le plus rapidement possible Michel mercier, ministre de la Justice.
Pour en savoir plus, lire la motion ci-dessous.
« Motion – « Non à la prison sur Chenôve »
Conseil municipal de Chenôve – session du 23 mai 2011
Le 5 mai dernier, le gouvernement, par le biais du Ministre de la Justice, annonçait à la presse les grands axes de son nouveau programme immobilier pénitentiaire.
A cette occasion, le Garde des Sceaux a indiqué aux médias son intention d’implanter, entre autres possibilités, la future maison d’arrêt de Dijon sur le site d’Europa 2000 à Chenôve, en remplacement de l’actuelle prison de la rue d’Auxonne.
Les élus de Chenôve s’étonnent qu’une information de cette nature soit rendue publique de la sorte alors même que, pour leur part, ils n’ont fait l’objet d’aucune concertation préalable !
Ils dénoncent fermement de telles méthodes dont la brutalité et le caractère unilatéral vont à l’encontre de la souveraineté communale, fondement républicain essentiel, à la base du bon fonctionnement de notre démocratie.
Par la présente motion, les élus de Chenôve veulent manifester leur total désaccord face à cette tentative de passage en force qui n’est que le reflet du mépris évident manifesté par le gouvernement pour les élus locaux et donc pour leurs concitoyens.
Par la présente motion, les élus de Chenôve refusent catégoriquement de se voir imposer une telle mesure qui ajoute à la ségrégation territoriale et à une stigmatisation injustifiée par l’implantation d’un équipement de cette nature sur une ville par ailleurs pleinement engagée dans une révolution urbaine, structurelle et culturelle d’envergure.
Les élus de Chenôve demandent donc une audience rapide au Ministre de la Justice, en personne, afin de lui exprimer officiellement et directement leur position argumentée, leur opposition de principe, leur détermination sans faille et, si besoin, leur mobilisation résolue, tout en lui indiquant leurs plus grandes réserves quant à la faisabilité à la fois technique et écologique d’une telle opération sur Europa 2000, compte tenu des contraintes environnementales liées à la présence de la nappe phréatique.
Les élus de Chenôve profitent enfin de la présente motion pour rappeler les fortes potentialités de cette zone Europa pour la place de Chenôve et des Cheneveliers au sein de l’agglomération dijonnaise et leur souhait de la voir accueillir des activités structurantes, adaptées aux contraintes environnementales évoquées, dans le cadre du nécessaire développement du grand sud dijonnais dont Chenôve doit être la porte ouverte !
Football l Dijon en Ligue 1 : Les conséquences de la (presque) montée
Combien coûtera la montée du Dijon Football Côte-d’Or (DFCO) en Ligue 1 pour le contribuable dijonnais ? Quelles retombées économiques la ville peut-elle attendre d’un tel événement ? Quels travaux devront être réalisés ? A l’heure où la montée du DFCO ne pourrait être empêchée que par un incroyable coup de théâtre, dijOnscOpe détaille les conséquences de cet exploit sportif en compagnie de Gérard Dupire, adjoint aux Sports à la mairie de Dijon, François Perrault, directeur départemental de la sécurité publique en Côte-d’Or, et Patrick Laforêt, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte-d’Or (CCI 21)…
894.000 euros de travaux… et une nouvelle tribune polémique
Vendredi 27 mai 2011, après son déplacement en terres angevines, le Dijon football Côte-d’Or (DFCO) ouvrira une page de son histoire dans l’élite du football français. Cette montée en Ligue 1 aura d’abord des conséquences purement footballistiques puisque le Parc des sports devra impérativement faire peau neuve afin de répondre aux exigences de la L1… « Le stade appartient à la ville de Dijon et est loué au club pour une utilisation exclusive. Il avait été pensé, avec la construction des tribunes Nord et Sud, dans la perspective d’une montée en L1 : beaucoup de travaux avaient donc déjà été engagés », introduit Gérard Dupire, adjoint aux Sports à la mairie de Dijon. Pour autant, la Ligue 1 a ses impératifs, qui demanderont aux collectivités un investissement de 894.000 euros.
Pour quoi faire ? Tout d’abord, de nouvelles salles pour les sportifs et les journalistes à hauteur de 100.000 euros, « ce qui ne présente pas de problème de délai puisque la dépense est réalisée sur des lignes budgétaires existantes aux Sports ou aux Travaux », selon Gérard Dupire. L’augmentation du parc de caméras de vidéosurveillance coûtera quant à elle 190.000 euros. « Le plus cher, pour nous, sera d’adapter l’éclairage du stade aux exigences des télévisions : tandis qu’Eurosport filme avec 1.200 lux, Canal + a besoin de 1.700 lux pour tourner… Coût total de l’opération : 500.000 euros », détaille Gérard Dupire. Sur le principe, le Grand Dijon a déjà donné son accord pour participer aux frais à hauteur de 100.000 euros, la Région pour 50.000 euros et le Département n’a pas encore formulé sa réponse. Voilà pour l’investissement. « En ce qui concerne le fonctionnement du DFCO pour la saison 2011-2012, le Grand Dijon ne modifiera pas sa subvention. Il reviendra au club de monter un budget, fort de nouveaux revenus : il percevra en effet plus de droits, aura des produits à vendre complètement différents, des partenaires nationaux… », souligne Gérard Dupire.
Seule ombre au tableau : la Ligue de football professionnel (LFP) demande également la construction de tribunes spéciales pour les supporters adverses, afin qu’ils soient isolés dans leur cheminement et ne croisent pas le public local – pour des raisons de sécurité. « La Ligue demande la construction d’une tribune tubullaire Nord-Ouest, qu’on ne veut pas faire », note Gérard Dupire. Et de préciser : « Leur proposition présente beaucoup de défauts. Tout d’abord, elle ne permettra d’accueillir que 450 personnes et cela ne suffira pas pour certains matchs, j’en suis sûr. Cela veut dire que nous devrons répartir des supporters ailleurs et c’est un risque. D’autre part, un très gros pylône d’éclairage va gêner la vue à cet endroit. Enfin, il nous faudrait la construire sur un support béton de 80 centimètres, ce qui représente un volume de travaux très important ! ». Pour la ville de Dijon, la solution serait plutôt de moduler une partie de la tribune Nord en fonction des matchs… « Lorient ne vient pas avec autant de monde que Marseille ou Paris ! », remarque l’adjoint aux Sports. Outre cette tribune modulable jusqu’à 900 places, Gérard Dupire proposera également à la Ligue d’ajouter des tribunes basses aux deux extrémités de la tribune Ouest, ainsi que 1.600 places debout au Nord et 1.600 au Sud.
Un centre de formation « pour éviter que tous nos joueurs filent en Angleterre »
Que la ville ait un club de football au sein de l’élite sportive est positif. Y rester plusieurs années le serait encore davantage. « Cela passe par le lancement du centre de formation du DFCO », remarque Gérard Dupire. Et de continuer : « Ce projet aurait dû être mis en place depuis trois ans puisque c’est une obligation pour tous les clubs professionnels. Nous avons perdu du temps avec l’étude d’une implantation à Chenôve et aujourd’hui, le mouvement est enfin enclenché ». Qu’apportera un centre de formation à l’équipe de Ligue 1 ? « Une telle structure est indispensable pour la pérennité et l’économie d’un club professionnel. Vous avez en effet, à Dijon et dans la région, de très bons joueurs formés dans les clubs locaux, qui disparaissent en Angleterre sans qu’on les ait vus passer ! Avoir un centre de formation nous évitera de nous faire « piquer nos joueurs ». A Dijon, d’ailleurs, la situation était encore pire puisque le pôle espoir Bourgogne Franche-Comté nous permettait de mettre en vitrine tous les bons jeunes avant qu’ils ne soient recrutés pas d’autres ! ». A l’heure actuelle, la construction d’un deuxième stade en synthétique est prévue au complexe sportif des Poussots et l’international Florent Malouda est d’ores-et-déjà associé au projet… Son objectif : faire venir des jeunes de pays défavorisés tels qu’Haïti pour les former au football à Dijon. « Plus nous aurons de bons jeunes, plus nous aurons de chances que le club soit performant dans la durée », souligne Gérard Dupire.
Autre conséquence attendue avec la montée : la recrudescence des inscriptions dans les clubs de football de la ville… « Nous observons très clairement ce mouvement dès qu’un sport brille sur le plan national en raison des Jeux olympiques ou de championnats du monde. A chaque fois, le nombre d’inscriptions dans les clubs suit l’événement d’une façon très sensible ! », remarque Gérard Dupire. Et de préciser : « Cela est d’autant plus valable quand c’est le club de la ville qui brille ».
D’une manière moins visible en terme d’infrastructures et d’économie, la montée semblerait également être vecteur de lien social à Dijon, selon l’adjoint aux Sports de la ville… « Les performances du DFCO fédèrent la population comme jamais, elles ont un grand écho. Il ne passe pas une heure sans que quelqu’un me demande : « Alors, le DFCO, c’est la Ligue 1 ? »… Même chez des gens qui ne s’intéressent pas du tout au football ! Je pense que sur ce point, fédérer une population autour des valeurs du sport est très positif », souligne-t-il.
Des retombées économiques et plus de travail pour la police…
D’un point de vue économique, les conséquence de la montée en Ligue 1 seront multiples. « Tout d’abord, le DFCO est une entreprise en tant que telle, enregistrée au registre du commerce. Cette montée induit donc un potentiel de croissance important, qui va entraîner des embauches au sein du staff technique et administratif pour porter l’effectif du club à plus de cinquante personnes », remarque Patrick Laforêt, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte-d’Or (CCI 21), également membre du conseil de surveillance du DFCO. Côté sponsoring, les contrats devraient également être plus intéressants pour le club… « Je pense effectivement que le sponsoring va de pair avec la catégorie dans laquelle on joue. Evidemment, la montée va conforter les sponsors historiques : c’est à eux que je pense en premier lieu car ils nous ont soutenu et nous ont permis d’en arriver là. D’autre part, nous allons voir arriver d’autres types de sponsors, plus intéressés par le véritable aspect médiatique que par l’aspect passionné et personnel », analyse-t-il.
Matchs retransmis en direct sur Canal +, articles hebdomadaires dans le journal L’Equipe… Toutes les semaines, le nom de Dijon apparaîtra sur les écrans de télévision, dans les journaux ou sera entendu à la radio. « L’exposition sportive et médiatique en L1 est sans commune mesure avec celle de L2. Cette montée va aider à positionner encore mieux Dijon sur une carte géographique et conduire à un concept plus global qu’on appelle l’attractivité d’un territoire. En résumé, une ville a deux options : ou bien elle apparaît sur les écrans radars ou bien elle n’y est pas ! Et effectivement, au même titre que l’inscription de la côte viticole au patrimoine mondial de l’Unesco, que les grands événements culturels, que l’Auditorium etc., je crois que l’accession en L1 est très positive pour une ville comme la nôtre en terme d’attractivité », détaille Patrick Laforêt. Et de citer Patrick Chirac, personnage principal du film Camping : « Il disait que « Dijon, tout le monde sait où c’est mais personne ne s’y arrête » : souhaitons que cette nouvelle pierre à l’édifice inverse la tendance ! ». Une évolution qui ne pourra pas se faire « si l’ensemble du territoire économique n’est pas en ordre de marche sur tous les facteurs d’attractivité : la mise à disposition de foncier, de services, la qualité de déplacement – par l’aéroport, le TGV, le tramway – ou encore l’école de commerce… », selon Patrick Laforêt. Et de conclure : « Tous ces éléments-là constituent les éléments d’un bon dynamisme économique ; et pas seulement la montée en Ligue 1 ».
Du côté des forces de l’ordre également, l’accueil d’équipes comme le PSG ou l’Olympique de Marseille devrait présenter de nouveaux défis… « En terme de police, la montée va nous amener plus d’activité », souligne François Perrault, directeur départemental de la sécurité publique en Côte-d’Or. Et de préciser : « J’ai occupé le même poste dans l’Aube, quand l’Estac (ndlr : le club de Troyes) était en Ligue 1, donc j’ai l’habitude et l’expérience de ces saisons où l’on reçoit, sur les vingt matchs, quatre ou cinq équipes où les supporters doivent être plus encadrés… Mais aujourd’hui, l’exclusion des stades a beaucoup facilité les choses car nous pouvons surveiller en amont qui vient. Ensuite, nous avons une très bonne vision de ce qui se passe dans le stade depuis notre PC de sécurité : nous pouvons donc facilement interpeller tous les perturbateurs ». Seul hic : « Rappeler des fonctionnaires le week-end a un coût important, qu’il faudra assumer », conclut François Perrault… Entre travaux d’infrastructure, nouveau dynamisme économique, rayonnement de la ville et mutations des forces de l’ordre, la montée du DFCO en Ligue 1 transformera le visage de la ville. Ne reste plus qu’à espérer une saison 2011-2012 fructueuse pour l’équipe, afin que l’élite du football français soit plus qu’un rêve passager pour Dijon…
Dijon : La rencontre DFCO-Angers sur écran géant vendredi 27 mai
Les supporters attendaient la nouvelle ! Alors que le Dijon football Côte-d’Or (DFCO) joue vendredi 27 mai 2011 son dernier match de la saison à Angers (Maine-et-Loire) – rencontre qui devrait officialiser sa montée en Ligue 1 -, la Ville de Dijon a décidé de mettre en place un écran géant au palais des sports afin que tous puissent suivre le match en direct. Attention ! Si l’accès reste entièrement gratuit, le nombre de places sera limité à 4.000. Des groupes Facebook ont d’ores et déjà été créés pour inviter un maximum de supporters à fêter la victoire sur la place de la Libération, une fois le coup de sifflet final donné.
Le lendemain, samedi 28 mai 2011, à partir de 15h et en présence de Florent Malouda, une grande parade devrait être organisée entre l’hôtel de ville et les allées du parc à Dijon. Une grande scène et un écran géant seront installés à cet effet : le public pourra assister à la présentation de l’équipe, à des animations et à un concert.
Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.
« A l’occasion de la dernière rencontre Angers / DFCO qui se tiendra à Angers le vendredi 27 mai 2011 à 20 h 30, la ville de Dijon, pour témoigner son soutien au club, met en place le dispositif suivant :
- Conformément à l’engagement de François REBSAMEN, sénateur-maire de Dijon, pour répondre à la demande des clubs de supporters, la ville de Dijon en partenariat avec le DFCO affrétera un TGV spécial pour se rendre à Angers pour le match du vendredi soir et pour soutenir ainsi en nombre les joueurs. L’ensemble des places seront mises à la disposition des clubs de supporters à destination de leurs membres
- En direction du grand public, la ville de Dijon organise une retransmission du match dans la grande salle du palais des sports «Jean-Michel Geoffroy» – 17 rue Léon Mauris. Ce rassemblement festif est totalement gratuit et l’accès est limité à la capacité d’accueil de la salle, à savoir environ 4 000 personnes.
- Pour célébrer la formidable saison du DFCO, la ville de Dijon invite tous les Dijonnais et les supporters à se rendre le samedi 28 mai prochain cours Général de Gaulle à 15 h. Cette manifestation sera l’occasion d’honorer les joueurs, le club, quel que soit le résultat du championnat de ligue 2. Une grande scène, un écran géant seront installés à cet effet, le public pourra assister à la présentation de l’équipe, à des animations et à un concert ».
Dijon : Le local de l’UNI saccagé sur le campus universitaire
Fenêtre brisée, ordinateur dérobé, documents brulés, murs tagués… Les locaux de l’Uni Dijon, situés sur le campus Montmuzard, ont été la cible d’un saccage en règle dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 mai 2011. Un acte « prémédité » selon Amélie Pommier, responsable de l’Uni, et « inadmissible » pour l’université de Bourgogne, qui a déposé plainte et recherche de nouveaux locaux pour l’association…
Situé dans le bâtiment Mirande, « le local de l’UNI avait déjà été la cible de plusieurs groupes anarchistes » selon Amélie Pommier, responsable de l’UNI Dijon. Or cette fois, une nouvelle étape a été franchie : « Le responsable sécurité de l’université de Bourgogne a découvert le saccage lundi matin [ndlr : lundi 23 mai 2011], vers 09h », nous explique-t-elle, encore sous le choc. « La police judiciaire a fait son travail et je me suis à nouveau rendue sur place en fin d’après-midi pour faire un état des lieux ». En pleine période d’examens, une des fenêtres du local a été brisée. Les malfaiteurs ont ensuite dérobé un ordinateur ainsi que tous les documents papiers présents dans le local pour les brûler à l’extérieur.
« Le préjudice est fort dans le sens où l’ordinateur notamment contenait l’ensemble des coordonnées des adhérents et sympathisants du mouvement », poursuit-elle. A l’extérieur, les murs tagués « évoquent des propos haineux envers les sympathisants de l’UNI ». Et de préciser qu’une plainte a été déposée. Concernant les potentiels coupables, une piste traverse son esprit, celle « des anarchistes qui avaient déjà collé des autocollants sur la façade ».
Pourtant, du côté de l’université, on préfère garder le silence et éviter toute présomption de culpabilité. Si l’UNI regrette que Sophie Béjean, présidente de l’université, « ne lui ait pas fait part de son soutien », le directeur général des services, Jean Navez, a été l’un des premiers officiels à se rendre sur place : « Nous avons porté plainte au nom de l’université », précise-t-il, avant de qualifier les faits de « déplorables et inadmissibles ». Il précise également que la présidente de l’université devrait envoyer un courrier de soutien au syndicat : « Sa présence sur le campus n’est absolument pas remise en cause ! ».
Finalement, les services de l’université recherchent actuellement un nouveau local afin de satisfaire chacune des deux parties : « Il est vrai que le local actuel est un peu isolé », concède Jean Navez. « Mais assez paradoxalement, nous avons un problème de places »… A suivre donc.
Côte-d’Or : A quand le règne des femmes ?
A l’occasion de leurs assemblées générales lundi 23 mai 2011 à Dijon, le Medef et l’UIMM de Côte-d’Or ont décidé de mettre en lumière les femmes d’influence et de pouvoir. Près de 250 participants ont ainsi assisté à cette soirée animée par la journaliste indépendante Emmanuelle Dancourt* tandis qu’avec humour, intelligence et humanité, seize femmes démontaient un par un tous les clichés et préjugés entourant le monde de l’entreprise et de la politique…
Au fait, s’estiment-elles comme des femmes d’influence et de pouvoir ?…
Certaines oui, d’autres pas du tout ! Mais toutes soulignent l’importance de l’influence. »Oui, je me vois aujourd’hui comme une femme d’influence et de pouvoir », reconnaît Aline Morancho, directrice régionale de la Caisse des dépôts et consignations. Véronique Morlighem, directrice régionale de France télécom Bourgogne n’aime pas le mot pouvoir. »Par contre, ma fonction, mon passé, mes connaissances du groupe et des sujets me permettent d’orienter des décisions. Dans ce sens-la, oui, j’ai de l’influence », estime-t-elle.
Anne-Catherine Loisier, vice-presidente du conseil général de Côte-d’Or et maire de Saulieu, ne se reconnait pas dans la notion d’influence : »En tant que politique, je suis plus dans l’action, dans l’exercice véritable du pouvoir. Nous sommes élus par rapport à un programme, par rapport à des projets de société. Et quand nous sommes élus, nous devons être à l’écoute de nos concitoyens, essayer de comprendre, d’analyser leurs besoins et d’y répondre le mieux possible ».
Sophie Jugie, directrice du musée des Beaux-arts de Dijon, est elle au service des élus : »Je ne décide de rien ».
La séduction : outil principal de la réussite ?
Véronique Morlighem répond : »J’irai toujours droit, fidèle à moi-même. S’il y en a qui couchent pour y arriver, tant mieux pour elles ! ». Anne-Catherine Loisier souligne »qu’il y a certainement des paramètres de séduction, mais il faut très vite assurer ! ». Véronique Morlighem ajoute que »pour réussir dans le monde professionnel, il faut surtout avoir une bonne dose d’humour »…
»Les femmes sont un sujet dont on parle beaucoup. Depuis la fin 2010, la parité fleurit dans les journaux ; on a l’impression que c’est un phénomène de mode. Mais je pense qu’il y a quand même une tendance de fond ; j’espère que le phénomène va être durable. Les talents féminins dans la vie économique sont insuffisamment reconnus », estime Odile Barbe, présidente déléguée à l’enseignement supérieur et présidente de l’association des Femmes diplômées d’expertise comptable administrateurs.
Catherine Troubat, gérante des Anis de l’Abbaye de Flavigny explique : »Sur vingt-sept personnes nous avons sept hommes. J’ai une directrice commerciale et une directrice de production et il s’agit d’un métier très masculin. En ce moment, nous sommes en train de former nos opératrices – les dames qui se chargent du conditionnement à réparer la mécanique des machines de conditionnement ». Véronique Morlighem abonde dans le même sens : »Nous sommes fortement engagés à signer des chartes de parité et de mixité pour aider les jeunes femmes à accéder aux métiers techniques ».
Plus d’intuition que de réflexion ?…
Danielle Lebrun, directrice d’établissement de Dijon Sagem défense sécurité (groupe Safran ) est claire sur ce sujet : »On réussit avec ses compétences et ses convictions ! » Isabelle Notter, directrice régionale de la Direccte explique »qu’une décision doit être basée sur une analyse ! Il faut un minimum de rationalité. Je m’appuie plutôt sur ça que sur l’intuition. Je n’ai jamais utilisé le charme ».
D’autres femmes assument pleinement l’usage de leur intuition. »On réussit grâce à l’intuition je dirais. Quand on croit en quelque chose et qu’on utilise le charme ou autre chose, le plus important est que ça aboutisse, non ? », estime Safia Otokoré, 2eme vice présidente en charge du développement à l’international et des sports au conseil régional de Bourgogne. Corinne Perret, directrice d’Oséo Bourgogne, rappelle que »les hommes jouent aussi de leur séduction. Ce n’est pas uniquement propre aux femmes, les hommes vont aussi jouer avec leurs charmes ».
»Dans le milieu banquier, il y a très peu de femmes, surtout dans les niveaux élevés. Je pense que c’est important d’avoir de l’intuition pour pouvoir anticiper et pour essayer de comprendre comment l’homme va réagir. Les émotions, c’est important de les avoir mais pas trop parce que nous les femmes, on est vite submergées par nos émotions. Et je dirais charisme plutôt que charme », estime Nazha Sbai, directrice exécutive de la Caisse d’Épargne Bourgogne Franche-Comté
Des femmes d’exception ?…
»Non, nous ne devons pas être des exceptions, nous devons montrer le chemin ! J’espère que nous toutes sommes des exemples pour les générations à venir et nous ne devons pas être des exceptions », explique Corinne Perret. »J’éprouve beaucoup de fierté pour ce que je fais, pour la mission que j’exerce. Je souhaite qu’on soit plus nombreuses. Je trouve parfois une certaine solitude à me retrouver la seule femme dans de nombreuses réunions », admet Anne Boquet, préfète de Bourgogne et de Côte-d’Or.
Véronique Morlighem répond positivement à la mesure des quotas. Odile Barbe explique que »la France est aujourd’hui à la 8eme place du classement des femmes au conseils d’administration. Le premier pays est la Norvège qui a instauré les quotas il y a huit ans. Et aujourd’hui, nous remarquons l’impact positif des quotas ». Isabelle Vray Echinard est elle contre la mesure de quotas: »Quand on prend la direction d’une entreprise, ce n’est pas le genre qui va compter, ce sont plutôt les compétences et la posture qu’on va avoir par rapport à l’ensemble de l’organisation. »
Saad Hammad Smiej, consule générale du Royaume du Maroc, pense que »le quota est une mesure discriminatoire mais positive, qui aide à changer la mentalité. Mais c’est par les compétences qu’on doit avancer, faire nos preuves et ouvrir le chemin aux autres femmes ». Corinne Perret estime »qu’aujourd’hui, il faut encore donner un coup de pousse pour faciliter l’accès des jeunes femmes dans les carrières professionnelles pour aboutir à des postes de cadres dans tous les secteurs. Et ce n’est pas totalement gagné ! ».
La femme, un homme comme les autres ?…
« Non ! », affirme Danielle Lebrun. »On doit prouver deux fois plus, surtout quand on commence en politique, estime Safia Otokoré. Saad Hammad Smiej confirme ce jugement en l’accentuant même : »Je dirai trois à quatre fois plus qu’un homme ! La société est plus exigeante envers une femme qui occupe un poste plutôt qu’un homme au pouvoir ».
Corinne Perret occupe son premier poste de management parce qu’il fallait prouver que ses supérieurs avaient bien fait de la choisir elle : »J’ai peut-être un management très doux, très consensuel, mais parfois il faut savoir trancher. Savoir dire non. Ne pas se laisser marcher sur les pieds, à la fois en interne et en externe ».
Isabelle Notter admet que pour elle, le plus difficile était de recueillir les compétences nécessaires pour occuper sa place d’aujourd’hui. »Je pense qu’ils m’ont nommée à cause de mes qualités managériales – plutôt que techniques -, pour ma capacité à faire travailler les gens ensemble ». »Au début de ma carrière, c’était le plus dur, explique Nazha Sbai. Il a fallu que je m’affirme, que je fasse mes preuves et en même temps, ça a coïncidé avec l’arrivé de mes enfants. Il était difficile de gérer cette volonté d’évoluer professionnellement et être une mère ».
Finalement, elles ont réalisé leur rêve d’enfant…
Nazha Sbai admet que déjà à l’age de treize ans, elle voulait travailler dans une banque : »Peut-être parce qu’ils étaient bien habillés ou parce que c’était prestigieux ! Et voilà : je pense avoir réalisé mon vœux et je suis très fière du niveau où je suis parvenue aujourd’hui ». »Je viens du Nord du Maroc et toutes les femmes qui m’entouraient étaient des femmes braves. J’ai été inspirée par un modèle de femme très dynamique, très active. Quand j’étais petite, je voulais toujours aider les autres. Aujourd’hui, j’estime que j’ai réussi dans mon projet de vie. Je suis la deuxième femme consule en France sur les seize consuls que nous avons en France », conclut Saad Hammad Smiej.
* L’assemblé générale a été ouverte par Anne Kermarrec, secrétaire générale du Medef Côte-d’Or, et Véronique Guillon, délégué générale de l’UIMM Côte-d’Or. La présidente du Medef, Laurence Parisot, est intervenue par message vidéo en début de soirée, soulignant l’importance de la mixité à tous les niveaux et dans toutes les instances : « Mixité des genres, des générations, de l’éducation, des parcours, des origines. Cette mixité nous permet d’être plus créatifs, plus audacieux, plus généreux, et de savoir intégrer la diversité du monde d’aujourd’hui ». Deux tables rondes ont permis aux seize femmes en présence de débattre sur le rôle des femmes dans l’entreprise et dans la société civile.
Chenôve (21) : La police nationale engage le bras de fer
Pour lutter contre la délinquance à Chenôve, dans le Grand Dijon, deux visions s’opposent : celle du maire Jean Esmonin, qui prône une politique du « vivre ensemble » et fait tomber les barres d’immeubles, et celle de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP 21), fondée a priori sur un arsenal répressif en plein développement. Mardi 24 mai 2011, la présentation du nouveau commissaire de la ville, Dominique Barthe, a justement été l’occasion pour la police nationale de rappeler sa vision de l’action dans les zones dites « sensibles » du Grand Dijon, entre descentes dans les caves d’immeubles, contrôles d’identité renforcés et produits malodorants dans les cages d’escaliers afin d’éviter les regroupements…
Deux « coups de chaud » depuis le début de l’année
Après trois ans de gestion centralisée au commissariat de la Place Suquet, à Dijon, le poste de police de Chenôve (Grand Dijon) retrouve un commandement de proximité. Installé depuis le 07 mars 2011, le lieutenant Dominique Barthe a été présenté à la presse mardi 24 mai 2011 par François Perrault, directeur départemental de la sécurité publique, qui a surtout évoqué la question de la sécurité dans les quartiers sensibles du Grand Dijon… « Chenôve fait partie des secteurs que l’on regarde d’une façon appuyée et nous tenons à une vraie réactivité des forces de police. La récente intervention en collaboration avec le GIPN (Lire ici notre article sur le sujet) est une manière de montrer que nous avons fermement l’intention de maîtriser la situation, de rappeler les impératifs de la loi à ceux qui auraient tendance à s’en écarter et de mettre une présence policière sur la voie publique autant que possible », commence-t-il. Et de continuer : « Cette prise de fonctions d’un nouveau commissaire symbolise également l’importance que j’attache à la vie des quartiers : il est insupportable quand des gens, à Chenôve ou ailleurs, sont perturbés dans leur vie quotidienne et notre mission prioritaire est de monter les opérations nécessaires pour faire face à ces situations ».
Si la déclaration n’est pas de guerre, elle est au moins d’intention et s’inscrit dans un contexte de faits divers marquants depuis le début de l’année 2011 à Chenôve. Dans la semaine du 13 au 16 janvier notamment, dix-neuf voitures partaient en fumée dans la commune (Lire ici notre article sur le sujet). « On a eu un coup de chaud cette semaine-là. Et la difficulté est que dans ce genre d’affaires, nous ne pouvons travailler qu’avec peu d’éléments : l’enquête de voisinage, les traces et les indices… Pas encore la vidéosurveillance. Aujourd’hui, nous avons une conviction policière sur ce dossier mais pas de preuves matérielles : notre principal obstacle est qu’une voiture, ça s’incendie extrêmement vite ! Il vous faut une minute pour tout faire brûler ; vous pliez la portière, vous mettez le feu à un Kleenex à l’intérieur et puis vous partez. Avec l’appel d’air le mouchoir se consume et la voiture part en flammes », remarque François Perrault. Pour le directeur départemental de la sécurité publique, ces incendies ne sont pas à inscrire dans la catégorie des « violences urbaines, comme c’est le cas ailleurs ». Il préfère relativiser ces actes en soulignant que « nous remarquons également des tentatives d’escroqueries aux assurances ou des règlements de compte pour une histoire de fille » et que « les actes imbéciles sont à l’origine de la plupart des incendies de voitures ». Depuis le début de l’année 2011, 37 faits semblables ont été constatés à Chenôve.
Outre l’intervention du Groupe d’intervention de la police nationale (GIPN) suite à des tirs de coups de feu mardi 10 mai 2011, déjà évoquée plus haut par François Perrault, les faits de délinquance à Chenôve sont similaires à ceux d’autres quartiers de l’agglomération dijonnaise. « Nous avons eu quelques vols à main armée, des violences… Ces faits existent mais ils sont en forte baisse », souligne le directeur départemental de la sécurité publique. Et de livrer des chiffres : « Sur la période novembre-décembre 2010, nous avons constaté 49 faits d’agressions, de vols de véhicules ou d’incendies dans le secteur Renan-Saint Exupéry de Chenôve. En mars-avril 2011, ils n’étaient que 35 ». Pour François Perrault, cette situation appelle à la vigilance : « Ce n’est pas facile mais nous devons nous montrer pugnaces pour ne pas connaître la vie d’autres villes de France : des cités totalement taguées, des individus qui montent le guet avec une ambiance très pesante… ».
Armes, drogues, objets volés : les caves en ligne de mire
Premier axe de l’arsenal répressif mis en place par la police nationale à Chenôve : le contrôle des caves d’immeubles. « On monte ça tranquillement en journée et nous visitons tous les lieux communs, très souvent avec le chien spécialiste des stupéfiants, à raison de deux fois par semaine », commence François Perrault. « Cela permet d’assainir les lieux de trafic et de recel puisque les caves sont les lieux privilégiés pour cacher des véhicules volés, des drogues et des armes… En coupant l’herbe sous le pied aux auteurs de ces actes, nous empêchons qu’ils prennent les lieux communs comme refuge ». Des armes dans le Grand Dijon, ça arrive souvent ? « Quand nous avons procédé à un contrôle au 51 avenue de Stalingrad, à Dijon, nous avons retrouvé une kalachnikov et une mitrailleuse Sten. Au 32 avenue du Lac, dans le quartier de la Fontaine-d’Ouche, il s’agissait de deux armes longues de gros calibre avec des produits stupéfiants. Jusqu’ici, ces armes sont stockées et ne servent pas mais il faut impérativement que l’on arrête le mouvement avant qu’il ne monte en puissance », souligne François Perrault.
Parallèlement au contrôle des caves, la police nationale, en collaboration avec les offices HLM, repense la vie dans les immeubles… « Nous examinons l’opportunité de fermer toutes les caves et lieux communs. Soit par des fermetures temporaires – qu’ils soient ouverts la journée et fermés la nuit – soit définitives comme cela a déjà été fait dans certains quartiers. A Chenôve par exemple, certaines caves du 10-12 rue Ernest Renan ont été transformées en celliers dans les étages. Ainsi, le bailleur peut les contrôler tous les jours et éviter des lieux de trafic isolés », remarque François Perrault.
Une politique qui, inévitablement, entraîne une migration des lieux de trafic et de recel… « Cette situation nous avantage. En effet, quand les trafics s’effectuent dans les appartements, nous savons qui, quoi, quand et où une personne trafique. Si on a une affaire : on va taper une perquis’ et le gars qui vit dans l’appartement ne peut pas dire qu’il n’était pas au courant ! Cette démarche cible directement la personne. L’inconvénient des lieux communs est justement que si l’on tombe sur des stupéfiants, sur une arme ou une moto volée : cela n’appartient jamais à personne ! », souligne le directeur départemental de la sécurité publique. Selon lui, les contrôles d’identité accompagnés de fouilles des véhicules « se multiplient également à Chenôve », autre versant de la politique menée par la police nationale dans les quartiers…
Et l’humain dans tout ça ?
Si les caves de Chenôve font l’objet de toutes les attentions, les halls d’immeubles et les escaliers ne sont pas en reste… « Nous demandons parfois des modifications d’infrastructure pour fermer une échappatoire, ouvrir une porte, mettre en place un sas, un système de vidéosurveillance dans le hall… On a une difficulté par exemple : les jeunes qui squattent les escaliers. Ils s’installent en haut avec des pizzas et des boissons puis y passent une partie de la nuit. Évidemment, cela fait du bruit et dérange les gens. Pour éviter ces regroupements, l’un des systèmes très simples est d’effectuer tous les jours un nettoyage systématique des escaliers avec des produits qui sont un peu agressifs en terme d’odeur », explique François Perrault.
Et l’humain dans tout ça ? « Nous agissons aussi dans ce sens. Par exemple, nous dressons une liste des personnes problématiques et, en accord avec les offices HLM, nous convoquons les parents des perturbateurs pour les rappeler à leurs obligations. Cela a été fait récemment dans le quartier Greuze, à Dijon, de façon assez heureuse puisqu’une famille s’est rendue compte des actions de son enfant et lui a fait nettoyer ses actes », raconte-t-il. Une situation qui ne se présente tout de même pas quotidiennement. « Cela prouve au moins qu’il faut aller dans ce sens et, à l’extrême, si les familles ne respectent pas les lieux, il faut engager des mesures d’expulsion locative pour non-respect du règlement intérieur ».
Faute de présence policière 24h sur 24 dans les immeubles, la police nationale peut également avoir recours à des vigiles. « Quand les cas sont plus problématiques, nous demandons que les sociétés HLM mettent en place un vigile en permanence dans les immeubles, qui nous appelle dès qu’un problème se présente. C’est ce que nous avons fait dans le quartier Dunant de Dijon, à deux pas de Chenôve, où la situation était intenable et s’est finalement assainie. Cela s’est d’ailleurs soldé par une modification d’infrastructure : le bailleur social a fait construire un mur de l’autre côté de l’immeuble afin que les indésirables ne puissent plus s’échapper. Avec ce mur, l’infrastructure n’est plus restée un point de fixation », remarque François Perrault. Focalisée sur les immeubles, la police voit-elle d’un bon œil les mutations urbanistiques de Chenôve ? « Il est vrai que la politique du maire nous facilite les choses en terme d’urbanisme. D’autant qu’elle fait disparaître les barres d’immeubles, endroits les plus stigmatisants comme étant des lieux de délinquance dans une ville », conclut-il. Preuve, s’il en est, qu’une politique d’urbanisme bien pensée peut parfois se révéler plus efficace qu’une descente de police…
Bourgogne : L’inquiétude plane chez les consommateurs…
Dans un communiqué reçu jeudi 19 mai 2011, l’UFC-Que choisir Bourgogne livre les résultats de sa dernière consultation en date, concernant les attentes et les préoccupations des consommateurs de la région.
Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.
« Grande consultation des consommateurs de la Région Bourgogne
- Les Bourguignons donnent de la voix pour un pacte consumériste !
En cette année préélectorale, l’Union Régionale UFC-Que Choisir Bourgogne a voulu prendre le pouls des consommateurs en organisant durant quatre mois une grande consultation sur leurs préoccupations et leurs attentes. Et l’appel a été très largement entendu puisque 1726 personnes ont répondu à cette consultation pour souligner les symptômes et les maux dont souffrent les consommateurs de la Région.
- Des droits largement bafoués !
L’étude des 1726 réponses met en évidence le très fort sentiment chez les consommateurs d’une grande insécurité juridique. Ainsi, 80 % des personnes consultées estiment que leurs droits ne sont pas respectés contre 20 % seulement qui pensent le contraire… Ces tristes résultats se trouvent confortés par la très inquiétante proportion de consommateurs (66 %) ayant subi au cours des 12 derniers moins, un litige avec un professionnel et ce, quel que soit le secteur ; près d’un tiers (26 %) des enquêtés en ayant même eu plusieurs ! Face à cette impressionnante preuve de litiges massifs dans le domaine de la consommation, la question est de savoir quel sont les secteurs les plus problématiques.
- Le podium des préoccupations : Santé, banque, alimentation
Interrogés sur les secteurs dans lesquels ils ont le plus besoin d’être défendus, les Bourguignons ont établi le désolant palmarès suivant : santé (60 %), banques-assurances (56 %), alimentation (53 %) . Si l’actualité sanitaire (scandale du Médiator) explique sans doute que la santé se soit retrouvée championne des préoccupations consuméristes, force est de constater que le domaine bancaire, lui, est un habitué de ce regrettable podium ! Les TIC et l’énergie suivent ensuite de près avec respectivement 48 % et 52 % des réponses obtenues. Ce classement fait consensus quel que soit l’âge ou la zone de résidence…
- Tarifs exorbitants et informations aux abonnés absents !
Lorsque l’on étudie, tous secteurs confondus, le top 5 des préoccupations des consommateurs, on constate que les niveaux des prix trustent les 3 premières places (tarifs de l’énergie : 90 % ; coûts des soins et médicaments 73 %, tarifs bancaires 73 %) tandis que le déficit termine le quinté (clarté des services bancaires 71 % et information sur les couvertures assurance 69%).
- Des consommateurs sans recours !
L’autre grand enseignement de cette grande consultation régionale tient à l’impossibilité pour les consommateurs de faire valoir leurs droits. En effet, la principale préoccupation des consommateurs dans leurs relations avec les professionnels tient aux recours en cas de problème (55 %) – ce qui implique autant la résolution du problème que la difficulté à identifier les voies de recours possible. Cette préoccupation ne trouve à ce jour aucune réponse satisfaisante puisque sur les 33 % de consommateurs ayant envisagé une action en justice suite à un litige, 82 % d’entre eux ont fini par renoncer faute de temps et de moyens. Ce sentiment confirme le constat récurrent de la part de l’UFC-Que Choisir de l’absence de voie de recours simple et efficace !
- L’appel unanime en faveur de l’action de groupe !
Face à cette impossibilité de faire valoir leurs droits, les consommateurs lancent un appel unanime à la mise en place d’une procédure d’action de groupe comme l’ont déjà instaurée certains de nos voisins européens. 96 % des répondants se sont ainsi prononcés en faveur d’une telle réforme. Plus spectaculaire encore, pus de tiers (74 %) l’ont jugé très importante. Alors que le MEDEF, seul opposant à l’action de groupe, allègue de l’absence de demande citoyenne, voilà donc un chiffre qui balaie d’un revers de main cette objection artificieuse !
Alors que 93% des personnes interrogées affirment que la consommation devra constituer un thème important (dont 46% de très important) des prochaines élections, l’Union régionale UFC-Que Choisir interpelle les parlementaires sur ces résultats pour leur demander ce qu’ils entendent faire pour remédier à ces dysfonctionnements. Elle travaille également, avec la Fédération, à l’élaboration d’un pacte consumériste qu’elle soumettra aux candidats aux prochaines élections, présidentielles et législatives« .







